Bâchaga BOUALEM Saïd

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Vice-Président de l'Assemblée Nationale

BOUALEM Benaïssa Saïd : Bâchaga

Né 2 octobre 1906 à Souk-Ahras(Bône) ancien officier d'activé ( capitaine ), ancien caïd des services civils : Bâchaga ou Bachaga. Il est le prototype des Chefs traditionnels sur lequels se basait la pacification de l'Algérie, depuis 1830
Soldat, Officier, il participe à la campagne de 39/40 puis est nommé Caïd, puis Bachaga dans le fief des Beni Boudouane, dans les montagnes de l' Ouarsenis, auprès d'un miniscule centre nommé Lamartine, dont il est maire.

Le premier a avoir organisé une harka de supplétifs musulmans dans les Beni-Boudiane pour défendre le territoire (Orléanvillois) pour lutter contre le F.L.N. qui essayait d'étendre la rebéllion (dont le succès est nul)
21.07.1956 : son frère est assassiné par le F.L.N
28.011.958 : un de ses fils est assassiné
26.10.1958 : il obtient le ralliement des Beni Felkai, près de chez lui
30.11.1958 Elu député gaulliste (U.N.R) d'Orléansville.
08.12.1958 : Il est élu Vice-Président de l'Assemblée, poste qu'il occupe avec panache, toujours en costume traditionnel
23.04.1959 : Réélu maire de Lamartine. 20.091959 : quitte l'U.N.R (Gaulliste) et rejoint le groupe unité de la République animé par Soustelle.
10.04.1960 : un autre de ses fils, un de ses gendres ont été assassinés.

Commandeur de la légion d'Honneur, croix de guerre 39-45(3 citations), croix de la valeur militaire (2 citations), croix du combattant, officier du Nichan Iftikhar, etc., vice-président de l'assemblée nationale a dirigé les débats jusqu'au dernier moment, jusqu'à ce que les députés d'Algérie soient destitués de leurs mandats après le référendum gaullien.
On ne peut pas dire qu'il n'ait pas senti venir la fin d'un univers et tandis qu'à Evian on enterrait ses illusions, il devenait l'ennemi juré de de Gaulle à qui il avait donné sa confiance.
Abandonnés par une armée française impuissante à la vengeance des sbires du F .L.N., une partie de ses harkis furent massacrés dans des circonstances atroces. Le Bachaga réussit à en sauver un bon nombre, rassembla sa famille et quelques effets et, le 18 mal 1962, un avion militaire spécial le ramenait à Marseille. Il s'installa alors avec les rescapés de ce drame sur les étendues caillouteuses de la Crau à la limite de la Camargue, où il a fini son parcours terrestre.

Entre 1962 et son décès le 8 févier 1982, il n'avait pas pour autant cessé le combat et il demandait que les massacres et l'abandon dont ont été victimes les « Français-Algériens » fidèles » à l'instar de Jacques Soustelle qui avait établi ce postulat à Nice(lors du 25° anniversaire du rapatriement) que l'on établisse une distinction fondamentale entre le génocide (disparition physique d'un peuple) et l'ethnocide qui s'attaque à l'histoire, à l'honneur, à la réputation et jusqu'au souvenir que l'on pourrait garder de ce peuple.

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De nombreuses petites communes lui ont consacré qui, un rond-point, qui, une petite rue, qui, une impasse, qui, une stèle, mais d'autres ont eu l'audace de débaptiser les lieux consacrés à ce grand Français, notamment à l'instigation du maire socialiste de Longjumeau.

Alors que le Maire de Paris multiplie les initiatives en direction des ex-FLN et de leurs alliés, il a inauguré une plaque sur un pont parisien à la mémoire des Algériens victimes du massacre de 17.10.61 (sic), il vient d'inaugurer dans le 12° une place au 19 Mars 1962.


En attendant encore que deux grands Français le Bâchaga BOUALEM et le bâtonnier Ali CHEkALL assassiné à Colombes aux côtés du président Coty soient honorés. C'est cela aussi la repentance.

« les morts sont invisibles mais ils ne sont pas absents » Ces mots de Victor Hugo s'appliquent à ces deux grands patriotes


  • Source extrait partiel de la Revue PNHA

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