Algérie - Oran

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Oran
Blason Oran.jpg
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya
Daïra
Code postal 31030
Population 291 812 hab. (1958)
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants Oranais, Oranaises
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 0°38'30" W / 35°41'28" N
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Antiquité et Moyen Âge

Quelques traces de l'homme préhistorique ont été trouvées dans la partie Sud-Ouest de la commune d'Oran, à Eckmülh. Jusqu'au Xe siècle, aucun témoignage certain d'une occupation humaine n'a pu être retrouvé, ni phénicienne, ni romaine (alors que des ruines importantes d'origine romaine subsistent dans la région oranaise) à l'exception du nom flatteur de "Portus divini" que l'on croit pouvoir attribuer, soit à Oran, soit plus probablement à Mers-el-Kebir.

C'est vers 903 qu'Ouahran fut créé par "Mohammed ibn Abi Aoun, Mohammed ibn Abdoun et une bande de marins Andalous qui fréquentaient le port de cet endroit... après avoir obtenu le consentement des Nefza et des Mosguen... Les Mosguen faisaient partie de la grande tribu berbère des Azdadja" d'origine riffaine qui occupait le Sahel d'Oran (cit. dans El Bekri - ca 1014/ca 1094). Plusieurs fois détruite et reconstruite dans la première moitié du Xe siècle, sa création s'explique: Oran était considérée par les marins andalous comme un point d'appui pour leurs relations commerciales avec l'intérieur du pays africain. Le site géographique offrait une plage de débarquement, de l'eau douce, des matériaux de construction (pierre à bâtir, chaux, argile) et des ravins susceptibles d'être utilisés pour la défense. La rade d'Oran est peu abritée à la mauvaise saison, et à 5 km à l'ouest se trouve la rade de Mers el Kebir (le grand port en arabe) qui passe pour l'une des meilleures du Maghreb. Il est donc probable que c'est la proximité des sources abondantes qui commanda l'implantation.

Du Xe au XIe siècle Oran connaît une certaine importance par suite du commerce maritime de Marseille, Barcelone, Venise et Gênes, qui possèdent des comptoirs sur les côtes barbaresques.

Ibn Haouqâl, à la fin du Xe siècle, note que "dans ce port, se fait le commerce avec l'Espagne ; les navires y apportent des marchandises et s'en retournent chargés de blé". Au XIe siècle, El Bekri indique qu' "Oran, située à 40 milles d'Arzao (Arzew)... est une place très forte ; elle possède des " eaux courantes, des moulins à eau, des jardins, et une mosquée djamé ". Edrisi, au milieu du XIIe siècle, précise que "la ville d'Oran est un port trop peu considérable pour offrir quelque sécurité aux navires ; mais à deux miles de là, il en existe un plus grand, Mers-el-Kébir , où même les plus grands vaisseaux peuvent mouiller en toute sécurité, protégés contre les vents ".

Pour assurer la sécurité d'Oran, vers 1347, le Sultan mérinide de Fez, Abn Lhassen, constructeur de la mosquée de Sidi bou Médine, à Tlemcen, fait élever le " Donjon des Maltais ", qui subsiste aujourd'hui au cœur du Château Neuf. En 1437, constamment assiégé par les troupes tlemcéniennes des Beni Zian, Oran tombe entre leurs mains.

À deux reprises, les Maures d'Espagne, après la prise de Grenade, en 1492 et en 1502, se réfugient en Oranie et fondent notamment une petite colonie sur la plage des Andalouses, qui leur doit son nom. Ces Andalous, en même temps qu'ils introduisent des méthodes de cultures nouvelles (coton) , apportent un appoint redoutable à la piraterie barbaresque, et Mers-el-Kébir arme pour la course en Méditerranée occidentale.

(Source : d'après Robert Tinthouin, dans le guide agréé de la ville d'Oran vers 1949)

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG Époque moderne : cité espagnole et capitale épisodique des beys de l'Ouest

Après la chute du royaume de Grenade en 1492, l'Espagne est en mesure d'imposer sa loi en Méditerranée occidentale, et son premier effort se porte sur la sécurité de la "Mer d'Alboran": prise de Melilla sur la côte marocaine, occupation des fortifications de Mers el Kebir en 1504, prise d'Oran le 19 mai 1509 par une expédition conduite par le cardinal Ximénès en personne. Au début du XVIe siècle, la suprématie espagnole est bien établie, et son occupation d'Oran sera peu menacée. Mers el Kebir et Oran serviront même de base de départ à quelques expéditions, dont celle du comte d'Alcaudète qui occupa Tlemcen en 1544, grâce aussi à l'alliance des tribus des Beni-Ameur.

Carte d'Oran par Belin

Au milieu du XVIe siècle, les espagnols sont sur la défensive, et Oran connaîtra une forme de blocus à distance, et quelques sévères assauts (tel le siège de Mers el Kebir par Hassan Pacha, fils du fameux Kayr-ed-dine, en 1563). La ville s'est entourée de sa ceinture de forts, plusieurs fois renforcés et étendus, dont le fort de Santa Cruz au sommet du djebel Aïdour, le "Château Neuf" aujourd'hui au centre de la ville, et les vieilles murailles de la Kasbah restent les témoins actuels et fort impressionnants (un rapport de Vallejo en 1734 notait qu'à Oran "L'Espagne a troqué des monceaux d'or contre des montagnes de pierre").

Perdue une première fois en 1708 par l'Espagne affaiblie par la Guerre de Succession, la ville servira jusqu'en 1732 de résidence au bey de l'Ouest, puis sera reprise lors de l'expédition conduite sous le règne de Philippe V par le comte de Montemar qui débarqua une lieue à l'ouest de Mers el Kebir, plage de "las aguadas", le 29 juin 1732. Après quelques combats, et une courte résistance du fort de Mers el Kebir qui tomba le 1er juillet, la ville fut reprise sans coup férir, évacuée par ses habitants et par le bey.

