Belgique - Malmedy

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Malmédy
ARMOIRIES MDY.jpg
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Wallonne
Province Liège
Code postal 4960
Population 11.060 hab. (2004)
Densité hab./km²
Nom des habitants Malmédiens
Superficie 10.057 ha
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation

HHistoire.pngistoire de la commune

Regroupe les anciennes communes de : Bellevaux-Ligneuville, Bévercé, Malmedy

MALMEDY la Wallonne, ville paisible ?

Près de 14 siècles d’histoire résumés.

Principauté de Stavelot-Malmedy

Extrait des brumes et des profondeurs des sombres Ardennes, sortit un jour un pays neuf, fait pour être heureux, et plein d’espoir. Il y a bien longtemps ...

Saint Remacle, présent dès 648 dans cette région, créa successivement une abbaye mixte composée de deux monastères, relevant au spirituel, l’un de l’évêché de Liège ( Stavelot ), et l’autre de l’archevêché de Cologne ( Malmedy ) et, fait rare dans l’histoire monacale, distantes de moins de dix kilomètres. Mais ces deux abbayes constituaient un territoire distinct de l’Empire Germanique, gouverné par un abbé, prince d’Empire, élu par les moines avec confirmation pontificale et impériale. La complication essentielle provenait du fait de la coexistence de deux communautés, régies chacune par un prieur, et dont l’entente était malaisée à réaliser lorsqu’en une réunion plénière, il fallait faire le choix d’un chef commun. Il fallut, à plusieurs reprises, l’intervention des papes et des conciles pour maintenir l’unité de la Principauté. Ni l’antériorité chronologique de Malmedy, ni la prééminence honorifique de Stavelot n’apaisèrent les conflits entre les deux abbayes. Il y eut même une tentative de sécession des Malmédiens au Xème siècle, mais le Concile d’Ingelheim en 980 y mit bon ordre. Conflits sous l’abbatiat de Popon ( début du XIème ) et plus important encore au début du XIIème siècle, lorsque Warner, élu par les moines de Stavelot et repoussé par ceux de Malmedy, fut déposé par le Pape. Il fallut attendre 1698-1699 pour que des nouveaux mandements impériaux affirment l’égalité absolue des deux prieurs et des deux chapitres.

Pour information, un recensement de 1524 comptait environ 1.643 familles ( hors Comté de Logne ) dans la Principauté Stavelot-Malmedy.

L’histoire confirmera jusqu’au XXème siècle, la prédilection de troupes ennemies à envahir notre territoire. La convoitise des ennemis et la bêtise incommensurables des dirigeants politiques successifs firent le reste.

À titre exemplatif :

En décembre 881, les Normands ne laissèrent chez nous que ruines et larmes sur leur passage.

En 1492, après avoir subi une grave disette et une épidémie de peste, notre ville fut investie par Sébastien de Monfort et ses troupes ; la cité fut mise à sac et brûlée. Ce sort fut également réservé à l’église paroissiale Saint-Géréon dans laquelle périrent carbonisés le vicaire et une trentaine de personnes. Les survivants du massacre furent emmenés comme otage au château de Reuland, et ne furent libérés que contre rançon de 800 florins d’or.

Pendant la seconde moitié du XVIème siècle, la Principauté Stavelot-Malmédy fut constamment harcelée et pillée par des troupes espagnoles, allemandes, françaises ou hollandaises qui se livreront toutes aux pires excès : meurtres, rapines, brigandage et destructions.

26 juin 1587 : la ville de Malmedy est prise par surprise par Martin SCHENK von Nideggen, colonel de guerre ( 1550-1589 ) des Provinces Unies et ses mercenaires. Ce soudard qui s’employa d’abord à libérer les Pays-Bas de l’influence espagnole, ne dédaignait pas de mener des expéditions pour son propre compte. Sous prétexte de détruire des moulins à poudre, SCHENK laissa la ville dévastée, ruinée et entièrement incendiée.

Le 4 octobre 1689. L’incendie “universel” de Malmedy. C’est un orgueil démesuré et un goût prononcé de la domination qui vont amener Louis XIV à tenter de régenter toute l’Europe du XVIIIème siècle. Dépendant politiquement de l’Empereur d’Allemagne, notre Principauté était rattachée à l’Archevêché de Cologne ; et si l’Empereur Léopold Ier était l’ennemi juré de Louis XIV, l’archevêque de Cologne Maximilien-Henri de Bavière montrait une neutralité bienveillante envers la France. Tiraillée, la Principauté était dirigée par le Prince-Abbé Egon de Furstemberg dévoué au Roi de France. Le 19 avril 1689, les États de l’Empire déclarèrent la guerre à la France, suivis le 4 mai, par l’Espagne, l’Angleterre et la Hollande.

