Belgique - Wannegem-Lede

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Wannegem-Lede
Blason Wannegem-Lede Belgique.png
"D'Hermine plain"
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Flandre
Province Flandre orientale
Code postal
Population 693 hab. (1976)
Densité hab./km²
Nom des habitants
Superficie 579 ha 47 a
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation

HHistoire.pngistoire de la commune

Description historique de Wannegem-Lede

Pour situer la commune, disons que Wannegem-Lede, dans la situation d'avant la fusion des communes de 1977, est bornée au Nord par la commune de Cruyshautem, à l'Est par celle de Huysse, au Sud-Est par celle d'Eyne ; elle touche au Sud au territoire d'Oycke et à l'Ouest à celui de Nokere. Elle est arrosée par un petit ruisseau qui alimentait au milieu du XIXe siècle, pendant trois ou quatre mois de l'année, un moulin à huile. Le sol est inégal, de nature argileuse et sablonneuse. L'épaisseur de la couche végétale varie de dix à trente pouces. Ses productions consistent en céréales, plantes oléagineuses, légumes et fruits. Il y a environ quinze bonniers de bois taillis. En 1850, on y comptait soixante-six chevaux, sept poulains, trois cent cinq bêtes à cornes, septante veaux, cent quatre-vingts cochons et dix chèvres.

Toujours vers 1850, la population était de mille quatre cent quatre vingts habitants. La commune se composait de deux cent vingt-huit maisons. Il y avait deux églises, une maison communale et deux écoles particulières. S'y trouvaient également la résidence d'un notaire, d'un médecin, d'un pharmacien et d'un vétérinaire. Il y avait deux brasseries, un moulin à farine et deux moulins à huile. La route d'Audenaerde à Deynze traverse la commune du Nord au Sud.

En ce qui concerne l'histoire de la commune, il est à déplorer que Wannegem-Lede n’ait pas encore trouvé son Historien. Les quelques notations qui suivent ci-après ne sont qu’une compilation de petites notices consacrées à cette ancienne commune par divers auteurs.

Le territoire de l’ancienne commune de Wannegem-Lede semble avoir été habité en des temps fort reculés. Ainsi, au moins une médaille romaine, à l’effigie de Commode (°161, empereur de 180 à 192 ap. J.-C.) y a été découverte en 1804. L’ancienne commune est formée de deux paroisses : Wannegem et Lede-Saint-Denis. Wannegem (Wanoudegem) était connue comme paroisse dès avant 1200. Curieusement, le droit de patronat (droit de nommer le curé) de l'église de Lede-Saint-Denis était exercé par la paroisse Saint-Martin de Tournai alors que l'église de Wannegem dépendait de l'évêché de Tournai jusqu’en 1559, puis de Gand.

Divers auteurs mentionnent l'existence de l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés (Sint Niklaas ter Weeden), de l'ordre de Saint-Benoît, qui aurait été fondée à la fin du 11e siècle par le comte Anselme de Ribemont - une des plus brillantes figures des Croisades, qui se croisa en 1095 et mourut pendant le siège d'Archas, près de Tripoli, vers le mois de mars 1099. L’abbaye aurait été détruite à la fin du 16e siècle, voire même beaucoup plus tôt, d’après certains auteurs, pour qui l’abbé et les moines seraient alors partis en France. Cependant, l'on notera que pour plusieurs érudits locaux, il n'y aurait jamais eu d'abbaye à Wannegem-Lede : des documents relatifs à l'abbaye bénédictine Saint-Nicolas-des-Prés, fondée à Ribemont (Aisne, France) en 1083 par Anselme II, seigneur de Ribemont, et qui exista jusqu'en 1791, auraient été erronément attribués à une prétendue abbaye de Wannegem-Lede. Cette confusion proviendrait notamment du fait qu'il existait une seigneurie de Rubemont ou Rubimont (ou encore Rubumondt) que l'on retrouve mentionnée dans ce qui a subsisté des archives de Wannegem-Lede. Cependant, le chanoine Martin Jean De Bast, dans son ouvrage "Recueil d'antiquités romaines et gauloises trouvées en Flandre" paru en 1808 - ouvrage disponible sur Google Books -, après avoir admis que ni Sanderus ni aucun autre historien ne font mention de cette abbaye, cite des documents faisant état de celle-ci et notamment d'un don effectué par la comtesse Marguerite de Flandre en 1275 aux abbé et couvent de Saint-Nicolas de Rubimonte (Ribemont) d'une wastine de 21 bonniers ou environ, située dans la Paroisse de Wanedenghien. Mais la seigneurie de Rubimont à Wannegem-Lede ne trouverait-elle pas plutôt son origine et son nom dans cette donation en faveur de "l'authentique abbaye" aisnoise de Ribemont ?

Par ailleurs, plusieurs seigneuries existaient sur le territoire de l'ancienne commune. Existaient ainsi les petites seigneuries de Rubimont, d'Hermansche et de Zwevegemse ainsi que trois seigneuries principales qui composaient l'ancienne commune : Wannegem, Lede et Heuverhuis. Ces trois dernières seigneuries furent réunies en 1414 sous le nom de Heuverhuis qui en était le chef-lieu, et qui –semble-t-il - constituait le centre de l’ensemble. Heuverhuis était déjà mentionné en 1232.

Eglise de Lede.jpg

L’ancienne commune de Wannegem-Lede était autrefois divisée en deux localités bien distinctes sous les noms de Wannegem (ou Wanneghem) et de Lede (Sint-Dionysius-Lede, Sint-Denijs-Lede, Lede-Sint-Denijs, ou encore, en français, Lede-Saint-Denis). C’est en vertu d'un décret impérial de Napoléon Ier, daté du 16 mars 1809, que les deux communes ont été réunies sous la dénomination de Wannegem-Lede. Ainsi, depuis les origines de l'état-civil sécularisé jusqu'à 1809, deux registres d'état-civil seront à consulter.

Au point de vue administratif, les villages (ou paroisses, "prochies") de Wannegem et de Lede, situés dans le comté de Flandre, faisaient partie de la châtellenie d'Audenarde (Kasselrij Oudenaarde, en néerlandais). En 1795, Wannegem et Lede firent partie du canton de Nazareth du département de l'Escaut. En 1801, les communes furent rattachées au canton de Cruishautem (Kruishoutem en néerlandais). En 1828, Wannegem-Lede fut rattachée au canton d'Audenarde (Oudenaarde) (province de Flandre orientale) pour être enfin à nouveau rattachée ensuite au canton de Cruishautem.