Marché arabe

En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices publics ; une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce.

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1790, les habitants ressentent les vingt-deux secousses d'un tremblement de terre. Toutes les constructions un peu anciennes, les deux tiers de la ville, sont renversées.
Sur une population, tant civile que militaire, de 8 000 âmes non compris 2 000 galériens, plus de la moitié sont ensevelis sous les décombres. Les rescapés campent sous des tentes ou dans des abris en planches entre le Château Neuf et le fort Saint-André.

Aussitôt, le Bey turc et les tribus profitent de la confusion et assiègent la ville, qui n'est plus défendue que par 15 000 hommes. Le roi d'Espagne Charles IV fait lui-même des ouvertures au gouvernement turc d'Alger. Le traité, signé le 12 septembre 1792, entraîne l'évacuation et la prise en possession de la ville par les Turcs, en mars 1792.

Lorsque les Espagnols quittent Oran en 1792, il ne reste qu'un seul européen, un Français, le sieur Gaillard né en 1750 à Paris et naturalisé Espagnol sous le nom de Gallardo ; il se fait musulman en acceptant la charge de joaillier du Bey. Son fils hérite de la charge et les Français le trouveront en arrivant, exerçant son métier.

En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte.

Tribu maghzen

La ville déserte se repeuple d'habitants venus de tous les points de l'Oranie.
Pour remplacer les commerçants espagnols, les Turcs attirèrent une communauté israélite dont les membres viennent de Mostaganem, Mascara, Nédroma et Tlemcen.

Plusieurs Beys d'Oran (c'est le nom que prend alors le bey de l'ouest) seront victimes, soit de la jalousie ombrageuse des Deys d'Alger, soit des révolutions de palais.
Oran, avec le palais du Bey construit sur le bastion Sud-Ouest du Château Neuf, son harem (Tribunal militaire), sa maison militaire (Casbah) , et ses trois mosquées dont la gracieuse mosquée du pacha, se donne alors un petit air oriental. Les Beys vécurent pendant 40 ans avec leur harem dans leur nouvelle résidence de Rosalcazar, car la Casbah, où siégeaient le gouverneur espagnol, et le bey de 1708 à 1732, avait été trop endommagée par le tremblement de terre pour leur servir de résidence.

En juillet 1830 Hassan bey attaqué de toutes parts par les tribus arabes, sollicitait l'intervention de la France.

La porte de Santon à ORAN : voir photo

Algerie1830-1962.JPG Époque contemporaine

Présence française : de la bourgade à la grande cité méditerranéenne

En juillet 1830, le fils du maréchal de Bourmont débarque à la tête d'une petite troupe, au fort de Mers-el-Kébir. En Décembre, le général Damrémont occupe définitivement Mers-el-Kébir et arrive à Oran par la montagne. Ce n'est que le 4 janvier 1831 que nos soldats font leur entrée dans Oran.

Les Français se trouvent en présence d'une ville de 7 à 8 000 habitants, divisée en trois parties distinctes, enfermée dans une seule enceinte flanquée de forts.

La vieille ville - entre Ras el Aîn et la Casbah - et la Marine - à ses pieds au bord de la mer - s'élèvent sur la rive gauche du ravin, dont les eaux actionnent des tanneries et des moulins à farine

La ville neuve gravit la rive droite, du fort Saint-André au Château Neuf. En dehors des murs s'étendent, abandonnés par leurs habitants, les deux faubourgs de Ras et Ain et de Karguentah (Vieille Mosquée). Les anciens édifices construits par les Espagnols tombent en ruines ou ont été remplacés par de mauvaises masures construites par les indigènes sur le rempart, le fossé et le glacis de la rive droite du ravin. L'armée doit détruire ces habitations et les deux faubourgs pour rétablir les fortifications.

Au début de l'occupation française, Oran porte encore le " cachet que " les Espagnols lui. ont imprimé". En 1840, elle compte environ 8 000 habitants . 5 à 600 indigènes ou Maures, 4 000 Israélites, 3 500 Européens (Français et Espagnols)


En 1832, le recensement fait par le commissaire du roi, Pujol, indique une population de 3 800 habitants : 750 européens, 250 musulmans et 2 800 israélites. Malgré une épouvantable épidémie de choléra en 1849, la ville va se développer rapidement.

En 1961, les statistiques donnent 400 000 habitants : 220 000 européens et 180 000 musulmans. Oran est alors la première ville d'Algérie où la population européenne dépasse en nombre la population musulmane.

Depuis le 31 janvier 1848, la ville est érigée en commune et jusqu'en 1962, 28 maires s'y succéderont.

Jusqu'en 1850, la ville se cantonne dans les bas quartiers avec une seule pointe sur le plateau représentée par le quartier israélite.
Vers 1890, Oran, à l'étroit, commence à grimper vers Karguentah. Peu à peu, la ville sort de ses limites et de nombreux faubourgs se créent : Saint Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint Michel, Miramar, Saint Pierre, Saint Eugène, Gambetta.

L'administration française distribue de nombreux lots de terrains de 4 à 12 hectares à de petits colons européens et nombre d'entre eux tentent leur chance :

au 1er janvier 1847, 47 300 Français étaient venus d'Alsace, des Vosges, du Dauphiné et du sud de la France en même temps que 31 000 Espagnols, 8 800 Maltais, 8 200 Italiens et 8 600 Suisses et Allemands qui passaient pour être les plus mauvais colons.

La consanguinité espagnole est constatée dans 80 % environ de la population française d'origine européenne, mais bien peu de particularités permettaient encore de les distinguer. Si les spectacles de danses ou de musique espagnole continuaient de plaire aux Oranais, les courses de taureaux n'avaient plus de succès et les arènes d'Eckmuhl tombèrent en ruines.

