Algérie - Sidi-Ferruch

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Histoire

Village dépendant de Staouéli

Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG 1515-1830

Depuis le XVIe siècle les commerçants français payaient au Dey le droit de faire du négoce dans les « concessions d'Afrique » qui trafiquaient surtout du corail. Ces concessions avaient été renouvelées en 1818. Depuis le Congrès de Vienne, le Dey n'avait plus le droit de réduire les chrétiens à l'esclavage et d'en faire commerce. Il avait dû rendre, en 1816, mille captifs chrétiens sous a menace d'une flotte anglaise. Mais il continuait à pratiquer en Méditerranée des raids de corsaires, la "course" , comme on disait.

En 1819 un amiral français et un amiral anglais sont allés voir Hussein-Dey pour le sommer, au nom de leurs gouvernements, de renoncer à la course. Le Dey hausse les épaules. Renoncer à la course ? Mais c'est de la course que les gens de la Régence d'Alger tirent depuis des siècles leurs plus grands profits. Il n'écoute pas ces Européens.

La France ne peut pas abandonner ses ressortissants, ni laisser bafouer son pavillon par les pirates du Dey.
Charles X a besoin de prestige. L'opposition intérieure le harcèle. Les militaires, sont favorables à l'intervention. Elle est finalement décidée. Le 3 mars, le roi l'annonce dans son discours du trône. Il faut, dit-il, « délivrer la France et l'Europe du triple fléau que les puissances chrétiennes ont enduré trop longtemps, l'esclavage de leurs sujets, les tributs que le Dey exige d'elles et la piraterie qui ôte toute sécurité aux côtes de la Méditerranée ».

Las d'être rançonné, d'être victime des enlèvements des marins français vendus en esclavage et des exigences pécuniaires des pirates turques, Charles X envisage un débarquement dans la Régence d'Alger.
Le consul de France de l'époque du plan : Monsieur de Kercy,conseille de choisir la presqu'île de Sidi-Ferruch comme point de débarquement.

Comme le ministre des Affaires étrangères faisait la sourde oreille sur une dette à la famille Bacri, le Dey avait molesté le consul, à Bône. Sa maison avait été fouillée, pillée. On avait arraisonné et pillé des bateaux de commerce. Et le Dey avait demandé à Charles X le rappel du consul Deval.

En 1830 suite au "Coup de l'évantail" par Hussein-Dey, sur le consul Deval les Français débarquent.

Le débarquement de l'Armée française

Algerie1830-1962.JPG

La France envoie, ses soldats contre les marchands d'esclaves, pirates des mers (Turcs) pour faire régner la Paix et libérés les Autochtones corvéables à merçi de la Régence turque, rançonnés par les Janissaires d' Hussein-Dey.

Les soldats de Bourmont ont une étrange mission : passer la mer pour prendre Alger.br> Il faut vingt jours à la marine à voile pour parvenir dans la baie de Sidi Ferruch. À la lunette, Bourmont observe la ville d'Alger, toute blanche, dominée par la Casbah, résidence du gouverneur Hussein-Dey qui impose au pays la loi du sultan de Constantinople.

Mais beaucoup de ses habitants se sont enfuis, à l'approche des Français : 10000 peut-être, sur 30000. Bourmont se demande si le Dey va résister. Il ne dispose pas, se dit-il, de forces suffisantes. La démonstration de la flotte devrait suffire, pour que la ville ouvre ses portes d'elle-même. La ville a la forme d'un triangle dont la Casbah est le sommet, un sommet de plus de 100 mètres d'altitude.

  • le 25 mai 1830, 36450 hommes embarquent à Toulon sur 103 bâtiments de guerre, 527 navires à voile de commerce, 3500 chevaux , 120 canons et trois divisions : Loverdo, Berthezène, Duc des Cars aux ordres de l'amiral Duperré sous le commandement du général de Bourmont

C'est une longue opération , qui s'effectue sous un soleil de plomb. Il faut quatre jours pour débarquer tout le monde. Pendant ces quatre jours, les Français ne tirent pas un coup de fusil.

