Belgique - Waterloo

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Waterloo
Waterloo Blason.JPG
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Wallonne
Province Brabant Wallon
Code postal 1410
Population 29.314 hab. (2006)
Densité 1.395 hab./km²
Nom des habitants Waterlootois
Superficie 2.102 ha
Point culminant ancien château d'eau
Altitude 130 m
Coordonnées (long/lat) 4°23' E / 50°43' N
Localisation
Waterloo Ville2.JPG

HHistoire.pngistoire de la commune

Waterloo a un passé bien plus que bicentenaire. Si la naissance officielle de la Commune de Waterloo remonte à la fin du XVIIIe siècle, diverses fouilles ont permis aux archéologues de déceler une présence humaine sous l’ère mésolithique, voire à l’époque paléolithique. Mais elles ont surtout donné jour à des traces concrètes d’habitants du néolithique moyen et final (de –3000 à –1500) et de ce qu’il est convenu d’appeler l’âge du bronze (-1500 à –700). L’histoire de Waterloo jusqu’au Moyen Age se confond avec celle de la forêt de Soignes. En fait, il ne s’agit que d’un simple lieu-dit, au point de rencontre entre la chaussée menant à Bruxelles et un chemin donnant accès à une cense (*). Soit l’actuel Petit Paris. Là-même où les fouilles précitées ont permis de retrouver les traces d’une première communauté.

