Belgique - Meise

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Meise
Meise Blason 1985.JPG
Armoiries de la commune fusionnée
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Flamande
Province Brabant Flamand
Code postal 1860
Population 18.509 hab. (1/01/2005)
Densité 531 hab./km²
Nom des habitants Meisenaar
Superficie 34,87 km²
Point culminant Hasselenberg
Altitude 10 m -> 75 m
Coordonnées (long/lat) 4°19' E / 50°56' N
Localisation
Meise Localisation.JPG


HHistoire.pngistoire de la commune

Cette commune connaît une riche histoire. En témoigne de nombreuses archives tels l’église, le château de Bouchout, d’anciennes fermes, etc… Ci-après donc un détail historique de Meise et (en annexe) de Wolvertem, une histoire séparée jusqu’en 1976, date de la fusion de nombreuses communes en Belgique.

Les plus anciennes traces de présence humaines dans la région sont une hache de silex et trois éclats de silex datés du néolithique (2000 – 1600 avant JC). Ces reliques furent découvertes en 1876 dans un champ par Edward Hayes qui en fit don au musée d’art et d’histoire de Bruxelles. Les hommes préhistoriques de cette époque étaient déjà sédentaires, ils amassaient de la nourriture et ils chassaient dans une région qui était très fortement boisée.

Faisons un saut vers l’époque Celtes, entre 400 et 100 avant JC, durant laquelle ce peuple Indo-Européen occupa la région. Grâce à des textes Romains, nous savons que l’actuelle Belgique était occupée par de nombreuses tribus. Ceux qui occupaient la région de Meise et Wolvertem (en fait la zone comprise entre la Dendre et la Senne) s’appelaient les Nerviens.

En 57 avant JC, César envahit la Gaule. Les Nerviens ne se laissèrent pas envahir sans coups ou réaction, ce qui se conclut par une grande bagarre emportée par les Romains.

L’étymologie du nom Meise repose sur plusieurs hypothèse différentes. Il trouverait son origine, soit dans le terme Latin « mansio » qui signifie résidence ou habitation, soit de « mansus » càd maison ou petit château.

L’apparition de la commune est probablement due à l’existence du carrefour de deux voies romaines. Une résidence fortifiée romaine servant de base à l’exploration de la région y fut probablement érigée.

A la période franque, Meise devint une petite agglomération villageoise où une petite église paroissiale dévolue à Saint-Martin fut érigée, au tout début de la christianisation, en 684. Le Xe siècle connut le début de l’érection d’une église en pierres dont les tours terminées, en ce même Xe siècle, en étaient séparées.

Du point de vue politique, le Moyen-Age peut, localement, se résumer à une lutte permanente entre les seigneurs de Grimbergen et les ducs de Brabant. Meise concéda son soutien aux de Berthouts mais le château de Bouchout était une forteresse des ducs de Brabant servant de bouclier contre ceux-ci. L’abbaye de Grimbergen fut érigée grâce à l’appui des de Berthouts. Celle-ci eut une importance première dans l’histoire du village puisque les de Berthouts lui firent don des droits sur Meise. Les Norbertins perçurent donc les revenus de Meise et y eurent une grande influence. La lutte entre les ducs de Brabant et les de Berthouts se poursuivis mais vers la fin du XIIe siècle, la puissance de ces derniers faiblit sérieusement et les ducs de Brabant reprirent donc le pouvoir.

Aux siècles suivants, les ducs de Bourgogne travaillèrent à l’union des Pays-Bas qui aboutirent finalement aux mains des Espagnols. Charles-Quint était un prince aimé mais certaines tensions, principalement religieuses, étaient déjà perceptibles sous son règne : de grands conflits éclatèrent avec la venue du protestantisme.

Dès 1555, Philippe II qui prit le pouvoir, combattit fermement les protestants. Il n’était pas du tout apprécié et la crise religieuse anti-espagnole s’installa à Meise également : les iconoclastes s’attaquèrent à l’église Saint-Martin. Ce conflit se traduisit par la scission des Pays-Bas : le sud (la future Belgique) resta catholique et espagnol, le nord (qui conserva l’appellation de Pays-Bas) fit sécession et devint une république indépendante.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Louis XIV, roi de France, voulut agrandir son domaine et il envahit nos contrées. En 1664, les Français incendièrent le centre de Meise. A cette même époque, Meise connut une grave épidémie de peste qui se traduisit par une cinquantaine de victimes. Jusqu’au début du XVIIIe siècle, Meise fut en permanence aux prises avec des soldats français et la famine.

Le XVIIIe siècle de nos régions fut, sous la houlette Autrichienne, une période de calme et de croissance. En 1747, Meise affichait quelques 600 habitants. La révolution française de 1789, ramena les troubles dans la contée. Quelques 100.000 soldats français, qui n’hésitaient pas à piller, furent cantonnés entre Bruxelles et Londerzeel. Cette révolution apporta cependant pas mal de changement sur le plan de la gestion sociale : le concept d’état civil fut, par exemple, introduit. Ceci permit à Napoléon Bonaparte de recruter de nombreux jeunes gens de la région qui, pratiquement tous, périrent aux combats. La défaite de 1814 mit un terme définitif à l’occupation française et la Belgique fut re-réunie des 1815 (après Waterloo donc) aux Pays-bas sous la direction de la maison d’Orange-Nassau. Si le peuple se souleva cependant dès 1830 contre la gestion Hollandaise, ceci fut cependant le fait, principalement, des puissants de Bruxelles car à Meise, rien de remarquable ne se produit. Quoi qu’il en soit la Belgique devint indépendante.

