Algérie - Noisy-les-Bains

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Noisy-les-Bains
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya
Daïra
Code postal 27130
Population 1134 hab. (1958)
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude 46 m
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 0°02'44" E / 35°48'10" N
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire ancienne

Aïn-Nouïssy ("source merveilleuse" ou "source miraculeuse") créée en 1848, doit son nom à la source éponyme qui jaillit sur les pentes de la Chegga. Contrairement à ce que croient de nombreuses personnes, aucun vestige romain ne se trouve sur le territoire de la commune et certainement pas les ruines dites "Pont romain" qui ne sont que les restes d'un petit aqueduc construit en 1854 servant à alimenter le village avec les eaux de la source Aïn-Nouissy située à quelques centaines de mètres.


Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG 1516-1830 Régence d'Alger

DE L’ORIGINE ET DE L’ETAT DES TRIBUS QUI PEUPLAIENT LA RÉGION LORS DE LA CRÉATION DE LA COLONIE AGRICOLE D’AÏN-NOUISSY

Les Turcs exerçaient leur autorité directement sur les villes où stationainent leurs garnisons et exerçaient leur tutelle sur l'ensemble de la régence par l'intermédiaire de certaines tribus ralliées qui en retiraient certains avantages.

Ces tribus indigènes avaient en charge la perception des impôts pour les Turcs et devaient, en toute circonstance répondre à l'appel des autorités.

Le dey d'Alger, représentant du sultan dans la régence (nom donné au territoire de l'Algérie actuelle moins le Sahara) avait autorité sur le bey d'Oran (résidant à Mascara pendant les périodes où les Espagnols occupaient sa ville) et le bey de Constantine.

Lorsque les Français entreprirent de coloniser les alentours de Mostaganem, plusieurs tribus, n’ayant aucune communauté d’origine, occupaient cette région : Bordjia, Dradeb, Akerma, Abid Cheraga, Hachem Darough.

Du temps des Turcs, les trois premières de ces tribus faisaient partie du makhzen de l’agha des douairs, les Abid Cheraga comptaient dans le makhzen de l’agha des Zmelas et les Hachem Darough étaient sous les ordres directs du caïd de Mostaganem.

En juillet 1833, lors de l’occupation de Mostaganem par le général Desmichels, ces tribus qui avaient reconnu l’autorité d’Abd El-Kader vinrent sous ses ordres attaquer les avant-postes français qu’elles forcèrent à rentrer dans la place. (Déjà, depuis 1830, le caïd Ibrahim, qui tenait la ville pour les Français, avait dû plusieurs fois repousser leurs assauts.)

Après le départ de Desmichels pour Oran elles assiégèrent encore Mostaganem pendant une dizaine de jours, mais, lasses de la guerre, qui leur enlevait leurs débouchés pour les denrées, elles se retirèrent. Ayant déposé les armes, ce sont ces tribus qui approvisionnèrent les marchés d’Arzew et de Mostaganem.

En juin 1835, elles aidèrent à nouveau l’émir Abd El-Kader dans l’affaire de La Macta, rentrèrent chargées de butin, et, à l’automne de la même année, tentèrent, sans succès, une nouvelle expédition sur Mostaganem et inquiétèrent la colonne du maréchal Clauzel, qui venait de prendre Mascara.

L’année suivante, c’est au général Perrégaux qu’elles résolurent de se soumettre et c’est à cette occasion que fut construite, sur la limite du pays des Bordjia et des Beni-Chougran, au bord de l’Habra, la route conduisant à Mascara par la redoute de Perrégaux.

Les Bordjia et les Abid Cheraga se trouvèrent alors placés sous les ordres directs du khalifa du bey de Mostaganem, Ibrahim. La même année cependant, ces mêmes tribus répondirent une fois encore à l’appel d’Abd El-Kader tout en continuant d’approvisionner nos marchés.

En 1840 elles assiégèrent inutilement, avec le khalifa de Mascara, la remonte de Mazagran mais, en 1841, elles se soumirent au général Bedeau et leurs cavaliers entrèrent dans nos spahis irréguliers.

Par la suite, en 1845, Bou Maza, le marabout illuminé, tenta sans grand succès de les soulever encore, et fut reçu quelque temps chez les Bordjia qui demandèrent l’aman aussitôt après.

Depuis cette date les troupes françaises trouvèrent en ces tribus des auxiliaires énergiques.

C’est en 1841, lors de leur dernière soumission, que l’on forma avec les Hachem Darough, les Dradeb, les Akerma Gharaba et les Medjaher, l’aghalik de Mostaganem, dont El-Mzary fut l’agha.

En 1842, El-Mzary fut remplacé par son fils qui mécontenta les populations des Medjaher et, en 1843, l’aghalik fut scindé en deux ; les Bordjia, les Abid Cheraga, les Dradeb, les Hachem Darough et les Akerma Gharaba conservèrent le nom d’aghalik de Mostaganem ou du Makhzen, et les Medjaher eurent leur organisation propre en constituant l’aghalik de ce nom.

Ainsi, d’après les statistiques de l’époque, l’aghalik de Mostaganem comptait, en 1856, 35.613 hectares de superficie dont 11.296 hectares étaient en culture.

Sa population indigène était de 12,673 individus dont 4.048 hommes (parmi lesquels 496 cavaliers et 1 296 fantassins armés), 3.913 femmes et 4.712 enfants.

Les tribus possédaient 2.141 tentes, 454 gourbis, 156 maisons et 53.691 chevaux, mulets, chameaux, ânes, vaches, moutons et chèvres, et produisaient 45.000 quintaux de blé.

Mais de ces cinq tribus de l’aghalik de Mostaganem, trois intéressent plus particulièrement notre propos puisque en 1848 la colonie agricole d’Aïn-Nouissy, Noisy-les-Bains à partir de 1886, fut créée sur leur territoire et que, par conséquent, les indigènes habitant le village ou peuplant les douars environnants y trouvaient leur origine.

La plus importante de ces tribus, celle des Bordjia, a pour berceau les environs de Mascara. En effet, le noyau des Bordjia habitait près d’un bordj autour duquel furent peu à peu construites quelques maisons créant ainsi la petite ville d’El-Bordj.

Cette tribu était tout à fait hétérogène et se subdivisa en Bordjia de Mascara ou d’El-Bordj et en Bordjia de Mostaganem ou de Cirat. La scission eut lieu au XVIe siècle à l’arrivée des Turcs et on disait que tous les gens sans aveu ou autres voleurs de grands chemins vinrent alors se fixer autour des Bordjia de Mostaganem, formant avec eux une tribu makhzen sous les ordres de l’agha des douairs.

Installée dans la région sud de la ville, la fraction de Mostaganem se divisa en quatre groupes, dont celui des Beni-Yahi sur le territoire desquels notre commune s’agrandit dans les années 1880.

La population des Beni-Yahi se répartit en douze douars. Ainsi, les gens du douar des Oulad-bel-Kheir descendaient-ils des khames Abid-Cheraga, Bordjia et Dradeb appartenant à Mustapha Ben Aïssa qui les réunit autour d’un de ses nègres dont tous prirent le nom ; ceux du douar Touanes étaient issus d’un Berbère appartenant à une tribu des Flitta et qui fut échangé contre un sloughi ; les gens du douar Mekhadid étaient issus de la tente d’un nègre de ce nom, provenant de la tribu des Oulad Brahim près de Saïda ; ceux du douar Oulad-el-Mahi étaient issus de tentes venues d’Eghris ; ceux du douar Kerama venaient aussi des Flitta ; le douar Khoualed était formé par des Abid Cheraga. Les autres douars des Beni-Yahi ont été constitués à partir de ceux-ci.

Du temps des Turcs, les Borjia étaient chargés de la sécurité des routes Mostaganem-Oran et Mostaganem-Mascara mais, dès le début de la conquête française, ce fut la tribu qui nous fut la moins hostile.

Les Abid Cheraga, quant à eux, étaient en majorité d’origine berbère et tirent leur nom des Abid venus du Maroc à la suite du chérif Moulay Ismaël, qui ravagea le pays vers 1707 et fut défait complètement dans la forêt qui porte son nom. A sa mort les Abid offrirent leurs services aux Turcs qui les installèrent dans la région de La Stidia.

On comptait, dans cette tribu, huit douars principaux qui furent augmentés en 1760, 1780, 1800 et 1836 par l’arrivée de familles provenant de tribus du Chélif, des Flitta et des Béni-Ameur, et donc d’origine berbère.

