Au delà de l'Etat-Civil - 84 - Pays d'Aigues - notariat - présentation

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Cette page a pour but de présenter les dépouillements des notaires du Pays d'Aigues par Madame Chantal Berthelot.

présentation des travaux de Chantal Berthelot par Alain Rossi

Présentation du pays d'Aigues

Avant tout, il nous faut définir ce qu’est le « Pays d’Aigues »

Il s’agit d’un territoire de la Provence intérieure, d’environ 545 km², appartenant au département de Vaucluse, et délimité par la basse Durance au sud et la montagne du Luberon au nord. Il s’étend du défilé de Mirabeau à l’est jusqu’à la pointe de la plaine comtadine à l’ouest, couvrant les cantons de Pertuis et de Cadenet. Son nom peut être issu de « pagus aquensis », du fait de son appartenance à l’évêché d’Aix-en-Provence, mais probablement aussi conforté par rapprochement avec le mot provençal « aygues », « les eaux » car il s’agit vraiment d’un « pays des eaux », celles-ci issues de mini-résurgences, provenant du plateau de Vaucluse, sont partout présentes, permettant l’installation, sur les hautes terrasses de Durance, d’un habitat de bastides dispersées. Celles-ci ne peuvent exister que grâce à ces eaux, recueillies dans des bassins alimentés par des « mines », drainant les eaux de résurgence sur le rocher au-dessous de la terre arable (aujourd’hui les puits doivent descendre à – 100 mètres).

Historiquement, ce territoire comme la vallée d’Apt, au nord du Luberon, perdit quelques 70 % de sa population entre 1350 et 1450 (peste, guerre et brigandages), principalement aux dépends des communautés agricoles dont les anciennes cultures furent ensuite envahies par les parcours des « nourriguiers », conduisant leurs grands troupeaux d’ovins.

A partir de 1450 environ, et jusque vers 1520, tout ce territoire (comme une grande partie de la Provence) fut progressivement repeuplé, en grande partie grâce à une immigration venue de l’extérieur.

En Pays d’Aigues, cette immigration trouve sa source principale dans les vallées alpines : d’une part du Dauphiné, la « Vallouise » et la vallée de Freissinières (d’où proviennent des patronymes typiques tel barridon), d’autre part des vallées piémontaises, qui descendent vers Cunéo, Salluces, Pignerol. Immigration issue de pays de montagnes, cela se comprend toujours aisément, car le terroir cultivable y est limité et un père ayant plusieurs fils doit en pousser un ou plusieurs à chercher à s’installer ailleurs. Mais à cela s’ajouta la pression d’inquisiteurs particulièrement actifs qui avaient repéré une population « hérétique ».

En effet, une grande partie de ceux qui constituaient ces immigrants en Pays d’Aigues étaient de religion « vaudoise ». Appelés aussi « pauvres de Lyon », ils voulaient « vivre l’Évangile » : rigides dans leur morale, travailleurs agricoles infatigables, on comprend l’intérêt que pouvaient leur porter les seigneurs locaux pour réhabiliter leurs terres et en tirer des revenus. En outre, ils ne gênaient pas, allant à l’église et payant la dîme (même le seigneur de Mérindol, évêque de Marseille qui avait écrit un livre sur les Vaudois, les embaucha).

Dans l’environnement de l’époque, ils décidèrent d’adhérer à la Réforme (celle de Calvin) en 1532, lors du synode dit « de Chanforan » (en Piémont, au Serre, à qqs km au nord de Torre Pellice). Mais l’interdiction de la fréquentation de l’église et des curés, du paiement de la dîme, qui leur fut faite, les amena à subir en 1545, la croisade de Meynier d’Oppède (qui fit environ 3.000 morts sur 30.000 habitants).

Ensuite, ils participèrent aux guerres de religion en Provence, jusqu’à l’Édit de Nantes (1598). Au cours des siècles suivants, la majorité de la population de ces villages, repeuplé de Vaudois, demeura protestante, acceptant à contre cœur les manifestations catholiques qu’on leur imposait. Entre temps, à la mort de Charles du Maine, successeur du « Roi Renè », comte de Provence, la Provence, après quelques péripéties, fut rattachée au royaume de France (rattachement effectif en janvier1487).

C’est toute cette période, avec ses importants mouvements de population et mouvements politiques et religieux, que décrit le véritable travail de bénédictin qu’a réalisé, sur plus de 20 ans, Mme Chantal BERTHELOT ;

Hommage doit lui être rendu pour cet énorme travail de déchiffrement et d’enregistrement des contrats de mariage et des testaments de cette période charnière de l’histoire de la Provence.

