Belgique - Woluwe-Saint-Pierre (Sint-Pieters-Woluwe)

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Woluwe-Saint-Pierre
(Sint-Pieters-Woluwe)
WoluweSaintPierre Blason.JPG
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Province Bruxelles-Capitale
Code postal 1150
Population 38.040 hab. (2005)
Densité 4.265 hab./km²
Nom des habitants Wolusanpétrusien
Superficie 8,9 km2
Point culminant 1. Les Quatre-Bras
2. Les Trois Couleurs
Altitude 110 m
Coordonnées (long/lat) 4°27' E / 50°49' N
Localisation
WoluweSaintPierre Ville2.JPG

HHistoire.pngistoire de la commune

Il faut attendre 1117 et la charte du cartulaire de Forest pour voir mentionné, pour la première fois, le nom de « Wolewe ». Woluwe-Saint-Pierre trouve son origine dans un important hameau comportant de vastes fermes qui restèrent exploitées durant près de sept siècles par l'abbaye de Park (près de Louvain). Nous ignorons si notre commune fut, au début de son existence, gérée par un ou plusieurs châtelains ; mais ce dont on est sûr, c'est que l'abbaye y joua un rôle essentiel.

Vers 1561, lorsque la révolution gronde contre l'Espagne, les chemins deviennent dangereux, les cloîtres sont dévastés, les hérétiques tiennent leurs réunions dans les bois afin de soulever le pays contre Philippe II. Les cloches de l'église Saint-Pierre furent alors cachées et ainsi soustraites à la réquisition ; ce n'est qu'en 1585 qu'elles retrouvèrent leur place. La pauvreté et la famine sévissaient alors et ne prirent fin qu'avec le gouvernement d'Albert et d'Isabelle. Ceux-ci décidèrent d'améliorer, en 1617, les voies d'accès entre Bruxelles et Tervueren et construisirent une chaussée, connue actuellement sous le nom de "rue du Duc".

Un peu plus de deux siècles plus tard, en 1795, lorsque débute l'occupation française, le tocsin se remet à sonner, car la révolte gronde contre les lois en vigueur. C'est une période de grande insécurité non seulement pour les campagnes, mais également pour les forêts. De nombreuses bandes armées parcourent les bois, lesquels ne seront pas épargnés non plus par les habitants qui, poussés par l'inoccupation et la pauvreté, braconnent et déciment ainsi une grande partie de la faune. Cerfs, daims, chevreuils et sangliers disparurent ainsi. Comme la houille et le bois de chauffage étaient rares, et donc chers, on commença l'exploitation des tourbières de la vallée de la Woluwe, tourbières qui furent encore exploitées jusqu'en 1840. Par la loi du 18 mars 1800, le premier Consul Napoléon Bonaparte supprima les conseils municipaux de canton et rétablit l'autonomie des communes. Durant cette période française, la commune, composée de plusieurs hameaux et lieux-dits, eut, comme les autres, son maire, son maire-adjoint et son conseil municipal. Le premier maire de notre commune, Marc Fabry, et son adjoint, Philippe Theunis, furent installés le 26 mai 1800. Mais il faudra attendre le 13 janvier 1819 pour que soit installé le premier Conseil communal sous la présidence du bourgmestre Henri Van Keerbergen.

A cette époque, la misère disparut suite aux nouveaux échanges commerciaux conclus avec le monde entier. Le Gouvernement provisoire de la Belgique est à peine installé en 1830 qu'il ordonne le renouvellement des conseils communaux. Les magistrats communaux, qui étaient jusqu'alors recrutés exclusivement au sein de la haute bourgeoisie et élus selon un système fort compliqué, sont nommés, après 1830, par élection directe et payante des citoyens. Parmi les réalisations de ce Conseil, notons la construction de la première école publique de la commune, qui servit également de maison communale et qui fut détruite en 1958, à la fin de la construction de la nouvelle maison communale (au n°2 de l'avenue Charles Thielemans). Le nouveau Conseil dut également faire face aux velléités d'indépendance de Stockel. Dès l'avènement de Léopold II, notre commune connaîtra une lente évolution, même si l'agriculture reste toujours la principale ressource de la population.

En 1880, le Conseil communal est avisé de la construction d'une ligne de chemin de fer reliant le quartier Léopold et Tervueren, coupant la commune en deux sections, et de deux gares situées sur son territoire. L'exploitation de cette ligne urbaine cessa en 1958 et le pont qui enjambait l'avenue de Tervueren fut démoli en 1972.

En 1897, à l'occasion de l'Exposition Internationale du Cinquantenaire, le génie de Léopold II s'attache à la réalisation de la jonction Cinquantenaire-Château de Tervueren, par la création d'une artère large plantée d'arbres : l'avenue de Tervueren ; pour permettre la mobilité des visiteurs de l'Exposition, il y fait passer un tram. Le long de cette majestueuse avenue fleurirent rapidement des hôtels de maître conçus par les plus grands architectes, comme le palais Stoclet.