Pour ce qui est des Dradeb, on sait qu’ils sont d’origine arabe pour les deux tiers. Leur nom vient de ce que les premières tentes qui formèrent cette tribu campaient près d’une haie de cactus. Ce sont eux qui sont les plus anciennement installés dans le pays puisque l’on compte que beaucoup d’entre eux y vinrent au début du XVIe siècle, avant les Turcs, et certains même au Xe siècle.

Ainsi, en étudiant ces trois tribus on s’aperçoit que leurs origines sont très mélangées mais qu’elles sont, pour les deux premières tout au moins, aux deux tiers berbères ; quant aux Dradeb, s’ils ont plus de sang arabe que de sang berbère dans les veines c’est cependant cette dernière ascendance qui leur vaut d’être les plus anciens du pays. On constate également que ce sont des tribus plus guerrières que religieuses car l’influence appartenait jadis aux familles militaires.

Du point de vue économique, ces tribus étaient d’une importance tout à fait moyenne et même très médiocre pour les Dradeb. Elles cultivaient de l’orge, du blé et du millet, entretenaient quelques figuiers, possédaient quelques pâturages (surtout les Bordjia et les Abid Cheraga) pour leur cheptel. Mais seuls les Bordjia possédaient une industrie car ils confectionnaient des burnous fins très recherchés. Ces tribus ne possédant pas de marché sur leur territoire, le commerce existait tout de même à une petite échelle et, là encore, les Bordjia étaient les plus actifs car ils allaient jusqu’à Tiaret chercher du grain qu’ils revendaient à Mostaganem : les Abid Cheraga exportaient un peu de leur blé qu’ils vendaient aux marchés de Mostganem, des Béni-Chougran et des Flitta, tandis que les Dradeb s’activaient surtout à approvisionner la ville en chaux et en charbon de bois.

Gérard LANGLOIS

Présence française

Algerie1830-1962.JPG 1830-1962

POURQUOI ET COMMENT LA CREATION DE NOISY-LES-BAINS

Louis-Philippe Ier, roi des Français, monté sur un trône dont les marches étaient les barricades de juillet 1830 en descendit, dans la dix-huitième année de son règne, par les barricades de février 1848.

La deuxième République lui succéda dans l’allégresse générale mais, décevant le petit peuple des faubourgs à qui elle devait son existence, elle vacilla à son tour, quelques mois plus tard, lors des journées de juin durement réprimées par un gouvernement dont le seul souci était de se maintenir à n’importe quel prix.

Ce fut à la suite de ces journées troublées que, chez les hommes du pouvoir, naquit l’idée d’éloigner de la capitale une population qui les effrayait.

On songea un instant à la Guyane mais le coût du transport et de l’installation fit rejeter cette idée que, cependant, on n’abandonna pas tout à fait.

En effet, depuis le 14 juin 1830 la France, qui pour laver l’offense du coup d’éventail donné par le dey d’Alger au consul Deval avait débarqué ce jour-là un corps expéditionnaire à Sidi-Ferruch et dans la foulée était entrée dans Alger le 5 juillet, la France, donc, avait conquis par les armes l’ancienne Régence vassale du sultan de Constantinople pendant que les hommes politiques français se demandaient déjà comment traiter ce qui, dès le début, fut le problème algérien.

Cependant, de victoire en victoire rehaussées de superbes faits d’armes que ne parvinrent pas à ternir quelques revers, le drapeau tricolore, toujours glorieusement, recouvrit une province dont le nom d’Algérie fut fixé par décret du 14 octobre 1839. Aussi, quand en 1847 Abd el Kader se rendit au duc d’Aumale, le vainqueur de la smala, on peut dire que le pays était globalement conquis.

Quelques essais de colonisation avaient été tentés depuis 1830 à titre individuel par le baron de Vialar ou Jules du Pré de Saint-Maur et par les soldats laboureurs de Bugeaud, mais l’implantation européenne dans le pays demeurait sporadique, confinée en grande partie dans les villes.

Ce fut donc dans ce vaste territoire, non pas vide d’hommes mais insuffisamment peuplé d’environ deux millions de Musulmans et de quelques dizaines de milliers de Juifs, que le gouvernement français décida d’envoyer ceux qui le gênaient, en leur promettant monts et merveilles.

Mais qui étaient ces gens assez aventureux pour aller coloniser une contrée dont ils savaient peu de choses ? Tout simplement des ouvriers, artisans, employés, boutiquiers des quartiers de l’Est parisien frappés par le chômage engendrant la misère et que rien, à l’origine, ne prédisposait à une telle aventure, sinon l’espoir d’une vie meilleure. Cela surprendra certains, mais, contrairement à une légende tenace largement répandue, ce n’était pas la lie de la société composée de malfrats et de prostituées qui partait pour l’Algérie, c’était plus prosaïquement des gens du peuple poussés par la misère.

Dès les 20, 24 et 28 septembre 1848, les murs de la capitale se couvrirent d’affiches annonçant un crédit de cinquante millions destinés à l’installation en Algérie de douze mille colons. La dernière de ces affiches était signée La Moricière, alors membre du gouvernement et héros de la conquête.

Les familles dont la candidature était acceptée par la commission chargée d’étudier les demandes furent réparties en dix-sept convois dont le départ de Paris s’échelonna du 8 octobre 1848 au 18 mars 1849.

A défaut de voies ferrées reliant le Nord au sud de la France, et devant la difficulté à faire voyager autant de personnes par la route, les autorités décidèrent que les convois emprunteraient des péniches pour aller de Paris à Lyon, puis des bateaux à vapeur jusqu’à Arles d’où ils se rendraient en chemin de fer à Marseille ; la traversée de la Méditerranée se faisant sur des navires de l’Etat à voiles et à roues.

Quatre convois furent ainsi dirigés dans les environs d’Oran, deux vers Mostaganem, les autres vers l’Algérois et la région de Philippeville, à l’Est de l’Algérie.

Nous nous attacherons tout particulièrement à suivre ici le quinzième convoi composé de 865 personnes, dont 40 enfants, et qui, le 30 novembre 1848, quitta le quai Saint-Bernard à Paris pour gagner Mostaganem. Chaque passager avait eu droit d’emporter un baluchon de 50 kg.

Une anecdote nous apprend qu’à hauteur des carrières de Charenton un escadron de cavalerie revenant de la promenade aux chevaux, trompettes en tête, s’arrêta sur ordre de son chef, fit front et rendit les honneurs, sabre au clair, au 15e convoi qui défilait sur la Seine. Partout l’accueil ne fut pas aussi cordial mais en général ce voyage fluvial à travers la France se déroula dans des conditions un peu moins pénibles que l’on pourrait penser, eu égard à la saison, au nombre de personnes transportées et à l’époque. Ce ne fut pas cependant, loin de là, un voyage de première classe.

Le 16 décembre le convoi arrivait à Marseille et aussitôt commença l’embarquement sur le Cacique. Le lendemain, le navire levait l’ancre et après une traversée relativement paisible touchait la côte de Mostaganem le 20 décembre, malgré une légère tempête qui le contraignit à relâcher quelques heures devant Arzew mieux abrité.

Mostaganem s’était donnée à la France dès 1831 et une petite garnison y avait été installée en 1833, les tribus locales se ralliant assez rapidement pour la plupart, et les combats de l’Habra et de la Macta (1835) ainsi que le siège de Mazagran (1840) illustrèrent par ailleurs l’épopée guerrière de la contrée.

Au début, les Européens venus à la suite des armées se fixèrent en ville puis ils exploitèrent quelques terres dans la proche Vallée des Jardins où s’élevèrent peu à peu de petites exploitations isolées.

En 1841, des pêcheurs créèrent le hameau de la Salamandre, du nom d’un vaisseau échoué. Pendant les années 1843 à 1846, des familles de colons s’installèrent à l’emplacement de l’ancien village musulman de Mazagran. En 1846, ce fut l’arrivée des colons de la Stidia originaires de la Prusse rhénane, que l’armateur devant les transporter au Brésil abandonna à Dunkerque et auxquels le gouvernement de Louis-Philippe proposa cette implantation. La même année encore, d’anciens militaires furent établis à l’extrémité de la Vallée des Jardins et le village ainsi créé pris le nom de « Les libérés militaires » (que l’on rebaptisera Pélissier en 1856 en l’honneur du maréchal Pélissier, duc de Malakoff par sa victoire sur les Russes pendant la guerre de Crimée et qui avait tenu garnison à Mostaganem). En 1847 s’édifia le hameau côtier d’Ouréha pendant qu’une dizaine de fermes isolées peuplaient le pays entre Mostaganem et le Nadour (Rivoli) une dizaine de kilomètres au sud.

