Armée de terre française - Les chars d'assaut ~ 1914 -1918

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Les premiers chars

Apparus pour la première fois en avril 1917, puis en octobre de la même année les chars d'assaut ne conquièrent pas la confiance de l'infanterie.

Du début à la fin de la guerre, la France produit 4 146 chars contre 2 542 pour la Grande Bretagne.

Le char Scheinder et le char Saint-Chamond sont construit tout 2 à 450 exemplaire environ, ils participent tout 2 à 1 064 engagements et 308 sont détruits.

Le char Renault FT-17 est produit à 3 187 exemplaires, il participe à 3 292 engagements et 440 sont détruits.

Les pertes humaines en France atteignent 102 officiers, 145 sous-officiers, 656 brigadiers et canonniers.

Les chars français

Le char Schneider

En 1916, le char Schneider C.A.I. dont la commande initiale comportait 400 unités avait quelques faiblesses de construction, le blindage était trop mince, le risques d’incendie élevés, la température intérieure était vite insupportable, ce qui facilitait le dégagement des vapeurs d’essence et le moindre obus risquait de mettre le feu au char.

Sur la seconde commande de 270 chars, la société Schneider remédia à ces défauts. Le char pesait quatorze tonnes, et était armé d’un obusier de 75 B. S. modèle 1897 et de deux mitrailleuses Hotchkiss 1914 Sa vitesse était de 8 km/h. Son équipage comprenait sept hommes.

Le char Saint-Chamond

Bien que mieux conçu, le Saint-Chamond était handicapé en terrain difficile, en raison de son porte à faux à l’avant et à l’arrière.

Le char pesait vingt-cinq tonnes, son armement comprenait un canon de 75 T.R. Saint-Chamond et quatre mitrailleuses Hotchkiss 1914. Vitesse 8 km/h. Équipage neuf hommes.

Le char Renault F.T.

En juillet 1916, après de longues hésitations, l’industriel Renault finit par céder aux instances du colonel Estienne et, en 1918, les premiers blindés légers F.T. 17 passaient avec succès l’épreuve du feu.

Le char Renault FT-17 est notamment muni d'une tourelle pouvant pivoter à 360°. Ce système de tourelle sera utilisé sur la plupart des chars jusqu'à nos jours.
Ses caractéristiques sont : longueur = 4 m 95, largeur = 1 m 73, hauteur = 2 m 13, Poids = 4 tonnes.
Son blindage est composé de plaques allant de 6 mm à 22 mm.
Son armement est de 2 types, un modèle avec une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm et un modèle avec un canon de 37 mm SA18.
Il est équipé d'un moteur essence Renault 4 cylindres de 40 chevaux pouvant lui permettre d'atteindre la vitesse de 12 km/h.
Son autonomie est de 35 km.
Son équipage n'est composé que de 2 hommes, le commandant/tireur et le pilote.
Il fut construit en 1 560 exemplaires de tous types y compris des chars P.C. et T.S.F.

Les chars britanniques

Le char Mark 1

les Anglais mirent en ligne les chars Mark 1 en 1916, construits à 150 exemplaires.

Afin de ne pas attirer la curiosité de l’ennemi, les éléments des chars furent transportés dans des caisses portant l’inscription tank (réservoir) en laissant croire à des réservoirs d’eau.

Le nom de tank restera longtemps attaché au matériel, le nom peu élégant de » tanquiste » désignant le personnel.

Le char Médium Mark A

le char Médium Mark A (whippet) à traduire par lévrier.

Construit à 200 exemplaires en 1917-1918, il pesait 14 t; sa vitesse était de 13 km/h.

Sa caractéristique principale était de posséder la première tourelle blindée tournante.

Il était armé de trois mitrailleuses Hotchkiss. Équipage trois hommes.

Le char Mark IV

Le char Mark IV de 29 t construit en 1917-1918 fut réalisé à 1 200 exemplaires.
Il était

  • soit » mâle « , c’est-à-dire armé de deux canons de calibre 6, 0F, et trois mitrailleuses Hotchkiss,
  • soit » femelle « , dans ce cas équipé de six mitrailleuses Hotchkiss.

