Belgique - Geraardsbergen (Grammont)

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Geraardsbergen
(Grammont)
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Flandre
Province Flandre orientale
Code postal
Population 11.268 hab. (1895)
Densité hab./km²
Nom des habitants
Superficie 190 ha 75 a (1895)
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation


Histoire.png Histoire de la commune

Grand-Place de Grammont.jpg

La ville de Grammont fut fondée en 1068 par le comte Baudouin VI de Flandre et de Hainaut, qui acheta le terrain à un nommé Gérard (d'où l'origine du nom flamand de la ville : le "Mont de Gérard"), la fit entourer de murailles et lui donna des privilèges. Grammont fut prise et livrée aux flammes en 1381 par Gauthier, seigneur d'Enghien, pour avoir aidé les Gantois révolté contre le comte de Flandre, Louis de Male. Cinq mille habitants furent passés au fil de l'épée, et ne furent épargnés ni les femmes, les vieillards et les enfants.

Une abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît était située dans la ville et fut démolie en 1800.

Sous l'Ancien Régime, la ville de Grammont faisait partie du "Pays d'Alost" ("Land van Aalst" en néerlandais).

Le territoire actuel de la ville est aujourd'hui de 7.971 ha. Il est fort étendu puisque pas moins de seize anciennes communes forment la ville. En 1971, furent englobées dans Grammont, les anciennes communes de Onkerzele, Overboelare, Goeferdinge et Nederboelaere. En 1977, s'y ajoutèrent les anciennes communes de Schendelbeke, Idegem, Moerbeke, Viane, Zarlardinge, Ophasselt, Smeerebbe-Vloerzegem, Grimminge, Zandbergen, Nieuwenhove et Waarbeke.

Enfin, disons qu'en ce qui concerne l'Histoire de Grammont, les deux tomes des "Recherches historiques sur la ville de Grammont en Flandre" d'Auguste De Portemont, publiés en 1870, sont consultables intégralement sur www.books.google.be

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

La plupart des archives de Grammont étaient conservées au dépôt des Archives de l’Etat à Renaix. Ce dépôt a été supprimé le 1er septembre 2009. Pour la situation actuelle, voyez la page "Renaix" du Généawiki.

Sont en principe consultables :

  • les actes d’état civil de 1795 jusqu’à la fin du 19e siècle avec des tables décennales, sous la forme de microfilms. Ces actes sont rédigés en français ou en néerlandais suivant les époques considérées.
  • les registres paroissiaux antérieurs à 1796 avec un index alphabétique moderne, sous la forme de microfilms. Ces registres sont rédigés en latin. Ces registres débutent en 1593 pour les baptêmes (avec des lacunes de 1595 à 1604, de 1607 à 1609 et de 1631 à 1643), en 1593 pour les mariages (avec des lacunes de 1595 à 1601, de 108 à 1609 et de 1635 à 1643) et en 1602 pour les inhumations (avec une lacune de 1648 à 1649).

A l’appui et en complément des registres paroissiaux, l’on consultera prioritairement les actes de dévolution successorale et de tutelle (les « états de biens », « staten van goed » en néerlandais) passés devant les échevins jusqu’à la fin de l'Ancien Régime. Pour Grammont, ces actes sont conservés aux Archves de l'Etat à Renaix. Les renseignements généalogiques contenus dans ces actes ont été analysés par André Lafort et Jean-Louis Rens et ont été publiés en 2007. Les 2326 actes analysés s'échelonnent de 1563 à 1796. L'ouvrage peut être acquis auprès de l'association flamande de généalogie VVF-Vlaamse Ardennen ou auprès de M. André Lafort à l'adresse : andre.lafort(arobase)skynet.be

La bourgeoisie et la bourgeoisie foraine de Grammont

Comme l'écrit Auguste De Portemont, il y avait sous l'Ancien Régime à Grammont des bourgeois internes ou de résidence (binnen-poorters), ayant leur domicile en ville et des bourgeois externes ou forains (buiten-poorters), qui rachetaient l'obligation du domicile par une modique redevance. Les premiers étaient appelés francs bourgeois et bourgeois réels, les autres prenaient la dénomination de bourgeois personnels.

La faculté de pouvoir accorder le droit de bourgeoisie à des étrangers, constituait un privilège spécial dont la ville de Grammont se trouvait investie.

On réputait bourgeois de résidence, toute personne née à Grammont ou qui y avait établi sa demeure.

Pour acquérir la qualité de bourgeois forain, on devait se présenter à l'hôtel-de-ville devant les échevins, déclarer qu'on voulait devenir bourgeois, faire le serment de fidélité, laisser inscrire son nom sur le registre à ce destiné, payer une somme déterminée et verser à la caisse communale une contribution annuelle de sept gros, quand on la soldait avant la St Bavon, et de huit gros, lorsqu'on ne la payait qu'après cette échéance.

Les bourgeois forains devaient lever un extrait de leur acte d'admission à la bourgeoisie, afin d'être à même de prouver au besoin leur qualité et de réclamer leurs privilèges.

Cette division fondamentale de la bourgeoisie établie, passons aux prérogatives dont elle jouissait. Outre quelques privilèges octroyés par Baudouin de Mons, confirmés et augmentés par ses successeurs, les bourgeois étaient exempts de toute prestation servile et n'avaient à payer que des redevances régulières. Parmi ces prestations, citons les droits de morte-main, de meilleur catel et de bâtardise, parce que le grand-bailli d'Alost ayant cherché à contester cette immunité, il en résulta un procès, qui aboutit à une transaction. Les Grammontois furent maintenus en possession de leurs privilèges, moyennant une rétribution annuelle de quarante nobles d'or à payer au comte.

Les bourgeois (poorters) étaient jugés par leurs pairs comme les nobles; ils étaient passibles des mêmes peines. Un étranger ou un bâtard n'était pas admis en justice à témoigner contre eux.

Après avoir exposé comment on acquérait la bourgeoisie, il reste à dire de quelle manière on la perdait.

D'abord les bourgeois réels (binnen-poorters) étaient déchus de leurs droits et privilèges, dès qu'ils cessaient d'habiter la ville.

On appelait bourgeois d'issue, ceux qui devenaient bourgeois d'une autre commune par suite de leur changement de domicile, la redevance qu'ils devaient payer se nommait droit d'issue. Le droit d'issue se percevait dans les trois cas suivants : quand un bourgeois cessait de faire partie de la bourgeoisie, soit en transférant son domicile ailleurs, soit en entrant dans la cléricature ; quand une Grammontoise se mariait à un homme non bourgeois ; enfin, quand la succession d'un bourgeois passait à des héritiers non bourgeois.

Quant aux bourgeois forains (buiten-poorters), ils pouvaient renoncer à la bourgeoisie en faisant dûment enregistrer leur renonciation et en payant double droit.

Celui qui se faisait inscrire à la fois comme bourgeois de Grammont et d'Alost, était par cela même exclu de la jouissance des privilèges des deux villes et il encourait en outre une amende de soixante livres parisis.

Enfin, les bourgeois forains n'étaient plus admissibles à la bourgeoisie, lorsque, sur leur renonciation, ils en avaient été dépouillés.

Adresse de l'administration communale

Pour des recherches généalogiques (de moins de cent ans : à ne pas oublier), il faut prendre contact avec la ville de Grammont par le lien suivant :

Madame Anne De Waele, téléphone + 32 (0)54 43 44 18 et archief(arobase)geraardsbergen.be

La ville compte un forfait de 18.59 EUR pour des recherches de plus d'une demi-heure, plus un forfait de 5 EUR par acte.

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