On pouvait d’ailleurs lire à cette époque les lignes suivantes dans L’Echo d’Oran : « Le territoire de Mostaganem, qui s’étend de l’embouchure du Chélif (au nord) à celle de la Macta (au sud-est), a toujours été d’une richesse extraordinaire : les tribus qui l’habitent s’occupent exclusivement de culture et de l’élevage de bestiaux. Les pâturages y sont abondants, on y trouve des troupeaux à laine fine, des bœufs et des chevaux de haute taille.

Mazagran, à 6 kilomètres de Mostaganem, commence à revivre. Déjà le terrain entre ces deux places est rempli par des champs et des vergers en pleine culture. Le pont jeté sur la Macta relie par une seule route Oran, Arzew, Mazagran et Mostaganem. »

Puis, en novembre 1848, le troisième convoi parti de Paris avec 822 personnes fut réparti entre les colonies agricoles en création de Souk-el-Mitou (Bellevue), Aïn-Tédelès et Assi-Mamèche (Rivoli).

Quant au quinzième convoi, les destinations qu’on lui assigna furent Mesra (aussitôt rebaptisé Aboukir), Tounin (prononcer Tounine) avec son annexe Carouba et enfin Aïn-Nouissy (Noisy-les-Bains).

Le 24 décembre au matin, les futurs habitants de ce derniers village, ayant entassé leurs maigres bagages sur des prolonges d’artillerie quittèrent Mostaganem et, à pied, prirent la route du sud.

A 3 km de la ville, ils longèrent le bastion de Mazagran où en février 1840 le capitaine Lelièvre et ses 120 « lapins » résistèrent bravement pendant trois jours aux assauts furieux de 12 000 Arabes conduits par Abd el Kader en personne. Puis, 5 km plus loin, ce fut la halte du déjeuner à Assi-Mamèche (Rivoli).

Au cours de cette première partie du trajet, les colons purent apercevoir, de-ci de-là autour des fermes, un peu d’activité agricole qui disparut ensuite des paysages traversés pendant les huit derniers kilomètres.

Enfin, dans l’après-midi, la petite troupe, parvenue à la limite sud du plateau de Mostaganem, put contempler, des flancs du djebel Cheggha, l’immense plaine de l’Habra s’étendant jusqu’à l’Atlas.

Les voyageurs aperçurent alors, quelques centaines de mètres plus bas, un peu à l’est, un emplacement minuscule, sommairement débroussaillé par l’armée qui y avait dressé des tentes et commencé la construction de baraquements. La piste à peine tracée qu’ils avaient suivie depuis le matin n’allait pas plus loin : les colons étaient arrivés à Aïn-Nouissy.

L’armée encadrait les colons et les villages obéissaient à des directeurs militaires jouissant d’un pouvoir quasi discrétionnaire. Celui d’Aïn-Nouissy était le lieutenant au 5e de ligne Descouvé dont l’aménité pour les colons est à souligner. Il répartit rapidement entre les familles les lopins de terre qu’elles avaient trois ans pour défricher et mettre en valeur, condition pour en devenir définitivement propriétaires. Ces parcelles constituaient des concessions dont l’étendue était en rapport avec la composition des familles. A Aïn-Nouissy, une famille composée de cinq personnes recevait en moyenne, et selon la qualité de la terre, environ 17 hectares à défricher.

L’époque fut rude et sans doute le mot de calvaire employé souvent pour décrire la vie des colons de 1848 n’est-il pas exagéré. Certains moururent rapidement des privations qu’ils enduraient ou retournèrent à Paris, abandonnant tout espoir d’une vie meilleure ; ils furent aussitôt remplacés par d’autres venus isolément ou par petits groupes familiaux, principalement du Dauphiné et des Pyrénées, plus ou moins par leurs propres moyens et certainement plus aptes aux durs travaux de la terre. Ainsi l’on peut dire que, de ce fait, dès 1855, la population du village était stabilisée.

En 1853, l’autorité militaire céda la place à l’administration civile dans toutes les colonies agricoles de l’Algérie. Aïn-Nouissy qui, depuis sa création, était une annexe de Rivoli demeura dans cette situation jusqu’en 1869 où il devint une commune de plein exercice ; jusqu’à cette date, le maire du village fut adjoint du maire de Rivoli, comme d’ailleurs celui de la Stidia.

Aïn-Nouissy, du nom de la source qui alimentait le village, devint Noisy-les-Bains par décret du président de la République en date du 23 août 1886, les bains étant ceux d’un établissement thermal situé sur la commune.

Repère géographique.png Repères géographiques

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Carte Noisy-les-Bains.jpg

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

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Le monument aux morts a été érigé vers 1925. A l'automne 1962, la statue et les plaques portant les noms des morts pour la France pendant les deux guerres mondiales (Européens et Indigènes), ont été descellées et stockées dans les caves de la mairie d'où elles semblent avoir disparu. Le socle, toujours en place, sert depuis de monument commémoratif. GL

Les morts pour la France

En raison des informations éparses et fragmentaires, il est difficile de reconstituer la liste exacte des morts pour la France ; nous n'avons jusqu'à présent retrouvé aucun nom indigène.

Guerre 1914-1918 : 10 européens, 20 indigènes

LANGLOIS Henri (22 août 1914 combat du Chatelet, à Charleroi, Belgique)

CAZORLA Bernard 03-12-1914 … (Allemagne)

FRAISSE Louis 01-05-1915 Ysser (Belgique)

THIEGEN Mathias 03-05-1915 (Oran ?)

RIBERA Joseph (22 avril 1915, canal de l’Yser et Longuemar à Ypres)

HUNTZ Michel 31-07-1915

REPELIN Alexandre 5 octobre 1915 à la butte de Souain)

SCHMIDT Henri 23-02-1916

PARALIEU Jean Jules 16 avril 1917 au Camp de Moronvilliers (Marne)

CHAUDEZON 12-03-1918

Guerre 1939-1945 :

Armand REPELIN (9 juin 1940 à la ferme de Pargny, Ardennes)

Marcellin CORDIER (18 novembre 1944 dans la forêt de Tourvaudois, Haute-Saône)

Hubert HERNANDEZ (accident d’avion en ...)

Léon HERNANDEZ

Ulysse MARTINEZ 1943 à Bari (Italie)

Familles notables.png Notables

Les maires jusqu'en 1962

Il me semble utile de nous souvenir de ceux qui, de 1848 à 1962, ont eu en charge l'évolution de ce village : les maires et leurs conseils municipaux.

Certes, leur tâche n’a pas toujours été facilitée et la mairie a connu des heures sombres parfois. Mais il faut surtout retenir, aujourd’hui, que c’est en partie grâce à eux que Aïn Nouissy, le campement de 1848, s’est progressivement transformé en Noisy-les-Bains, le coquet village de 1962.

Souvenons-nous tout d'abord des administrateurs militaires qui ont géré Aïn Nouissy de 1848 à 1853 et ont installé les premiers familles, celles venant de Paris en 1848 puis celles venant des départements du Midi à partir de 1850. Pas besoin de beaucoup d’imagination pour deviner que, entre organisation des cultures, construction des habitations, approvisionnement de la population, épidémies, cette fonction n’était pas une sinécure et qu’il fallut beaucoup de force aux capitaines Descouvé, Magnin, Malgouyré et au sous-lieutenant Largot pour mener à bien leur mission.

Au départ des militaires, leur greffier Louis Edouard Regnoult sera nommé maire par l'autorité civile préfectorale. Mais, accusé de mauvaise gestion, il devra abandonner ses fonctions et rentrera en France au bout de quelques mois. L’instituteur Telmon assurera un intérim de quatre ou cinq semaines avant que Jacques Quintaine ne lui succède et reste en place jusqu’à la fin du Second Empire où notre commune sera détachée de Rivoli dont elle dépendait depuis sa création. En effet, jusqu’alors, l’administrateur d’Aïn Nouissy était adjoint au maire de Rivoli.