Dès ce moment nos régions connurent à nouveaux pillages, exactions et cantonnements onéreux de troupes étrangères. Louvois, ministre français de la guerre, envieux des bonnes grâces du Roi Soleil envers notre Prince-Abbé, et son comparse le général Catinat de la garnison française de Luxembourg, organisèrent les prises de Saint-Vith, Stavelot et Malmedy regorgeant de grains et de fourrage qui auraient pu attirer la convoitise des troupes impériales. Les trois villes furent prises et incendiés ( 5 septembre et 4 octobre 1689 ). Quatre heures de sursis furent laissés au Malmédiens avant la mise à feu. 600 maisons, des édifices religieux, hôpitaux, et couvents flambèrent. Cet incendie fut suivit de la ruine économique de toute une région. De cet enfer, il ne subsista de 40 modestes maisons. Dès 1690 cependant, les premières reconstructions furent entreprises ( certaines de ces maisons millésimées 1690 et 1691 échappèrent même aux bombardements de 1944 ). L’église paroissiale Saint-Géréon complètement réduite en cendres fut reconstruite et consacrée en 1709 ( Son clocher menaçant ruine, elle fut détruite en 1821, sous le mayorat de Jean Guillaume Krings ).

En 1789, subissant l’influence de la Révolution française, les Magistrats de Stavelot et Malmedy demandèrent au ( dernier et 76ème ) Prince-Abbé Dom Célestin Thys l’abolition des privilèges. Le Prince feignit d’accepter puis revint sur cette décision. Ce fut l’explosion de fureur dans le pays. L’armée française prend l’offensive, et, après Jemappes, les portes du pays sont ouvertes aux Révolutionnaires. Le Prince-Abbé Thys s’exila emportant avec lui ses archives et des trésors inestimables de notre monastère . 150 Dragons français investissent Malmedy.

On croit souvent à tort que la Principauté de Stavelot-Malmedy dépendait de celle de Liège. Nous étions tous sujets de la Principauté de Stavelot-Malmedy, mais l'Abbaye de Stavelot dépendait de l'Évêché de Liège ; ils étaient donc Liégeois ( c’était une nationalité ); Malmedy quant à elle, était liée à l'Archevêché de Cologne (Köln-am-Rhein). Il n’était donc pas question de Belgique pour nous : les “provinces belgiques”, c’était le Hainaut, Namur et les provinces flamandes. Ces attaches différentes auront une incidence importante sur l'avenir des deux villes aporès la Révolution.

Malmedy, Sous-Préfecture du Département de l’Ourthe

Le décret du 1er octobre 1795 qui annexait à la République française les pays conquis par la Révolution, mettait fin ainsi à notre Principauté Abbatiale, ainsi qu’à onze siècles de présence bénédictine.

La République puis l’Empire français réorganisèrent, comme partout ailleurs, notre administration, et d’une manière générale apportèrent à la ville une notoriété et une aisance matérielle, dues à la centralisation administrative et judiciaire en nos murs, et surtout à nos tanneries et papeteries. La conscription généralisée tempéra cependant les ardeurs de certains. Beaucoup de nos concitoyens furent grognards, ... et ne revinrent pas de Moscou ou d’ailleurs. Et puis ce fut Waterloo, ... morne plaine ...

Régime prussien. Congrès de Vienne avec les négociateurs les plus importants et renommés : Metternich, Talleyrand, Wellington, ....

Les vainqueurs de l’Empire français, ( l’Autriche, la Russie, la Prusse, l’Angleterre ) attribuent les trois Cantons de l’Est à la Prusse , et ce, après la défaite de Napoléon Ier à Waterloo en 1815.

La Prusse

L’Administration prussienne et le Landrat Baron de NEGRI, le premier Landrat, s’installent immédiatement à Malmedy. Leur règne durera un long siècle, siècle de brimades, de diktats et d’impérialisme prussien.

C’est pendant cette période que nos grands pères se virent affublés d’un casque à pointe pour défendre une cause qu’on leur imposait et qui n’était certainement pas la leur. Leurs ossements reposent partout en Europe...