De nombreux Oranais de Tlemcen, Mostaganem, Mascara, Sidi-Bel-Abbès ou Relizane étaient des descendants d'émigrés espagnols, levantins ou andalous qui, au milieu du XIXe siècle avaient fui la misère de leur pays. Leurs grands-pères étaient arrivés à bord de balancelles transportant des cargaisons de gargoulettes. Sur la blouse noire des paysans alicantins, ils transportaient au bout d'une canne un baluchon qui constituait tout le patrimoine familial.

Dans la cour des écoles, ceux dont le nom avait une consonance ibérique étaient des "escargots" parce que leurs parents étaient venus en Algérie "transportant leur maison sur leur dos".
Les prolétaires continuaient à parler le patois valencien ou andalou et à pratiquer un catholicisme fortement entaché de pratiques superstitieuses.
Les Levy ou les Cohen étaient des "piments", car la frita, mets à base de poivrons doux, constituait pour eux une nourriture de base.
Les musulmans, qui portaient à l'époque la chéchia ou le fez, étaient à cause de la forme et la couleur de leur coiffure des "fromages de hollande", des "bouteilles cachetées" ou des "melons".
Les Durand et les Dubois, fraîchement arrivés de la Mère Patrie, si loin qu'il fallait alors 40 heures de bateau pour y parvenir, étaient des "françaouis".

Les gens nés dans le pays n'étaient pas encore des Pieds Noirs. Ils s'étaient attribués, pour se distinguer des nouveaux débarqués de nom de "margaillons". Un margaillon en jargon pataouète est un palmier nain qui pousse un peu partout, qui peut vivre des mois sans eau et qui ne se laisse arracher qu'avec beaucoup de difficultés ; il était pour eux un symbole d'endurance et de résistance (on peut rapprocher ce mot de celui de Sabra qui est une figue de Barbarie et qui est le surnom du juif né en Israël). Tous ces surnoms ne devenaient péjoratifs qu'au cours d'une discussion... ou d'un match de football, ce qui revient au même.

Les mariages avaient brassé les descendants des communautés originelles métropolitaines, ibériques ou italiennes . Venaient s'y ajouter quelques gouttes de sang grec ou maltais. Les légionnaires démobilisés à Sidi Bel Abbès se fixèrent aussi volontiers dans le pays. Il y eut quelques mariages entre chrétiens et juifs, très peu entre européens et musulmans et pas du tout entre musulmans et juifs. Ce n'était pas du racisme mais une incompatibilité de règles religieuses et de mœurs, la polygamie des uns étant incompatible avec la monogamie des autres.

La proximité de l'Espagne (par temps clair, de la côte de Bel Horizon qui domine la rade de Mers El Kébir du haut de ses 511 mètres, il est possible d'apercevoir à l'horizon le sommet de la cordillère du Cap de Gata), une occupation de trois siècles par les armées espagnoles, ont donné aux Oranais un caractère qui leur faisait dire en parlant des Algérois de la rue d'Isly, que ces derniers étaient les Lyonnais de l'Algérie. Autant les Algérois se montraient réticents à accepter un étranger, autant les Oranais avaient le sens ibérique de l'hospitalité.

Les crises anti-juives dans la vie municipale

Le 14 juillet 1865, date à laquelle Napoléon III signe le senatus consulte sur l'état des personnes et de la naturalisation qui propose la nationalité française aux israélites et musulmans qui le désirent, marque le début, en Algérie et à Oran, de la période anti-juive.

Dès le début, l'antisémitisme algérien a partie liée avec la politique électorale. La première ligue anti-juive est fondée en juillet 1871 pour écarter les juifs des urnes ; nouveaux électeurs, ils sont 15 % du corps électoral et en mesure d'arbitrer les conflits. Dociles et sans formation politique, ils votent selon les indications de leur consistoire, mais dans des sens différents selon les localités. Les consistoires sont parfois présidés par des personnalités discutées; comme Simon Kanoui, appelé par ses ennemis "Le Rotschild d'Oran", le "grand électeur d'Oran de 1871 à 1897 et qui proclamait que personne n'entrerait à la mairie sans son aval. En fait, toutes les élections étaient truquées par des rabatteurs qui achetaient les voix des électeurs de toute origine mais on n'en fit grief qu'aux Juifs, nouveaux venus dans la citoyenneté et trouble-fête. l'antijudaisme monta progressivement jusqu'au début des années 1890.

À cette époque, des ligues anti-juives se créent, rassemblant dans un parti "français" les électeurs de gauche. Ils l'emportent aux élections municipales de 1897 : le pharmacien Gobert, radical anti-juif, est élu. En mai 1897, un attentat contre un conseiller municipal d'Oran, venu assister à une course cycliste à Mostaganem, provoque le pillage du quartier juif de cette ville par les Musulmans et les Européens. Cet exemple est suivi à Oran où la mise à sac des boutiques appartenant aux israélites dure trois jours. Quand l'affaire Dreyfus éclate, la vague anti-juive connait son paroxysme, notamment à Alger.

Cependant le gouvernement refuse d'accéder aux exigences de la population qui demande l'abrogation du décret Crémieux.

Mais le marasme économique dans lequel se débat l'Algérie démobilise les politiciens. "On ne vit pas de politique" est-il écrit dans la dépêche algérienne du 1er avril 1902. Aux élections de la même année, les candidats républicains l'emportent sur les anti-juifs : le calme est revenu.

Le porte-parole de l'anti-judaïsme sera longtemps un vieux médecin, le docteur MOLLE. Celui que ses amis appellent le rénovateur de l'antisémitisme algérien, ne pardonne pas aux Juifs d'avoir voté contre lui. Fondateur d'une "ligue latine" , puis d'une "union latine" qui appelle l'union des latins contre les Juifs, il réussit à obtenir le boycott des commerçants juifs. Aux élections municipales de mai [[1925]), sa liste l'emporte avec 2 000 voix de majorité.