1870 apporta une grande innovation car désormais les maires seront élus par leurs administrés. Se succèderont alors, entre autres, Hercule Benoît qui, en 1872, fit ériger la tour de l'horloge au centre du village et obtint la construction de la gendarmerie ; Marius Moullin dota le village d’une mairie digne de ce nom en 1881 tandis que l’administration agrandissait considérablement le territoire de la commune ; Jacques Morin rebaptisa Aïn Nouissy en Noisy-les-Bains le 26 août 1886 ; Jean Paralieu géra la migration de jeunes familles vers Fornaka, annexe nouvellement créée de La Stidia, et c’est pendant son mandat que fut installé le bureau télégraphique en 1892. Puis Louis Thireau, notaire et personnalité politique mostaganémoise, conseiller général, sera élu maire de Noisy avant d'être maire de Mostaganem et il est incontestable que sa notoriété servit le village, en particulier par rapport à la construction de la ligne de chemin de fer.

Ensuite ce sera Georges Tuffière, maire éphémère, et Victor Pain. Puis Ferdinand Dryjard Desgarniers, après avoir procédé à l’inventaire du mobilier de l’église à l’occasion de la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, inaugurera la gare de « Noisy-La Sidia » en 1908. En 1912, année où l'on inaugura les écoles construites de part et d’autre de la route de Perrégaux et où l’on planta les ficus ombrageant la grand-rue, Félix Brun fut élu à son tour ; il devait mourir en 1917 et c'est son premier adjoint, Henri Langlois, qui remplira les fonctions de premier magistrat de la commune en cette période difficile de la Grande guerre où les familles vivaient dans l’angoisse de perdre l’un des leurs. Hélas, accompagnés par une vingtaine de leurs camarades musulmans, dix enfants de nos familles de Noisy-les-Bains devaient tomber au champ d’honneur de la France : Henri Langlois 1914, Bernard Cazorla 1914, Louis Fraisse 1915, Mathias Thiegen 1915, Joseph Ribera 1915, Michel Huntz 1915, Alexandre Repelin 1915, Henri Schmidt 1916, Jean Jules Paralieu 1917, Chaudezon 1918. Ils avaient suivi les traces des six volontaires partis en [[1870 s’enrôler sous la bannière de Garibaldi pour combattre contre la Prusse.

Entre les deux Guerres mondiales seront élus à la mairie Hubert Hernandez, Jean Garrigues, Jacques Dryjard Desgarniers et Eugène Morin. En 1943, un délégué spécial sera nommé à qui succèdera de nouveau en 1945 Jacques Dryjard Desgarniers, pour seulement deux années.

Ces temps furent tristes pour tous, et peu glorieux en vérité pour ceux qui frappèrent en oubliant que le sang d’un même aïeul coulait dans leurs veines.

A l’issue de ce conflit, il fallut encore graver cinq noms dans le marbre du monument aux morts : Armand Repelin 1940, Ulysse Martinez 1943, Marcellin Cordier 1944, Hubert et Léon Hernandez.

Mais la fin était proche sans que personne ne le sût encore. Ce sont Félix Brun fils, puis Henri Feyt qui termineront la liste de nos édiles municipaux. Entre temps, en 1959, la commune de Noisy-les-Bains sera amputée d'une partie de son territoire pour permettre la création des communes des Dradeb, Beni-Yahi et Ouled-Hamdan. Enfin, dernière manifestation municipale, après la cave coopérative en 1955, l’aménagement d’un charmant jardin bordant la place, une poste et une mairie neuves furent inaugurées en juin 1961.

Voilà, rapidement brossée, la liste de nos maires et quelques-unes de leurs réalisations témoignant en leur temps de la vitalité de notre commune.

Si nous prenons en compte les liens familiaux unissant les différents maires, nous constatons que le premier d'entre eux, Edouard Regnoult (1853), est suivi par deux de ses neveux : Georges Tuffière (1900) et Henri Langlois (1917). Jacques Morin (1884) était le beau-père de Ferdinand Dryjard Desgarniers (1904 et 1908), lui-même père de Jacques Dryjard Desgarniers (1929 et 1945). Eugène Morin (1935) était le petit-neveux de Jacques Morin (1884), le neveu à la mode de Bretagne de Ferdinand Dryjard Desgarniers (1904 et 1908) et le cousin issu de germain de Jacques Dryjard Desgarniers (1929 et 1945). Marius Moullin (1878) était l’oncle de Hubert Hernandez (1919), l’oncle par alliance de Félix Brun (1912) et le grand-oncle de Félix Brun (1947), tout comme il était le grand-oncle par alliance de Henri Feyt. Hubert Hernandez (1919) et Félix Brun (1912) étaient beaux-frères. Enfin, deux maires, Ferdinand Dryjard Desgarniers (1904 et 1908) et Félix Brun (1912), ont eu un fils maire : Jacques Dryjard Desgarniers (1929 et 1945) et Félix Brun (1947). Au total, nous avons cinq maires issus de la famille Moullin et quatre maires issus de la famille Morin.

La plus longue charge municipale a été exercée par Jacques Quintaine (1853 à 1870), la plus courte par Telmon, quelques semaines en 1853. Ont eu deux mandats : Hercule Benoît (1870 et 1874), Ferdinand Dryjard Desgarniers (1904 et 1908), Jacques Dryjard Desgarniers (1929 et 1945), Henri Feyt (1953 et 1959).

Des élections municipales devaient avoir lieu en 1916 et 1939. En raison de la guerre elles ont été annulées et les maires en place ont dû prolonger leur mandat, mais ni l’un ni l’autre n’est allé au terme : Félix Brun est décédé, Eugène Morin a été démis.

Enfin, les mandats suivants ont été interrompus : Edouard Regnoult en 1853 pour mauvaise gestion, Telmon en 1853, Jacques Quintaine en 1870 en raison de la chute du Second empire, Georges Tuffière en 1901 pour cause de mutation, Félix Brun en 1917 pour cause de décès, Eugène Morin en 1943 pour raisons politiques, Henri Feyt en 1962 pour cause d’indépendance.

Liste des officiers et maires qui ont administré la commune

Administration militaire :

Julien DESCOUVÉ, capitaine au 5e régt de ligne, directeur de la colonie d'Aïn Nouissy (1848-1850).

Pierre Adolphe MAGNIN, capitaine au 5e de ligne, directeur de la colonie agricole de Rivoli dont dépend administrativement Aïn-Nouissy (1850).

Hyppolite MALGOUYRÉ, capitaine au 68e de ligne, directeur de la colonie d'Aïn Nouissy (1850-1852).

Jean Joseph LARGOT, sous-lieutenant au 68e de ligne, directeur de la colonie d'Aïn Nouissy (1852).

Pierre Adolphe MAGNIN, capitaine au 5e de ligne, directeur de la colonie agricole de Rivoli (1852).

Administration civile :

Edouard REGNOULT, nommé par arrêté préfectoral adjoint au maire de Rivoli délégué pour Aïn Nouissy (1852-1853).

TELMON, nommé par arrêté préfectoral adjoint au maire de Rivoli délégué pour Aïn Nouissy (1853).

Jacques QUINTAINE, nommé par arrêté préfectoral adjoint au maire de Rivoli délégué pour Aïn Nouissy (1853-1870).

Hercule BENOIT, élu (1870-1874) Hercule BENOIT, élu (1874-1878). Marius MOULLIN, élu (1878-1884). Jacques MORIN, élu (1884-1888). Albéric BOUREL, élu (1888-1892). Jean PARALIEU, élu (1892-1896). Louis THIREAU, Président du Conseil Général, élu (1896-1900). Georges TUFFIERE, élu (1900-1901). Victor PAIN, élu par le conseil municipal en remplacement du maire démissionnaire (1901-1904). Ferdinand DRYJARD DESGARNIERS, élu (1904-1908) Ferdinand DRYJARD DESGARNIERS, élu (1908-1912). Félix BRUN, élu (1912-1917). Henri LANGLOIS, élu par le conseil municipal en remplacement du maire décédé (1917-1919). Hubert HERNANDEZ, élu (1919-1925). Jean GARRIGUES, élu (1925-1929). Jacques DRYJARD DESGARNIERS, élu (1929-1935). Eugène MORIN, élu (1935-1943) André PASQUET, délégué spécial, nommé (1943-1945). Jacques DRYJARD DESGARNIERS, élu (1945-1947). Félix BRUN, élu (1947-1953). Henri FEYT, élu (1953-1959). Henri FEYT, élu (1959-1962).