L'évêque de Gand, Monseigneur Antoine Triest, note lors d'une visite pastorale le 11 juin 1625 que la paroisse de Lede-Saint-Denis, qui compte à peine trente familles, est très petite (d'après la traduction du latin vers le néerlandais des rapports de visite dans le Doyenné d'Audenarde par Monseigneur Triest, publiée par Patrick Devos dans les Annales historiques d'Audenarde, tome LIV, 2017). Une prostituée, nommée Arina, d'Huysse, s'y serait établie. Le 22 juillet 1628, lors d'une autre visite, il note que tous les paroissiens, environ 110 personnes, avaient "fait leurs Pâques" sauf un certain Lieven de Jaeghere, un garçon pas très recommandable. Le 25 juillet 1631, il mentionne aussi l'existence d'un certain Joris de Jaeghere, qui parle avec arrogance des affaires de la religion. Le 26 juin 1634, Monseigneur Triest écrit que les 120 habitants de Lede-Saint-Denis sont de bonne réputation et ont tous satisfait à leurs devoirs religieux. Le 12 juillet 1640, il note que la population de la paroisse est composée de seulement 144 communiants mais que le récalcitrant Lieven de Jaeghere ne s'est toujours pas amendé. Le 8 mai 1642 cependant, il dit que ce dernier a promis de s'améliorer. Tout comme un autre habitant de la paroisse, nommé Jan van Oostvliet, ce Lieven de Jaeghere est fort soupçonné par le curé d'être un hérétique. Lors de sa visite du 19 septembre 1647, il écrit que les 152 communiants de la paroisse sont de bonne réputation. Le 31 mai 1650, il donne le chiffre de 130 communiants pour la paroisse de Lede. Le 6 mai 1652, il écrit n'avoir, sur les paroissieens et le curé de Lede, que du bien à en dire.

D'après l'ouvrage "A History of England : 1603-1714" cité également par d'autres auteurs, durant l'été de 1694, le roi Guillaume (ou William, c'est à dire Guillaume III, prince d'Orange, né le 14 novembre 1650 et mort le 8 mars 1702, aussi connu comme le roi Guillaume III d'Angleterre) qui voulait prendre Courtrai pour y faire hiverner ses troupes, établi son quartier-général à Wannegem.

La bataille d'Audenarde, le 11 juillet 1708, qui vit la défaite des Français face aux armées alliées, se déroula pour partie sur le territoire de Wannegem-Lede. Cette bataille, un épisode de la guerre de succession d’Espagne, fit s’affronter dans le village voisin d’Eine et en cet endroit les troupes du duc de Marlborough et du prince Eugène de Savoie opposées à celles du duc de Vendôme et du petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne. Durant la bataille, ce dernier donna l'ordre à ses troupes d'aller occuper la hauteur de Huysse, de s'appuyer à gauche à Asper et à droite à Wanneghem.

Château de Wannegem-Lede.jpg

La triste Bande de Jan De Lichte, un groupe de marginaux mués en dangereux malfaiteurs (voyez sur Généawiki, la page sur Velzeke pour une description de cette bande), commit à Lede-Saint Denis un vol qui fut avoué lors de l'audition du 13 novembre 1748 : un vol à Lede près de Wannegem avec Jean Cottenier, Pierre De Cock, Gabriel van der Cruyssen, et Pierre van de Putte, avec effraction, qu'ils ont vendu le lin provenant dudit vol à Ignace Jobbels (ou Jobels), surnommé le petit baron ('t barontje), du village de Worteghem...

Un superbe château est situé à Wannegem, sur le sommet de la colline séparative de l’Escaut et de la Lys, là même où aurait existé l’abbaye. De facture classique et fortement inspiré du Petit Trianon, ce château fut bâti de 1784 à 1786 par le seigneur du lieu, Pierre Antoine Baut de Rasmon (°1756, +1833), ayant eu Barnabé Guimard (°1731, +1805) pour architecte. Ce dernier avait, sous les ordres de Charles de Lorraine, été le maître d’œuvre de la Place royale à Bruxelles.

Le Grand Moulin.jpg

L'église Saint-Machut de Wannegem date également de 1784.

A la « Huisepontweg » a été rebâti un moulin à vent à l’emplacement exact où se trouvait le « Grand Moulin », édifice mentionné dès avant 1571.

En 1458, Wannegem comptait 207 habitants et Lede 188. En 1557, la commune compte 76 foyers. En 1698, l'on dénombre 530 habitants et 827 habitants en 1740. L'on peut constater un essor de la population au 18e siècle. En 1766, on y dénombrait 82 métiers à tisser : la culture et le tissage du lin furent très importants pour l'économie de la commune au 18e siècle. La commune était restée fort agricole au XIXe siècle et subit un dépeuplement à partir du milieu de ce siècle. En 1815, on y compte 1309 habitants. En 1846, elle comptait 1442 habitants et seulement 693 habitants en 1976. Sur l'évolution de la population de Wannegem-Lede, Luc Goeminne a publié un article dans la livraison 2005 des annales du cercle historique de Kruishoutem ("Hultheim"). Il note que, bien que la commune soit restée exclusivement agricole, quasi chaque foyer disposait au milieu du XVIIe siècle, d'un métier à tisser.

Durant la Grande Guerre de 1914-1918, la paroisse de Wannegem eut à déplorer la mort de cinq soldats :

  • Oscar Dhondt, volontaire de guerre,
  • Jos. Van Hauteghem, volontaire de guerre,
  • Theophile Peiskens, soldat,
  • Gustave Van Reckem, soldat,
  • Remi Simaïs, soldat.

Lede-Saint-Denis compta également des morts en héros, et notamment Charles (Karel) Thomaes.