Ils sont observés, mais les troupes du Dey n'attaquent pas. A croire que la ville est abandonnée.

  • le 13 juin, la flotte s'ancre dans la baie de Sidi-Ferruch
  • le matin du 14 juin, vers 4 heures les premiers canots accostent
  • un drapeau blanc est hissé sur la tour de la TORRE CHICA
  • le soir du 14 juin, la presqu'île est prise, la résistance a été faible.

Le général de Bourmont installe son quartier général dans le marabout de Sidi-Ferruch (Sidi Fredj)"une petite mosquée, entourée d'un mur de médiocre étendue, des hangars à l'entour composent cet ermitage... Dans la mosquée se trouvait la chasse du Saint personnage qui avait rendu ce lieu célèbre..." De là "il dominait toute la presqu'île.

La presqu'île fut transformée en camp retranché d'où partirent les régiments qui devaient entrer à Alger le 5 juillet 1830.
Dès le 7 juillet des ordres furent donnés pour le désarmement et l'abandon du camp de Sidi-Ferruch. Le 29, le désarmement étant achevé, toutes les redoutes furent abandonnées.

Pictos recherche.png Les premiers morts de l'expédition d'Alger

Les travaux

Le port

A l'extrémité de la baie, la presqu'ile de Sidi-Ferruch, Port de plaisance avec 2 jetées, 6 bassins, qui permet d'accueillir des bateaux de différentes tailles et dont le club nautique est muni de toutes les installations techniques adéquates, avec ses plages étendues et ses bois de pins bordant le rivage.

Les commerces

Au centre commercial (coiffeur, plusieurs boutiques, café ) dans les salles de lecture, à la discothèque ou au night-club, à la piscine, autant de moyens de se relaxer selon les goûts, sans oublier le vivier où l'on déguste des moules, des huîtres, des oursins, arrosés de citron.

Monument du centenaire

Monument du centenaire


Le projet de monument du Centenaire, présenté par le sculpteur Ernile Gaudissart, qui s'engagea à l'achever avant la visite du Président de la République : Gaston Doumergues, visite qui était prévue pour le 5 mai de la même année. Monsieur Lagémie, entrepreneur, se mit aussitôt au travail.

Ce monument élevé à Sidi-Ferruch en 1930 à l'occasion du centenaire de la présence française a été ramené en 1963 en France après sa destruction parteille lors de l'indépendance. Restauré et réimplanté,en 1988 il se trouve dans la cour de Redoute Béar à Port-Vendres
Une cérémonie commémorative a lieu tous les ans, le 14 juin


Le 14 juin 1930, au pied du monument a lieu la "FETE de l'UNION des POPULATIONS FRANCAISES et INDIGENES à SIDI FERRUCH". Son titre est éloquent. II faut relire les déclarations de M. Hadj Hamou( texte ci-dessous), parlant au nom du personnel des mosquées pour en avoir un écho impressionnant et émouvant. Une petite parenthèse. Cette cérémonie fut aussi l'occasion de restaurer le marabout de Sidi Ferruch.

Déclarations

de Monsieur Hadj Hamou au nom du personnel des mosquées lors de l'inauguration :

"Si aujourd'hui nos consciences sont libres de toute entrave, nous le devons à la sagesse du peuple de France; si nous pouvons discuter de tout, comme vous, frères français, c'est la République de 1789 qui en décida ainsi, c'est dans vos écoles que nous avons reçu des lumières aussi vives que douces.
France de Bossuet, France de Voltaire, France de Danton, France magnanime, de toutes les libertés humaines, salut! "

  • Source : Aux Echos d'Alger n°21


A savoir pour vos recherches généalogiques

Dépouillements des registres paroissiaux

Patronymes

Bibliographie

Sidi-Ferruch toujours vivant Revue P.N.H.A n°35 Editions du Grand Sud -34070 Montpellier-

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