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Les curés et l'église

Les familles arrivant le 24 décembre 1848 pour peupler la colonie agricole d'Aïn-Nouïssy, ne trouvèrent sur place qu’un espace débroussaillé sur lequel le Génie militaire avait dressé des tentes et peut-être commencé la construction de baraques destinées aux futurs colons.

Le village, prévu pour être une annexe d'Aboukir, fut rapidement, pour des raisons pratiques, rattaché à Rivoli dont le curé, l'abbé Coulon, fut chargé de le desservir.

Sur les anciens plans de création du village, l'église d'Aïn-Nouïssy était orientée nord-sud et devait être édifiée au centre du village entre la place publique et la poste construite quelques années avant l'indépendance. La circulation se serait effectuée par la droite pour aller à Mostaganem et par la gauche dans la direction de Perrégaux.

En attendant que l'église fût construite, l'administration militaire qui régentait alors la vie des colons, désigna provisoirement les lots 40 et 41 du plan, d'une superficie de 12 ares, plus tard concédés à la commune par décret du 14 octobre 1859, sur lesquels on édifia une maison double de colonisation faisant fonction de lieu de culte et de presbytère. En fait ce provisoire devint définitif et l'administration se désintéressa de la question. L’aspect extérieur de l'édifice était simple : un bâtiment d'environ dix mètres sur quatre, recouvert d'un toit à deux pentes, un clocheton surmontant le pignon d'entrée exposé à l'est. A l'intérieur, dans le fond face à la porte, un autel très sobre (simple table recouverte d'un drap), une petite armoire pour ranger les objets du culte, et probablement rien pour s'asseoir; dans ces débuts difficiles, chacun apportant son siège pour l'office ou restant debout. Quelques fenêtres laissaient entrer la lumière et parfois les voleurs. Mais cette construction sommaire, en attente d'être remplacée, manqua rapidement d'entretien ; en 1855 on demandait déjà des travaux de finition et de restauration. Le clocheton s'étant écroulé, « le besoin de la cloche s'est fait sentir à l'occasion de deux incendies récents où elle aurait provoqué l'arrivée des secours en donnant l'alarme ». En outre, à cette époque, le mobilier était encore plus que sommaire puisqu'il n'y avait toujours pas de fonts baptismaux, ni de confessionnal, ni de bénitier, pas plus que de rampe de communion ; cependant quelques bancs rustiques avaient été confectionnés mais suffisaient à peine à asseoir les enfants. Par ailleurs, le nouveau curé de Rivoli, l'abbé Loussert, avait dû faire l'avance des cent vingt-cinq francs nécessaires à l'achat de costumes d'enfants de chœur « que commandait la décence du culte ».

Malgré cette situation peu brillante, Aïn-Nouïssy fut érigé en paroisse par décret de Napoléon III signé le 13 février 1856 ; l'église du village étant consacrée à l'Immaculée Conception. Le traitement alloué sur le budget des cultes était de 1800 francs et le premier conseil de fabrique se réunit le 21 septembre avec pour président Etienne Migot, secrétaire l’abbé Orliac, premier curé titulaire.

17 avril 1861. Lettre du sous-préfet de Mostaganem au préfet d'Oran : « Le conseil de fabrique de la paroisse d'Aïn-Nouissy a mis en vente la récolte du foin existant dans le cimetière de la commune et c'est M. le desservant de Rivoli qui s'en est rendu adjudicataire. L'adjoint d'Aïn-Nouissy s'est opposé à la coupe de ces foins prétendant que puisque c'est la commune qui pourvoit à l'entretien du cimetière, c'est elle qui doit profiter des produits qu'il est susceptible de donner. De son côté, la fabrique, s’appuyant sur le décret organique de 1809, maintient être en droit de bénéficier de cette récolte qui est un produit spontané du sol. côté. Cependant le dictionnaire général d’administration de « Blanche » ne considère comme produit spontané du sol (en ce qui concerne les cimetières) que les fruits et émondés des arbres venus sans culture et ne parle nullement de l'herbe. Mais en admettant, avec la fabrique d'Aïn-Nouissy, que l'herbe est un produit spontané du sol, ce qui paraît rationnel, il reste cette question à examiner, c'est que si le décret de 1809 a donné des revenus aux fabriques, il leur a imposé en même temps certaines charges, notamment l'entretien des cimetières et presbytères et que la fabrique d'Aïn-Nouissy ne pourvoit à aucune de ces dépenses et subvient à peine, avec l'allocation annuelle de 600 francs que lui vote le commune, aux menus frais journaliers du culte. Or si la fabrique n'entretient pas le cimetière, a-t-elle droit d'y faire la récolte même des produits spontanés ? Telle est la question que j'ai l'honneur de vous soumettre... »

Le préfet trancha en faveur du conseil de fabrique, arguant que, même si la fabrique n'avait pas les moyens, qui lui étaient alloués par la commune, pour l'entretien du cimetière, celle-ci restait dans son droit en bénéficiant de la vente du foin du cimetière.

Nombreuses furent les requêtes adressées à l’administration pour obtenir les réparations indispensables à l’église et qui resteront sans effet. A tel point qu’en 1867, devant la nécessité d’acheter une nouvelle cloche, le conseil de fabrique ouvrit une souscription qui un an plus tard n'avait produit que 300 francs alors que le fondeur qui avait livré la cloche, réclamait à être payé ; le curé Poncin protesta auprès du préfet de ce que le maire refusait de prendre en charge cette dépense alors qu’il lui avait laissé entendre qu'elle le serait. En fait, le conseil municipal avait voté la dépense de la cloche acquise par le conseil de fabrique mais n'entendait pas donner la somme.

16 décembre 1879. Lettre du sous préfet de Mostaganem au préfet d'Oran : « Conformément aux prescriptions contenues dans votre dépêche du 21 novembre dernier, je me suis rendu le 6 décembre courant à Aïn-Nouissy à l'effet de procéder à une information minutieuse au sujet des deux plaintes formulées contre le curé par le maire de la commune et le médecin de colonisation chargé du service médical de la circonscription. Le curé Roubière était accusé:

1) d'avoir, au mois de février dernier, usé de son influence auprès de certaines familles pour exciter les parents des enfants qui fréquentent les écoles contre le docteur Cellier, en répétant partout et publiquement que le médecin ne trouvait des granulations aux yeux des enfants que pour exploiter les pauvres colons dans un but exclusif d'intérêt d'argent, et que s'il avait un conseil à donner aux mères de famille ce serait celui de chasser le médecin à coups de pierres quand il reviendrait au village.

2) d'avoir cherché, le 13 avril suivant, à dénigrer le conseil municipal et à mettre la discorde dans le village en faisant courir le bruit que la municipalité avait réduit de 200 francs le traitement de l’instituteur communal.

3) enfin d’avoir le même jour manqué aux convenances en disant en disant au maire qu’il venait de prendre connaissance de la lettre que l’autorité diocésaine lui avait adressée : « Au surplus, je me moque du sous-préfet, de Cellier, du préfet ainsi que de l'évêque. »

Des diverses dépositions que j'ai recueillies sur place et que je vous adresse ci-jointes, il résulte que le maire n'a pu faire la preuve des accusations portées contre le curé Roubière en ce qui concerne les deux premiers griefs. Sur le premier point, les dames Morin et Boys dont il a invoqué le témoignage nient formellement le fait et opposent à cet égard les dénégations les plus formelles à la déclaration du sieur Feldis, secrétaire de la mairie. Il est à remarquer d'ailleurs que les propos du curé, tenus contre le docteur Cellier, ont été répétés au maire par le dit sieur Feldis et que par lui-même il n'a rien entendu. En résumé l'enquête à laquelle j'ai procédé n'a pas fait ressortir suffisamment l'exactitude des faits reprochés au curé Roubière. Une seule charge a été relevée contre lui, mais elle ne me paraît pas assez grave pour motiver d'autre mesure disciplinaire qu'un blâme sévère à lui infliger par l'autorité diocésaine avec injonction d'avoir à se conformer rigoureusement à l'avenir dans les devoirs de son ministère. »

Aïn-Nouissy prit le nom de Noisy-les-Bains par décret du président de la République en date du 23 août 1886.

De 1892 à 1902, la question de la construction d'une église fut relancée. L'administration s'opposa à toute demande sous prétexte que la municipalité et le conseil de fabrique n'avaient jamais fait faire les travaux d'entretien nécessaires. Cette attitude n'empêcha pas, le 22 juin 1908, M. Coupiac, receveur des Domaines, de venir, à la suite de la loi de séparation des biens de l'Eglise et de l'Etat, dresser « l'inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de l'église de Noisy-les-Bains" auxquels pourtant l'Etat avait bien peu contribué. Le curé François Larrivé, protesta comme lui avait recommandé la circulaire de l’évêché et n'assista pas à l'inventaire.