D'après le rapport paroissial du curé Van der Linden, de Wannegem, écrit en 1919, le bombardement anglais, quelques jours avant la Libération de novembre 1918, en octobre, tua à Wannegem, la mère de cinq jeunes enfants, qui mourut dans sa maison, touchée par une bombe. Deux enfants furent aussi blessés par une grenade et moururent le lendemain. Un père de famille fut très grièvement blessé et dû être soigné à Rouen. Deux maisons furent à moitié détruites, trois autres fortement touchées, une grande ferme fut presque entièrement brûlée.

Depuis le 1er janvier 1977, Wannegem-Lede est fusionnée avec Kruishoutem, que l'on nomme parfois, en français, Cruyshautem ou Cruyshoutem. La commune de Kruishoutem elle-même disparaît au 1er janvier 2019 et est fusionnée volontairement avec la commune de Zingem pour former la nouvelle commune de Kruisem (Décret du 4 mai 2018 de l'Autorité flamande).

Le village de Wannegem-Lede a, de nos jours, une fonction essentiellement résidentielle.

Wannegem-Lede avait pour blason : « d’hermine plain »

Les seigneurs de Wannegem-Lede

Les premiers seigneurs du lieu étaient Jan de la Grange et sa femme Catherine, sires de Wanoudegem au 14ème siècle. Ensuite, ce fut Gérard de Rode et Mabille, sa femme. D’après différents auteurs, on retrouve alors ces terres en possession de la famille de Ghistelles, par le mariage d’Isabelle de Rode à Jean de Ghistelles. Ensuite, à Jean de Halewyn par son mariage avec Jacqueline de Gisthelles. Puis elles passèrent aux familles Van Quickelberghe (par achat de la seigneurie en 1512), Deynaert, Van Bracle, de Courtewille, de Gruutere, de Montmorency, de Guines de Bonnières, Baut de Rasmon et - si l'on veut, car l'Ancien Régime était révolu - de Ghellinck d’Elseghem.

Ci-après suivent quelques notation sur quelques unes de ces familles.

La famille van Quickelberghe

Michiel van Quickelberghe, avait acheté la seigneurie en 1512. Il était seigneur d'Heuverhuis, Wannegem et Lede, et bourgmestre d'Audenarde en 1526 lorsque fut posée la première pierre du nouvel Hôtel de Ville. Il est déjà mentionné comme étant échevin d'Audenarde pour la première fois en 1510. Il fut inhumé dans l'église Sainte Walburge à Audenarde. Son épitaphe était : Hyer licht begraven Michiel van Quickelberghe, Heere van Heuverhuus Wanneghem en Lede, die overleet den XIIII in Junio a°. XV XXXIII, Ende Joe. Margriete van Walem syn gheselnede die starf den XXIX July XV XXVI.

Ses fils et descendants avaient, également à Sainte Walburge, l'épitaphe suivante : Hyer licht begraven Mr Adriaen van Quickelberghe fs Michiels ghelicentieert in de rechten die overleet den XXV in Maerte a°. XV XXII. Ende Joe. Wouborghe van Heurne fa Phls. syne gheselnede die starf den XII Wedemaent XV XVIII. Item hadde den voors. Adriaen III kynderen by Joe. Josyne fa Franchois Van den Heede Adriaen Maykin Grietkin.

La famille de Courteville

Le nom de cette famile s'écrivait aussi de Courtewille, de Cortewylle, van Cortewiele, etc. Ci-après figure un extrait d'un don testamentaire montrant la dévolution successorale de Marie Florence Deynaert, dame de Wannegem, fille de Charles et de Florence de Gruutere, veuve en premières noces de Pierre de Bracle, et épouse du chevalier Charles Alexandre de Courteville : (traduction) Don testamentaire : Florence Dynaert, dame de Wanneghem, de la châtellenie d'Audenarde, et tenu de la Pierre d'Alost (gehauden mediatelyck van Steene t' Aelst) épousa le chevalier Charles-Alexander De Courteville, seigneur d'Audenhove, et laissa trois enfants, à savoir : Guillaume Dominicq De Courteville, hoir féodal, Jean Martin De Courteville et Marie Thérèse De Courteville, qui fut l'épouse d'Emmanuel De Gruytere, seigneur d'Anvyn. Le susdit Guillaume Dominicq De Courteville, seigneur d'Audenhove, Wanneghem, etc., venant à mourir sans enfant, lui succéda comme hoir féodal, le précité Jean Martin De Courteville, son frère : le même Jean Martin De Courteville donne, par son testament, un tiers de tous ses biens, tants fiefs qu'allodiaux, à Marie Florence De Gruytere, sa nièce, fille de ladite dame Marie Therese De Courteville. Le même testateur venant à mourir sans enfant, sa succession est dévolue à un héritier universel Charles Alexander De Gruytere, seigneur d'Anvyn, frère de la prémentionnée Marie Florence De Gruytere (...) Au cas où ledit Charles Alexander De Gruytere viendrait à mourir, Marie Florence De Gruytere, son unique soeur serait son héritière universelle.

La famille de Gruutere

Marie Thérèse de Courtewille, dame de Wanneghem, avait épousé Emmanuel de Gruutere.

L'acte de sépulture de Charles de Gruutere, à l'église des Récollets de Gand, est le suivant : 30 Junii (1736) obiit et sepultus est in nostra ecclesia, praenobilis dominus Carolus de Grutere, dominus et toparcha de Wanneghem, ultimus familiae masculini generis. Jacet in sepulchro familiae suae, infra marmoreum lapidem, ante altare D. Virginis, immediate ante pedem altaris.

Marie Florence de Gruutere, fille d'Emmanuel, et Augustin Emmanuel Pasquier de Riencourt, fils d'Augustin et de Marie Caroline de Courtewille, vendirent la seigneurie en 1741.

La famille de Montmorency

Ci-après, quelques notations généalogiques montrant comment les Montmorency devinrent seigneurs de Wannegem : Ferdinand Van Den Eeckaute, écuyer, seigneur de Grimberghe, de Bulbier, fut constitué Haut-Echevin du Pays de Waes. Il était fils de Jean, chevalier, seigneur des mêmes lieux, et de Dame Jossine van der Piet. Il épousa Dame Isabelle van der Helst, fille de Jacques, et de Dame Marie van Schaverbeke, fille de Jacques; de laquelle il procréa Dame Anne Marie Ferdinande, Dame des dits lieux, et de Wanneghem et Somerghem par achat, mariée 1659 à Messire Charles François Rym, Baron de Bellem, seigneur de Scheurvelde, Eeckenbeke, etc., duquel elle procréa une fille unique Marie Anne Thérèse, laquelle épousa à Gand le 25 juillet 1729 Messire Louis François Prince de Montmorency, fils de Messire François et de Dame Charlotte Anne de Saveuse Dame de Choisy, Comte de Logny, Vicomte de Roulers, dont elle eut deux fils et trois filles.

