Barons Ernouf

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Généalogie

I Jean ERNOUF, né à une date inconnue, décédé à Hudimesnil (Manche) avant 1708. Il s'est uni avec Catherine LECASTELIER, née avant 1641, d'où :

1) Jean ERNOUF, Huissier au siège présidial du Costentin, sieur des Ruisseaux, né avant 1688, décédé entre 1740 et 1742, à l'âge de cinquante et un ans au moins.
Il s'est marié religieusement le 19 juin 1708 à La Haye-Pesnel (Manche), après avoir passé un contrat le 13 mai 1708 à La Haye-Pesnel (Manche) avec Anne LECHEVALLIER, fille de Jacques LECHEVALLIER (†> 1738), Marchand de bois, sieur des Portes et Jacqueline LESAGE (†> 1708), née à La Haye-Pesnel (Manche) avant 1695, décédée avant 1740.
Jean s'est marié une seconde fois religieusement à l'âge de trente-trois ans au moins, après 1721 avec Charlotte CLOSET , décédée après 1746.
Il eut de ces unions :
Du premier lit :
a) Jean Charles ERNOUF, maitre de danse, dit Manuel, né à Hudimesnil (Manche) vers 1709 , décédé à Alençon (Orne) le 13 mars 1776, à l'âge de soixante-sept ans environ.
Il s'est marié religieusement à l'âge de trente-cinq ans environ, le 17 mars 1744 à Alençon (Orne) avec Renée Jeanne MULET, née vers 1718, qui suit en II
b) Charlotte ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) vers 1715, y décédée le 10 février 1778, à l'âge de soixante-trois ans environ.
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de vingt-sept ans environ, le 3 juillet 1742 à Hudimesnil (Manche) avec Pierre BOUREY, Journalier, fils de François BOUREY (†< 1740) et Jacqueline PONTOIS, né vers 1715,
c) Jacques ERNOUF , matelot puis laboureur, né à Hudimesnil (Manche) en 1716, y décédé le 13 janvier 1771, à l'âge de cinquante-cinq ans .
Il s'est marié religieusement à l'âge de trente ans, le 20 octobre 1746 à Hudimesnil (Manche) avec Jeanne GREVESACQ, fille d'Adrien GREVESACQ (< 1688-< 1746), Maréchal et Renée LEBRETON ((c) 1684-1735), née en 1720, décédée à Hudimesnil (Manche) le 10 août 1780, à l'âge de soixante ans,
d) Jacqueline ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) vers 1721, décédée à Sartilly (Manche).
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de trente-deux ans environ, le 3 juillet 1753 à Hudimesnil (Manche) avec Jean NOBLET, Charpentier, né à Sartilly (Manche) le 17 septembre 1728, décédé à Hudimesnil (Manche) le 4 juillet 1789, à l'âge de soixante ans,
2) Pierre ERNOUF, né en 1689, décédé à Hudimesnil (Manche) le 25 juillet 1783, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans.
Il s'est uni avec Charlotte ERNOUF, fille de Bernard ERNOUF (~ 1664-<> 1722 & 1726), Laboureur et Marie LEBRETON (†> 1730), née en 1689, décédée à Hudimesnil (Manche) le 18 mai 1781, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, d'où :
a) Anne ERNOUF, née en 1711, décédée à Hudimesnil (Manche) le 24 octobre 1779, à l'âge de soixante-huit ans.
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de vingt-cinq ans, le 28 juillet 1736 à Hudimesnil (Manche) avec Philippe LEVICAIRE, laboureur , fils de Denis LEVICAIRE (< 1696-< 1733) et Michelle LECOCQ ((c) 1680-1755), né vers 1716, décédé à Hudimesnil (Manche) le 4 avril 1766, à l'âge de cinquante ans environ,
b) Charles ERNOUF, Navigant, né avant 1729.
Il s'est marié religieusement à l'âge de dix-huit ans au moins, en novembre 1747 à Granville (Manche (50400)) avec Anne GANNE, fille d'Olivier GANNE (1695-1773), Officier et Michèle HUGON (†1776), reçue au baptême à Granville (Manche (50400)) le 29 novembre 1727, y décédée le 18 décembre 1809, à l'âge de quatre-vingt-deux ans,
3) Charles ERNOUF, laboureur, né vers 1696, décédé à Hudimesnil (Manche) le 13 novembre 1780, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans environ.
Il s'est marié religieusement à l'âge de probablement moins de trente ans, avant 1726 avec Anne ERNOUF, fille de Philippe ERNOUF (< 1665-< 1733) et Anne COURTOISE ((c) 1668-1738), née avant 1710, décédée entre 1756 et 1762, à l'âge de quarante-six ans au moins, d'où :
a) Jeanne ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) le 10 juillet 1726, y décédée le 15 décembre 1805, à l'âge de soixante-dix-neuf ans .
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de trente-cinq ans, le 12 janvier 1762 à Hudimesnil (Manche) avec François ERNOUF, Charpentier, journalier, fils de Denis ERNOUF ((c) 1702-1762), laboureur et Anne LORENCE ((c) 1698-1771), né vers 1731,
b) Marie ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) vers 1730.
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de vingt-six ans environ, le 11 novembre 1756 à Hudimesnil (Manche) avec Jean HASLEY, Serrurier, né à Saint-Pierre de Coutances (Manche) vers 1728.
c) Marie Jacqueline ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) le 24 février 1732, y décédée le 1er nivôse an XIII, à l'âge de soixante-douze ans.
Elle s'est mariée religieusement à l'âge de trente ans, le 22 janvier 1763 à Hudimesnil (Manche) avec Jacques François COURTOISE, Laboureur, fils de Jacques COURTOISE ((c) 1686-1736) et Marie ERNOUF ((c) 1706-1758), son cousin au 3ème degré, né à Hudimesnil (Manche) en 1724, y décédé le 22 octobre 1787, à l'âge de soixante-trois ans.
d) Charlotte Françoise ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) le 19 juin 1735, y décédée le 19 janvier 1776, à l'âge de quarante ans.
e) Jacques ERNOUF, né à Hudimesnil (Manche) le 25 octobre 1738, y décédé le 29 août 1807, à l'âge de soixante-huit ans.
Il s'est marié religieusement à l'âge de vingt-quatre ans, le 23 juin 1763 à Hudimesnil (Manche) avec Françoise BOUREY, fille d'Antoinette LEBRETON (†> 1765), née en 1736, décédée à Hudimesnil (Manche) le 4 juin 1778.
Après environ deux ans et trois mois de veuvage, Jacques s'est marié une seconde fois religieusement à l'âge de quarante et un ans, le 5 septembre 1780 à Hudimesnil (Manche) avec Charlotte GODEFROY, née vers 1767.
f) Anne ERNOUF, née à Hudimesnil (Manche) le 10 avril 1744, y décédée le 10 février 1750, à l'âge de cinq ans.