La commune résidentielle prend alors peu à peu son essor au détriment de la commune rurale qu'elle avait toujours été. Deux ans plus tard, en 1899, toujours sous l'impulsion de Léopold II, l'architecte Lainé crée un grand parc dans la vallée de la Woluwe. En 1906, un champ de courses hippiques est créé à Stockel. Celui-ci acquit rapidement une très grande renommée tant pour ses courses de chevaux que pour ses grands meetings aériens, auxquels assistaient alors les meilleurs pilotes du monde. Il fut détruit en 1958, à l'exception de la grande tribune, et à la place on y érigea, en 1975, un centre sportif très moderne.

Après la Première Guerre Mondiale, la commune connaît un nouvel essor urbanistique : dès 1921 fut créée la Société locale d'Habitations à bon Marché qui, avec l'appui financier de la commune, construira la cité-jardin située à l'orée de la forêt et connue depuis lors sous le nom de "Cité de Joli-Bois". Une association entre la commune et diverses sociétés immobilières permit également la construction de nouvelles voiries tout équipées. Dès la fin de la guerre 40-45, l'urbanisation se développa de manière extraordinaire. C'est ainsi que le quartier de Joli-Bois vit le jour, mais également celui de Stockel ou encore le quartier de l'Europe. Le développement de l'administration communale exigea de nouveaux locaux et l'hôtel communal fut construit. Furent également construits ou mis sur pied le nouveau centre sportif, le home Roi Baudouin, les divers centres communautaires et la Cité de l'Amitié. Ce développement urbain nécessitait une amélioration des moyens de communication, surtout vers Woluwe-Saint-Lambert et le ring de Bruxelles. C'est ainsi que vit le jour la prolongation du tram 39 et, place Dumon, la tant attendue station terminale de la ligne de métro 1B, inaugurée en 1988.

Origine Le nom de la commune vient d'un affluent de la Senne qui coule dans une vallée, la Woluwe, et Woluwe trouve son étymologie dans les mots germaniques « wele », « woel » ou « wale » (source ou fontaine) et "euw", « eeu » ou « eawe » (eau). Au cours des temps, Woluwe-Saint-Pierre s'est successivement appelée : Wolewe (1154), Obwolewa (1164), Welewe (1270) ; Woluwe Santi Petri (1409) et St. Peters Woluwe (1435).

Armoiries communales "De sable au chef d'argent, chargé de trois oiseaux de sable, becqués et membrés de gueules, rangés. L'écu sommé d'une couronne à cinq fleurons et supporté par deux lévriers d'argent, colletés de gueules bouclés d'or". Le "sigillium scabinorum domini de Crainhem et Woluwe", dont l'empreinte en cire se trouve au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Royale, montre un écu ovale aux armes des Hinnisdael qui possédaient de nombreux biens dans la localité du XVIIe au XIXe siècle.

(Source = le site officiel dont référence ci-dessous)

Repère géographique.png Repères géographiques

Localisation de Woluwe-Saint-Pierre


Commune cosmopolite, essentiellement résidentielle, Woluwe-Saint-Pierre compte au total 180 hectares d'espaces verts. Le Parc de la Woluwe, les Etangs Mellaerts et la Forêt de Soignes offrent de splendides occasions de promenade et de détente. Woluwe-Saint-Pierre est aussi une terre d'élection pour les ambassades. Du point de vue urbanistique, cette commune a su conserver une configuration harmonieuse. L'avenue de Tervueren et ses rues avoisinantes cachent de nombreux trésors architecturaux. A commencer par le fameux palais Stoclet dont les plans furent dessinés en 1905 par Joseph Hoffmann.

Elle est limitrophe aux communes de Etterbeek, Auderghem, Woluwe-Saint-Lambert.

Elle est aussi limitrophe de Kraainem commune à facilité de la Région flamande.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos



Familles notables.png Notables

Les bourgmestres

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Marc FABRY 1800 - fin 1802 -
Jean-Baptiste MASSAUX fin 1802 - 28/3/1807 -
Pierre VANHAMME 28/3/1807 - 16/4/1807 démissionnaire
Adolphe de THIENNES LOMBISE 22/4/1807 - 19/1/1814 date de son décès
Henricus VAN KEERBERGEN 14/5/1814 - 18/9/1830 -
Jean-François COOSEMANS 18/9/1830 - 21/7/1846 -
Baron Eugène de WAHA 21/7/1846 - 31/12/1863 -
Jean-Baptiste DUMOULIN 6/1/1864 - 9/9/1874 date de son décès
Charles THIELEMANS 09/1874- 23/10/1869 -
Jean LEPAGE 02/1891 - 27/2/1904 faisant fonction 23/10/1889 - 02/1891
Joseph THIELEMANS 27/2/1904 - 27/2/1947 -
Jean Marie EVRARD 1/3/1947 - 21/1/1971 -
François PERSOONS 21/1/1971 - 8/5/1981 -
Jenny MOXHON (ep MARCHANDISE) 17/8/1981 - 1/2/1982 -
Roland GILLET 15/3/1982 - 22/8/1983 -
Jacques VANDENHAUTE 22/8/1983 - 20/2/2007 -
Willem DRAPS 15/4/2008 - -

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Adresse de l'administration communale

Avenue Charles Thielemans 93

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Pierre FALKENBACK: Historique de Woluwe-Saint-Pierre, editeur: Commune de Woluwe-Saint-Pierre; 1992