La seigneurie appartint aux cinq enfants du prince Louis François de Montmorency qui avait épousé Marie Anne Rym, baronne de Bellem.

Louis Adrien de Guines et son épouse Caroline Françoise Philippine de Montmorency, fille de Louis François, vendirent la seigneurie en 1765 à François Jean Baptiste Baut, de Gand.

La famille Baut de Rasmon

Baut De Rasmon : d'or, à la fasce ondée d'azur, accompagnée en chef de deux têtes de maure de sable, tortillées d'argent, et en pointe de 2 flèches en sautoir du même, empennées de gueules et d'azur.

François-Jean-Baptiste Baut, seigneur de Heuverhuys, de Wanneghem et de Lede, mort à Gand (Saint-Michel) le 7 avril 1783, était le fils de François-Louis Baut et de Marie-Catherine Baut, et était par son père, le petit-fils de Jean-Baptiste Baut et de Barbe-Thérèse Claesman, l'arrière-petit-fils de Jean Baut et de Catherine Stalins, ainsi que l'arrière-petit-fils de Christian Claesmans et de Barbe Crabbe, et par sa mère il était le petit-fils de Jacques Baut et de Jeanne van der Sluys, ce Jacques Baut étant le frère de Jean-Baptiste Baut prénommé et fils de Jean Baut et Catherine Stalins, cette dernière étant la fille de Pierre Stalins qui est un fils de Jan Stalins et de Josine van den Haute. François-Jean-Baptiste Baut avait épousé à Gand en 1741 (contrat de mariage du 16 mars 1741) Anne-Marie-Ferdinande-Ghislaine Stalins, fille de Ferdinand Stalins et de Marie-Adrienne le Hoye, la petite-fille de Jean-Baptiste Stalins et d'Anne-Marie de Lau, ainsi que la petite-fille de Maurus le Hoye et de Marie Descartes. Par son testament daté du 20 février 1783, François-Jean-Baptiste Baut demande notamment à être inhumé dans l'église Saint-Nicolas, à Gand, dans le caveau cimenté de la famille, et que le blason ayant servi pour le service funèbre soit ensuite transporté à Wanneghem et suspendu au dessus du banc du défunt. Parmi les très importants biens délaissés par le défunt se trouvent notamment, dans les biens qui avaient été acquis par le défunt lui-même, la seigneurie d'Heuverhuys, paroisses de Wannegem et de Lede, dans la châtellenie d'Audenaerde, comprenant un château à Wannegem, ainsi qu'une ferme, deux fermes à Lede, ainsi que des terres, prés, bois, étangs et rentes sur la seigneurie. Le volumineux état de biens de la succession de François-Jean-Baptiste Baut, qui compte 1 632 pages et fait 20 cm. d'épaisseur, se trouve dans le "Fonds d'archives de la famille de Potter" qui a été inventorié par le père Ignace de Potter (Tablettes du Brabant, Tome VI, Grandmetz, 1966, p. 341 à 348 pour cet état de biens).

Les héritiers de François-Jean-Baptiste Baut étaient :

I. Alphonse-Pierre-Antoine Baut, hoir féodal pour un tiers, ci-dessous,
II. Colette-Marie Baut, alliée à Jean-François de Potter, pour un deuxième tiers,
III. Rosalie-Marie-Anne Baut alliée à Georges-Antoine Kervyn pour un troisième tiers,
Alphonse Pierre Antoine baron Baut de Rasmon, né à Gand le 12 février 1756, mort le 19 mai 1833, fils de François-Jean-Baptiste Baut, seigneur de Rasmon et de Wanneghem, et de Anne-Marie-Ferdinande-Ghislaine Stalins, épousa le 16 avril 1780, à Saint-Bavon à Gand, Marie Jeanne Josèphe Guillelmine Papejans de Morchoven dit vander Strepen, née à Malines le 12 janvier 1753, décédée à Wanneghem-Lede le 26 janvier 1818.
Ils eurent :
I. Alphonse Baut de Rasmon, né le 29 novembre 1784 ;
II. Adélaïde Marie Colette Ghislaine Baut de Rasmon, née à Gand le 9 mars 1787, épouse de M. van den Hecke ; Elle est morte le 10 décembre 1859 en son château à Wanneghem-Lede; Elle avait épousé à Gand le 2 août 1809 Charles Jacques vanden Hecke, dont elle était veuve ;
III. Rosalie Baut de Rasmon, née le 19 février 1789, épouse de Charles, baron van Ertborn, dont un fils : Joseph-Napoléon van Ertborn, né le 25 septembre 1810, mort sans avoir été marié ;
IV. Valentin Marie Baut de Rasmon, né le ler janvier 1793. Il était pensionnaire réformé pour cause de santé de l'école impériale de cavalerie de Saint-Germain lorsqu'il est mort à Wanneghem-Lede, au château de son père, le 8 mai 1811 ;

Célébrités de la commune

  • Léon Van Gheluwe, né à Wanneghem-Lede le 15 octobre 1837, répétiteur au Conservatoire de Gand dès 1869, il étudia d'abord sous l'organiste Christiaens, à Huysse ; il reçut ensuite des leçons de MM. Gevaert et Miry. Il a écrit trois messes pour trois voix et orgue, dont deux publiées sous le pseudonyme de Zenner ; un Requiem à trois voix et orgue ; un Te Deum pour quatre voix d'hommes et orchestre ou orgue ; deux préludes pour orgue publiés à Gand ; une ouverture à grand orchestre exécutée au Conservatoire de Gand ; des chœurs, des romances, etc. Plus tard, il fut directeur de l'École de musique de Bruges. Il mourut à Gand le 14 juillet 1914.
Gabriels.jpg
  • Monseigneur Henry Gabriels, né à Wannegem-Lede le 6 octobre 1838, fils de Léopold et de Rosalia Moerman. Il fit ses études au collège Sainte Marie à Audenarde, puis il alla au séminaire à Saint-Nicolas et enfin, à l'Université de Louvain. Il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1861 à Gand. Il fut invité, en octobre 1864, avec trois autres prêtres belges, à enseigner au séminaire provincial de Troy, nouvellement fondé dans l'État de New York. Il fut nommé professeur de doctrine puis fut professeur d'histoire ecclésiastique jusqu'en 1891. Il fut consacré évêque à Albany le 5 mai 1892 par l'archevêque Michaël Augustin Corrigan. Le nouvel évêque développa l'œuvre commencée par son prédécesseur. Il renforça les écoles catholiques bien que certaines parmi les plus petites durent être fermées. Monseigneur Gabriels fit deux visites ad limina, parmi d'autres voyages à Rome. Il est mort le 23 avril 1921 à la résidence épiscopale d'Ogdensburg (Etat de New York).