II Jean Charles ERNOUF, maitre de danse, dit Manuel, fils de Jean ERNOUF, sieur des Ruisseaux et Anne LECHEVALLIER, né à Hudimesnil (Manche) vers 1709, décédé à Alençon (Orne) le 13 mars 1776, à l'âge de soixante-sept ans environ.

Il s'est marié religieusement à l'âge de trente-cinq ans environ, le 17 mars 1744 à Alençon (Orne) avec Renée Jeanne MULET, née vers 1718, d'où :

1) Charles Guillaume ERNOUF, né à Crèvecoeur-en-Auge (Calvados)
2) Louis Jacques ERNOUF, né à Alençon (Orne) le 7 juillet 1742.
3) Renée Elisabeth ERNOUF, née à Alençon (Orne) le 14 décembre 1743.
4) Marie Adelaïde ERNOUF, née à Alençon (Orne) le 16 mars 1747.
5) Jean Augustin ERNOUF, Général de division, baron de l'empire, né à Alençon (Orne) le 28 août 1753, décédé à Forest-Montiers (Somme) le 12 septembre 1827, à l'âge de soixante-quatorze ans.
Il s'est uni avec Marie Françoise RICROC, d'où :
a) Gaspard Augustin ERNOUF, Maréchal de camp, baron, Officier de la Légion d'Honneur, né à Alençon (Orne) le 8 décembre 1777, décédé à Paris (Paris) le 25 octobre 1848, à l'âge de soixante-dix ans.
Il s'est marié, à l'âge de trente-sept ans, le 6 janvier 1815 à Paris (Seine) avec Adèle GUESDON, née à Montmorency (Val-d'Oise) le 8 octobre 1794, décédée à Paris (Seine) le 17 mars 1847, à l'âge de cinquante-deux ans.

