Algérie - Sidi-Bel-Abbès

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Sidi-Bel-Abbès
Blason Sidi Bel Abbès.JPG
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya
Daïra
Code postal 22000
Population 74668 hab. (1958)
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants Bel Abbésiens
Altitude 483m
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 0°38'29"W / 35°11'38"N
Localisation
Rivière Mekerra.JPG


HHistoire.pngistoire de la commune

A une altitude voisine de 470 m, la vallée est formée par une grande dépression entre le massif du Tessala, avec les pics du Tessala et de Tafàraoui et celui qui referme les monts de Daya, situées plus au sud, les pentes escar pées au nord, s'adoucissent vers le sud.

Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG

Cette position naturelle privilégiée n'a pas échappé aux stratèges : déjà au temps de l'occupation romaine, les cavaliers parthes de Septime Sévère et de Marc Aurèle ont installé sur le Tessala des postes de guet pour préve nir les incursions des pillards.

Mais dans la vallée, on est sage : à l'image des berbères, premiers habitants connus, on cultive les céréales et on s'adonne au jardi nage (alimentaire). Les dernières querelles, dont on se transmet le récit, remontent au 18ème siècle. Elles ont opposé les tribus des Amamas et des Ouled-Brahim au sujet d'un saint marabout nommé Sidi Bel-Abbès.

Sidi Bel-Abbès est un chérif c'est-à-dire un descendant du Prophète(sic). Les deux tribus se battaient pour obtenir ses faveurs et le marabout sous forme d'une colombe parvint à les réconcilier dans la ferveur.

Sidi Bel-Abbès meurt vers 1780 et ses restes sont placés dans un Kouba construit à l'endroit même où s'était posée la colombe miraculeuse.

Présence française

1830-1962

Depuis le débarquement en 1830 des Troupes du Maréchal de BOURMONT, les opérations se développent. La première expédition importante dans la valléede la Mékerra, territoire des Beni-Ameur se situe en 1835 avec le Maréchal CLAUZEL en personne.

Mascara est prise. Sur la route d'Oran à Daya, plusieurs étapes sont prescrites ; l'une d'entre elles est Sidi Bel-Abbès.
En 1840 le gîte d'étape est aménagé en bivouac et deux ans plus tard, en poste permanent destiné à surveiller les Beni-Ameur travaillés par les émissaires d'Abd El Kader.

Les premiers légionnaires y arrivent en 1843 et le général Bedeau ordonne la construction d'une redoute.

Deux ans plus tard, la Belliqueuse tribu des Beni-Ameur est à deux doigts de s'emparer de la redoute Bedeau. Les impératifs de la stratégie militaire font alors d'elle une ville fortifiée. Le général LAMORICIERE qui commande Oran, adresse un long mémoire au Maréchal BUGEAUD. Il propose de créer, dans le site de Sidi Bel-Abbès, qui lui paraît réunir des avantages géographiques et stratégiques convenables, un grand centre de population, promis selon lui à un magnifique avenir.

En 1847, une ordonnance royale décide que le poste militaire de Sidi Bel-Abbès doit être érigé en ville.
En 1848, une commission, présidée par le capitaine PRUDON est chargée d'élaborer le plan de la nouvelle cité.

Quand l’administration militaire remit aux civils la charge de la ville, celle-ci était déjà une cité presque achevée et prospère.

Jusqu’en 1962, l’entente ne cessa de régner, resserrant les sentiments de confiance et d’amitié des habitants.

Le quartier Vienot de Sidi-Bel-Abbès, devenu la plaque tournante de la Légion, vit passer tous les légionnaires nouvellement engagés, ceux en instance d’affectation, et tous les libérables.
Les Légionnaires, non contents d’avoir fondé la ville, la firent vivre jusqu’au bout.

Sidi-Bel-Abbes fut construite par les Français sur un plan en damier dans une enceinte rectangulaire, percée de quatre portes, indiquant les points cardinaux

La France en fera une ville de plus de 100.000 habitants ayant débuté par 431 habitants habitants, chiffre porté en 1859 à 5259 dont 2046 espagnols.