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Les archives

Les archives de l'ancienne commune de Wannegem-Lede étaient conservées aux Archives de l'État à Renaix. Ce dépôt d'archives a été supprimé le 1er septembre 2009. Pour la situation actuelle, voyez la page "Renaix" du GeneaWiki.

Les recherches généalogiques de moins de cent ans s'effectueront à Cruyshautem (Kruishoutem en néerlandais). Toutes les autres recherches généalogiques sont en principe à effectuer aux Archives de l'État, exception faite toutefois pour ce qui concerne les "états de biens" d'Audenarde.

Les actes des registres paroissiaux d'Ancien Régime, ainsi que l'index qui est une pièce primordiale pour les recherches généalogiques dans ces paroisses, sont consultables gratuitement par internet sur le site des Archives de l'Etat sous le lien suivant : Registre paroissiaux de Wannegem-Lede

Les actes d'état-civil moderne de 1871 à 1910 sont consultables gratuitement "en ligne" sous le lien suivant : Etat-civil de Wannegem-Lede. Les actes d'état-civil des origines à 1870 seront mis en ligne ultérieurement.

Après s'être inscrit gratuitement par le lien Inscription aux A.E., choisir sous les deux liens ci-dessus les rubriques "Flandre orientale" et "Arrondissement d'Audenarde".

Les archives de la commune de Wannegem-Lede sont extrêmement lacunaires et, sauf pour les registres paroissiaux, ne remontent en général pas au-delà du XVIIIe siècle. Des "états de biens" conservés à Audenarde et concernant des habitants de ces deux "paroisses" sont cependant bien plus anciens (voir infra).

Les registres d'état civil et les registres paroissiaux

Sont notamment consultables aux Archives de l'État et, pour les registres paroissiaux et une partie des actes d'état civil, sur le site internet des Archives de l'Etat :

  • les actes d’état civil de 1795 jusqu’à 1870 avec des tables décennales, sous la forme de microfilms. Ces actes sont rédigés en français ou en néerlandais suivant les époques considérées. Comme Wannegem et Lede n'ont été fusionnés qu'en 1809, il faut, jusqu'à cette date, consulter les deux registres d'état civil des deux anciennes communes et non uniquement celui de Wannegem. Il semble cependant que le registre de Lede de 1795 à 1809 soit introuvable depuis quelques années...Les actes d'état civil de 1871 à 1910 sont consultables sur les site des Archives de l'Etat.
  • les registres paroissiaux antérieurs à 1796, sous la forme de microfilms. Ces registres sont rédigés en latin. Ces registres sont très lacunaires. Pour Wannegem, avec des lacunes, ils remontent à 1679. Pour Lede-Saint-Denis, ils ne remontent qu’à 1774. Un index alphabétique filiatif moderne datant de 1880, fusionnant les deux paroisses, et remontant jusqu’au début du 17e siècle, malgré certaines lacunes, supplée heureusement pour partie à la perte des registres. De manière pratique, on examinera d’abord l’index, pièce primordiale, puis l’on se risquera à étudier les registres. Il est à noter que sur le site des Archives de l'Etat, l'index consultable en ligne, et qui reprend les deux paroisses de Wannegem-Lede, est mentionné uniquement sous "Saint Machut" : il ne faut pas s'y tromper, mais l'index fusionne bien les actes des deux paroisses.

Les registres paroissiaux de mariage et de baptêmes de Lede-Saint-Denis, respectivement de 1611 à 1621 et de 1612 à 1622, qui n’ont pas été indexés, ont été analysés et publiés par Flor Nachtergaele dans le n° 8 de la revue de l’association VVF-Vlaamse Ardennen en 1995.

Les états de biens

A l’appui et en complément des registres paroissiaux, l’on consultera prioritairement les actes de dévolution successorale et de tutelle (les « états de biens », « staten van goed » en néerlandais) passés devant les échevins du banc échevinal de Heuverhuis-Wannegem-Lede jusqu’à la fin de l'Ancien Régime.

Un "état de biens" commence d'abord par des données généalogiques : qui est le défunt, qui est son conjoint ou ses conjoints successifs, de qui est-il l'enfant, quels sont ses enfants et ses descendants, qui sont les tuteurs désignés de ses enfants et de leurs descendants (généralement des grands-parents ou des oncles), etc. Lorsque le défunt n'avait pas de descendance, la succession était attribuée aux enfants des ses frères et sœurs, voire aux descendants de ses oncles et tantes. On peut donc obtenir un tableau généalogique assez inespéré en ne recherchant pas uniquement des états de biens relatifs aux ascendants directs, mais en reconstituant toute la famille élargie. Après les données généalogiques, l'acte donne les biens puis les dettes du défunt. Il est ainsi possible de voir un cliché du cadre de vie d'un ancêtre lors de son décès, en y retrouvant une description de son habitation, de ses terrains, de ses livres (parfois !), de ses bijoux, de son métier à tisser, bref de tout ce qui fit sa vie. Même des successions très modestes donnaient lieu à établissement d'un "état de biens".

Malheureusement, ces documents, comme la plupart des archives de Wannegem et de Lede-Saint-Denis, ont disparu pour leur quasi-totalité. Les renseignements généalogiques contenus dans quelques actes subsistants, outre quelques contrats de mariage, ont été analysés par Marc Decrits et publiés en 2000 par les "Archives Générales du Royaume". Cet ouvrage, analysant 37 actes de 1748 à 1795, a été publié par les Archives de l'Etat.