Jean Augustin ERNOUF

Naquit le 29 août 1753 à Alençon (Orne), reçut une éducation distinguée et embrassa avec ardeur la carrière des armes. Nommé lieutenant dans le 1er bataillon de volontaires de son département, le 24 septembre 1791, capitaine le 22 mars 1792, et le 5 mai 1793 aide-de-camp du général Barthel à l’armée du Nord, il obtint le 30 juillet suivant le grade d’adjudant-général chef de bataillon, après les affaires de Rosbruge et d’Ost-Cassel. dans la Flandre maritime. Nommé parles Représentants du peuple commandant du camp de Cassel, le 16 septembre de la même année, pendant qu’il était occupé à fortifier ce poste important, le duc d’York mettait le siège devant Dunkerque et bloquait la ville de Bergues, alors dépourvue de garnison. Ernouf parvint à jeter un millier d’hommes dans la place, rejoignit Houchard, qui marchait au secours de Dunkerque, instruisit ce général de la force et de la direction de l’ennemi, puis, se mettant à la tête d’une colonne, il fit lever le camp anglais qui cernait Bergues. Le pouvoir exécutif, appréciant la part qu’Ernouf avait prise au succès, l’éleva, le 21 septembre 1793, au grade de général de brigade, et le nomma, le 30 du même mois, chef d’état-major de l’armée du Nord.

Ce fut encore par ses conseils que le général en chef, Jourdan, ayant trouvé le prince Cobourg par derrière le bois de Wattignies, le contraignit à repasser la Sambre et à lever le siège de Maubeuge : ce service important lui valut sa promotion au grade de général de division, le 23 frimaire an II. Mais Jourdan, demeuré dans l’inactivité, par suite du mauvais état des chemins, fut rappelé par le Comité de salut public, et Ernouf partagea la disgrâce de son général, qu’il suivit bientôt après à l’armée de Sambre-et-Meuse en qualité de chef d’état-major, par ordre des représentants Gilet et Guyton, du 16 messidor an II.

L’envahissement de Charleroi, le passage de la Sambre, et la victoire de Fleurus, furent dus en partie au général Ernouf. Dans ces différentes circonstances, il seconda parfaitement le général en chef Jourdan, et pendant la retraite de l’armée de Sambre-et-Meuse il sauva le parc d’artillerie qui avait pris une fausse direction. Nommé, le 26 fructidor an V, directeur du dépôt de la guerre, auquel on réunit le cabinet topographique et historique, presque alors attaché au Directoire, il fit, à la même époque, partie du comité militaire, chargé de tracer la nouvelle ligne de défense des frontières du Rhin à la Meuse. Il quitta la direction du dépôt, le 22 vendémiaire an VII, pour aller occuper les fonctions de chef d’état-major à l’armée du Danube, qu’il commanda au départ du général en chef, et dont il dirigea la retraite vers la Kintzing, où il prit position jusqu’à l’arrivée de Masséna. Alors envoyé à l’armée des Alpes pour opérer son incorporation dans l’armée d’Italie, il devint inspecteur des troupes d’infanterie dans cette contrée, fut en la même qualité employé dans l’Ouest, au commencement de l’an VIII, puis, après le traité de Lunéville, il alla au même titre à Turin, à Gênes, à Milan et à Naples, et revint à Paris, le 17 ventôse an XI. Légionnaire, le 15 pluviôse an XII, grand officier de l’Ordre le 25 prairial suivant, le premier Consul le nomma, vers cette époque, capitaine général de la Guadeloupe.

