Belgique - Waimes

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Waimes (Weimes)
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Wallonne
Province Liège
Code postal 4950
Population 6.649 hab. (2004)
Densité hab./km²
Nom des habitants
Superficie 9.719 ha
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation

HHistoire.pngistoire de la commune

Regroupe les anciennes communes de : Faymonville, Robertville, Waimes.

Arrondissement de Verviers

Waimes

Commune située à l’est de la Belgique.
C’est une localité vallonnée agricole et forestière. On y trouve des carrières de pierre et de nombreuses entreprises de construction.
Altitude moyenne de 490 m

Historique

Il faut remonter à 888 pour trouver dans les archives la première mention de Waimes sous la forme « Wadenninas ». Dans une charte datée du 13 juin 888, l’empereur Arnulf confirme les donations faites par Lothaire et par Charles le Gros de la none de 43 villas royales à l’église Notre Dame d’Aix la Chapelle.

Waimes trouve donc son origine dans l’existence de cette villa royale, fortification établie pour contrôler le gué à l’endroit ou la via mansuerrisca franchit la Warchenne. Le village se développe ensuite à l’intérieur du territoire de la principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy, fondée par Saint Remacle vers 648. Il en partage les malheurs : invasions normandes en 877 et 881, hongroises en 952, incendie en 1254 de l’église et du village par les soldats d’Alexandre de Rode, duc de Limbourg, les Bourguignons ravagent le pays en 1623, suivis par les Lorrains en 1652, les hussards en 1702.

Waimes est une mayeurie au sein de la postellerie de Malmedy, dont les descendants des administrateurs de la villa royale sont les mayeurs héréditaires, les « de Waimes » ont le titre de chevalier en 1166. Cette lignée s’éteint vers 1423 mais Renaud de Waimes est à l’origine de la construction du château de Reinhardstein en 1354.

Le ban possède aussi une cour de justice jusqu’à la révolution française. Après la disparition de la Principauté abbatiale, Waimes est rattachée le 1er octobre 1795 à la France, avec le statut de mairie de la sous-préfecture de Malmedy. Suite à la défaite de Napoléon à Leipzig en 1813, le Traité de Paris du 30 mai 1814 donne à la Prusse la région de Malmedy et de Waimes. Le congrès de Vienne, présidé par le Prince Clément de Metternich, acte en date du 9 juin 1815 ce transfert. Waimes devient une « Bürgemeisterei » au sein du « Kreis » (Cercle) de Malmedy de la régence d’Aix-la-Chapelle. En 1848, l’administration prussienne regroupe en trois sections la commune : Waimes désormais intitulée « Weismes », Robertville et Ovifat. A partir de 1862 la langue allemande devient obligatoire dans les actes administratifs et dans les écoles en 1889, alors que la population parle français et wallon. Après la défaite de l’Allemagne en 1918, le traité de Versailles rattache Waimes à la Belgique. En mai 1940 Hitler réannexe par la force les Cantons de l’est. Waimes est finalement libérée le 11 septembre 1944. L’offensive Von Rundstedt en décembre 1944 a des conséquences désastreuses pour les populations locales. Après le retour à la Belgique, le développement touristique et économique permet à Waimes de se vanter d’être le centre des Cantons de l’Est.

Visite

De la villa royale de Waimes, il ne reste plus aucun vestige. La visite du village commence à l’église. La première mention officielle d’un bâtiment religieux remonte à 1131, dans un relevé dressé sous le règne de Wibald. Cet édifice est détruit lors d’un incendie en 1254 et il est reconstruit avec une fortifiée. Entre 1530 et 1554, l’église, trop petite, est remplacée par une nouvelle construction de facture ogivale à deux nefs jumelles de style rhénan, unique en Belgique. Les fonts baptismaux de 1620 rappellent l’année où l’église devient « paroissiale ». Dans l’allée qui mène à la porte d’entrée de l’édifice de nombreuses croix funéraires anciennes (31) sont incorporées au mur. La promenade se poursuit en prenant la N676 vers Amblève et à la sortie du village de Steinbach se trouve le RAVEL, piste cyclo-pédestre érigée sur l’ancienne assiette du chemin de fer qui permet de rejoindre Saint Vith. Deux kilomètres plus loin, on s’attarde à Ondenval, avec son menhir dressé devant l’église. Ensuite en prenant la route vers Thirimont, on atteint le parcours Vita, proche des belles vues sur la vallée sauvage de l’Amblève.