Ces actes sont sommairement décrits ci-après, et la consultation des actes eux-mêmes et de l'inventaire livrera d'importants renseignements supplémentaires (les enfants, les héritiers, etc.). Les actes ci-après, conservés aux Archives de l'Etat (voyez la page sur "Renaix" pour les modalités pratiques) concernent les personnes suivantes :

  • Pieter Adam fils de Dominicus (celui-ci marié en secondes noces à Marie Ghijsels) et de Barbara Goeminne fille d'Adrianus, acte de 1776,
  • Franciscus Baertsoen, fils de Guillelmus et de Petronella Nachtergaele, époux de Joanne Therese Devos fille de Pieter Gilles, et mort à Wannegem le 19 mars 1773, acte du 9 avril 1774,
  • Jan Baertsoen fils de Jan, époux de Marie van Merhaege fille de Frans, mort à Lede le 6 janvier 1760, acte du 7 juin 1760,
  • Pieter Frans Debisschop fils de Joos et de Anne Bauters, mort à Wannegem le 8 février 1795, veuf de Joanne De Buck (veuve de Jan Tjoen) fille de Frans et de Marie Van Steenbrugge, morte à Wannegem le 3 avril 1794, acte du 28 décembre 1795.
  • Marie Catherine De Boever fille de Philippus, morte à Cruyshautem le 11 septembre 1784, épouse de Carolus Cras fils de Joos, acte u 23 octobre 1784,
  • Anne Marie De Cabooter fille d'Adrianus, morte à Wannegem le 29 décembre 1767, veuve d'Adrianus Tsioen fils d'Adrianus, coutre de Wannegem, acte du 23 avri 1768,
  • Pieter Frans Dekeukelaere fils de Josephus à Huysse, et Angeline Vandenabeele fille de Joos, veuve de Jan Frans Sapijn à Huysse, acte de mariage du 3 décembre 1791,
  • Lieven De Schrijver fils de Joos, mort à Cruyshautem le 5 septembre 1779, époux de Rosalie Baert fille de Jan, acte du 12 juillet 1780,
  • Anne Marie De Smet fille de Jan et de Florentine Dhondt, morte à Wannegem le 10 avril 1785, épouse de Pieter Guillielmus Rijckbosch fils d'Emmanuel, acte du 20 mai 1785,
  • Barbara De Tavernier fille d'Andreas et de Marie Cnockaert, morte à Wannegem le 24 novembre 1794, veuve de Lieven van Saeceghem, acte du 7 janvier 1795,
  • Adriana Dhondt fille de Jan, célibataire, morte à Wannegem le 6 mars 1785, acte du 20 mai 1785,
  • Benedictus Dhondt fils de Franciscus et d'Adriane Ketele, célibatiare, mort à Lede le 8 septembre 1777, acte du 3 octobre 1777,
  • Joannes Baptist Gevaert, veuf avec enfants, bourgmestre d'Huysse, et Caroline De Smet fille mineure de Philippus à Huysse, contrat de mariage du 2 août 1792,
  • Philippus La Ruije fils de Bernard, veuf sans enfant à Nazareth, et Marie Joanne Versieren fille de Lieven à Auweghem, contrat de mariage du 13 juillet 1790,
  • Louijs Mestdagh fils de Gillis, mort à Lede, époux de Christina Tjoen fille de Lieven, acte du 16 septembre 1780,
  • Jan Bernard Joos Morel fils de Joos et de Thérèse De Potter, avocat au Conseil des Flandres, et Cornelia Thérèse Van Melle fille de Barthomomeus Emmanuel, seigneur de Boucle-Saint-Denis, et de Marie Thérèse De Pauw, contrat de mariage du 15 mai 1774,
  • Jan Frans Sapijn fils de Pieter, à Huysse, et Angelina Vandenabeele fille de Joos, 23 ans, contrat de mariage du 15 avril 1790,
  • Isabelle Rose Thomaes fille de Franciscus, morte à Lede en 1774, épouse de Pieter Jan Bovijn fils de Jaspert, acte du 5 juillet 1788,
  • Adrianus T'Sioen fils d'Adrianus, mort à Wannegem en juillet 1763, coutre de Wannegem, époux d'Anne Marie De Cabootere fille d'Adrianus, acte du 22 juillet 1765,
  • Catherine T'Sjoen fille d'Adrianus, morte à Lede, épouse de Joos van der Meiren fils de Gillis, acte du 14 mai 1774,
  • Pieter T'Sjoen fils d'Adrianus, mort à Wannegem en janvier 1770, coutre de Wannegem, époux de Catherine Wulputte fille de Jan, acte du 3 août 1770,
  • Pieter Van Assche fils de Jan, mort à Lede, époux de Marie Joanne Baertsoen, acte du 18 février 1784,
  • Guillielmis Van den Abeele fils d'Adrianus, mort à Wannegem, époux en premières noces de Joanne De Coninck fille de Louijs, et en secondes noces de Joanne Therese Dheere fille de Guillielmus, acte du 3 avril 1773,
  • Eloi Vandenberghe fils de Pieter, mort à Cruyshautem le 2 mai 1790, acte du 23 septembre 1790,
  • Marie Joanne Van den Broecke fille de Carolus, morte à Wannegem le 3 juin 1783, épouse de Pieter Jan Van Hamme, acte du 18 février 1784,
  • Therese Van den Heede fille de Philippus, morte à Cruyshautem en mai 1763, épouse d'Adrianus Dhanens fils de Livinus, acte du 4 février 1766,
  • Marie Anne Vanderstraeten, morte à Huysse, épouse de Gillis Putman fils de Marinus, acte du 23 août 1794,
  • Marie Anne Van Hoe fille d'Adrianus, morte à Cruyshautem, épouse d'Andries Fierens fils d'Andries, acte du 13 octobre 1784,
  • Gillis Van Merhaeghe fils de Pieter, à Lede, et Joanne Marie Harnau fille de Jacob, contrat de mariage du 17 avril 1773,
  • Petronella Van Merhaeghe morte à Lede en 1764 et Pieter Jaspert Bovijn, mort à Lede en 1778, acte du 23 juillet 1785,
  • Livinus Van Sasegem fils de Michiel et de Petronelle Van Huffel, officier de la seigneurie d'Heuverhuis, mort à Wannegem le 4 juin 1793, Barbara De Tavernier fille d'Andreas, acte du 27 septembre 1793,
  • Michiel van Sasegem, mort en 1737, et Petronelle Van Huffel, acte du 20 juin 1750,
  • Joseph Frans Van Schoor, veuf avec enfants, maître châpelier à Audenarde, et Marie Jacoba Van den Haute fille de Ferdinand, contrat de mariage du 5 octobre 1791,
  • Adrianus Van Thourhaut fils de Pieter, époux de Marie Anne Vindevoghel (veuve en premières noces de Pieter Willemeijns) fille de Guillielmus, acte du 11 octobre 1756,
  • Jan Van Wambeke fils de Jan, veuf de Livina Veroustraete, à Vive-Saint-Bavon, et Joanna Levrau à Cruyshautem, contrat de mariage du 11 mai 1748,
  • Jan Vergucht fils de Gislenus, mort à Wannegem en 1734, époux de Marie De Taevernier (qui épousa en secondes noces Jan Adam, mort en 1775) fille d'Andries, morte à Wannegem le 5 avril 1776, acte du 3 août 1776,
  • Guillielmus Verselen fils de Christianus, mort à Lede le 28 octobre 1784, époux de Marie Anne Van Huffel fille de Franciscus, acte du 18 février 1785.