Le premier maire sera Monsieur ROUBIERE en 1870.


Rond Point des 4 horloges



Qui ne se souvient pas des parallèles, des perpendiculaires et des angles de la géométrie urbaine la plus absolue qui se puisse imaginer : 800 mètres sur 400, avec le croisement central des quatre horloges.





Les quatres murailles de ce petit univers rectangulaire percées de quatre portes aux voûtes retentissantes : les portes d'Oran, de Tiemcen, de Mascara et Daya.

Les boulevards sont d'un fonctionnel militaire qu'il faut prendre, lui aussi dans sa signification absolue. Le boulevard du Nord est le plus turbulent parce qu'il longe le grouillant plateau solaire du Village Nègre.

Le boulevard de l'Est est le plus étrange, avec ses mûriers pulpeux et ses hauts platanes, ses institutions religieuses et leurs clochetons, sa mystérieuse poudrière surmontée d'une guérite et du soldat de garde.


LES GLOIRES DE LA VILLE

  • Dry Farming
l'Ecole d'agriculture

La révolution des techniques agricoles à travers l'empire français, c'est à Sidi Bel-Abbès qu'elle explose pour recouvrir de moissons qu'elle n'attendait plus, la steppe décharnée du Sersou et des hauts plateaux avec en outre la technique du Dry Farming découverte à Sidi Bel-Abbés."(Un ensemble de procédés, connus sous le nom de Dry Farming, ont pour but et pour effet d'utiliser le plus complètement possible l'eau des précipitations atmosphériques, de réduire au minimum les pertes d'eau par évaporation et de faire profiter une récolte de l'eau tombée pendant deux années consécutives. Le dry farming a permis d'une part d'augmenter, de régulariser les rendements, d'autre part de consacrer à la culture des céréales des régions situées à la limite du Tell et des steppes,
comme le Sersou, où on ne s'y livrait pas autrefois.)"

Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le Sersou fut, comme le reste des Hauts-Plateaux, une steppe à peu près vide, pays de nomades et de moutons. Or, brusquement, en un nombre d'années étonnamment petit, elle s'est couverte de superbes moissons et de villages européens. Ça été le succès le plus retentissant du Dry Farming, celui qu'on cite toujours en exemple.



  • La Légion Etrangère
La Légion étrangère
  • C'est bien sûr aussi et surtout le berceau de la Légion étrangère. Centre d'instruction des jeunes recrues, avec ses casernements, ses foyers, son camp retranché, ses solemnités militaires. La Légion Etrangère, fleuron de l'Armée française, connue aux quatre coins du monde. La Légion et la ville était un couple d'amoureux passionnés l'un de l'autre.

La France quitte l'Algérie et la Légion doit abandonner sa terre natale. Pour la première fois, des régiments de Légion prennent garnison en métropole. Le 1er régiment étranger quitte Sidi bel Abbès pour rejoindre Aubagne.




  • Gaston JULIA fut l'un des plus grands mathématiciens du monde. Fils d'un mécanicien et d'une repasseuse il sera nommé à 27 ans maître de conférence et professeur à la Sorbonne. Considéré comme son égal par EINSTEIN ce maître de l'analyse, de la géométrie et de la mécanique et par Henri Poincaré, il sera un grand mutilé de la guerre 1914-1918.

Aujourd'hui le prix de Gaston JULIA est décerné chaque année.


  • Le ténor ROUSSELIERE de l'Opéra de Paris
  • Le général BRECARD grand Chancelier de la Légion d'Honneur
  • Marcel CERDAN le plus prestigieux des championsde Boxe
  • Alain MIMOUN (champion olympique de course à pied, n'a pas vu le jour entre les quatre murs de la ville, mais aux alentours au Télagh.

sont tous de enfants de Sidi Bel-Abbès.

