Belgique - Saint-Ghislain

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Saint-Ghislain
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Wallonie.png    Wallonne
Province 408px-WapenHenegouwen.jpg    Hainaut
Code postal Section Code postal

Saint-Ghislain 7330 Baudour 7331 Neufmaison 7332 Sirault 7332 Tertre 7333 Hautrage 7334 Villerot 7334

Population 22.031 hab. (2004)
Densité hab./km²
Nom des habitants Saint-Ghislainois(e)
Superficie 7.007 ha
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat) 50° 26′ nord, 3° 49′ est
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune ( sources wikipedia )

Haut Moyen Âge

Vers 633, l’histoire de Saint-Ghislain commence avec le moine Ghislain, mystérieux personnage, venu probablement d'Allemagne, qui y fonde un monastère. Certaines sources mentionnent une origine grecque improbable. L'étymologie est clairement germanique. En 635, ce moine bâtit une église en l’honneur des saints Pierre et Paul. Il vit bientôt accourir autour de lui nombre de pieux cénobites.

Le 9 octobre 684, Ghislain meurt en son monastère.

Dagobert Ier, roi des Francs, fit des libéralités à la communauté naissante, qui devint une abbaye florissante de l’ordre de Saint-Benoît. Charlemagne, dit-on, à la demande d’Éléphas, son parent, abbé de ce monastère, fit construire une magnifique église que détruisirent les Normands au XIe siècle. Cette localité fut désignée alors sous le nom de Cella, jusqu’à ce que ce nom disparut pour être remplacé par celui de son saint fondateur. L’abbé de Saint-Ghislain était seigneur spirituel et temporel de la ville. Les armes de la cité étaient mi-parties de l’Empire et de France.

Au début du IXe siècle, l'agrandissement du monastère et la consécration d'une église furent les premiers faits marquants qui nous sont rapportés par les abbés soucieux de transmettre le souvenir des événements passés. En 881, l’abbaye subit l'incendie et le pillage des Normands.

Bas Moyen Âge

Depuis 1286, le marché, établi à l'origine à Hornu est venu s'installer sur la Place de Saint-Ghislain ; on vit l'installation de foires, le commerce du drap et du cuir se développa et des marchands de houille s'y établirent. Mais sa situation à proximité de la capitale du Hainaut et sa position sur la Haine conférèrent à la ville une importance stratégique qui lui valut la construction de fortifications en 1366 par Albert de Bavière. Saint-Ghislain devint ainsi une place forte importante qui eut toujours une garnison considérable.[réf. nécessaire]

En janvier 1410, la charte-loi de Saint-Ghislain et d’Hornu est renouvelée.

1420 : naissance du musicien Jean Ockeghem (ca 1420–1497) Le nom de Jean Ockeghem se lit dans pratiquement tous les dictionnaires et encyclopédies générales et occupe une large place dans tous les ouvrages consacrés à l'histoire de la musique. Jean Ockeghem fut l'un des compositeurs les plus brillants du XVe siècle. Il fut premier chapelain du roi de France, Charles VII, et, grâce à la générosité du souverain, trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours dès 1459. Il resta au service des successeurs de Charles VII : Louis XI (1461-1483) et Charles VIII (1483-1498). Jusqu'ici, on en était réduit à des hypothèses à propos de son lieu de naissance. On a longtemps cru qu'il était originaire de Termonde voire de Bavay. Une récente découverte de Monsieur Daniel Van Overstraeten démontre sans contestation possible que Jean Ockeghem est né à Saint-Ghislain.

Heureusement, à Saint–Ghislain même, qui eut pourtant beaucoup à souffrir des guerres, et ce jusqu'en plein XXe siècle, des documents remontant à l'ancien régime ont survécu et, parmi eux, une série de comptes de l'église paroissiale du lieu. Le dépouillement de ces derniers a conduit à une surprise de taille. Parmi les dépenses enregistrées en 1607–1608 par Noël Haneuze, receveur de l'église Saint–Martin de Saint–Ghislain, on relève en effet le paiement suivant :

Cette dépense se retrouve, dans des termes pratiquement identiques, dans tous les comptes postérieurs conservés. Elle figure également dans les comptes antérieurs (au nombre de quatre, étalés de 1549–1550 à 1579–1580) parvenus jusqu'à nous, mais sous une forme plus laconique; il y est en effet simplement question du :

Le doute n'est pas possible: les nom et prénom du personnage, sa titulature exacte, tout indique qu'il s'agit bien de notre musicien, qui apparaît donc dans une série de comptes saint–ghislainois, dont le plus ancien qui soit conservé est postérieur d'un demi–siècle à sa mort.