Il me faut aussi insister sur le mérite de ce travail, qui s’adresse à des actes en Latin et dont l’encre n’avait pas toujours de grandes qualités de conservation, certains registres étant devenus pratiquement illisibles.

Époque charnière ? : 1356 est l’année du premier registre de notaire (Pertuis) conservé en Pays d’Aigues. On est à peine quelques années après l’irruption de la peste noire en Europe occidentale (1348-1350), qui semble marquer le début de la dépopulation en Provence. 1540 : au lendemain de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, d’août 1539, après l’enregistrement de l’ordonnance par le Parlement de Paris le 6 septembre 1539, son texte a été distribué aux différents parlements provinciaux et enregistré par eux, puis diffusé par leurs soins. Dans la semaine qui a suivi l’enregistrement par le Parlement de Provence, tous les notaires de cette province ont changé de langue et passé au Français pour tous leurs actes (obligation administrative dont le non-respect pouvait entraîner l’invalidation des actes).

Mme Berthelot a poursuivi son travail jusqu’en 1550, pour assurer la liaison avec la période suivante. A cela une raison historique, la croisade de 1545 dirigée contre les Protestants avec la disparition d’un certain nombre d’individus, tués ou envoyés aux galères (après avoir écrit leur testament). En outre, le passage du Latin au Français ne concerna pas que le texte des actes. Dans ces actes anciens, en Latin, prénoms et surtout patronymes sont « latinisés » et, pour compliquer l’affaire, ils le sont à partir du Provençal. Dans cette langue, on n’est parfois pas très rigoureux sur l’écriture de certains patronymes : BERMOND et BREMOND, par ex., sont interchangeables. En outre, les patronymes des femmes sont féminisés. Ainsi quand Henri (de) veteris, (docteur en droit, et juriste important d’Aix), traite de la dot de sa fille, en 1552, si lui se nomme bien dans l’acte « veteris », dans le même acte, sa fille est nommée « Anne vielhe » (en Latin « vetus, veteris » = vieux).

Deux points particuliers à noter :

Calendrier

1/ le calendrier : jusque vers 1530, les notaires provençaux utilisent « l’an à l’Incarnation ». Dans ce calcul, l’année débute à notre 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation. Dans la transcription des actes ainsi datés, lorsque l’on conserve la date indiquée, celle-ci doit être suivie des initiales « as » (ancien style). Si la date est ramenée à notre calendrier (en ajoutant un an à toutes les dates entre le 1er janvier et le 24 mars) on l’indique en faisant suivre l’indication de la date par les initiales « ns » (nouveau style).
Après 1530 et pendant quelques dizaines d’années jusqu’en 1564-1567) le début de l’année sera fixé au jour de Noël (les « calenes » en Provençal) et l’année notée comme « l’an à la Nativité ».
Attention, cela n’a rien à voir avec le passage du « calendrier julien » en « calendrier grégorien » qui se fit en France en décembre 1582. Non plus avec la datation des actes de la Chancellerie royale française, qui faisait débuter l’année à la nuit de Pâques (à l’allumage du cierge pascal). Datation particulièrement stupide puisque certaines années comportaient, entre mars et avril deux fois la même date, et d’autres années, une absence de ces mêmes dates. à cette époque, pour s’en sortir, les chroniqueurs et historiens utilisaient la notation « avant Pâques » ou « après Pâques »

Attention, dans ses relevés, Mme BERTHELOT a utilisé exclusivement la date indiquée par l’acte : pour être exact dans l’interprétation de ces actes, il y aura lieu d’en tenir compte.

Indications monétaires

2/ dans les contrats de mariage et testaments, on trouve normalement des indications monétaires, telles le montant de la dot, les legs en argent, etc. La monnaie provençale, que l’on trouve utilisée (comme monnaie de compte) dans les actes provençaux jusqu’au temps de Louis XIII (obligation de se référer à la livre dans tous les actes), est le florin. Pour information, au cours de la période 1350-1480, celui-ci passe de 3 grammes à 1,67 g. d’or pur (1480). Les lettres patentes de Charles VIII (du 29/01/1488) lui donnent l’équivalent de 13 sols et 4 deniers tournois (monnaie française de référence). Le florin est divisé en 12 gros (monnaie pesant 1,45 g. d’argent pur).
A la même date, les monnaies françaises sont l’écu d’or à la couronne pour 35 sols tournois, l’écu d’or au soleil pour 37 sols et 3 deniers tournois ; le « gros de Roy » pour 2 sols 10 deniers.
La base de calcul de la monnaie française est le « denier tournois » (nommé d’après l’atelier de Tours). Un sol tournois est fait de 12 deniers. Une livre tournois de 20 sols.
En conclusion de cette approche monétaire, je souhaite bien du plaisir à ceux qui voudront imiter les changeurs d’autrefois et effectuer les conversions.