Ce n’est qu’en 1128 que le nom de la localité fait son apparition dans la littérature. Cette année-là, un certain Francon, châtelain de Bruxelles, reconnaît dans un manuscrit diverses donations faites aux religieuses de Forest, notamment celle effectuée par la veuve Emza offrant un bonnier (**) de terre sis à Waterlots pour le repos de l’âme de son fils. Mais le lieu est encore, à l’époque, fort peu habité. Le nom de la cité n’évoque pas, comme on l’a souvent écrit, un lieu sans eau. Les toponymistes s’accordent en fait, aujourd’hui, pour donner dans nos régions à la racine «loo» la signification de «bois défriché» ou de «pâture». Quant au terme «water», ils estiment qu’il ne doit pas nécessairement être compris dans son sens nominal mais bien dans un sens adjectif. Waterloo signifierait donc «pré humide». Et de fait. Un plan du début du XVIIe siècle indique que la partie basse du vallon, les abords de l’actuelle allée du Petit Paris, était tapissée de zones humides. Un ruisseau, aujourd’hui disparu, traversait en outre le centre primitif de Waterloo avant de se jeter dans l’Argentine. Le nom évoluera avec le temps. Waterlots devient, en 1145, Waterlos. En 1245, on parle de Waterloes. Et, quarante ans plus tard, dans la liste des fiefs du seigneur de Braine-l’Alleud, de Watreloys. Il faut attendre la fin du XVIe siècle ou le XVIIe siècle pour voir Waterloo se développer. En même temps d’ailleurs que ce long chemin de terre, le chemin des Wallons, reliant Bruxelles à Genappe mais aussi aux régions de la houille. Se dressent ainsi quelques fermes, quelques maisonnettes aussi occupées par des bûcherons, des forestiers. Et surtout, des auberges. On parle, dès 1570, d’une Herberghe van Waterloes et, sept ans plus tard, de l’hostel "A la Couronne", situé non loin de Mont-St-Jean. Suivront encore: la Joyce, le Petit Paris, Jean de Nivelles, l’Ange, la Grande Béguine, les Vieux Amis, le Risque à Péril… La situation du petit village par rapport à la forêt de Soignes n’est pas étrangère à cette prolifération d’auberges et de relais de poste. En ce temps-là, il faut près de deux jours pour relier la région de la houille à Bruxelles. Et personne n’oserait traverser de nuit la forêt, infestée de maraudeurs et de brigands en tous genres. Celle-ci, vestige de l’antique Silvia carbonaria, s’étendait encore, au quinzième siècle, sur plus de 12.000 hectares. Elle touchait la première enceinte de Bruxelles, couvrait encore la totalité du hameau de l’Hermite ainsi qu’une partie de Revelingen, le Chenois d’aujourd’hui et longeait l’actuelle chaussée de Bruxelles jusqu’à Mont-St-Jean. Ce développement sera grandissant avec le pavage, dès 1662, du chemin des Wallons. Fait rare à l’époque car la plupart des routes qui, au XVIIe siècle, sillonnaient nos provinces n’étaient encore bien souvent que de mauvais chemins de terre, renforcés çà et là de rondins ou de pierres. Il faudra attendre 1666 pour que le chantier atteigne Mont-St-Jean. Et 1680 pour qu’il arrive à Genappe. Waterloo devient de la sorte un véritable petit centre commercial et hôtelier, un village-étape, où il fait bon vivre et s’amuser. Même les grands de ce monde acceptent de s’y arrêter. C’est le cas, le 28 février 1600, des archiducs Albert et Isabelle ou, plus tard, de l’infante Isabelle, qui fréquemment se rend à la Légère Eau, la source du Ménil pour soigner ses ennuis gastriques. Mais aussi du marquis de Gastanaga, lieutenant-gouverneur des Pays-Bas. Sur le plan administratif, la situation de notre petit bourg n’est guère aisée. En 1690, il est littéralement divisé en deux territoires distincts. Pour ce qui est du culte, par exemple, le hameau de Waterloo dépend à la fois des paroisses de Braine-l'Alleud et de Rhode-St-Genèse. On distingue, à l’époque, le Petit Waterloo et le Grand Waterloo. L’actuelle rue du Couvent en est la frontière. Ainsi, le quartier du Pachy et la Chapelle royale dépendent de la paroisse de Rhode et du diocèse de Malines. Quant au reste, il est rattaché à la paroisse de Braine-l'Alleud et au diocèse de Namur. Et comme les réglementations sont différentes d’un diocèse à l’autre, les conflits se succéderont. Celui occasionné par les heures d’ouverture des cabarets d’un côté ou de l’autre de la frontière entre les deux Waterloo ou les deux évêchés restera dans les annales… Officiellement, en fait, Waterloo n’était autre qu’un des dix-sept hameaux dépendant de Braine-l'Alleud. Ce jusqu’en 1796. Ce n’était pourtant pas l’envie d’indépendance des Waterlootois qui manquait. Déjà au moment de l’éphémère révolution brabançonne de 1789 eut lieu une tentative de faire de Waterloo une communauté distincte. En vain. L’occupation de notre pays par les armées de la Révolution française et l’abolition de l’ancien régime leur donnèrent raison. Ainsi, alors que 30 des 387 communes que comptait le département de la Dyle disparaissaient au lendemain du décret du 27 frimaire de l’an IV (le 18 décembre 1795), la naissance future de la commune de Waterloo était annoncée. De nombreuses personnalités du village avaient, pour ce faire, effectué des démarches auprès du nouveau préfet du département de la Dyle. Et c’est à la suite d’une entrevue qui eut lieu le 12 germinal de l’an IV (soit le 2 avril 1796), qu’ils eurent définitivement gain de cause. Il fallut plusieurs années pour que la nouvelle commune s’organise. Le procès-verbal de délimitation de son territoire avec Rhode-St-Genèse fut adopté le 20 thermidor de l’an V (9 août 1797). Celui avec Braine-l'Alleud mit seize jours de plus. Quant aux limites avec le village de Plancenoit, elles furent approuvées en … 1807. A l’époque, la nouvelle municipalité comprenait les hameaux du Petit et du Grand Waterloo, du Roussart, de Mont-St-Jean, du Smohain et de la Marache. La population avoisinait les 1.300 âmes. Elles étaient dirigées par Pierre-Joseph Gérard qui dut attendre 1799 pour être nommé maire, les communes de moins de 5.000 habitants étant jusqu’à cette époque dirigées par un agent municipal. Il tenait ses permanences à l’auberge de Jean de Nivelles, face à la Chapelle royale. C’est là qu’il accueillit, entre autres, le 30 octobre 1810, le marquis de la Tour du Pin, le célèbre préfet du département de la Dyle venu s’enquérir des opérations de partage de biens indivis entre Braine-l'Alleud et Waterloo. C’est que Braine-l'Alleud se fit quelque peu tirer l’oreille lorsqu’il s’est agi, au lendemain de la séparation, de partager la fortune qui avait été construite par les habitants de tous les hameaux brainois. Déjà en date du 23 frimaire de l’an XIII, le Conseil de Préfecture avait décidé que le partage se ferait en proportion de la population respective des deux communes lors de leur séparation en l’an IV. Waterloo comptait alors, selon la préfecture, 1.312 habitants et Braine-l'Alleud 2.430. Par la voix de leur maire, François-Joseph Mercier, les Brainois firent savoir qu’il était hors de question d’accepter ces chiffres, la population de Waterloo ayant été augmentée de celle qui, sous l’ancien régime, était domiciliée à Petit Waterloo, sous la juridiction des domaines et de la paroisse de Rhode-St-Genèse. Lors du partage des biens avec Rhode-St-Genèse, cette dernière commune avait d’ailleurs alloué à Waterloo la somme de 18 francs de revenus. Dans un but d’apaisement, la jeune municipalité waterlootoise s’inclina devant cette prétention des Brainois. Puis, à nouveau afin de retarder le partage des biens indivis, les Brainois signalèrent que ce qui était considéré comme bien de ville, c’est-à-dire l’ancienne franchise distincte de l’afforaineté dont Waterloo faisait partie, ne pouvait entrer en ligne de compte au niveau du partage. Ils les considéraient comme des biens propres à Braine-l'Alleud. Le 9 janvier 1813, le préfet du département de la Dyle, désirant en finir, ordonna que tous les biens devaient être partagés entre les deux municipalités, à raison de 11/33èmes pour Waterloo et de 22/33èmes pour Braine-l'Alleud. Mais cette dernière contesta, à nouveau, la répartition. Sous le régime hollandais, la polémique repris de plus belle. Un arrêté de Guillaume Ier, pris à La Haye, le 29 octobre 1825, eut pour effet de délimiter pour de bon les frontières entre les territoires des communes de Waterloo, La Hulpe, Ohain, Braine-l'Alleud et Rhode-St-Genèse. Et il fallut attendre 1834 pour voir enfin se clôturer cette affaire de partage de biens indivis entre les deux communes. A l’avantage de Braine-l'Alleud. La répartition de 1813 était bien oubliée. Waterloo reçut quelques terrains de peu de valeur, qu’elle s’empressa de revendre à l’Etat belge lors de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Bruxelles à Luttre.