Nos “souverains” d’alors :

1. Guillaume 1er ou Wilhelm I (1861-1888). C’est lui qui fut sacré Empereur d’Allemagne à Versailles. Le nationalisme encouragé et dynamisé par Bismarck mettra fin à la Prusse en tant qu’État autonome, au profit d’une grande Allemagne.

2. Guillaume II ou Wilhelm II (1888-1918) Roi de Prusse et Empereur d’Allemagne. Il sera là, près de nous, à Spa, durant une partie de la guerre 1914-1918. C’est d’ailleurs à Spa qu’il capitulera et abdiquera.

Le Kulturkampf du Chancelier BISMARCK, nommé en 1862, imposera progressivement, mais rigoureusement, l’utilisation exclusive de la langue allemande dans notre région. La germanisation de la Wallonie prussienne ( malmédienne, et de culture romane ) débute d’abord dans l’administration, puis dans les écoles et les églises. En Wallonie malmédienne, la résistance à cette germanisation contre nature sera souvent acharnée et chèrement payée.

Nous faisions donc partie du Regierungsbezirk Aachen ( Régence d’Aix-la-Chapelle ). Des Landräte, souvent de vieille noblesse prussienne, ( Commissaires royaux du Cercle ) sont nommés à Malmedy :

1. Baron ( Frhr ) de (von) NEGRI, 1816 - 1842
2. Baron ( Frhr ) de (von) MONTIGNY 1842 - 1853
3. Baron ( Frhr ) Ernst von FRÜHBUSS 1853 - 1864
4. Baron ( Frhr ) Edouard von BROÏCH 1865 - 1876
5. Baron ( Frhr ) Bernhard von der HEYDT 1876 - 1883
6. Baron ( Frhr ) Oswald von FRÜHBUSS 1884 - 1888
7. Max WALRAF 1889 - 1894
8. J. PASTOR 1894 - 1879
9. K. Léopold KAUFMANN 1899 - 1907
10. Baron ( Frhr ) von KORFF 1907 - 1920


La Landratur ou Palais du Kreis ( Cercle ) : Bâtiment imposant construit au début du siècle précédent ( 1912-1914 ) par une Allemagne sûre d’elle et triomphante, confiante dans son avenir, pour loger l’administration locale et régionale ; cet important bâtiment verra tour à tour défiler dans ses murs imposants le dernier d’une première série de dix Landräte, l’administration de la “nouvelle Belgique”, un Haut-Commissaire-gouverneur et sa kyrielle de fonctionnaires plus ou moins titrés, voire le Roi Albert Ier lui-même, un nonce apostolique et même un évêque ...

Mutilé en mai 1940, mais très vite reconstruit par les Allemands, le “Palais du Gouvernement” échappera de justesse aux destructions et aux tragiques bombardements de décembre 1944. À cette époque, et durant quelques semaines, il abritera un “Post-Command” de la XXXe Division d’Infanterie U.S. ainsi que l’auditorat militaire belge après la dernière guerre.

Protectorat belge

Régime de transition : Armistice du 11 novembre 1918. Après le Traité de Versailles - 1919. Les Cantons sont remis à la Belgique qui nomme un Gouverneur, le Général Baron Herman BALTIA ayant autorité quasi absolue sur les trois Cantons de l’Est ( Eupen-Malmedy-Saint-Vith ) et qui fut investi de la mission de faire des Prussiens d’Eupen-Malmédy de “bons belges”. Le Général se plaisait tellement chez nous, ... qu’il n’y habita quasiment jamais, préférant Spa ! Bel esprit missionnaire !

Ce régime spécial avait été créé pour assurer l’intégration des cantons dans la communauté belge, régime transitoire avec beaucoup d’aspects discriminatoires hautement déplaisants.

Les Cantons de l’Est, sont élevés par Rome à la dignité d’Évêché, avec Mgr RUTTEN comme éphémère évêque des Cantons. L’église abbatiale de Malmédy devient de facto cathédrale et conservera cette appellation à titre honorifique jusqu’à nos jours.

Un referendum, ( d’aucuns préférerons “consultation populaire” ) le seul et unique jamais organisé en Belgique, sonda l’opinion des autochtones eupennois, malmédiens et saint-vithois, afin de connaître leurs sentiments quant à un rattachement à la Belgique ou un retour à l’Allemagne. Un résultat stalinien de plus de 97% plébiscita l’attachement à la Belgique. Il faut cependant avouer que les dés étaient pipés par le Gouvernement lui-même, puisque ne devaient voter ... que ceux qui voulaient rentrer dans le giron allemand. En fait, seuls les fonctionnaires d’origine prussienne votèrent, ... et reprirent leurs bagages pour un voyage sans retour.