Le docteur Molle est soutenu dans sa campagne par le journal "Le Petit Oranais" qui a pour manchette une phrase de Luther : "Il faut mettre le soufre, la poix et s'il se peut le feu de l'enfer aux synagogues et aux écoles juives, détruire les maisons des Juifs, s'emparer de leurs capitaux et les chasser en pleine campagne comme des chiens enragés". Obligé, à la suite d'une plainte du gouverneur général Violette de retirer cette manchette, le journal ornera, quelques années plus tard, sa première page d'une croix gammée.
Les Unions Latines du docteur Molle prospérèrent et, de 1926 à 1932, elles domineront la vie politique de l'Oranie.

En 1932, un an après la mort du docteur Molle, Oran et Sidi Bel Abbès éliront encore des députés qui se proclament d'abord anti-juifs, par exemple Michel Pares qui se mettra au service de Mussolini.

Avec la montée de la crise économique, l'antisémitisme un peu assoupi se réveille ; "Le Petit Oranais" retrouve son ton furieux ; d'immenses croix gammées peintes au goudron apparaissent sur le mur des édifices d'Oran. Les établissements Juan Bastos ornent leurs cahiers de papiers à cigarettes de 12 croix gammées sans qu'on puisse dire s'il s'agit d'un manifeste politique ou d'un sens publicitaire dévoyé. La crise économique est toujours fort préoccupante et, le 17 décembre 1933, "Oran Matin" note : "Babouchiers, cordonniers, brodeurs n'ont plus rien à faire ; tous se promènent dans les rues offrant le triste spectacle du chômage et de ses funestes conséquences". Le maire, quant à lui, constate que "des tribus entières de pauvres diables n'ont rien ; tant que durent les figues de Barbarie, ils peuvent vivre ; après, ils en sont réduits à voler".

La crise viticole des années 1934 et 1935 favorise la création de fronts paysans et la campagne du Front Populaire sert également de prétexte à une nouvelle et vigoureuse poussée d'antisémitisme.

À Oran, le maire, l'abbé Lambert, -qui est à l'époque un prêtre sans ministère car "suspens a divinis", c'est-à-dire suspendu- prêche, coiffé du casque colonial et ceint de l'écharpe tricolore, la mobilisation générale contre les juifs et le Front Populaire. Fondateur des "amitiés Lambert", il reprend la politique anti-juive des "unions latines" et désigne le Front Populaire comme une manifestation d'impérialisme juif. Or ce dangereux démagogue, idole de la plèbe oranaise, déchaîne l'enthousiasme à chaque discours. Son buste, vendu 3 francs se trouve dans toutes les maisons oranaises ; c'est paraît-il une précieuse amulette pour les femmes en couches.

Il faudra la loi du 21 avril 1939, réprimant les excitations à la haine raciale pour faire taire provisoirement les anti-juifs d'Algérie.

L'abbé Lambert avait bâti sa propagande sur ses talents de sourcier, promettant l'eau douce à tous les Oranais. Mais c'est bien après lui que la ville et la région seront alimentées en eau douce. Et, histoire de se rappeler le bon temps, bon nombre d'Oranais ajouteront du sel dans leur tasse de café.

L'abbé Lambert prêchait aussi l'aide à la "reconquista" , et les élus de droite se feront une gloire d'avoir été les premiers à réclamer la reconnaissance officielle du gouvernement Franco. Pendant que les dirigeants des "Unions latines" ravitaillaient les franquistes en volontaires et en argent, les syndicats d'Oran participaient à la contrebande de guerre et facilitaient les départs des brigades internationales.

Autres aspects de la vie politique oranaise

Ayant signalé avec tant de développements les activités de quelques démagogues oranais, il serait injuste de ne pas citer quelques autres figures.

De tout premier plan apparait la personnalité d'Eugène ETIENNE (né à Oran le 15/12/1844, mort à Paris le 13/05/1921), qui fut député d'Oran sans discontinuer de 1881 à 1919, puis sénateur d'Oran jusqu'à sa mort. Il était employé aux messageries maritimes, lorsqu'il soutint la candidature de Gambetta à Marseille (1869). Ce service lui valut, en 1878, une place d'inspecteur des chemins de fer de l'État, et son élection, le 21 août 1881, comme député de la 1re circonscription d'Oran. Il prit place dans la majorité opportuniste, dont il devint bientôt un des membres les plus actifs, soutint de ses votes la politique de Gambetta et celle de Jules Ferry, prêta tout son concours à l'adoption des crédits réclamés pour l'expédition du Tonkin, fut rapporteur des budgets de l'Algérie, des colonies, et de la guerre, et se fit une spécialité des questions intéressant les chemins de fer et les colonies.

Les programmes d'Eugène Etienne, républicain de gauche, préfigurent principalement les structures de l'administration algérienne telle qu'elle va se former à la fin du XIXe siècle. Champion de l'abandon de la « funeste théorie des rattachements », c'est-à-dire l'assimilation à la France et la direction de, et par, Paris de toute l'administration locale, il réclame la présence d'un gouverneur responsable. « Il faut, dit-il, peupler l'Algérie de Français », sous peine de voir un jour « la population française... annihilée par la population étrangère et submergée par la population indigène ». Il réclame, avec un acharnement qui aura sa récompense, la création d'un « budget spécial » de l'Algérie laissant à la charge de la métropole les dépenses de souveraineté. Mais cette mesure, si bénéfique soit-elle, doit être accompagnée de l'exécution de grands travaux, voies ferrées, routes ponts, etc., qu'il ne cesse de réclamer de législature en législature, sans lesquels aucun développement valable ne peut être acquis. L'activité parlementaire d'Eugène Etienne fut considérable et, en matière coloniale spécialement, de tout premier plan. (Source : site de l'assemblée nationale)

Une autre figure attachante, celle de Hippolyte GIRAUD, qui fut maire d'Oran de 1905 à 1907. Né de père inconnu à Oran en 1853, il fut d'abord instituteur primaire, puis avoué. Elu maire en 1905, homme d'action et ami des arts, c'est sous son mandat que fut inauguré le théatre d'Oran sur la Place d'Armes. Il mourut en 1907. Son souvenir était conservé par un boulevard, et un quai du port d'Oran, qui portaient son nom. Un monument à son effigie fut inauguré en 1909 en présence du général Lyautey.