(Source = Extrait du site officiel dont référence ci-après)

(*) : En Belgique et dans certaines parties de la France : cense = ferme ou métairie.

(**) : Dans la Principauté de Liège, le bounî ou bonnier (gaulois botina = borne) valait 87,18 ares. Aux Pays-Bas, et en particulier aux environs de Bruxelles, les mesures variaient selon les localités. Le pied (voet) de Bruxelles de 27,575 cm, valait 11 pouces (duim) de 2,507 cm ou 88 lignes (lijn). La verge linéaire (roede) de 16 1/3 pieds mesurait 4,504 m., la verge carrée 20,285 m2, le journal (dagwand) 20,285 ares, et le bonnier (bunder) 0,8114 hectares. Ces mesures étaient également utilisées de Leeuw-St-Pierre à Heembeek et notamment à Itterbeek, Vlesenbeek, Oudenaken et Elingen. A Buisingen, Huisingen et Beersel, la verge valait 17 1/3 pieds. A Drogenbos, Berchem-St-Laurent, Ternat et quelques localités au nord et à l'est de Bruxelles, la verge mesurait 18 1/3 pieds. A Tervueren, Rhodes-St-Genèse, Asse et au nord-ouest de Bruxelles, la verge mesurait 20 1/3 pieds. Un vrai casse-tête.

Repère géographique.png Repères géographiques

Localisation de Waterloo

En Wallon, Waterloo se dit Watèrlo. Sa réputation universelle de Waterloo est due à la célèbre bataille qui mit un point final à l’épopée napoléonienne en 1815. Et les touristes, particulièrement français et britanniques, visitent toujours par milliers, annuellement, les divers monuments commémoratifs, dont le célèbre lion sur sa butte, lequel participe par ailleurs aux armoiries de la commune [30/1/2004]. Ce qui ne fut qu’un hameau de Braine-l’Alleud jusqu’à la fin du XVIIIème siècle est aujourd’hui un des pôles majeurs de la jeune province du Brabant wallon, accueillant nombre de sociétés belges ou multinationales, des écoles internationales ou des commerces à profusion que fréquentent même des Bruxellois en quête de qualité et de quiétude. Waterloo, située à 16 kilomètres au sud de la capitale de l’Europe, est un des « dortoirs dorés » de Bruxelles et l’une des communes belges au revenu moyen par habitant le plus élevé. Sur quelque 29.000 habitants, un peu plus de 23.000 sont belges, le solde, près de 5.400 habitants, se répartissant en 108 nationalités issues de tous les continents. Mais cette population étrangère est composée pour l’essentiel de cadres d’entreprises multinationales, de diplomates, de fonctionnaires européens, … Les problèmes d’intégration ne sont donc pas nombreux ! les communes limitrophes sont Braine-l'Alleud, La Hulpe, Lasne, Hoeilaert et Rhode-Saint-Genèse.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos



Waterloo Ville3.JPG

Waterloo, la "morne plaine" de Victor Hugo, doit sa renommée au duc de Wellington. C'est de son quartier général qu'il rédigea le message de la défaite de Napoléon dans la bataille de Mont-Saint-Jean ou de la "Belle Alliance" (*). Bien que les combats se soient surtout déroulés sur Braine-l'Alleud et les communes environnantes, l'histoire la commémore sous le nom de "bataille de Waterloo" avec son monument de la "butte du Lion". Après avoir été un hameau de Braine-l'Alleud, Waterloo devient à la fin du XVIIIème siècle une commune à part entière. A une vingtaine de kilomètres de Bruxelles, dans la jeune province du Brabant wallon, elle joue aujourd'hui un important rôle économique, touristique et culturel de par le dynamisme de ses sociétés nationales et internationales, de ses commerçants et le haut niveau culturel de ses habitants, venus de tous les coins du monde.


(*) : La ferme de "La Belle Alliance" située le long de la Chaussée de Charleroi à Plancenoit (Lasne) est l'une des fermes qui fut investie lors de la bataille de Waterloo. C'est là que Blücher et Wellington se rencontrèrent. La ferme est actuellement un dancing portant le nom de "The Corner".


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