Ainsi, Jean Ockeghem a vu le jour à Saint–Ghislain, au cœur du Hainaut. Il est donc bien « de (la) mesme nation » que Jean Lemaire de Belges: les indications découvertes dans la comptabilité saint–ghislainoise confirment le témoignage de ce poète et, qui mieux est, l'expliquent beaucoup plus naturellement que ne le font certains défenseurs des origines flamandes d'Ockeghem.

Natif de Saint–Ghislain, ce dernier n'oublia pas la petite localité hainuyère, et ce malgré un demi–siècle au moins passé en France. Vraisemblablement dans les dernières années de sa vie, il décida d'y fonder une messe anniversaire, à célébrer à sa mémoire dans l'église paroissiale par les soins du curé du lieu, assisté de deux autres prêtres et de cinq acolytes. La fondation prévoyait également l'achat de cire, la distribution de pains blancs aux pauvres et aux enfants de l'école, ainsi qu'une rétribution au profit du sacristain. Le tout était alimenté par les revenus de quelques biens localisés à Baudour.

Époque moderne

L'église de Saint-Ghislain après le bombardement de 1944.

Saint-Ghislain eut à subir plusieurs sièges.

En 1581, c'est le siège des Huguenots qui se livrèrent au pillage.

En 1589, Saint-Ghislain qui était un secours de la paroisse d’Hornu devint alors une paroisse distincte et acquit son indépendance et accéda au rang de ville. En 1655 ce fut le siège de Turenne et La Ferté (Vauban y participe sans commander4). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 22 août et la ville tombe le 255. La prise de la ville est suivie de l'entrée de Louis XIV, alors âgé de dix-sept ans. L’année suivante, la ville est assiégée sans succès par les Espagnols6, qui réussissent en 1657, sous la conduite de Don Juan d'Autriche, à la reprendre.

En 1677, le retour des Français avec le maréchal d'Humières qui s’en rendit maître (le siège est conduit par Vauban7).

En 1709, à la suite de la bataille de Malplaquet, le traité de Nimègue ayant rendu Saint-Ghislain à l'Espagne, le Hainaut tout entier retourna aux coalisés commandés par le duc de Marlborough. Chaque fois, l'abbaye subit pillage, dévastation, incendie et, chaque fois, elle puise dans ses ressources afin de reconstruire ou restaurer les bâtiments.

Les 1 et 2 mai 1944, la ville fut aux deux tiers détruite par des bombardements aériens des alliés.

Le canal Mons-Condé.

Le canal Mons-Condé a été construit à partir de 1807 par l'ingénieur Augustin Honnorez et mis en fonction en 1818. Long de 25km et large de 18m.

Motif de la construction.

Le canal Mons-Condé a été construit notamment pour faciliter le transport du charbon de terre, des mines du Borinage vers L'Escaut et vers la France.

Son histoire.

Mons Condé inauguré à l'époque de l’Empire, cette voie d'eau avait été décrétée, construite et inaugurée par Napoléon. Les travaux de creusement ont débuté en 1807. En 1814 il ne restait plus qu'à construire des ponts et des terrasses. Il est ouvert à la navigation jusqu'à la frontière française en 1814, il traversait Saint-Ghislain d'est en ouest sur environ 1 800 mètres. Dix ans après le début du chantier, c'est-à-dire début 1817, la première écluse et d'autres ouvrages accessoires sont presque terminés. Il n'y eut pas d'ouvrage d'art particulier tels que ascenseurs ou tunnels sur cette voie d'eau.