Mais à Oran, la vie politique est aussi conditionnée par les journaux et, si le "Petit Oranais" a eu un certain temps un impact certain sur une partie de la population, L'Écho d'Oran fut le journal le plus important. C'est le plus ancien et le plus diffusé : 80 000 exemplaires en 1936, 93 500 en 1938 et 120 000 dans les années 60. Il cessera d'exister en 1963. Fondé en 1844 - le numéro 0 est du samedi 5 octobre 1844 - par Adolphe Perrier, un imprimeur lorrain banni par Louis-Philippe pour avoir exprimé des sentiments trop républicains, ce journal paraissait tous les samedis et se qualifiait "d'organe d'annonces judiciaires, administratives et commerciales" .

Il affiche entre les deux guerres les opinions d'une droite modérée. À partir de 1945, il est dirigé par Pierre Laffont, arrière petit-fils du fondateur. Né en 1913, député en 1958, c'est un libéral modéré. L'Écho d'Oran est le journal des européens et des musulmans acquis aux européens.

La dimension économique

Le port d'abord, car le développement de la ville ne peut se comprendre, dans la période française, que par son activité portuaire, son rôle d'échange entre la métropole et le monde d'une part, et le vaste espace (le département d'Oran avait une surface de plus de 67 000 km² avant 1957), dont Oran est à la fois le chef-lieu et la ville la plus peuplée et la plus active d'autre part.

C'est seulement en 1736 que les espagnols se préoccupèrent de créer un abri aux embarcations qui faisaient la navette entre Oran et Mers el Kebir. Ils établirent une jetée enracinée un peu au sud du fort de La Mona; une première fois détruite par la mer en 1738 alors que 42 m en avaient été construits, elle fut mal entretenue par les turcs, et s'étant affaissée elle formait en 1833 une série d'écueils sous le niveau de la mer. Les espagnols avaient complété leur ouvrage d'un quai nord-sud prenant appui à la racine de la jetée, et un autre perpendiculaire (futur quai Sainte-Marie) qui seul subsistait en 1837.
Ces équipements consolidés et complétés par un épi de 1844 à 1864 formèrent le premier port d'Oran, actuel "Vieux Port", vite jugé insuffisant et d'ailleurs inaccessible aux navires de gros tonnage. Il fut donc complété à partir de 1858 sur les projets de l'ingénieur Aucour et formait en 1876 un parallélogramme d'environ 30 ha ouvert à l'est, qui enfermait l'ancien port dans son angle Sud-Ouest. Une nouvelle tranche de travaux, de 1906 à 1920, comportant 1280 m de jetée, 15 ha supplémentaires de bassin, et 6 ha de terre-plein, fut jugée insuffisante avant même son achèvement.
En son dernier développement, le port comportait avant 1950, une jetée au large de 3 km, un avant-port de 45 ha (fonds de -10 à -30 m), un bassin de 16 ha (fonds de -10,4 m à -12 m), un bassin de 14 ha (fonds de -7,4 m) et les bassins anciens d'environ 29 ha, des quais se développant sur 5 km, et 40 ha de terre-plein gagnés principalement par le comblement de l'ancienne baie Sainte Thérèse.

Indépendance

  • 1962 Indépendance : 200 000 Européens quittent la ville. Oran semble une ville abandonnée.

Le Massacre d'Oran se déroule à Oran, en Algérie, le 5 juillet 1962, trois jour après le référendum consacrant l'indépendance de l'Algérie, sur décision du général de Gaulle.
Oran, grande ville de 400 000 habitants, était la seule à majorité européenne. Pourtant, à Oran, il existe encore des Pieds-Noirs ne voulant pas quitter leur terre natale.
Ce massacre s'inscrit après la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), et les Accords d' Évian : Quelques mois auparavant, le 19 mars 1962, un cessez-le-feu en Algérie a lieu suite aux accords d'Évian.

N.B : Perpignan - Olivier des disparus d' Oran (le 5 juillet 1962) planté à Perpignan le 23/10/2005


  • Musée impressionnant

Inauguré en juillet 2015 à Oran, mais il existe depuis deux ans (35 ans de recherches d'un particulier passionné qui n'est autre que l'écrivain Mohamed FREHA, (à visiter gratuitement) A.P.C. ORAN qui est un espace Historique & de la Mémoire de la ville d'Oran qui se situe au boulevard Emir Abdelkader 31000 ORAN (trottoir en face pour vous situer de l’Hôtel Montparnasse).
Très souvent présent sur les lieu M. FREHA, accompagné de son collaborateur M. Mohamed CHERFAOUI voir dans photo si dessous la devanture de la vitrine puis un lien (ci-dessous) vers la documentation.

Les traditions

Dans les vieux quartiers de la Marine, à la saison chaude, si les chaussées et les magasins sont déserts aux longues heures de la méridienne, les chaises occupent les trottoirs dès la tombée de la nuit. On va prendre le frais sur les falaises bordées de palmiers du front de mer.

Mais c'est à Pâques et à l'Ascension que la fiesta prend tout son sens.

"La Mouna" est surtout la fête du printemps et l'exode du citadin vers les rares coins de verdure des environs ; la source Noiseux pour les piétons, les pinèdes de Canastel, de la Montagne des Lions ou M'sila pour les motorisés. Pour les chrétiens, c'est le moment d'honorer la Vierge de Misserghin. Plus qu'un gros village, ; Misserghin est une immense jardin d'orangers. C'est le berceau de la clémentine, cette variété de mandarine à la peau plus fine et plus rouge et à la chair ferme et sucrée. C'est là que l'abbé CLÉMENT la créa à la suite de longues recherches et de greffes heureuses de bigaradiers. Et, au bout d'un ravin embaumé par les fragrances des agrumes en fleurs, s'ouvre une grotte, reproduction de celle de Lourdes, avec ses béquilles, ses corsets orthopédiques et d'autres vestiges de miraculés reconnaissants.

