Belgique - Watermael-Boitsfort (Watermaal-Bosvoorde)

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Watermael-Boitsfort
(Watermaal-Bosvoorde)
WatermaelBoisfort Blason.JPG
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Province Bruxelles-Capitale
Code postal 1170
Population 24.112 hab. (2005)
Densité 1.866 hab./km²
Nom des habitants Watermaelien
et Boitsfortois
Superficie 12,9 km2
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat) 4°24' E / 50°48' N
Localisation
WatermaelBoisfort Ville2.JPG

HHistoire.pngistoire de la commune

Une charte, datée du 30 mai 914, nous apprend qu'un membre de l'aristocratie lotharingienne, Guntbert, et son épouse Bertaïde, ont cédé plusieurs de leurs domaines, dont celui de Watermael, à l'Abbaye Saint-Martin de Tours. L'Abbaye leur rétrocédait alors ces domaines auxquels elle en ajoutait un autre qui lui était propre, et ce en usufruit viager pour les cédants et leurs enfants. Cet acte constitue le plus ancien document faisant mention de Watermael.

L'église de Watermael, dont la date de construction ne peut-être précisée, est édifiée vraisemblablement vers la fin du Xème siècle, sur le coteau où elle subsiste encore aujourd'hui. Elle est donc l'église-mère des paroisses environnantes. En 1193, le pape Célestin confirme la possession de l'autel de Watermael, c'est-à-dire le droit de nommer le curé et de percevoir la dîme, en faveur du chapitre de Cambrai, qui le céda dans la suite à l'abbaye de Val-Duchesse.

Vers la même époque, on voit apparaître les échevins de Watermael, usant d'un sceau qui représente Saint-Clément, patron de la paroisse. Naturellement, cette double autorité, civile et religieuse, attachée au centre autour de l'église, étend sa juridiction sur les agglomérations voisines, établies dans les anciennes clairières de la forêt. Boitsfort comme Auderghem demeurent ainsi de simples hameaux relevant du curé et des échevins de Watermael. Il faudra le concours de deux circonstances - le développement rapide de Boitsfort et la ruine passagère de Watermael - pour renverser les rôles et attribuer une importance égale et même supérieure à Boitsfort. Le nom de Watermael renferme deux éléments : Water, eau, rivière et maal, lieu de justice. Donc Watermael veut dire vraisemblablement : lieu de justice près du ruisseau.

Tout en relevant de Watermael, Boitsfort devient petit à petit le séjour des seigneurs. Quant vers 1050, les comtes de Louvain deviennent aussi comtes de Bruxelles, ils viennent s'installer dans le "Burg" entre les bras de la Senne. Mais ils veulent disposer d'un pavillon de chasse assez voisin de la forêt. Etant installés à Coudenberg, la villa domaniale de Boitsfort sera ce qu'a été pour eux la villa de Tervuren quand ils habitaient le Mont-César à Louvain.

C'est dans les documents historiques du XIIIème siècle qu'on rencontre pour la première fois le nom de Boitsfort. On y voit aussi deux éléments très usités au moyen-âge : Boits provenant sans doute de Bouts ou de Bouds (Boudewijn - Baudouin) et fort, mot germanique signifiant domaine comprenant des bois, des terres et des eaux. Donc Boitsfort voudrait dire : domaine appartenant à un certain Baudouin. Vers 1227, une pièce cite Léon, clerc, fils de Godefroid de Boudesfort; une autre, de 1240, cite Godefroid Franco et Gérard de Boutsfort cédant des dîmes qu'ils tiennent, à titre de fief héréditaire, sous Hoeilaart, à l'abbaye de la Cambre qui les rachète. La vallée a donc reçu son nom dès avant le XIIIème siècle.

Le XVIIIème siècle va être témoin à Boitsfort de la longue agonie de la vénerie, et, en même temps, de l'accroissement du village. L'électeur de Bavière est plutôt général et politicien que veneur : il est allié à la France pendant la guerre de succession d'Espagne. La villa est délaissée, puis totalement abandonnée. Une ordonnance spéciale est édictée en 1738 contre les abus que se permettent les gens de Boitsfort. Une conséquence fatale se produit : après avoir tenté d'obtenir une réfection de la villa vers 1745, la Régie des Domaines décide en 1776 de la démolir. Les matériaux non vendus servent à combler les souterrains de l'étang. Toutefois, la Maison Haute est restaurée.