  • Le Sporting Club Bel Abbésien (S.C.B.A)

exista de 1906 à1962, en plus d'un demi siècle, tous les titres furent remportés : Championnat d'Oranie, de l'Union Française, Coupes d'Afrique du Nord et d'Algérie, sans oublier trois victoires en Coupe de France (Quevilly, C.A. Paris, Auchel ). Au cours des années 20, le SCBA avec ses 2 internationaux, Liminiana et Manzanares, remporta le Championnat de France de Foot ball, en venant battre le Red Star de Paris sur son propre terrain.



Source : Extrait Partiel Revue P.N.H.A N° 15

La Légion Étrangère

Képi Blanc

Sidi-Bel-Abbès, au coeur de l'Oranie, est la mère nourricière et la plaque tournante de la Légion.

Fondée en 1843 par celle -ci, en un lieu marécageux où un marabout perpétuait le souvenir de Sidi-Bel-Abbés, pieux ermite, cette petite ville sans caractère est l'usine qui, depuis cent dix neuf ans, s'emploie à faire d'hommes venus de tous les pays et de toutes les couches sociales, des forçats de la gloire.

L'histoire de la Légion commence donc avec la conquête de l'Algérie et, très rapidement les légionnaires y gagnent une réputation de soldats solides et endurants.
Les légionnaires, fidèles à leur réputation de soldat bâtisseurs posaient souvent leurs armes pour construire les postes, les routes et les ponts qui allaient faciliter la pacification.

Guerre d'Algérie 1954 - 1962 : En Algérie aussi la Légion va être à la pointe du combat, mais la victoire sur le terrain est inutile.
Le gouvernement français a déjà prémédité l'abandon de ses ressortissants, malgré la mise en valeur du territoire et la victoire sur le terrain de son Armée.

Repère géographique.png Repères géographiques

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Carte Michelin Sidi-Bel-Abbès.jpg


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Cliquez sur les photos pour agrandir Les réalisations françaises

Familles notables.png Notables

Marcel Cerdan est né dans la commune le 22 juillet 1916

Boxeur français (Sidi Bel Abbès, Algérie,22.07. 1916 - Açores 31.10 1949). Marcel Cerdan est considéré comme l'un des meilleurs pugilistes français de tous les temps. Sa disparition dans un accident d'avion a conféré une dimension tragique à sa célébrité. Champion de France et champion d'Europe des mi-moyens respectivement en 1938 et 1939, champion d'Europe des moyens en 1942, il devient champion du monde des moyens en 1948 aux dépens de l'Américain Tony Zale. L'accident fatal dont il fut victime l'empêcha de prendre sa revanche sur Jake La Motta, qui l'avait dépossédé de son titre mondial le 17 juin 1949.


Les maires jusqu'en 1962

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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VILLETARD de PRUNIÉRES 1857 - 1867  
Jean Pierre ROUBIÈRE 1867 - 1873  
Léon BASTIDE 1874 - 1875  
Joseph BLEUZE 13/01/1875 - 11/10/1875 Assassiné  
Joseph BOULET 1876 - 1881  
Anthèlme PARET 1882 - 1891 Conseiller général, délégué financier  
Léon BASTIDE 1892 - 1907 Conseiller général, délégué financier  
Alfred LISBONNE 1908 - 1929 Délégué financier  
Lucien BELLAT 1929 - 1941  
Gaston LISBONNE 1942 - 1944 Président de la délégation spéciale  
Gaston LISBONNE 1944 - 1947 Conseiller général  
René JUSTRABO 1948 - 1953 Délégué à l'assemblée algérienne  
Raymond DASSIÉ 1953 - Président de la délégation spéciale  
Raymond DASSIÉ 1953 - 1962  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

A partir de 1962 :

A.P.C (Assemblée Populaire et Communale dirigée par un Président)

Dépouillements des registres paroissiaux

Journaux

Le Progrès de Sidi-Bel-Abbès (1883 - 1963) : journaux microfilmés sur Gallica de 1893 à 1939

Messager de l'ouest ( aux environs de 1900)

Républicain du Sud Oranais

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Sidi-Bel-Abbès à la Belle époque de Patrick Kréma
  • Sidi-Bel-Abbès la ville des superlatifs Revue P.N.HA n°15 Editions du Grand Sud 34-Montpellier

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