Meise Blason 1966.JPG
Armoiries de la commune avant fusion

En 1831, Meise comptait 2.512 habitants. En 1874, Nieuwenrode devint une commune indépendante ce qui signifiait une perte importante de territoire pour Meise. Cette période fut également celle de l’apparition des nouvelles technologies : le premier tram roula à Meise en 1893. Ces nouveautés apportèrent leur lot de changement qui rendit la campagne moins isolée de la ville. Au début du XXe siècle, la gestion publique de Meise était encore effectuée entièrement en Français. Ce n’est qu’en 1920 que l’administration y devint néerlandophone. Durant la première guerre mondiale, Meise fut occupée par l’armée allemande ce qui fut l’occasion de nombreux combats réglés. Nombre de jeunes gens de Meise furent appelés pour aller se battre en Allemagne ce qui engendra un mouvement de panique dans la population. Beaucoup de jeunes s’enfuirent et se camouflèrent. Une douzaine de jeunes de Meise périrent cependant à l’ennemi de ce fait.

La seconde guerre mondiale vit la Belgique rapidement occupée et la population s’adapta assez rapidement. Bruxelles et Meise furent libérées début septembre 1944. L’armée anglaise occupa le domaine de Bouchout et l’utilisa comme centre de formation. Début décembre, une bombe volante tomba sur le domaine et incendia complètement le château.

Après la guerre, Meise se développa pour devenir le village actuel. En 1977, la fusion des communes rapprocha les entités de Meise, Wolvertem et Oppem. Au 1er janvier 2004, Meise comptait 18.417 habitants et présentait une superficie de 34,87 km². Meise est l’une des communes des plus prospères de Belgique et de nombreux projets cherchent à encore améliorer cette situation : nouveau centre culturel, nouvelle bibliothèque,…. Meise respecte cependant les valeurs du passé et ses traditions : la fête de la Saint-Eloi et celle du carillon sont devenus des manifestations réputées bien au delà de Meise.

Marianne.jpg Histoire administrative

Section de la ville : Wolvertem

Blason en attente.png Héraldique

Les armes furent attribuées le 1 avril 1985. Elles sont la combinaison des anciennes armes de Meise et du loup devers repris du sceau de Wolvertem (qui ne possédait pas d’armes en tant que telles). Les anciennes armes de Meise datent du 15 mars 1966. L’histoire de la municipalité est relativement complexe du fait du nombre important de familles qui possédaient chacune de tout petits domaines. Au XIIe siècle, la plus grande part du village appartenait aux seigneurs de Grimbergen. Au cours des siècles suivants, même si seule une partie de l’entité appartenait aux Grimbergen, le sceau communal montrait les armes de Grimbergen (ceci de 1423 à 1775). Les armes adoptées en 1966 ont donc repris celles des Grimbergen entourées du saint patron local, Saint-Martin.

Repère géographique.png Repères géographiques

Meise se situe aux portes de Bruxelles, près de Wemmel et de Strombeek-Bever. Elle est voisine par ailleurs de Merchtem, Grimbergen, Kapelle-op-den-Bos et Londerzeel. Commune rurale, elle possède cependant l’un ou l’autre caractères citadins . Y habite, grâce probablement à son voisinage avec Bruxelles, l’un ou l’autre belge célèbre : le coureur cycliste Eddy Merckx, le météologue Frank Deboosere, le chanteur Kris Wauters, …. Autour du château de Bouchout, un ancien domaine de la maison d’Arenberg, se trouve le jardin botanique national de Belgique.

Meise Hameaux.JPG

L’actuelle commune de Meise se compose de deux entités :

1. Meise et
2. Wolvertem (cliquer ici pour découvrir Wolvertem)

et de 6 hameaux : Sint-Brixius-Rode, Oppem, Meusegem, Rossem, Imde et Westrode.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos



Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Le bourgmestre actuel de Meise (2006) : Roger Heyvaert


Évolution démographique
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
18347 18390 18471 18482 18427 18509 18464
Nombres au 1 janvier


Adresse de l'administration communale

L'administration communale de Meise se répartit sur 2 maisons communales (gemeentehuis en Néerlandais).

1. Celle de Meise :

Gemeentehuis Meise
Brusselsesteenweg 44
1860 Meise

2. Celle de Wolvertem (où se trouvent les services de population - bevolking en Néerlandais - et d'état civil) :

Gemeentehuis Wolvertem
Gemeenteplein
1861 Wolvertem
02/272 00 59
bevolking@meise.be

Ces maisons communales sont accessibles:
- tous les jours ouvrables de 08.00 à 12.00 heures.
- le mardi soir de 17.30 à 19.30 heures.

Le service population à la maison communale de Wolvertem est également accessible :
- le samedi de 09.30 à 11.30 heures.
(Attention : sauf les bureaux des étrangers et d'état civil).


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