Conclusion

Pour finir, si vos ancêtres viennent de cette région, penchez-vous sur le travail de Mme Chantal berthelot, vous y trouverez quelques merveilles. Ainsi, si vous vous penchez, comme je l’ai fait sur l’acte d’habitation de Lourmarin de1495, vous y trouverez mentionnés 47 chefs de famille. Quel plaisir de tracer leur origine géographique et le devenir de leur famille à travers quelques sévères accidents : la croisade de Meynier d’oppède en 1545, les guerres de religion de 1565 à 1598, sans compter une très sévère peste dans la décennie 1580 (aussi meurtrière que celle de 1720).

Alain ROSSI
Membre des CGV et CGAHP
Président du CGHAV
CGV : Cercle Généalogique de Vaucluse
CGAHP : Cercle Généalogique des Alpes-de-Haute-Provence
CGHAV : Cercle Généalogique de l’Auvergne et du Velay

Ce qui suit, est la présentation que Mme Chantal BERTHELOT avait faite de la première exploitation de son travail sous forme de répertoires tabulés. Avaient ainsi été préparés, dans les années 1993-1996, de façon séparée, les contrats de mariage et les testaments des années 1356 à 1540. Puis le travail fut poursuivi avec les années 1541 à 1550, qui trouvent leur importance dans le passage des actes du Latin au Français. Enfin, Mme BERTHELOT a poursuivi son travail de 1551 à 1580, mais uniquement sur les deux plus gros fonds notariaux, ceux de Pertuis (BARRIOL) et d’Ansouis (ENJOUBERT). Pour finir, tenant compte, du nombre très élevé de testaments entre 1581 et 1600, du fait des guerres de religion, elle a relevé ces derniers (travail achevé en 2000) Manquent à ce travail, les notaires de Cadenet et de Lourmarin, dont les offices ont été créés en 1540.


Présentation de Mme Chantal BERTHELOT

Aspects techniques

Aux temps concernés par ce travail, le Pays d’Aigues représentait 23 paroisses, que l’on retrouvera facilement sur la carte de Cassini (ca 1780)

Ansouis
Beaumont-de-Pertuis
Cabrières-d’Aigues
Cadenet
Cucuron
Grambois
La Bastide-des-Jourdans
La Bastidonne
La Motte-d’Aigues
La Tour-d’Aigues
Lauris
Lourmarin
Mérindol
Mirabeau
Pertuis
Peypin-d’Aigues
Puget-sur-Durance
Puyvert
St-Martin-de-la-Brasque
Sannes
Vaugines
Villelaure
Vitrolles

Les fonds notariaux exploités sont essentiellement ceux de Pertuis et de Cucuron, ainsi que plusieurs registres du fonds de Grambois. Déposés aux Archives Départementales de Vaucluse, ils représentent, pour la période concernée (1356-1539), environ 630 registres provenant de 70 notaires. S'y ajoutent des fragments – cahiers et feuillets – malheureusement dispersés à Marseille, à Aix et à la Bibliothèque municipale d'Avignon.

Jusqu'en 1450, ces fonds sont très incomplets. Les registres ne commencent à présenter de séries continues qu'à partir de 1450-1460. On peut alors suivre quelques notaires tout au long de leur carrière; ainsi en est-il de Me Alain de Lamatroye à Cucuron, de 1455 à 1509, de Me Jérôme Lhautaud à Pertuis, de 1501 à 1540, et de Me Nicolas Vian à la Tour d'Aigues, de 1518 à 1540. Mais en regard de ceux-ci, combien de notaires, cités en référence au fil des actes, dont aucun registre ne nous est jamais parvenu ! tels Mes Martron, Tolosan et Mre Raymond qui instrumentaient à Pertuis, les premiers en 1358, le dernier en 1432. Combien d'autres, dont la longue activité nous est attestée par les dates extrêmes de leurs registres et dont nous ne pouvons consulter que quelques rares protocoles!

Dans le but de rendre ce travail aussi complet que possible, nous n'avons pas hésité à l'enrichir de quelques 150 actes concernant des habitants du Pays d'Aigues et provenant des fonds notariaux d'Apt et de Bonnieux.