En 1914, le conseil municipal se décida à voter, des crédits destinés à la restauration de l'église toujours installée dans la maison double de colonisation.

Il faudra attendre 1930 pour que Noisy-les-Bains possède enfin une église digne de ce nom car cette année-là « le 22 juin, a eu lieu l'inauguration de la nouvelle église et la cérémonie émouvante et réussie en tous points, dont l’abbé Verrière prépara l’organisation en apôtre. Les chœurs de jeunes filles de Noisy, tout à fait au point, furent excellents et la partie musique unanimement appréciée… »

Le nouvel édifice, beaucoup plus vaste et majestueux, à la construction duquel toute la population contribua de ses deniers, comme en témoignait une plaque de marbre portant gravés les noms des familles bienfaitrices, se dressait dans le style caractéristique des années trente à l'emplacement de l'allée d'arbres conduisant à l'ancienne chapelle que l'on démolit l'année suivante. Un clocher abritait un carillon de trois cloches que l'on sonnait à partir d'un espace faisant office de porche mais se trouvant déjà dans l'église.

En février 1941, le commissaire André Noël, délégué par le quartier général des Scouts de France pour inspecter les troupes d'Afrique du Nord, se rendit, accompagné des commissaires assistants pour la province d'Oran, à Noisy-les-Bains pour rencontrer l'abbé Podesta, père du scoutisme en Oranie. C'est lui qui, en 1926, lança la lère Oran, qui sut se couvrir de gloire lors des tristes événements de Mers-el-Kébir.

Entièrement pénétré de l'esprit scout, l'abbé Podesta, ne manqua pas de faire part de ses projets de formation, une nouvelle fois, d'une troupe dans sa petite paroisse. L'abbé Podesta resta en poste à Noisy-les-Bains, de 1936 à 1947.

1949, le grand retour :

Le dimanche 15 mai, dans la soirée, Noisy-les-Bains eut le grand honneur de recevoir Notre-Dame de Santa-Cruz. Venant de Perrégaux et accompagnée par un cortège interminable de voitures, la Vierge fut reçue pieusement par la population qui se porta à sa rencontre.

Aussitôt se forma une magnifique et grandiose procession d'où s'élevèrent des chants pleins d'amour et d'espoir. La statue fit son entrée dans le village en présence d'une foule immense qui l'escorta jusqu'au reposoir édifié sur la place publique trop petite en la circonstance. Là eut lieu la remise de la protectrice de l'Oranie aux Enfants de Marie. Au début de la nuit, commença la veillée mariale suivie d'une procession aux flambeaux sous un décor féerique. L’église brillamment illuminée et décorée fut trop petite pour contenir tous les paroissiens à la messe de minuit. Le lendemain matin, s'organisa le départ pour Fornaka où la Vierge fut accompagnée par une nuée de véhicules. Le curé en poste était l'abbé Goerger (1947-1952).

Mars 1958 : visite pastorale de Mgr Lacaste.

Une église neuve, disons renouvelée, accueillit Son Excellence, avec son air de fête, si bien décorée, et une assistance nombreuse comme jamais. « Quelle joie de voir les deux chapelles latérales, nouvellement construites, s'ajoutant à la beauté de l'édifice et permettant de s'y trouver à l'aise... »

Le curé Joseph Vincent, était le dernier prêtre de la paroisse, en poste depuis 1956

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Malgré plusieurs tentatives, l'A.P.C (Assemblée Populaire et Communale) n'accorde aucune autorisation pour des recherches.

Dépouillements des registres de l'état civil

Lors de la constitution de l’état civil français en Algérie, la loi prévoyait que les registres seraient établis en trois exemplaires : celui de la commune et celui des archives départementales comme en France, mais en plus un troisième registre était destiné au palais de justice de Paris dont dépendait l’Algérie. Hélas, ce troisième registre n’a jamais été tenu.

En 1962 les archives de souveraineté des trois dépôts départementaux d’Alger, Constantine et Oran ont été transférées en France, les archives administratives restant sur place. Les registres d’état civil se trouvant dans ces dépôts ont été naturellement transportés en France et stockés à Nantes avant que le gouvernement du général ne décide rapidement de les renvoyer Algérie.

Une première phase de microfilmage a été entreprise a Nantes mais n’a pu être conduite à son terme par manque de temps. Une deuxième phase s’est poursuivie en Algérie à partir de 1974 mais n’a pu être achevée par manque de crédits. Une troisième était prévue qui commencera peut-être un jour.

Ainsi, pour Noisy-les-Bains, la totalité des mariages est microfilmée mais les naissances et les décès ne le sont que de 1849 à 1868 puis de 1932 à 1962. Pour les naissances et les décès de 1869 à 1931 j'ai tenté de reconstituer les actes à partir de sources certaines mais il est évident que cette série reste incomplète et que toute information complémentaire justifiée sera appréciée.

Par ailleurs, il faut savoir que pendant l’administration militaire de 1848 à 1853 quelques (rares) actes ont vraisemblablement été inscrits à Rivoli dont dépendait Noisy-les-Bains et qu’ils ne figurent pas dans les registres de l'état civil de Noisy-les-Bains, n’ayant pas été transcrits en leur temps.

Les registres paroissiaux sont toujours détenus par l'évêché d'Oran.

Archives notariales

Il n'y a jamais eu d'étude notariale à Noisy-les-Bains.

Les habitants du village s'adressaient le plus souvent aux notaires de Mostaganem, dont une grande partie des minutes a été perdue en 1927 lors de la crue de l'Aïn-Sefra. A noter que Louis Thireau, notaire à Mostaganem, a été maire de Noisy-les-Bains où il possédait une propriété.

Patronymes

LISTE DES DOSSIERS DE COLONISATION DE NOISY-LES-BAINS ARCHIVES D’OUTRE-MER SERIE 3M

SERIE 3M343 :

ABADIE Alexandre Albert, ACKERMANN François, AGNUSJoseph Antoine Alphonse, ALBARACINE Estevan, ALFONSO Augustine, BAHUET François, BASSET Charles, BENOIT Alphonse, BENOIT Frères, BENOIT Jacques Hercule, BERGER Pierre Louis, BERGON Jean, BETOUS François, BLANC Louis, BONNEL Bernard, BONNEL Jean Ambroise, BONNEL Pierre, BONNEL Raymond, BONZOUR Joseph, BOULBET Antoine, BOUR Antoine François, BOUREL Aldéric, BOY Jean-Baptiste, CANU Toussaint, CARALP Edouard, CARALP Etienne, CARALP François, CARALP Louis, CARALP Pierre, CAZENAVE Pierre, CHABOUSSY Nina Marie, CHAILLOU Lucien, CHAMPELET Joseph, CHARDET Adolphe, CHARLET François, CHIESA François, CLAUSTRES Pierre, CLAUZEL Jean Louis Adolphe, veuve CLEMENT Albert née BONNEL Marguerite, CLEMENT François, CLEMENT Jean-Pierre, CLOSTRES Pierre, COLLOT Pierre, COLOMBET Jean Pierre, CORBOBESSE Joseph Adolphe, COSTE Armand, COSTESEQUE Jean, DES HOUGUES Robert, DESBŒUFS Louis, DESGARNIER Ferdinand, DESPLANCHES Arsène Frédéric, DESPLANCHES Hyppolite, DIEUZY Pierre Henri, DRYJARD-DESGARNIER Henri, DUBOIS Antoine Eugène, DUFOND Henri, DUFOND Pierre Joseph, DUMONT Pierre Aimé, DUPLESSIS Pierre Henri, DURAND Pierre Désiré, DURBEC François, DURBEC Jacques.