1925 - Malmedy devient belge. Albert 1er, notre premier Roi

Une Bulle du Pape supprimera les fonctions de Mgr Rutten et intégrera notre évêché dans celui de Liège. L’administration belge s’installe définitivement. Il sera toujours pratiqué un mépris, un dédain, et une certaine méfiance, voire une méfiance certaine, à l’égard des “nouveaux belges” que nous devenons. Les nouveaux fonctionnaires désignés sont des importés de l’intérieur du pays. Cette notion “anciens belges” vs “nouveaux belges” (nous ) subsiste encore aujourd’hui. Il n’est pas rare de voir, même en 2006, donner la préférence à des ressortissants de l’intérieur du pays ( et sans aucun doute plus politisés! ) à des postes enviés des Administrations Publiques.

Et, oh ironie, le 10 mai 1940, les soldats belges de certains régiments issus des Cantons d’Eupen, Malmédy et Saint-Vith ( mon père, Chasseur Ardennais, unité délite - notamment ! ) ne recevront même pas d’armes : de crainte d’une cinquième colonne sans doute ! Après la reddition du 18 mai 1940, beaucoup de ces “rédimés douteux” furent renvoyés chez eux ... dans les griffes des sbires du III. Reich, où ils deviendront, quelques années plus tard, de la chair à canon bon marché. Bon débarras pour les deux camps !

Annexion par le III. Reich, le 10 mai 1940

Arrivée à l’aube des troupes allemandes. L’armée belge a disparu de la région. Les ennemis ne subissent aucune résistance. Déjà en partie noyautée par le Heimattreue Front ( Front pro-allemand présent à Malmédy et actif dès la fin des années 1930 avec la tacite bienveillance des autorités belges ), la population craintive est plutôt passive,... mais beaucoup moins enthousiaste que certains ont voulu le laisser entendre, du moins à Malmedy-la-Wallone. Le retour des Cantons au Reich comportait l’instauration d’un régime répressif de ré-annexion sans comparaison avec le régime d’occupation que subit le reste du pays. La population devait payer cher son particularisme. Mais il ne fallut pas longtemps pour que les suppôts du nouveau régime atteignissent l’objectif que vingt ans d’efforts des fonctionnaires belges n’avaient pas réussi à atteindre : l’unanimité ou presque dans l’opposition à ce régime.

Dès leur plus jeune âge, nos jeunes étaient embrigadés dans la Hitler Jugend . Une fois de plus, l’incorporation forcée, des citoyens allemands que nous étions devenus, dans une Wehrmacht au début triomphante, imposa à des centaines de concitoyens une dispersion dans toute l’Europe, à Monte Cassino, à Stalingrad, en Ukraine, à Caen, sur terre, sur mer et dans les airs... Leurs cadavres, toujours en premières lignes, jonchent les plaines verglacées de l’ex-Union Soviétique ou les abords des plages du débarquement du 6 juin 1944.

Si l’impôt du sang fut extrêmement lourd, les Cantons avaient relativement peu souffert, ... jusqu’à l’offensive von Rundstedt de l’hiver 1944-1945 qui devait leur être fatale.

Première Libération de la Ville : le 12 septembre 1944

Offensive des Ardennes, avec notamment le Massacre de Baugnez du 17 décembre 1944 : 96 GI’s désarmés seront abattus par les SS du Colonel PEIPPER. Quasi-encerclement de la ville et résistance acharnée de quelques GI’s courageux qui ne cédèrent pas. La ville dut être contournée. Nouvelles épreuves : Tragiques bombardements de Malmedy les 23-24 et 25 décembre 1944 par soixante Marauders et Liberators de la Ninth US Air Force, appelée la “US Luftwaffe” par leurs propres hommes au sol : 200 victimes civiles, sans compter de nombreux soldats américains présents en ville, jamais officiellement dénombrés. Tout le centre-ville est en flammes. Depuis près de 60 ans, ces bombardements successifs sont qualifiés, faute de mieux, d’erreur. La vraie raison ne sera probablement jamais avouée.