Le relevé des contrats de mariage et des testaments a été conduit de façon exhaustive dans les fonds Barriol, Enjoubert, Ricou et Imbert, et dans le fonds « Notaires et Tabellions ». Quelles que soient l'origine et la résidence des conjoints et des testateurs, tous les actes ont été répertoriés. Il n'en est pas de même pour les fonds d'Apt et de Bonnieux, dont seuls ont été retenus les actes intéressant le Pays d'Aigues. Signalons enfin que les notaires, pour rédiger leurs actes, employaient un bas Latin, très imparfait et souvent provençalisé, dont la lecture et la traduction sont souvent difficiles et douteuses. L'emploi du provençal était rarissime, réduit à quelques testaments dictés devant témoins mais enregistrés post mortem, par exemple en cas d'épidémie.

Deux notes importantes :
Pour les mariages, à côté des contrats proprement dits, deux types d’actes ont été relevés :

  • les « Constitution de Dot » établies après un mariage célébré sans contrat
  • les « Reconnaissances de Dot » établies généralement après le décès de l’épouse, alors qu’il n’y a pas eu de contrat et, ceci, au profit des enfants de ce mariage (dans l’optique d’un remaraige du père de famille),

Dans 130 testaments qui concernent des femmes, leur patronyme n’etait pas indiqué. Elles ne peuvent donc être identifiées, quand cela est possible, qu’à travers le nom de leurs conjoints.

Sources

Aux Archives départementales de Vaucluse (les fonds notariaux sont identifiés par le notaire qui a déposé aux Archives le fonds concerné

  • Barriol : Pertuis, 3 E 55
  • Enjoubert : Ansousi, Cadenet, Cucuron, Pertuis, La Tour-d’Aigues, 3 E 56
  • Ricou : Cucuron, 3 E 36
  • Notaires et tabellions : Pertuis, 3 E 01
  • Imbert : Grambois, 3 E 13
  • Geoffroy : Apt, 3 E 02
  • Pondicq : Apt, 3 E 04
  • Seigue : Cadenet3 E 21

Note : le fonds Seigue de Cadenet ne commence qu’en 1541, date d’ouverture de l’office notarial. Il faut noter, en outre, que le fonds de Lourmarin (ouvert à la même date), n’a été déposé aux AD de Vaucluse que tout récemment et est resté hors de portée du travail réalisé.

  • Aux Archives des Bouches-du-Rhône, à Marseille le fonds 300 E, et à Aix les fonds 303 E et 308 E
  • A la Bibliothèque municipale d’Avignon, les manuscrits 4067, 4074 et 4084.

Variantes patronymiques

ABRACHE Brache  
ABRAHAM : Aubran 
ADAOUST : Adavoust, Adavolx (?) 
AFFUVEL : Fuveau  
ALAYS : Alause, Tallayse (?)
AMONIER : Aumonier, Almonier 
ANDEGAVIA: Anjou 
ANJOU : Andegavia  
ARMAND : Hermand 
ARNAUD: Hernaud 
AUBRAN : Abraham  
AUTHIER : Lhautier ( ?)  
AYCARD : Icard 
AYGUESIN: Eyguesin 
AYMERIC : Erneric  
AYRAUD : Eyraud, Eyral, Heyraud 

BARRAL : Barralier 
BAUCY : Baussy 
BEAUVOIR : Bellovideri  
BERMOND : Brémond  
BORREL : Borrelly  
BRACH : Abrache  
BREMOND : Bermond  
BRIGUE : Brigas, Brigasquin  
BROQUIER : Brochier 

CACHET : Chaquet, Jaquet
CAMARLENC : Chambarlenc  
CANDIE : Candille 
CAPUCI : Chapuis, Chappus 
CELERIE : Sellier  
CHAELAT : Chahelart, Chaylar  
CHAMBARLENC : Camarlenc 
CHANSAUD : Champsaur 
CHAPUIS : Chappus, Capuci 
GUiMBERT: Inguimbert 
CHAQUET: Cachet, ..taquet  
CHAYS: Chaix, Chaysson  
CLARINCEL : Cléricel 
COMTE : Comitis
CROS : Lacroix

DONZEAU : Donzelly, Domiselli
DUPIN : Pin 
DUPUY : Puy, Podio 

ECUYER : Scudier 
EMBRIAGI : Embriasson, Ubriot, Ybriasson 
EMERlC : Aymeric 
ERiSSON : Lhéris, Lhérisson 
ESCAPHE : Scaffe, Scaphiti 
ESMERAN : Meyran 
ESMIOL : Esmieu, Eymieu 
EYGUESIN : Ayguesin 
EYRAUD : Ayraud 
EYSSAUTlER : Yssautier