Après Thirimont, sur la N 632 à Hotleux, on a une vue impressionnante sur la carrière d’arkose de Waimes. Après le village de Waimes, en direction de Bütgenbach, 2 km après le rond point du cimetière, on bifurque à gauche en direction de Geuzaine. Près de la chapelle Saint Bernard érigée en 1744, un sentier permet d’atteindre le lieu-dit Tiyou (Tilleuls). On arrive ensuite dans le joli village de Champagne dont la chapelle, dédiée à Saint Jean-Baptiste, a été construite à partir de 1722, édifice voûté d’ogives comprenant une nef unique de quatre travées et un chevet à trois pans.

Lors de la fusion des communes en 1976, les anciennes communes de Faymonville et de Robertville ont été absorbées par celle de Waimes.

Robertville

Localité vallonnée agricole, forestière, touristique avec le lac, réserve naturelle des Hautes Fagnes.
Altitude 525 m
Altitude de 694 m au signal de Botrange, le point le plus haut de la Belgique.
1188 : Hrodberth ou Hrisaberht, nom d’un colon franc qui aurait fondé le village.

Historique

Cet ancien village du ban de Waimes a probablement comme origine un petit domaine franc établi sur les rives du Quareux par un certain Robert (forme allemande : zur Bievel). La première mention officielle remonte à 1188 dans une donation de la chapelle des lépreux à Malmedy par le seigneur Hève d’Amblève. Un moulin est cité en 1430. L’histoire de Robertville, semblable à d’autres hameaux situés autour du plateau des Hautes Fagnes, est émaillée de querelles de pacages avec les villages voisins, Ovifat et Sourbrodt. Une charte de pacage de 1444 octroyait déjà l’autorisation aux manants de Robertville de paître et de faucher jusqu’au Troupa et Eckel.

La construction du château de Reinhardstein a marqué l’histoire du village. Situé au sud-ouest d’Ovifat, en rive droite de la Warche, le site du château aurait une origine très ancienne, celte ou romaine, puisque la tradition y situe un des cinquante fortins de Drusus. L’actuel château, reconstruit en 1969 par feu le Professeur Overloop, a été édifié en 1354 par Renuwar de Waimes avec l’autorisation de Wenceslas, Duc de Luxembourg. A partir de 1550 jusqu’en 1812, le château est la propriété de la famille Metternich, d’origine rhénane, dont le plus illustre représentant est le prince Clément de Metternich, chancelier de l’empereur d’Autriche et président du congrès de Vienne de 1814 à 1815.

De 1815 à 1919, ces trois villages font partie de la Prusse, Robertville et Ovifat ressortissant de la « Bürgemeister » de Weismes tandis que Sourbrodt fait partie de celle de Bütgenbach.

Après la première guerre mondiale, le village de Sourbrodt, avec Ovifat et Outrewarche, forme la nouvelle commune belge de Robertville.