Par ailleurs, on notera cependant que des états de biens concernant des habitants de Wannegem et de Lede-Saint-Denis ont été passés à Audenarde. Le volumineux ouvrage de Carlos Aelvoet et d’André Lafort sur les états de biens de la ville et de la châtellenie d’Audenarde de 1595 à 1796 indexe plusieurs milliers d’actes passés pardevant les échevins d’Audenarde : 284 actes concernent Wannegem et 170 actes concernent Lede-Saint-Denis. L’ouvrage « Stad en Kasselrij Oudenaarde, staten van goed (1595-1796), indices », publié en 2008 par les Archives de la ville d’Audenarde (où il peut être acquis ou consulté, voyez la page consacrée à Oudenaarde). Cet ouvrage n'est cependant pas consultable sur internet. Les actes mentionnés dans cet ouvrage sont consultables en original aux Archives de la ville d'Audenarde.

Pour les années antérieures à l'année 1600, de nombreux états de biens relatifs à des habitants de Wannegem et de Lede-Saint-Denis sont également à trouver dans les archives de la ville d'Audenarde. Par un extraordinaire travail de bénédictin, le professeur Paul Van Butsele a transcrit tous les états de biens d'Audenarde et de Pamele des origines jusqu'en 1600. Il a généreusement accepté que ces transcriptions soient mises "en ligne". On les trouvera sur le site internet des Archives de la ville d'Audenarde sous le lien suivant : Etats de biens d'Audenarde

Les ouvrages du professeur Paul Van Butsele ne disposent toutefois pas d'un index général : il faudra examiner chaque volume séparément.

Les inventaires d'archives

  • Les archives de l'Ancien Régime de Wannegem et de Lede-Saint-Denis ont fait l'objet d'un inventaire détaillé par Herman Van Isterdael, publié en 2000 par les Archives Générales du Royaume, avec une introduction historique (en néerlandais) "Les archives de la cour féodale (1734-1795) et du banc échevinal (1687-1795) de la seigneurie Heuverhuis, Wannegem et Lede, et des seigneuries Rubimont, Hermansche et Zwevegemse". On trouvera essentiellement dans ce fonds des matrices cadastrales pour Wannegem et Lede ( 1692, 1774-1793), les comptes des taxes à Lede (1695-1792) et à Wannegem (1687-1792), les registres des actes et contrats de 1734 à 1795, et la liste des habitants de Wannegem et de Lede qui étaient bourgeois d'Audenarde en 1752 et 1755.
  • Les archives des fabriques d'église (les archives des paroisses) pour l'Ancien Régime ont été inventoriées par G. Asert et José Verschaeren dans leur ouvrage Inventarissen van archieven van kerkfabrieken, (Oud regiem), partie I, Bruxelles, publié par les Archives Générales du Royaume en 1971, pages 28 à 33 pour Lede-Saint-Denis (Eglise Saint-Denis) et pages 40 à 47 pour Wannegem (Eglise Saint Machut).
  • Comme Wannegem et Lede-Saint-Denis faisaient partie, durant l'Ancien Régime, de la Châtellenie d'Audenarde (une circonscription administrative nommée "Kasselrij Oudenaarde" en néerlandais), de nombreuses archives sont à trouver dans le fonds de cette châtellenie qui a été inventorié par Gustaaf Janssens par son ouvrage "Inventaris van het Archief van de Kasselrij Oudenaarde" publié en 1984 par les Archives Générales du Royaume. On trouvera ainsi dans ce fonds d'archives, parmi plusieurs dizaines pièces d'archives intéressantes pour le généalogiste à Wannegem ou à Lede, notamment les pièces suivantes : la liste des nobles et des notables résidant dans la châtellenie à la fin du XVIème siècle, des recensements des grains mentionnant toutes les familles et le nombre de personnes composant chaque famille en 1740, la liste des brasseurs et aubergistes en 1677, les préjudiciés des pillages de la soldatesque du Comte de Bucquoy en 1596, de nombreuses notes de frais pour le logement des troupes de passage à diverses reprises durant les XVIIème et XVIIIème siècle, etc.
  • L'importante abbaye d'Ename était la bénéficiaire de rentes à Lede-Saint-Denis : on trouvera ces rentiers (de 1368, du XVIIème siècle, etc.) dans l'inventaire de Michiel Nuyttens Inventaris van het Archief van de Abdij van Ename, publié en 1980 par les Archives Générales du Royaume.

Les notaires

Pour le notariat du XIXème siècle, sont consultables aux Archives de l'Etat (voyez la page "Renaix" pour la localisation actuelle de ces archives),

  • L'inventaire des minutes et des répertoires de Jan Baptist D’Huyvetter, notaire à Wannegem-Lede pour la période du 7 avril 1819 au 10 mars 1860,
  • L'inventaire des minutes et des répertoires d’Ivo D’Huyvetter, notaire à Wannegem-Lede pour la période du 27 mars 1860 à septembre 1894,
  • L'inventaire des minutes et des répertoires de Polydoor Plancquart, notaire à Wannegem-Lede pour la période du 16 février 1885 au 25 octobre 1903.

