BIDAULT Georges

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Biographie

  • Georges BIDAULT naît le 5 octobre 1899 à Moulins et décède le 25 janvier 1933.
  • Il a d’abord été l’élève des jésuites, une formation qui laisse des traces.
  • Service militaire au 92ème R.I. à Troyes à la fin de la guerre.
  • Ses études à la faculté des lettres de Paris déboucheront sur l’agrégation d’histoire. De 1926 à 1931, il est professeur au lycée de Reims, puis de 1931 à 1939 au lycée Louis-le-Grand.
  • Georges BIDAULT, bohème passionné de politique, chrétien et journaliste. À partir de 1934, il devient l’éditorialiste de L’Aube. Il y attaque l’Action française, critique les accords de Munich et dénonce la montée du nazisme en Allemagne. Son activité journalistique domine sa carrière politique. Membre de la commission exécutive du Parti démocrate populaire, il échoue dans sa tentative de se faire élire en 1936 à Domfront.
  • Volontaire pour le front en 1940 comme sergent d’infanterie, il est fait prisonnier le 8 juin 1940 près de Soissons. Il est envoyé au Stalag IIA.
  • Libéré en juillet 1941 en tant qu’ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il se réfugie en Haute-Savoie où il devient précepteur de la famille de MENTON.
  • 1942-1943 : Il obtient ensuite sa nomination de professeur au lycée du Parc à Lyon. Dans le même temps, il fonde avec François de MENTON, Pierre-Henri TEITGEN et Edmond MICHELET le mouvement " Combat " où il accède au comité directeur.
  • Il représente la tendance démocrate-chrétienne au Conseil national de la résistance. Jean MOULIN, le président du C.N.R., est arrêté. Torturé par Klaus BARBIE, l’ancien préfet est exécuté. Il faut trouver un successeur ce sera Georges BIDAULT.
  • 22 août 1944 : le CNR s’installe à l’hôtel de ville où, le 25 août, Georges Bidault accueille le général de Gaulle.
  • 26 août 1944 : Le général de GAULLE, qui a le sens des symboles, le prend à ses côtés pour descendre les Champs-Élysées, avant de faire de lui son ministre des Affaires étrangères.
  • Fondateur du Mouvement républicain populaire (MRP.) avec Francisque GAY et André COLIN, Georges BIDAULT joue un rôle de premier plan pendant toute cette période. Il préside d’ailleurs le MRP de mai 1949 à mai 1952,
    Ministre des Affaires étrangères de la Libération, Georges BIDAULT franchit vite les étapes. Député de la Loire, il devient président du Gouvernement provisoire, succédant à Félix GOUIN en juin 1946. Le M.R.P. est devenu le " premier parti de France " aux élections du 2 juin. Georges BIDAULT ne cesse, jusqu’en 1948, d’occuper les fonctions de ministre des Affaires étrangères.
  • Successivement président du Conseil (1949-1950), vice-président du Conseil dans le cabinet QUEUILLE (1950-1951), vice-président du Conseil et ministre de la Défense nationale dans les cabinets PLEVEN et Edgar FAURE (1951-1952), puis président du Conseil désigné mais non investi par la Chambre des députés (juin 1952), il redevient ministre des Affaires étrangères dans le cabinet LANIEL (1953-1954). L’arrivée au pouvoir de Pierre MENDES FRANCE en 1954 et le retour du général De GAULLE en 1958 l’éloignent ensuite définitivement du pouvoir. Entre MENDES et BIDAULT, en effet, le courant ne passe pas. Des divergences politiques, dont Georges BIDAULT fait aussi une affaire personnelle, opposent les deux hommes. Comme ministre des Affaires étrangères en 1947, Georges BIDAULT a assisté à la conférence de Moscou. Sa rencontre avec STALINE a fait de lui un anticommuniste convaincu. Mais l’Union soviétique le lui rend bien. En 1954, MOLOTOV le récuse dans les négociations sur l’Indochine. Le gouvernement LANIEL doit céder la place à... Pierre MENDES FRANCE.
  • L’abandon du Vietnam fait craindre à Georges BIDAULT des conséquences du même ordre, en 1958, avec l’Algérie. C’est pourtant le M.R.P. qui, par un vote, lui interdit le 22 avril 1958 de former un gouvernement réunissant les partisans les plus résolus de l’Algérie française.
  • Réélu député le 30 novembre 1958, Georges BIDAULT observe l’évolution du nouveau président avec une certaine inquiétude. En 1959, il préside le bureau exécutif provisoire du Rassemblement pour l’Algérie française. En janvier 1960, l’accès du territoire algérien lui est interdit du fait de son activisme.
  • En mars 1962, Georges Bidault se réfugie en Suisse. Le 20 mai 1962, à Rome, Georges Bidault, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent créent le comité exécutif d’un nouveau « Conseil National de la Résistance » qui désigne Georges Bidault pour président. Celui-ci donne, peu après, deux articles virulents au quotidien bruxellois « la Dernière Heure ».
  • Le 15 juillet 1962, l’Assemblée nationale lève son immunité parlementaire par 241 voix contre 72 et 167 abstentions sans, d’ailleurs, qu’une inculpation lui soit notifiée. Il est accusé de " complot contre la sécurité de l’État ". On le soupçonne d’être le successeur désigné du général SALAN à la tête de l’O.A.S., ce qu’il niera toujours.
  • Désormais, il mène une vie de clandestin entre l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal et l’Angleterre. Après l’enlèvement du colonel Argoud à Munich, en février 1963, Georges Bidault est expulsé d’Allemagne vers le Portugal qui l’expulse vers le Brésil. C’est là qu’il passera plus de quatre ans, rejoint en août 1963 par son épouse Suzanne.
  • En novembre 1968, il est de retour en France et fonde le Mouvement Justice et Liberté (MJL). Aux élections législatives de 1973, il est candidat dans le 5ème arrondissement de Paris et n’obtient que 1203 voix contre un jeune gaulliste du nom de Jean TIBERI.
  • En rééducation à Cambo-les-Bains après une congestion cérébrale, il meurt le 25 janvier 1983. Le 1er février, après la messe à Saint Louis des Invalides, les honneurs militaires réservés aux anciens chefs d’état sont rendus à Georges BIDAULT.

Ses ouvrages

Georges Bidault est l’auteur de plusieurs ouvrages :

  • Discours sur la CED, Éditions AIA, Paris, 1953.
  • Algérie, l’oiseau aux ailes coupées, Éditions de la Table ronde, 1958.
  • D’une résistance à l’autre, Presses du siècle, 1965.
  • Entretiens avec Guy Ribeaud, Éditions de la Table ronde, 1968.

Sources