SERIE 3M344 :

D’HERBEZ DE LA TOUR Albert, ESCOURROU Jean, EYCHENNE Jean-Pierre, FABRE Antoine, FELDIS André, FOUCAULT Antoine Marie, FUGET Auguste, FURHMANN Georges, GALLET Paul, GALLIS Alexandre, GEORGES Alfred, GEORGES François Auguste, GEORGES Jean-Michel, GEORGES Léon Jean, GEORGES Michel, GERONI Marcel, GIL Antoine, GIRARD Adolphe, GIRARD Jules Alphonse, GONDOIN Charles, GONTHIER Gervais, GUIBERT Alexandre, GUICHARD Marie Joseph, GUILLEMAIN Louis, HERNANDEZ François, HERNANDEZ Jacques, HERNANDEZ José Manuel, HOURS Denis, HOURS Joseph, INEMER Marie Eugène, JALMAIN Alexandre, JEUNEHOMME Auguste Charles, JOUBERT Hyppolite, JOUBERT Joseph, LABENNE Joseph, LANDAN Antoine, LANGLOIS Henri, LANGLOIS Victor, LAROY Augustin, LEBARBIER Henri, LEBARBIER Thomas, LEBRES Jules, LEYMARIE Sophie née FOUSSARD, LONG François, MANDRON Auguste, MANDRON Bonaventure, MANDRON Emile, MANDRON Jean, MARCEL Jérôme, MARTIN François, MARTIN Pierre, MASSE Paul François, MATMIOT Ernest, MENU Joseph, MICHEL Auguste, MIGNART Jean-Baptiste, MIGOT Etienne, MILLAUT François, MISSOL Louis, MOIROND Joseph, MORIN Casimir, MORIN Ferdinand, MORIN Jacques, MORIN Joseph Auguste, MORIN Stanislas, MOULLIN Jean Emile, MOULLIN Jérôme (Josué Léon), MOULLIN Marius, MOULLIN-TRAFFORT François, MOULLIN-TRAFFORT père, MOUNOT Antoine, MOUNOT François, MOUNOT Raymond, NOGUES Guillaume, ROBERT D’ESHOUGUES Antoine Edouard.

SERIE 3M345 :

DOYEZ Augustine, HUGUES née RICON Rose (veuve) PAISANT Irénée, PALETTE Jean, PARALIEU François, PARALIEU Jean, PARALIEU Joseph, PARALIEU Nicolas, PESSON Eugène, PIOT Emile, PIOT Jean Magloire, PIQUEMAL née Marie CAROB (veuve), PIQUEMAL Pierre, PONTARLIER Pierre Joseph, POUEY Jean, PRADEL Jean Emile, PUJOL Michel, PUTOIS François Louis, PUYFOURCAT Bernard André, PUYFOURCAT Jean, PUYFOURCAT Jean, QUINTAINE Jacques, RABION Auguste, RABION Edme, RAYMOND Antoine Victor, RAYMOND Victor, RECORD Jean-Baptiste, REGNOULT Louis, RENAUD Hilaire, REPELIN Joseph, ROBERT Pierre, ROBERT Pierre, ROBIN Joseph, ROSSELOT Henri, ROUGÉ Jean, ROUSSEAU Pierre, ROZAN Jean Philippe, RUMEAU Xavier, SALLES Jean, SALLES Pierre, SALLES Raymond, SALMON Célestin François, SALMON François père, SALVIGNOL Louis, SANCHEZ Jacques, SANCHEZ Jayme, SAVOURNIN Elie, SCHALK Antoine, SEGALAS Jean, SEGALAS Mathieu, SEGALAS Pierre, SEGALAS Raymond, SOULEVANT Charles Ignace, SOUQUET François, STEFFEN Joseph, TABOUREY Elie, TAJAN Ariste, TELMON Hippolyte, THABOUREY Joseph, THIEGGEN Mathias, TISSERAND François, TOURNIER André, TREMEREL (veuve), VALENTIN Jean Pierre, VALENTIN Pierre, VIALLA Jean-Claude, VILLEQUEY Louis Honoré, VIOLET Louis, VOGIEN Victor, VUILLERMOT Joseph Edouard, WEBER Georges, WOLFF Henry, ZAMMITE Jacques (dossier vide), ZAMMITE Michel.

Remarques

Nom actuel : Aïn Nouissy wilaya de Mostaganem

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Ouvrage : "La gazette de Noisy-les-Bains", 1848-1962, chronique d'un village français d'Algérie à travers la presse. Auteur Gérard Langlois, 5 volumes (environ 1800 pages) publiés en 1991.

Des exemplaires ont été déposés à la Bibliothèque Nationale de France à Paris, C.A.O.M à Aix-en-Provence, au C.D.H.A à Aix-en-Provence, au Centre de Documentation sur l'Algérie à Perpignan, à l'Académie des Sciences d'Outre-Mer à Paris.

  • Contributions : "L'église de Noisy-les-Bains", par Gérard Langlois, in "Les églises d'Oranie" ouvrage publié par Editions Jacques Gandini.
  • L'aéro-club de Mostaganem, in "L'aviation civile en Algérie" ouvrage publié par Pierre Jarrige.
  • Articles : Plusieurs articles de Gérard Langlois relatifs à Noisy-les-Bains ont été publiés dans L'Echo de l'Oranie, L'Algérianiste, "Les enfants de La Stidia et Noisy" (bulletin de liaison de l'association de ces deux villages).

Site Internet : Noisy-les-Bains, (lien utile) village français d'Algérie.
Ce site a été mis en ligne de 1998 à 2001 par Gérard Langlois et Marc Lefèvre. Le webmestre du site algérien actuel intitulé "Aïn Nouissy", s'en inspire très largement sans citer ses sources et en commettant de nombreuses erreurs. Par courtoisie et par honnêteté intellectuelle ne vous faites pas passer pour l'auteur de ce que vous n'avez pas écrit.

NOISY-LES-BAINS ET LE MOSTAGANEMOIS DANS LES LIVRES DE NOTRE BIBLIOTHEQUE

ABOUKIR 1848-1962, village français d’Algérie. (Serge Capelle) Trois tomes (205, 188, 138 pages) édités en tirage limité par l’auteur en 1989. Ouvrage particulièrement documenté évoquant avec une scrupuleuse minutie, beaucoup d’émotion et un grand douci du détail, tous les aspects de la vie de ce village. Très riche iconographie en noir et blanc.

LES ACTIVITE ECONOMIQUES DE MOSTAGANEM DE 1830 A NOS JOURS. (Janine Monsonégo) Publication du Comité central pour la commémoration de la révolution de 1848 en Algérie, 77 pages, 1950. En 1840 sur la côte orientale de la province d’Oran Mostaganem était une petite ville située sur le penchant d’une colline assez élevée. Elle se terminait à la mer par de hauts escarpements qui rendaient le rivage peu propre à favoriser les embarquements et les débarquements. 1848 a vu la naissance du port. En 1932 par son tonnage de jauge et de marchandise, Mostaganem se plaçait au quatrième rang des ports d’Algérie. L’activité économique de cette vile, pendant plus d’un siècle, dépendit surtout de la création et du développement de son port. Ce centre commercial qui n’avait ni ressources minières, ni industries, ne pouvait vivre que s ‘il était en relation avec une région productrice. Le port est toujours l’exutoire naturel d’un arrière pays et la ville est ici étudiée dans son cadre général.

L’ALGERIE AU CŒUR, VUE DU CIEL EN 1951 (Ray Delvert et Guy Di Meglio) Volume de 93 pages publié par les Editions Jean-Paul Gisserot en 1989. En 1951 le grand photographe Ray Delvert passe plusieurs mois en Algérie pour réaliser un reportage très complet de vues aériennes sur les villes d’Afrique du Nord. Aujourd’hui ces remarquables documents ont acquis une grande valeur historique et leur publication revêt une importance toute particulière pour l’ensemble des communautés à avoir vécu sur cette terre. Guy Di Méglio, ancien journaliste bônois, auteur du texte de cet ouvrage évoque avec une grande émotion des souvenirs qui iront droit au cœur de nombreux lecteurs. Des vues de Mostaganem, Relizane, Sidi Bel Abbès, Oran…

L’ALGERIE BIOGRAPHIQUE, le département d’Oran (sans nom d’auteur) Ouvrage publié vers 1960. Il s’agit ici de courtes notices familiales accompagnées de photos et rédigées souvent de façon approximatives, classées par village. Seules les familles ayant répondu à l’appel de l’éditeur et souscrit à cette publication sont présentées dans ce fort volume.

L’AVIATION LEGERE EN ALGERIE 1909-1939 (Pierre Jarrige) Volume de 421 pages publié en 1992 par l’auteur. Cette étude très documentée raconte fidèlement tous les événements de la vie des pionniers des aéro-clubs et des pilotes. C’est non seulement une histoire d’avions et de pilotes, mais également une chronique de la vie profonde des villes et des villages d’Algérie avec ses joies, ses drames et ses passions. L’amateur d’aviation et de vol à voile y trouvera un compte-rendu détaillé et technique de l’activité aéronautique, le profane y trouvera un aspect nouveau de l’histoire de l’Algérie et de son peuple.