La plus affreuse anarchie régnait alors dans cette colonie ; les nègres marrons y commettaient impunément de nombreux assassinats, et les hommes de couleur, en insurrection permanente contre les blancs, les chassaient impunément de leurs propriétés ; cette situation se compliqua par la rupture du traité d’Amiens, qui appela de nouveau la guerre dans ces contrées. En moins d’une année, le général Ernouf rétablit l’ordre, remit l’agriculture en vigueur, et releva les batteries des côtes ; mais si son administration fut sage et habile, il ne put échapper à l’accusation d’avoir commis quelques dilapidations. Quelque temps après, il se rendit maître de l’île suédoise de Saint-Barthélémy, où les rebelles de Saint-Domingue faisaient un commerce interlope, et, de 1809, de nombreux corsaires sortirent des ports de la colonie. La totalité des navires pris sur l’ennemi s’éleva à 734, et le produit de leur vente à 80 millions. La guerre avec l’Espagne et la prise de la Martinique fut un signal de mort pour la Guadeloupe ; bloquée de tous côtés par les forces maritimes des Anglais, elle vit tomber successivement en leur pouvoir les petites îles de sa dépendance et se trouva bientôt réduite à la plus affreuse misère. Là majeure partie des troupes avaient péri, et les habitants désespérés parlaient chaque jour de se rendre ; dans ces circonstances, 11 000 hommes de troupes anglaises, commandés par le général Becwith, opérèrent une descente sur les côtes de la Capestère, et attaquèrent le général Ernouf par trois côtés à la fois ; celui-ci battit l’ennemi sur deux points, mais ayant perdu la moitié de son monde, il fut contraint de signer, le 6 février 1810, une capitulation, par suite de laquelle lui et ses malheureux compagnons furent conduits en Angleterre.

Atteint d’une maladie déclarée mortelle, il obtint l’autorisation de rentrer en France, débarqua le 27 avril 1811 à Morlaix, et obtint son échange quelques mois après. Napoléon, irrité de la perte de la Guadeloupe, avait rendu, le 18 juillet 1811, un décret prononçant la mise en accusation du général Ernouf comme accusé d’abus de pouvoir, de concussion et de trahison. Le résultat de la commission d’enquête, présidée par le maréchal Moncey, fut envoyé au comte Regnault-Saint-Jean-d’Angely, procureur général de la haute Cour impériale qui, aux termes de la constitution, avait le droit exclusif de juger les capitaines généraux ; mais les conclusions du procureur général furent, que la haute Cour n’était pas suffisamment organisée pour entamer une procédure. On renvoya donc l’affaire devant la Cour de cassation pour assigner une juridiction au général, et le ministère public conclut à son renvoi devant le tribunal de première instance. Cette nouvelle procédure n’eut aucune suite, et cette affaire, qui retint vingt-trois mois le général Ernouf en captivité, eut pour premier résultat son exil à cinquante lieues de la capitale, sans pouvoir obtenir qu’un conseil de guerre prononçât sur son sort.

Louis XVIII, à son retour en France, rendit une ordonnance, où il était dit qu’en considération des difficultés immenses qu’on éprouvait à recueillir les témoignages, et en raison surtout des services rendus par le général Ernouf à sa patrie, la procédure dirigée contre lui serait annulée. Créé chevalier de Saint-Louis, le 20 août de la même année, et nommé inspecteur général d’infanterie, le 3 janvier 1815, il se rendit en cette qualité à Marseille, où il se trouvait lors du débarquement de Napoléon à Cannes. Le duc d’Angoulême lui avait confié le commandement du 1" corps de son armée ; mais la défection d’une partie de ses troupes et la nouvelle de la capitulation de ce prince à La Palud l’obligèrent, le 11 avril, à les licencier. Il revint alors à Marseille, où les dispositions prises par le maréchal Masséna, en faveur de la cause impériale, le- déterminèrent à se rendre à Paris. Destitué par un décret impérial du 15 avril 1815, il vit mettre le séquestre sur son hôtel à Paris et les scellés sur ses papiers ; mais au retour des Bourbons une ordonnance le rétablit dans ses droits et dans ses propriétés. Louis XVIII lui accorda, le 3 mai 1816, le titre de baron avec la croix de commandeur de l’ordre de Saint-Louis, et lui conféra, le 11 novembre de la même année, le commandement de la 3e division militaire (Metz), dont le territoire était presque entièrement occupé par les troupes alliées, et où il sut par ses efforts entretenir la bonne harmonie entre les habitants et les soldats étrangers.