Le plat du jour est, soit le riz à l'espagnole, soit le "gaspacho", qui est un épais et succulent ragoût de porc, de gibier ou de volaille servi sur une immense fougasse ou "coca" . C'est au dessert qu'apparaît l'événement tant attendu : la "Mouna", pâtisserie briochée surmontée d'œufs coloriés.

L'origine de cette Mouna est peu connue : au XVIe siècle, les rois d'Espagne envoyaient dans leurs présidios africains (Ceuta, Malilla ou Oran) ceux de leurs courtisans qui s'étaient rendus indésirables à l'Escurial. Ces présidios ou places fortes avaient leur Bastille. Celle d'Oran se trouvait sur un pennon rocheux, à cheval sur la rade de Mers El Kébir. Parce que les singes ("monos" en espagnol) y étaient aussi nombreux qu'à Gibraltar, cette roche et la forteresse qui s'y dressait portait le nom de la mona. Ce fut ensuite le fort Lamoune, siège de l'Amirauté jusqu'en 1962. Une seule fois l'an, le dimanche de Pâques après la communion, les déportés avaient le droit d'apercevoir leurs famille qui résidaient tout près de là, dans le quartier de la Blanca, en bordure de l'enceinte de la casbah.

Les parents se réunissaient au pied des murs et faisaient passer aux prisonniers, au bout de longues perches, un gros gâteau préparé pour la circonstance et que depuis on continue à appeler la "Mouna".

En échange, les prisonniers embastillés faisaient descendre des plaques de tôle sur lesquelles ils avaient fait cuire une purée de farine de pois chiches, leur maigre pitance toute l'année. Cette espèce de flan de prisonnier devait se manger très chaud car il durcissait en refroidissant . On l'appelait la "calentica" (de "caliente" chaud, en espagnol). La calentica, vendue par des marchands ambulants, est restée longtemps le plat du pauvre.

Patrimoine.png Patrimoine

La vierge Notre-Dame de Santa Cruz

Notre-Dame de Santa-Cruz.jpg
Algérie - Oran O MARIE.jpeg

Le jeudi de l'Ascension, les catholiques honoraient la vierge de Santa Cruz. Cette vierge a une histoire : en 1849, la population, alarmée par une longue période de sécheresse et une épidémie de choléra, adresse une supplique au général Pelissier commandant la Garnison. Chacun pensait en effet, que seule une forte pluie pouvait les débarrasser de la maladie. Dans le village nègre, un taureau avait été sacrifié dans le tintamarre agaçant des castagnettes et le tam-tam assourdissant des tambourins. Mais le ciel restait obstinément clair.

C'est alors que les Espagnols proposèrent de monter nu-pieds, sur les genoux pour les plus courageux, jusqu'au château fort que le marquis de Santa Cruz avait fait bâtir tout au sommet du djebel Murdjadjo. Avec la bénédiction bourrue du général Pelissier, les pèlerins escaladèrent les flancs arides de la colline dominant le petit port de la Calère, portant sur leurs robustes épaules une statue de la Vierge qui fut déposée au pied du fort, à l'endroit ou un promontoire rocheux permet d'embrasser un magnifique panorama.

La plaque commémorative signale : "dédiée à la vierge Notre Dame du Salut après l'épidémie de choléra de 1849. Inauguration le 9 mai 1850 par Monseigneur Pavy, évêque d'Alger. La statue a été mise en place sur la tour le 6 décembre 1873."

Des cierges brûlèrent par centaines, des prières furent dites à l'intention de Notre-Dame de Santa Cruz et le lendemain, la pluie tomba. Telle est la légende qui est à l'origine de la patronne des Oranais qui lui dédièrent une chapelle, puis une basilique, inaugurée en 1950 par le cardinal Roncalli, le futur Jean XXIII.

Repliés en métropole, les Oranais n'eurent qu'une pensée : faire revenir leur protectrice auprès d'eux. Et, tandis que le monument aux morts d'Oran était transféré à Lyon, quartier de la Duchère (Avenue Balmont), Notre-Dame de Santa Cruz recevait l'hospitalité de l'humble église de Courbessac, près de Nîmes.


Mosquée IBN BADIS

La mosquée
La mosquée

Grande Mosquée IBN BADIS inaugurée en avril 2015.


Voir des articles sur les sites Reflexiondz.net et Niarunblog.

Repère géographique.png Repères géographiques

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Département Oran - Algérie.jpg

Oran 1927.JPG

Démographie.png Démographie

Année
Nombre
1832
3800
1848
25000
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Illustrations - Photos anciennes.png En photos

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Voir A.F.N collections

Familles notables.png Notables

Les maires jusqu'en 1962

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Jean Félix RENAUD LEBON 1849  
- -  
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M. GASSER 1914  
- -  
- -  

Les notaires

La profession de notaire en Algérie était réglementée par une législation spéciale (arrêté ministériel des 30 déc. 1842 et 26 janv. 1843) dont les caractéristiques originales étaient : offices incessibles, et nomination du notaire à une résidence à la discrétion des autorités. Aussi, observe-t-on une permutation des mêmes notaires d'un office notarial à un autre, principalement au sein de l'arrondissement, mais pas seulement, selon ce qui ressemble à un plan de carrière dont la promotion ultime est l'attribution d'un office à Oran-Ville.

Un décret de 1845 créant un 4e office de notaire pour l'arrondissement et à la résidence d'Oran, semble avoir créé en fait l'étude de Saint Denis du Sig, car en 1870, trois études seulement sont en activité à Oran-ville, une quatrième étant créée en 1876, une cinquième en 1883, une sixième et une septième en 1911 .