Quelques sources généalogiques publiées

La liste des bourgeois forains d’Audenarde résidant à Wannegem et à Lede au milieu du XVIIIe siècle a été publiée par Marc Decrits dans le n° 16 de la revue de l’association VVF-Vlaamse Ardennen en 1997.

Luc Goeminne et Maurits Vandeputte ont publié la liste des "weerbare mannen" (c'est à dire les hommes mobilisables pour la défense du pays, et âgés de 20 à 50 ans) de 1638 (la liste mentionne donc les hommes du village nés entre 1588 et 1618) pour Wannegem et pour Lede-Saint-Denis dans la livraison 2005 des annales du cercle historique de Kruishoutem ("Hultheim").

Une autre source intéressante à consulter est le « plan Popp » de la commune (plan nommé ainsi du nom de son auteur Philippe Christian Popp). Ce plan, avec la matrice cadastrale annexée, mentionne et localise tous les propriétaires de biens immobiliers de la commune vers 1860. Le cercle historique de Kruishoutem en a assuré la diffusion, avec une introduction historique par Luc Goeminne, sous forme de photocopies reliées en 2002.

En image

Adresse de l'administration communale

Gemeentebestuur van Kruishoutem - Markt 1 - B-9770 Kruishoutem

E-mail : gemeentebestuur@kruishoutem.be

Familles notables.png Notables

Suivent ci-après quelques précisions sur des familles notables du village (voyez la partie historique ci-avant pour les seigneurs du lieu).

Les Thomaes, de Lede-Saint-Denis

Charles Thomaes.jpg

La famille Thomaes est établie à Wannegem-Lede, essentiellement à Lede-Saint-Denis, depuis le XVIIe siècle mais sa généalogie prouvée remonte au siècle précédent. En effet, le premier ancêtre connu de cette famille est Marcus ou Marc Thomaes ou Thomas, né vers 1540, qui ne semble cependant pas originaire de la région. Son fils, Pauwel ou Paulus Thomaes ou Thomas, né aux alentours de 1565, épousa Maria Ziel ou Ziels, d'une famille du village de Nokere, et fut recensé en 1600 sur la Keythulle à Huysse (aujourd'hui la "Keitel", qui est toujours un lieu-dit à Huysse, Huise en néerlandais), village voisin de Wannegem et de Lede-Saint-Denis. Pauwel Thomaes eut quatre enfants à Huysse, baptisés de 1594 à 1605. L'un de ces enfants, nommé Pieter (Petrus en latin) Thomaes, né en 1600 à Huysse, épousa à Huysse en 1624 Jacoba De Stercke, et eut six enfants, nés à Cruyshautem (Kruishoutem en néerlandais), village jouxtant Huysse également. L'un deux, né en 1638, également prénommé Pauwel (Paulus dans les registres paroissiaux en latin), épousa en 1660 Elisabeth Stalins, fille de Gillis, à Wannegem-Lede. Il mourut en 1670, laissant quatre enfants, baptisés à Wannegem-Lede, dont descendent les Thomaes, de Lede-Saint-Denis. Parmi ceux-ci, on mentionnera spécialement Karel (Charles) Leo Victor Thomaes (dont la photo figure ci-contre), né le 21 août 1895 à Wannegem-Lede, mort au champ d'honneur le 18 octobre 1918 à Hertsberge/Waardamme âgé de 23 ans, tué à l'ennemi lors de la glorieuse Offensive de la Libération, alors qu'il était soldat au 10ème Régiment de ligne. Le site internet, en néerlandais, Généalogie des Thomaes donne toutes les précisions sur la famille Thomaes. En 2016, le professeur Maarten Larmuseau et sa collaboratrice Mme Sofie Claerhout, de l'Université Catholique de Louvain (KUL) - du laboratoire "Forensische Biomedische Wetenschappen" - ont, dans le cadre de leur grande étude scientifique sur la génétique de la population flamande ("De Gen-iale Stamboom"), analysé l'ADN de quatre participants du nom Thomaes, cousins éloignés mais descendants de Paulus Thomaes né en 1638. Seul le chromosome paternel "Y" est analysé dans cette étude, et non l'ADN maternel. Dans le cas spécifique de la généalogie des Thomaes, il peut être conclu de cette étude que le cousinage juridique de ces quatre participants est identique à leur cousinage biologique, ou en d'autres termes, qu'il n'y a pas de divergences entre l'arbre généalogique par le sang, et l'arbre généalogique par la loi pour ces porteurs du nom Thomaes. En effet, tous ces Thomaes - et à plusieurs siècles de distance - font partie du (sous-)haplogroupe "E-V22*". Il s'agit d'un haplogroupe extrêmement rare en Europe de l'Ouest, et aussi dès lors en Flandre, dont la fréquence est de moins de 1% dans ces régions. Il est originaire des régions méditerranéennes (la Sicile - 4% - , la Sardaigne, le sud de l'Italie - et l'Espagne du sud surtout - 3 %- , mais aussi les Asturies au Nord de l'Espagne - 4% - ), et est celui de Phéniciens singulièrement, venus s'établir en ces contrées. Les Thomaes dont la généalogie figure ci-avant, peuvent dès lors tout aussi bien descendre d'un Espagnol venu s'établir en Flandre durant la domination espagnole que d'un soldat romain venu coloniser les conquêtes du Nord...

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Sur la seigneurie d'Heuverhuis, l'étude en néerlandais de Rik Castelain, De Heerlijkheid Ten Heuverhuus, 13e - 16e eeuw (Wannegem), dans les Annales du Cercle Historique et Archéologique d'Audenarde, 1991, pages 77 à 100.
  • Pour Wannegem-Lede en cartes postales et en photos diverses, le livre de Marc Lamiroy et Marga Bonte, "Wannegem-Lede, Dorp van stilte", ("Wannegem-Lede, village du silence"), édité par l'association "Vereniging voor Vreemdelingenverkeer en Monumentenzorg", Audenarde, 1984, 168 pages.

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