Seconde Libération de la Ville, le 8 janvier 1945. Malmédy redevient belge

Enfin ! Peut être ?

La condescendance nationale envers la “Nouvelle Belgique”, les Cantons de l’Est, appellation officielle, en général, se retrouve aussi, encore aujourd’hui, avec l’utilisation des termes “Cantons rédimés” empreints d’une nuance péjorative évidente et vexatoire. De nos jours, où les Droits de l’Homme défendent les minorités, on parlerait de racisme à notre égard. Rédimer vient du latin redimere, racheter, dégrever. En droit ancien, un bien grevé d’une rente était dite rédimible, rachetable, par remboursement du capital. Quel rapport ce terme a-t-il avec la situation historique des Cantons ? Strictement aucun. Des exemples d’utilisation de ce terme est présent en France sous Henri II. Mais là non plus aucune analogie ! Nous n’avons jamais été rachetés par personnes ! Jetons donc, et définitivement, ce terme de “rédimé” dans les poubelles de l’Histoire.

2006 - Malmedy, chef-lieu du Canton francophone de Malmédy. Région Wallonne. Régime à facilités linguistique allemande.

Les deux autres Cantons, Eupen et Saint-Vith, font partie de la Région Germanophone qui a son autonomie régionale. In fine, au point de vue touristique uniquement, les trois cantons sont unis et défendent les mêmes intérêts commerciaux.

Qui sommes-nous aujourd'hui ?

Jamais, on n'a demandé l'avis des malmédiens ! C’est d’ailleurs une habitude, ailleurs aussi : que fait-on à BHV pour soutenir la minorité ? Des marchandages de maquignons, où la particratie, l'extrémisme de tous poils, la politique et l'argent tiennent le haut du pavé, bafouant une fois de plus dans notre Histoire, les intérêts des minorités concernées.

Comment se sent un vrai natif du Canton francophone, ayant des ancêtres Malmédiens depuis le XVIIème, et dans les Cantons depuis 1580, et d’un âge suffisamment avancé que pour avoir connu dans sa chair les événements de 1940-1945 ? De principautaires, nos ancêtres et aïeux sont devenus Français sans l’avoir voulu ; puis Prussiens, par le bon-vouloir des congressistes de Vienne ; enfin Belges à la suite de la Première Guerre et du Traité de Versailles. Négligés et méprisés par une Belgique ( rendue orgueilleuse par sa fraîche et glorieuse victoire ) qui se méfiait de ses nouveaux citoyens ( dont plus de 45.000 germanophones à Eupen et Saint-Vith et 15.000 francophones à Malmédy ), sur beaucoup de plans, tant administratifs, économiques, militaires que juridiques, et qui ignorait totalement les problèmes spécifiques ( linguistiques, frontaliers, politiques ), les Cantons, et particulièrement les autochtones de Malmédy afficheront un désintérêt quasi total à la “belgitude”.

Annexé le 10 mai 1940, pour une nouvelle période de douleurs et de luttes souvent fratricides. Nous sommes donc devenus, pour quatre années, Allemands d’un Reich de Mille Ans subjugué par la mégalomanie d’un fou dangereux, Adolf. Le Canton de Malmédy, exsangue, sortit enfin de la tourmente début 1945. Les deux autres cantons, bien qu’étant germanophones, subirent un sort assez analogue.

Alors en 2006, quid ?

Un “vrai” malmédien comme moi se sent d’abord MALMÉDIEN. Ensuite, ancien Ressortissant de la Principauté de Stavelot-Malmedy ( ne vient-on pas d’installer à l’entrée de la ville, de nouveaux panneaux touristiques souhaitant la bienvenue dans la Principauté ? ).

Je ne ressens aucun attachement à ces Régions ou Communautés, tant Wallonne que Flamande, fossoyeurs “particrates” de la Belgique unitaire, mais je ressens une “certaine” sympathie pour la Communauté Germanophone avec laquelle nous avons souvent partagé un sort commun et... beaucoup de tolérance.

Et comme la plupart des ressortissants de ces trois Cantons de l’Est, je suis encore monarchiste convaincu. Comprenne qui pourra !

Si j’ai personnellement “changé” trois fois de nationalité et de culture au cours de ma vie, ma propre grand-mère en a changé SEPT fois en près de 90 ans ! Qui dit mieux ? Alors, la nationalité ? BOF...

Philippe F KRINGS, Malmédy ; pfkrings@malmedy.be [ 08.11.2008 ]

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