Bien évidement Saint-Ghislain était devenu un centre marinier. A certains endroits de chaque coté des deux rives, ce n'étaient que des rivages de charbon amenés par des wagons de chemin de fer des charbonnages borains. Chaque jour les ouvriers transportaient le charbon dans les péniches au moyen de brouettes. Les usines de produits réfractaires et de céramiques recevaient donc par bateau leurs matières premières. Beaucoup de ceux-ci étaient stationnés le long des quais du canal et chaque jour le laitier, le boulanger et le maraîcher venaient offrir leurs marchandises. Au fur et à mesure des cafés, des épiceries et des magasins sont venus s'installer sur les quais.

Plus tard le canal Mons - Condé avait mis en place un projet, la création des camps de Boulogne, de Dunkerque, et d'Ostende qui augmenta la consommation de charbon. Ce projet consistait à rapprocher le canal le plus possible des houillères. Hormis son utilité économique on prenait plaisir à circuler le long des berges, des guinguettes s'y installèrent.

En 1959 une étude pour une nouvelle route dédoublant celle qui va de Mons à Valenciennes est établie. Elle consistait à abaisser des plans d'eau du canal en aval de Saint-Ghislain par la suppression des écluses des Herbières à Tertre, d'un chenal entre palplanches métalliques espacée de 8 mètres, pour acheminer les eaux de la Haine et moderniser la branche du canal Pommeroeul Antoina.

En janvier 1964 la suppression du canal est définitive principalement pour des raisons économiques ainsi que pour cause de comblement par des vases polluées, le canal reliant Pommeroeul à Saint-Ghislain serait maintenu et le reste serait balayé. Le trafic des bateaux fut fermé le 13 janvier 1964.

Aujourd'hui.

À ce jour, il existe encore une bifurcation sur le canal Nimy-Blaton-Péronnes au niveau de Pommeroeul en direction de Condé-sur-l'Escaut mais le canal a disparu en grande partie pour faire place à une autoroute. Réf : Hainaut Tourisme: périodique industrielle janvier 1983.

Réf : Cartes postales d'autrefois Saint-Ghislain Gilbert A.

Réf : De Mons à Condé ou l'ombre de Napoléon Auquier A.

Google a installé un de ses Centres de données européens à Saint-Ghislain, opérationnel depuis 20108.

Le home Désiré De Meyer.

Le home désiré De Meyer été un home pour les enfants de mariniers ou de forains. Celui-ci s’est ouvert à Saint-Ghislain dès 1927 dans un bâtiment communal.

Histoire.

Sous le régime napoléonien, le creusement du canal de Mons à Condé a permis l’exportation vers l’étranger du charbon par bateau, via l’Escaut. Par la suite, tout au long des 19e et 20e siècles, le développement industriel le long des fleuves et canaux a contribué à faire vivre de nombreux bateliers. C’est pour assurer l’éducation de leurs enfants qu’un home pour enfants de bateliers s’est ouvert à Saint-Ghislain dès 1927.

Réservé au départ à la gent masculine, il accueille dès 1929 les premières élèves de sexe féminin.

Les enfants des mariniers n'allaient pas l'école sauf irrégulièrement. Ce sont principalement les bateliers les plus riches qui mettaient leur enfant au pensionnat. Le home avait une capacité d’accueil de maximum 220 enfants. En 1971, lorsqu’il est transformé en internat, il en accueille quelque 170. La vie du home est aussi agrémentée par des activités culturelles. Les enfants recevaient des instructions. Il y avait une section francophone et une autre néerlandophone. On y avait même formé un orchestre de mandolinistes. Tous les enfants faisaient en groupe leur communion solennelle, et un dimanche leur était réservé à l’église.

Après la fermeture du canal de Mons à Condé en 1964 et sa reconversion en voie autoroutière, le home ferme définitivement ses portes le 1er septembre 1977. Il est alors reconvertit en internat pour

L’Athénée Royal de Saint-Ghislain.

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Adresse de l'administration communale

Rue de Chièvres 17 - 7330 Saint-Ghislain

Le blason de Saint-Ghislain a été accordé par l'arrêté royal du 28 août 1840 et confirmé après la fusion des communes.

Blasonnement : Parti, à dextre d’or à une demi aigle éployée de sable, à senestre d’azur à trois fleurs de lys d’or,

  • Délibération communale : 31 mars 1977
  • Arrêté royal : 19 mars 1979

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