Sa vitesse était de 3 à 6 km/h et son équipage comprenait sept hommes.

Le char Mark IV peut être considéré comme le premier char antiblindé moderne à cette époque.

Les chars allemand

Les allemands qui n'ont construit que 80 casemates chenillées A7V durant la 1ère Guerre mondiale, n'oublieront pas la leçon.
Très vite ils contournent les clauses du traité de Versaille leur interdisant de posséder des chars et avions. En utilisant les facilités accordées par le traité germano-soviétique, ils développent leur nouveaux matériels en Russie. Et les premiers Panzer I seront expérimentés

Le char A7V est un mastodonte de 18 tonnes, longueur = 7 m 35, largeur = 3 m 06, hauteur = 3 m 35.
Cette forteresse montée sur chenille est armée sur l'avant, d'un canon de 57 mm avec 300 à 400 obus à bord, pouvant tirer à 6400 m, et de 6 mitrailleuses MG80 avec 40 à 60 caisses de bandes contenant chacune 250 cartouches, soit 10 000 et 15 000 coups.
Le char est équipé de 2 moteurs Daimler-Benz 4 cylindres en ligne de 100 chevaux chacun, lui permettant d'atteindre la vitesse de 16 km/h.
Son blindage est constitué de plaques de métal allant de 16 à 30 mm.
Son équipage est constitué de 18 hommes, le commandant, le pilote, le tireur et le chargeur du canon avant, les 12 mitrailleurs et les 2 mécaniciens.

Les Régiments d'Artillerie Spéciale (RAS) > Régiments de Chars de Combat (RCC)

Les premières unités de " chars d'assaut " ont été créées en 1916 et rattachées au 81e régiment d'artillerie, le même qui administrait les " autos-mitrailleuses et les autos-canons " ( A.M.A.C ).

Entre novembre 1916 et juin 1917 ont été mises sur pied quelques petites unités, comparables à des batteries que l'on nommait des A.S ( atillerie spéciale, artillerie d'assaut ).

En septembre 1916, l'artillerie d'assaut créée par le général Jean-Baptiste Eugéne ESTIENNE (1860-1936)[1] prend le nom "d'Artillerie Spéciale" (AS).

Ces A.S étaient dotés des matériels Schneider ou Saint-Chamond. À partir du 1er octobre 1917 on vit apparaître les A.S Renault.

De février à novembre 1918 on assista à la création de trente et un bataillons à trois A.S chaque.

Du 12 mai au 10 novembre 1918, sont créés 9 Régiments d'Artillerie Spéciale (RAS), ils prennent la numérotation de 501 à 509.

Jean-Baptiste Eugéne ESTIENNE reçut vite le surnom de "père des chars", est fait commandeur de la légion d'honneur pendant l'été 1918.[2]

Le 13 mai 1920 : Changement d'appellation des R.A.S. qui deviennent des "Régiments de Chars Blindés" (RCB) rattachés à l'infanterie

En 1923: L'appellation définitive "Régiment de Chars de Combat" (RCC) est adoptée

Les régiments

501e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 20 mai 1918 ; 501e R.C.C.

  • 1er bataillon : A.S.301, 302, 303
  • 2e bataillon : A.S. 304, 305, 306
  • 3e bataillon : A.S. 307, 308, 309
  • Groupement I : A.S. 2, 4, 5, 9

Le 501e régiment de chars de combat est une unité de chars, créée le 13 mai 1918, qui s'est illustrée durant les deux conflits mondiaux, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie.

Le 16 avril 1917, sous les ordres du chef d’escadrons Bossut, 132 chars Schneider attaquent à Berry-au-Bac. C’est la première attaque de chars de tous les temps.


Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
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502e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 27 mai 1918 ; 502e R.A.S. rattaché à l'artillerie:

  • 4e bataillon: A.S. 310, 311, 312
  • 5e bataillon: A.S. 313, 314, 315
  • 6e bataillon: A.S. 316, 317, 318
  • Groupement II : A.S. 3, 8 ,11 ,12

503e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 4 juin 1918 ; 503e R.A.S. rattaché à l'artillerie:

  • 7e bataillon : A.S. 319, 320, 321
  • 8e bataillon : A.S. 322, 323, 324
  • 9e bataillon : A.S. 325,326, 327
  • Groupement III : A.S. 1, 6, 10, 15

Le groupe des 7e, 8e, et 9e bataillon forme le 503e régiment, dont le commandement est confié au chef de bataillon MICHEL, le 8 juin 1918.

Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
Fernand Auguste BRISSET 12 février 1897
La Ferté-Milon
(Aisne)
31 juillet 1918
Crouy
(Aisne)
Brigadier - Repose au cimetière de Marolles (60)  


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504e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 22 juin 1918 ; 504e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 10e bataillon : A.S. 328, 329, 330
  • 11e bataillon : A.S. 331, 332, 333
  • 12e bataillon : A.S. 334, 335, 336
  • Groupement IV : A.S. 13, 14, 16, 17

Le 25 juin 1918, le Général commandant en chef décidait la création du 4e Régiment qui devint le 504e Régiment d'Artillerie d'Assaut.

Le commandement en était donné au chef d'escadrons De FORSANZ, commandant le 1er Groupement d'A.S. Le 10e Bataillon, commandé par le chef de bataillon DARNEY, formait le premier élément. Le 11e Bataillon, sous les ordres du chef de bataillon ANGÉLI, était incorporé le 12 juillet. Le Groupement 4, alors en opérations sous les ordres du chef d'escadrons CHANOINE, était le 15 juillet rattaché au Régiment. Le 12e Bataillon, sous les ordres du chef d'escadrons CHAIGNEAU, y était rattaché le 3 août.

Pour plus d'informatons ...Historique du 504e Régiment A.S. Typographie et lithographie Ch. Legrand et Mme Granger – Valence - 1920 numérisation : P. Chagnoux - 2009

505e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 20 juillet 1918 ; 505e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 13e bataillon : A.S. 337, 338, 339
  • 14e bataillon : A.S. 340, 341, 342
  • 15e bataillon : A.S. 343, 344, 345

Ordre général N°72 du 20 juillet 1918 qui créait le 505e R.A.S.

Le 505e Régiment d'artillerie d'assaut comprendra "les 13e, 14e, 15e bataillons de chars légers et, à partir du 15 août, le groupement X. Il sera affecté à la 1re Brigade d'A.S. Le Chef de bataillon Maré, du 1er Zouaves, commandant le XIIIe groupement de chars Saint-Chamond, prendra le commandement du 505e R.A.S. "

Constitués à Cercottes du 20 juin au 20 juillet 1918, les 13e bataillon (337e, 338e, 339e compagnies), 14e bataillon (340e, 341e, 342e compagnies) et 15e bataillon (343e, 344e, 345e compagnies) étaient, après quelques semaines d’instruction à Bourron, rassemblés au camp de Mailly-Poivres. Quant au groupement X, comprenant les A.S. 31 et 36 et la S.R.D. 104 sous les ordres du commandant de Violet, il ne devait jamais rejoindre le régiment.

Pour plus d'informatons ...Historique du 505e RAS (Anonyme, F. Simon, 1920) numérisé par Jean-Yves Rio

506e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 20 août 1918 ; 506e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 16e bataillon : A.S. 346, 347, 348
  • 17e bataillon : A.S. 349, 350, 351
  • 18e bataillon : A.S. 352, 353, 354

507e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 17 septembre 1918 ; 507e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 19e bataillon : A.S. 355, 356, 357
  • 20e bataillon : A.S. 358, 359, 360
  • 21e bataillon : A.S. 361, 362, 363

508e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 12 octobre 1918 ; 506e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 22e bataillon: A.S. 364, 365, 366
  • 23e bataillon: A.S. 367, 368, 369
  • 24e bataillon: A.S. 370, 371, 372

509e Régiments d'Artillerie Spéciale

Le 10 novembre 1918 ; 509e R.A.S. rattaché à l'artillerie :

  • 25e bataillon: A.S. 373, 374, 375
  • 26e bataillon: A.S. 376, 377, 378
  • 27e bataillon: A.S. 379, 380, 381

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