Étude I
Prénom(s) NOM Période Observations
DAVID 1880  
COUSINARD 1881-1889  
GODILLOT 1890-1911 Notaire honoraire  
CHABERT 1911  
Étude II
Prénom(s) NOM Période Observations
CARITE 1875  
LARCHER 1876-1901  
de PASTORINO 1902  
Étude III
Prénom(s) NOM Période Observations
MONTADER 1881  
{{{Nom}}} 1882-1908 Notaire honoraire  
PRAILLY 1908-1911  
GASQUET 1911  
Étude IV
Prénom(s) NOM Période Observations
BARAT 1876-1883  
POTTIER 1884-1901  
MAYAUDO 1902-1911  
GREGOIRE 1912  
Étude V
Prénom(s) NOM Période Observations
LELARGE 1883  
PITOLLET 1895-1912  
Étude VI
Prénom(s) NOM Période Observations
GAUDIBERT 1911  
Étude VII
Prénom(s) NOM Période Observations
GALTIER 1911 Philippeville  

Nota : Quelques erreurs sont possibles dans les successions d'étude ci-dessus. Ainsi, PASTORINO et MAYAUDON pourraient permuter d'étude. Ainsi GREGOIRE, GAUDIBERT ou GALTIER, pourraient indifféremment avoir été nommés en 1911, soit à la succession de MAYAUDON, soit comme premiers titulaires des offices d'Oran VI ou Oran VII. De même, les données provenant de l'"agenda de la magistrature" peuvent omettre pour une année donnée, des évènements survenus en fin d'année (décès, mutation, nomination).

(Sources : "Agenda et annuaire de la magistrature", "Journal du notariat", en ligne sur Gallica)

Note générale sur les offices de notaire existant dans l'arrondissement d'Oran en 1914 : les 7 études d'Oran-Ville, et dans l'ordre de leur création, Saint Denis du Sig (1845?), Aïn Témouchent (1874), Saint Cloud (1874), Sainte Barbe du Tlélat (vers 1882), Arzew(1914).

Les évêques

Jusqu'en 1866, la province d'Oran eut pour évêque celui d'Alger : Mgr DUPUCH (1838-1845), puis Mgr PAVY (1845-1866).

Prénom(s) NOM Période Observations
CALLOT 1867 - 1875 Premier évêque d'Oran  
VIGNE 1876 - 1879  
ARDIN 1880 - 1884  
GAUSSAIL 1884 - 1886  
SOUBRIER 1886 - 1898  
CANTEL 1899 - 1910  
CAPMARTIN 1911 - 1914 Il inaugura la nouvelle cathédrale du Sacré-Cœur en 1913  
LEGASSE 1915 - 1920  
DURAND 1920 - 1945  
Bertrand LACASTE 1946 - 1972  
TEISSIER 1972 - 1981  
Pierre CLAVERIE 1981 - 1996 Assassiné à l'évêché de St Eugène le 01/08/1996  
Alphonse GEORGER 1998 -  
- -  

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance et de décès de

Naissances :

  • Yves SAINT LAURENT du vrai nom Yves Henri Donat MATHIEU SAINT LAURENT, grand couturier, né le 1er août 1936, décédé le 1er juin 2008 à Paris (France), à l’âge de 71 ans. : Incinéré et célébrations des obsèques à Paris mais ses cendres dispersées à Marrakech au Jardin Majorelle. Grand couturier Français.
Sa généalogie sur Généanet et page Wikipédia
  • Abdelkader FREHA, surnommé "tête d'or" ou aussi" Béka", footballeur Algérien, né le 28 octobre 1942, décédé le 1er octobre 2012 à Oran. Voir Wikipédia et depechedekabylie

né en 1745 :Ramón García de León y Pizarro (1745-1815), officier militaire et administrateur espagnol, fondateur de la ville éponyme de San Ramón de la Nueva Orán

né en 1889 : Jean-Charles Gross (1889-1967), général.

né en 1894 : Orane Demazis (1894-1991), comédienne.

né en 1897 : Émile Claro (1897-1977), artiste peintre

né en 1898 : Henri Mazo (1898-1981), homme politique, député de Vaucluse

né en 1899 : Léon Claro (1899-1991), architecte

née en 1896 : Nine Choucroun (1896-1978), directrice de recherches

né en 1901 : Maurice Audubert-Boussat, écrivain.

né en 1909 : Mohamed Brahim Miloud dit Cheikh Miloud El Mehadji (1909-2001) écrivain.

né en 1914 : Emmanuel Roblès (1914-1995), écrivain.

né en 1915 : Georges Dayan, 1915-1979, homme politique

née en 1915 : Reinette l'Oranaise, 1915-1998, musicienne.

né en 1925 : Zeddour Mohamed Brahim Kacem (1925-1954), nationaliste Algérien et martyr de la révolution.https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeddour_Mohamed_Brahim_Kacem

né en 1926 : Blaoui Houari, musicien.

né en 1926 : Ahmed Zabana (1926-1956), militant indépendantiste et premier chahid condamné à mort de la guerre d'Algérie.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Zabana

né en 1928 : Maurice El Médioni, musicien.

né en 1928 : Roger Dadoun philosophe et psychanalyste

née en 1929 : Renée Gailhoustet, architecte

né en 1934 : Jean Paul Sevilla, pianiste, enseignant à l'université d'Ottawa133.

né en 1934 : Kaddour Bekhloufi, footballeur international

né en 1934 : Ahmed Medeghri, nationaliste et ancien ministre de l'intérieur (1934-1974).

né en 1936 : Yves SAINT-LAURENT, grand couturier.

née en 1937 : Hélène Cixous, femme de lettres et critique littéraire.

né en 1937 : Jean-Pierre Elkabbach, journaliste.

née en 1937 : Michèle Perret, linguiste et romancière.

né en 1937 : Ahmed Saber (1937-1971) : musicien.

né en 1938 : Pierre Bénichou, journaliste.

née en 1938 : Michèle Villanueva, historienne et écrivaine oranaise.

né en 1941 : Jean-François Mattéi, philosophe et helléniste.