FILHAT : Fulhat
FRAJOLLE : Fréjolle, Frijolle
FULCON : Foulcon, Foulque
FUVEAU : Affuvel

GAL : Gallon
GARIN : Guérin
GAUFFRED : Gaufridy, Jauffre, Geoffre
GELLOS : Gillos
GEOFFRE : Jauffre, Gaufred, Gaufridy
GIGNOUX : Ginhos, Ginos
GILLY : Guilli 
GINOS : Ginhos, Gignoux
GINOYER : Genoyer, Ginoyer, Janvier
GOET : Goyet, Gret
GOJON: Goujon, Goyon
GRAHOLLON: Gralhon, Gréollon
GRET : Goet, Goyet
GUERIN : Garin'
GUILLAUMON : Guillermon (?)
GUILLY : Gilly
GUIMBERT: Inguimbert

HERMAND : Armand
HERNAUD : Arnaud
HEYRAUD  : Eyraud, Eyral
HONDE : Onde, tilde
HUMBERT : Imbert
HYEMIS : Hyvert, Yvert, Uvert
HYVERT : Hyemis 

ICARD : Aycard

JACQUES : Jaumet
JANVIER : Ginoyer
JAQUET : Cachet, Chaquet 
JAUFFRE : Gauffred 
JOUVEN : Juvenis

LACROIX  Cros
LANSAROT : Vassarot
LA ROQUE : Roque, Roche
LHAUTAUD : Lheutard
LHERIS : Erisson
LIONCY : Lion, Lyons
LOURD : Lorquin, Lursi, Ursi

MAFFROID : Mayfred
MALCORIN : Marcorin. Maucorin
MANANCHIER : Nanchier
MARCELHE : Marcellin
MARI : Mauri
MARQUES : Marchesi, Marqui
MARSAL : Martial
MARTIAL : Marsal
MASSEL : Mazel. Mazelly
MATARON : Matheron
MATONNET : Motonnet 
MAYER : Meller, Milher
MAYFRED : Maffroid
MAZEL : Mazelly, Massel
MEGE : Medici
MELLER : Mayer
MERULLI : Merle
MEYRAN : Esrneran

NANCHER : Manacher
NEGRE ; Nourrit, Noyrrit
NOURRIT : Negre

ONDE : Honde, Unde

PALINIER : Palmier, Paumier
PALLENC : Pellenc
PARDIGON : Perdigon
PAUMIER : Palinier, Palmier
PENCHINAT : Pinchinat 
PESCADOUR : Pescayre, Piscator
PETIT: Pichot
PlCHOT : Petit
PIGNOLY : Pinholy
PlSCATOR : Pescadour 
PODIO : Puy, Dupuy
PONS : Pontier, Poncier 
PORCHAYRE : Porchayron 
PUY : Podio, Dupuy    

RAIMBAUD : Rambaud, Raybaud, Robaud (?)
RAVEL : Revel
RAYNOARD : Reynoard, Reynoir 
REBOL : Reboul.
RICARD : Richard 
ROBAUD : Raimbaud (?)  
ROCEL : RoceIly, Rossel
ROCHE : Roque, La Roque 
ROUX : Ruffi 
RUFFI : Roux

SALICIS : Sauze, Sauresse, Sauzesse
SARRASIN : Sarra-ssein, -cen, Serrayin
SAUZE : Saure, Salicis 
SAYTE : Saytis
SCAPHE : Scaphiti, Escaffe 
SCUDIER : Ecuyer 
SELLIER : Celerie 
SlZEL : Cizel, Ciseàu
SOLIER : Sollier, Solliers 
STEVENIN: Estienne

TACIL : Taxil
TALLAYSSE : Alays (?)
TAPE  Tepe
TATOARD : Tatrard 
TAUST : Thaust
TEPE : Tape
TERIC : Theric 
THOYE : Toye

UBRIOT : Embriago, Ybriassan
UNDE : Onde. Honde
URSI : Lourd, Lorquin, Lursi 
UVERT : Hyvert, Yvert

VASSAROT : Lansarot 
VELISSANDRE . Velixandre
VERMIGNAC : Verminhac
VESIAN : Veyan

YBRIASSAN : Embriago, Ubriot
YSSAUTIER : Eyssautier
YVERT : Uvert, Hyemis