Visite

La visite de Robertville débute au barrage terminé en juillet 1929 (N 681), Par la rive droite, un sentier pédestre (accès possible en voiture par Ovifat) mène au splendide château de Reinhardstein, construit dès 1354 par Renuwar de Waimes. Par le jeu des alliances matrimoniales, le château passe aux mains de différentes grandes familles nobles d’Europe : des Nessselrode au Nassau, aux Schwarzenberg et finalement aux Metternich. Le Comte François de Metternich vend le château en 1812 et durant plus de 150 ans, le burg se dégrade. Il faudra attendre 1965 pour qu’une ASBL décide de reconstruire le château en ruine, à l’initiative et sur les conseils de feu le Professeur Overloop. Dès 1970, il est à nouveau accessible aux touristes. D’Ovifat, où existe une piste de ski alpin, on rejoint le Centre Nature de Botrange, bel exemple d’architecture contemporaine d’inspiration régionale, où les visiteurs peuvent trouver une multitude d’informations sur la réserve naturelle des Hautes Fagnes située à proximité et sur les nombreuses stèles et bornes frontières classées. Tout proche en continuant sur la N676, on arrive à la tour de Botrange, construite en 1934 et point culminant de Belgique avec 694 m, en face du site on a une vue dégagée sur la Fagne Wallonne. Ensuite on reprend la même route en direction de Sourbrodt. Peu avant le monument Pietkin, symbole de la latinité du village, derrière les bâtiments de la bibliothèque communale et du centre d’archives et de documentation de la vie régionale, on admire la chapelle Saint Wendelin, patron des anciens bergers de la Fagne, érigée en 1710. La visite se termine après l’église de Sourbrodt, près des bâtiments de l’ancienne gare d’architecture prussienne, où une agréable promenade pédestre permet de visiter un petit coin de fagne.

Faymonville

Sobriquet : les Turcs
Localité vallonnée agricole
Altitude 525 m
Femmonville, (XVe) nom d’un établissement agricole appartenant à un certain colon franc Femmond (femmond + villa), en allemand Aussenborn, le village au-delà de la colline.
Village agricole établi à l’est de Waimes.

Histoire

Le village de Faymonville n’a jamais fait partie de l’ancienne principauté abbatiale de Stavelot-Mamedy. Il dépend de la seigneurie de St Vith, du Comté de Vianden dans le Duché de Luxembourg. Une ancienne légende raconte qu’il existait déjà un village aux sources de la Warchenne, au lieu-dit Baileux, mais qu’il fut anéantit par la peste dont ne survirèrent qu’un vieux et une vieille qui fondèrent Faymonville et Weyverts.

Une première chapelle est construite en 1701 par le maître maçon Servais Jean Paquay. Lors de la période française, Faymonville dépend de la paroisse de Waimes de 1803 à 1811. Rattaché à la Prusse en 1815, le village devient commune autonome belge après la première guerre mondiale jusqu’à la fusion avec Waimes en 1976. Lors de l’offensive Von Rundstedt en décembre 1944, les dégâts aux maisons civiles sont considérables.

Visite

A partir de l’ancienne gare de Waimes, on rejoint Faymonville après deux kilomètres. Au centre du village se trouve l’église de la Sainte Famille dont la construction a été entamée en 1910, l’ancienne chapelle devenant trop exiguë. Commencé en 1913, cet édifice néo roman a été bâti d’après les plans de F. Wildt d’Aix la Chapelle, il comprend une nef, un transept et un chœur terminé par une abside semi-circulaire. Après la chapelle saint Hubert, on arrive aux pistes de ski de fonds et du terrain de football occupé par le RFC Turkania, petit clin d’œil au surnom donné aux habitants de Faymonville : les turcs. Selon la légende, ce surnom proviendrait du fait que les habitants auraient pris le parti des « Turcs » contre les chrétiens à la bataille d’Amblève en 716. Mais hypothèse plus vraisemblable, les habitants de Waimes les auraient traités de turcs car ils ne participaient pas aux XVIe et XVIIe siècles aux collectes prélevées dans les églises de la principauté abbatiale par les princes abbés pour lutter contre les armées turques. Aux alentours de la fin du XIXe et début du 20è siècle, il y a eu une ruée vers l’or suite à la redécouverte des ruisseaux aurifères dans la région (déjà exploités dans l’antiquité).

Sources : Histoire et patrimoine des communes de Belgique, Province de Liège, éditions Racines, 2010 (avec l’autorisation du rédacteur de l’article sur la commune de Waimes : Bruno Kehl).

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Nom allemand : Weismes

Adresse de l'administration communale

Place Baudouin 1 - 4950 Waimes

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