née en 1942 : Sophie Garel, animatrice de télé et de radio.

né en 1944 : Jean Benguigui, comédien.

né en 1944 : Jean-Claude Dupont, homme politique.

née en 1946 : Nicole Garcia, comédienne.

né en 1947 : Mohamed Hansal, arbitre de football.

né en 1948 : Abdelkader Djemaï, écrivain.

né en 1952 : Alain Faragou, paysagiste.

né en 1952 : Yahia Belaskri, romancier, novelliste, journaliste et essayiste.

né en 1953 : Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières

né en 1954 : Louis Bertignac, musicien.

né en 1954 : François Valéry, musicien.

né en 1954 : Kheira Bouziane, femme politique française.

né en 1955 : Julien Dray, homme politique.

né en 1955 : Cherif Hadjam, comédien de théâtre pour enfants, plus connu sous son nom de scène de H'mimich. né en 1956 : Étienne Daho, musicien.

né en 1957 : Mohamed Belkheïra, footballeur international.

né en 1957 : Pierre Bensusan, musicien.

né en 1958 : Alain Chabat, comédien.

né en 1958 : Régis Obadia, chorégraphe français de danse contemporaine.

née en 1959 : Chaba Zahouania, musicienne.

né en 1959 : Mustapha Barat, photographe, producteur et acteur. né en 1960 : Philippe Corcuff, philosophe et sociologue.

né en 1960 : Khaled, musicien chanteur.

né en 1961 : Franck Amsallem, musicien de jazz.

né en 1961 : Houari Benchenet, musicien.

née en 1961 : Valérie Benguigui, comédienne.

né en 1966 : Mustapha Moussa, boxeur de poids mi-lourds.

né en 1966 : Tahar Chérif El-Ouazzani, footballeur international.

né en 1968 : Cheb Hasni, assassiné le 29 septembre 1994, chanteur de Raï sentimental.

né en 1969 : Abdelhafid Tasfaout, footballeur international.https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelhafid_Tasfaout

né en 1969 : Omar Belatoui, footballeur international.

né en 1969 : Houari Dauphin, chanteur.

né en 1970 : Djamel Haimoudi, arbitre de football.

né en 1975 : Moulay Haddou, footballeur international.https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulay_Haddou

né en 1975 : Salim Iles, ancien nageur.https://fr.wikipedia.org/wiki/Salim_Iles

né en 1975 : Karim Saoula, footballeur international.https://fr.wikipedia.org/wiki/Karim_Saoula

né en 1980 : Zakaria Ramdane, mannequin, spécialiste en art martiaux, cascadeur, producteur et acteur.https://fr.wikipedia.org/wiki/Zakaria_Ramdane

Décès :

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

État civil et registres paroissiaux

Archives notariales

Archives militaires

  • Registres de recrutement militaire se trouvent au C.A.O.M

Patronymes

Les cimetières

Voici un lien des pompes funèbres où vous pouvez faire une demande en ligne pour une recherche de sépulture d'Oran.

Le cimétière européen aujourdh'hui

Le cimetière d'Oran (visité en 2002) est comme une exception, parce qu'il est, comme celui d'Alger, une "vitrine" dans .

S'il est en bon état (vu l'histoire, les 40 ans, la non visite et l'entretien des familles), cela ne concerne pas les autres cimetières et notamment ceux des petites villes. D'autant que le cimetière juif d'Oran a été rasé pour moitié (constructions), même s'il m'avait été donné par les Oranais actuels comme rasé dans sa totalité (d'où ma non visite en 2002).

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • (fr.) Arthus-Bertrand, Yann, L'Algérie vue du ciel, Editions La Martinière, 2005
  • (fr.) Bel Ange Norbert, Oran sur Méditerranée, Jean Curutchet, 1990
  • (fr;) Camus, Albert, La Peste, Roman, Gallimard, 1947
  • (fr.) Cruck E., Oran et les témoins de son passé, Heintz frères,1959,
  • (fr.) Louis Abadie, Oran et Mers-el-Kebir, vestiges du passé espagnol - Ed. Gandini 2002
  • (fr.) Dr Shaw, Voyage dans la Régence d'Alger, 1830 téléchargeable sur Google books
  • (fr.) Ch.Picquet, Aperçu historique, statistique, topographique sur l'Etat d'Alger, 1830, téléchargeable sur Gallica
  • (fr.) Walsin Esterhazy, De la domination turque dans l'ancienne régence d'Alger, 1840, librairie Gosselin Paris, téléchargeable sur Gallica (développe en particulier le beylick de l'Ouest)
  • (fr.) Cptne DAUMAS (consul à Mascara 1837-1839), Correspondance, 1912 Typographie Alphonse Jourdan, Alger, téléchargeable sur Gallica
  • (fr.) Gal G. FAURE-BIGUET, Histoire de l'Afique septentrionale sous la domination musulmane,1905 Henri Charles Lavauzelle, téléchargeable sur Gallica
  • (fr) Dermenjian Geneviève," L'élection de l'abbé Lambert à la mairie d'Oran (décembre 1932-mai 1934)", Actes du colloque international Entre l'Orient et l'Occident. Minorités, échanges, population et l'individu. Antibes-Juan les Pins, pp. 285-304.
  • (fr) Dermenjian Geneviève, La crise anti-juive oranaise (1895-1905), Paris, L'Harmattan, 1986.
  • (fr.) Offrey, K. oran, Mers el kébir, 1938, 192 p.
  • (fr.) Metaïs Kouider, Oran, mémoires en images, Associaion Bel horizon de Sanra Cruz, 2005 (cédérom)
  • (fr.) Roblès, Emmanuel, Saison violente, Seuil, 1974
  • (fr) Shmuel Trigano (dir.) l'identité des juifs d'Algérie, Paris, Les éditions du Nadir, 2003, ISBN : 2-902969-92-2
  • (fr.) Villot, R. La vie politique à Oran, 1831-1888, Oran, 1947

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