Vers la même époque il accompagna le duc d’Angoulême lors de la reprise de Thionville par les troupes françaises. Il avait été envoyé à la Chambre des députés par le département de l’Orne, en 1815. Élu par le département de la Moselle, en 1816, il obtint en 1818 l’autorisation de venir siéger à la Chambre des députés, et quitta le commandement de la 3e division lors de son admission à la retraite, le 22 juillet 18181. Il est mort à Forest-Montiers (Somme), le 12 septembre 1827.

Grand officier de la Légion d’Honneur, de l’Aigle Rouge de Prusse.

A épousé Marie-Françoise RICROC.


Gaspard Augustin ERNOUF

fils du précédent, naquit le 8 décembre 1777 à Alençon (Orne). Volontaire dans le 1er bataillon de ce département le 1er octobre 1791, il partit pour l’armée du Nord et se trouva, en 1793, aux affaires de Respon et de Hondscoote contre les Anglais, ainsi qu’au déblocus de Maubeuge, où il reçut un coup de feu qui lui fit une forte contusion au bras.

Nommé adjoint aux adjudants-généraux le 6 frimaire an II, il assista à la bataille de Fleurus et passa, le 5 pluviôse an IV, en qualité de sous-lieutenant, dans le 2e régiment de chasseurs à cheval à l’armée, de Sambre-et-Meuse. Dans une reconnaissance qu’il fit sur la route d’Aschaffenbourg, le 6 messidor de la même année, il enleva, à la tête d’un détachement de 8 cavaliers, un parti ennemi de 30 hommes qui gardait un dépôt de 450 sacs de farine et de 2,000 sacs d’avoine.

Devenu lieutenant le 5 pluviôse an V, et capitaine le 5 thermidor an VI, il servit à l’armée de l’Ouest en l’an VII, se rendit à la fin de prairial an VIII à celle d’Italie, et fit les campagnes des ans IX et X au corps d’observation du Midi et dans le pays de Naples.

Attaché en l’an XII à la réserve de cavalerie de l’armée des côtes de l’Océan, il y fut nommé membre de la Légion-d’Honneur le 25 prairial, et passa l’année suivante en Hanovre, d’où il partit dans le courant de l’an XIV pour rejoindre la grande armée.

S’étant cassé la jambe en tombant de cheval pendant la route, il fut recueilli chez le maréchal Lefebvre, qui le prit pour son aide-de-camp le 15 mai 1806, et lui fit obtenir le grade de chef d’escadron devant Dantzig, le 17 mars 1807. Employé en Espagne en 1808 et à la grande armée d’Allemagne en 1809, il fut mis en non-activité après la paix de Vienne, par suite de la rentrée du maréchal Lefebvre au Sénat. Le 22octobre 1813, rappelé en activité et envoyé en qualité d’officier supérieur au corps d’armée d’Italie, il y fut fait adjudant-commandant chef d’état-major à la demande du Vice-Roi, le 15 mars 1814.

Rentré en non-activité à la paix et créé chevalier de Saint-Louis le 24 août suivant, officier de la Légion-d’Honneur le 17 janvier 1815, il n’exerça aucun emploi dans les Cent-Jours et fut admis à la retraite le 11 février 1824. Une ordonnance royale du 19 mai lui conféra le grade honorifique de maréchal de camp2.


Sources et notes

1. C. MULLIÉ "Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850', (Paris, 1851) tome 1, p. 493-496

2. C. MULLIÉ "Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850', (Paris, 1851) tome 1, p. 496-496