A partir de 1794, la France occupe définitivement la Belgique et Boitsfort, comme Watermael, deviennent de simples communes. D'abord indépendantes, elles sont de nouveau réunies le 1 mai 1811, sur base d'un décret impérial du 22 janvier 1811 et reçoivent en même temps un premier maire : la séparation semble avoir entraîné trop de dépenses. Au moment de la conscription en Belgique, l'inquiétude est vive à Boitsfort. Le 23 novembre 1789, sur le bruit qu'une colonne française viendra se saisir des conscrits, tous les jeunes gens de Boitsfort et de Watermael se cachent dans la forêt tandis qu'un émoi considérable règne dans les familles. En conséquences des lois contre le culte et des besoins d'une trésorerie, extrêmement obérée, la Révolution aliène tous les biens religieux, et parmi les biens du domaine la chapelle, la Maison Haute, le moulin, les étangs, la Lakenschuur, la cure, le chenil, etc. Quand le Consulat (1799) rétablit l'ordre et rend la liberté au culte, Boitsfort est érigée en paroisse distincte. A partir de ce moment, Boitsfort atteint une importance égale et même supérieure à celle de Watermael.

Il faut cependant attendre l'inauguration du chemin de fer Bruxelles-Namur, en 1854, pour voir un changement assez sensible dans l'état général de la localité. Entre-temps, Verhaegen a cédé la place à De Cartier (1836-1848). En 1858, Depage vient au pouvoir. En 1866, la commune achète la villa, le jardin, l'étang et la petite demeure voisine. Dans la villa, elle installe la maison communale, fort étroitement logée depuis 1851, rue Middelbourg. L'étang est remblayé et transformé en terrain à bâtir. Sur une partie de son tracé sera établi en 1904 le boulevard du Souverain, descendant de la chaussée de la Hulpe, près de la gare, à travers le Jagersveld.


(Source = le site officiel mentionné ci-dessous)

Repère géographique.png Repères géographiques

Localisation de Watermael-Boitsfort

Située au sud-est de Bruxelles, Watermael-Boitsfort s'étend sur 1.293 hectares, dont 750 sont occupés par la forêt de Soignes. Au 1er juillet 2005, elle comptait 24.1122 habitants. A l'origine, Watermael s'est développée dans la vallée du Watermaelbeek et Boitsfort dans celle de la Woluwe, deux larges vallées séparées par la ligne de crête qui culmine aux Trois Tilleuls. Le nom Watermael proviendrait de l'ancien germanique : water (eau) et malho (dépression de terrain), ou bien de wachter (gardien) et maal, dérivé du latin médiéval mallum (plaid). Selon cette hypothèse, la plus probable, Watermael signifiait tout endroit où se tenait un tribunal. L'origine de Boitsfort est également discutée : soit le nom provient de bouts (irrégularité de terrain) et de voorde (l'ancien germanique furda, signifiant le gué) soit il signifierait « maison des Boote » (bootesvoorde), une famille qui aurait reçu, au XIIème siècle, des Ducs de Brabant, le premier bâtiment de vénerie construit sur les bords de la Woluwe... Watermael-Boitsfort est un lieu propice à la création artisitique : on y trouve la Maison d’Hergé et celle d’André Delvaux, Roger Somville y a dirigé l’Académie de peinture et les parcs et places de la commune regorgent de sculptures, tandis que de nombreux artistes y élisent volontiers domicile de nos jours encore. Elle a comme voisines : Uccle, Bruxelles-Ville, Ixelles, Auderghem, Overijse, Hoeilaert et Rhode-Saint-Genèse.

Familles notables.png Notables

Les bourgmestres

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Martine PAYFA 2006 - .... -
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Illustrations - Photos anciennes.png En photos



Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Adresse de l'administration communale

Place Antoine Gilson 1 - 1170 Watermael-Boitsfort

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