LE BAS CHELIF 1848-1962, une province française en Algérie (ouvrage collectif) Volume de 328 pages publié par l’Amicale du Bas Chélif en 1992. Dans ce recueil de souvenirs personnels, les membres de l’Amicale du Bas Chélif ont cherché à reconstituer leur cadre de vie et les occupations des habitants dans une petite région agricole à l’est de Mostaganem. Ils se sont abstenus de tout jugement politique ou même historique, espérant que les faits rapportés, et dont la mémoire disparaîtra avec eux, contribueront à mieux évaluer l’œuvre colonisatrice française en Algérie.

BOUGUIRAT, MON VILLAGE (Marcelle Martinez-Orcel) Monographie de 69 pages publié sans mention d’éditeur en 1998. En avant-propos, l’auteur écrit « cette histoire m’a permis des moments d’évasion et d’oubli. J’ai pu, en m’y employant, retrouver des faits sortis de ma mémoire, évoquer des souvenirs aimés, découvrir des événements ignorés, parcourir en pensée des lieux connus, revivre ce temps que je ne peux oublier, celui vécu là-bas, dans ce tout petit coin de terre d’Algérie dont je disais enfant : Bouguirat ! c’est l’endroit le plus beau du monde. Il n’y manque que la mer et le cinéma. Et j’ajoutais vite pour atténuer ce léger regret : Mais on les trouve à Mostaganem. Alors »

BULLETIN DE LA SOCIETE DE GEOGRAPHIE D’ORAN Relevé des titres ayant plus particulièrement un rapport avec Mostaganem et ses environs.

LE DEPARTEMENT D’ORAN ET SON CONSEIL GENERAL 1830-1930 Volume de 865 pages publié en 1930 par le Conseil général. « Cet ouvrage offre à l’édification du lecteur l’une des pages les plus détaillées et les mieux remplies de cette épopée « aux cent actes divers » que sera, pour la postérité, l’histoire des cent années laborieuses et fécondes que la colonisation, en Algérie, a vécue », ainsi s’exprimait dans sa préface Paul Saurin, alors sénateur et Président du conseil général. Un bilan centenaire et flatteur dressé à l’époque de l’apogée de l’Empire colonial français où toutes les certitudes étaient permises.

LA DOMINATION ESPAGNOLE A ORAN SOUS LE GOUVERNEMENT DU COMTE D’ALCAUDETE 1534-1558 (Paul Ruff) Ouvrage de 205 pages publié en 1998 par les Editions Bouchène, en reprise de l’édition de 1900. Fernand Braudel a écrit de cet ouvrage qu’il « est le seul consacré à la vie oranaise au XVIe siècle qui présente de réelles qualités historiques ». Son intérêt pour l’histoire du Mostaganémois est capital puisqu’il relate les trois expéditions malheureuses des Espagnols sur Mostaganem en 1543, 1547 et 1558.

EGLISES D’ORANIE (Jacques Gandini) Ouvrage de 495 page édité par l’auteur en 1992. Nulle part ailleurs en Algérie, les chrétiens n’étaient aussi nombreux qu’en Oranie et ce livre émouvant, très détaillé, puisant aux meilleures sources archivistiques, retrace leur histoire à travers leurs lieux de culte souvent construits et embellis grâce à leurs offrandes. Une belle iconographie enrichit incontestablement le texte.

EMIGRACION ESPAÑOLA A ARGELIA 1830-1900 (Juan Batista Vilar) Livre de 537 pages publié à Madrid en 1975 par l’Instituto de estudios africanos. Toute l’histoire du courant migratoire des Espagnols vers l’Algérie pendant soixante-dix ans est décrite dans cet ouvrage très documenté.

LA FAMILLE PAIN (Gérard Langlois) Fascicule de 67 pages publié en 1988 par les Editions de la Cheggha. Cette monographie tente, depuis les origines bourguignonnes du Moyen Age, de retracer l’histoire de cette famille et surtout de dénombrer l’importante descendance du couple parti en 1873 en Algérie où il a fait souche dans le Mostaganémois, et dont plusieurs enfants se fixèrent à Noisy-les-Bains.

LA FAMILLE MORIN (Jean-René Morin) Manuscrit. Cet ouvrage rédigé avant 1962 a bénéficié de compléments d'informations par la suite. Recensement de la descendance des Morin de Noisy partis de Roche-sur-Grâne (26). Il comporte malheureusement des erreurs concernant l'origine de cette famille dont le berceau est à Charpey (26) et non à Aouste-sur-Sye (26).

LA GAZETTE DE NOISY-LES-BAINS 1848-1962, chronique d’un village français d’Algérie a travers la presse (Gérard Langlois)

5 volumes de 1 893 pages publiés en 1991 par l’auteur.

Premier volume 1848-1899, deuxième volume 1900-1929, troisième volume 1930-1936, quatrième volume 1937-1953, cinquième volume 1954-1962. Cette chronique est le fruit d’une recherche qui a conduit son concepteur à dépouiller systématiquement L’Echo d’Oran et une dizaine de journaux publiés à Mostaganem, dont certains connurent une vie assez éphémère, de 1848 à 1962 ; ce n’est en rien une monographie dans laquelle les phases de l’évolution du village seraient étudiées synthétiquement à partir de différentes sources d’archives. D’aucuns diront que La Gazette de Noisy-les-Bains montre l’histoire par le petit bout de la lorgnette et que cette recherche accorde beaucoup d’importance à des faits souvent bien insignifiants. Cela est vrai mais ce sont souvent les petites histoires qui font l’Histoire, et le style de chaque article reflète exactement la sensibilité et la mentalité de son époque. Au-delà d’une simple impression au premier degré, il importe donc que le lecteur considère et analyse lui-même dans son ensemble une époque révolue et se forge sa propre opinion sur une société, à travers l’éclairage offert par les nombreux témoignages que constituent les événements ayant marqué la vie de ceux qui en furent acteurs ou spectateurs.

HISTOIRE DE LA CREATION DE LA STIDIA/GEORGES-CLEMENCEAU (Michel Drosson) Ouvrage de 173 pages publié par l’auteur en 1985. Histoire de ce village créé en 1846 par des familles de la Prusse rhénane en partance pour le Brésil et qui se retrouvèrent en Algérie.

HISTOIRE DE MOSTAGANEM (Moulay Belhamissi) Ouvrage de 190 pages publié à Alger par le Centre national des études historiques en 1976. Ce livre est une étude exhaustive du passé de Mostaganem. Moulay Belhamissi a dépouillé un grand nombre d’écrits en arabe et en français, ne négligeant rien de tout ce qui pouvait toucher à la question. Le travail qu’il livre ici est le résultat d’une relecture des sources et le fruit d’une recherche méthodique de plusieurs années. Le lecteur trouvera dans ce livre l’histoire, à travers les différentes périodes jusqu’à l’occupation française en 1833, d’une cité devenue depuis l’indépendance une zone industrielle en plein essor. Il donne en quelque sorte la version locale de l’histoire en réponse aux historiens français.

LES JUIFS DE MOSTAGANEM (Norbert Bel-Ange) Ouvrage de 300 page publié en 1990 par L’Harmattan. Mostaganem abrite depuis l’an mille une communauté juive dont la présence s’est affirmée depuis. Cette étude, tant géographique, historique, économique, culturelle que religieuse, trace et souligne la part que la communauté juive a pu prendre dans le développement de Mostaganem. Dans une lecture de la ville, on trouve les signes de cette communauté juive : « son quartier », ses synagogues, son cimetière, ses boucheries. Depuis la monarchie des rois de Tlemcen jusqu’à l’exode de 1962, les Juifs de Mostaganem ont vécu au milieu des autres communautés : la communauté musulmane et la communauté chrétienne. Parfois acceptés, souvent tolérés, et parfois violemment rejetés ou exclus.

LETTRES D’ALGERIE A SON FRERE ANDRE (Petrus Borel) Ouvrage de 78 pages publié en 1998 par les éditions de La Barbacane. La présentation et la riche annotation sont de Jacques Simonelli. Petrus Borel naquit en 1809 à Lyon est mourut en 1859 au castel de Haute-Pensée qu’il avait fait construire près de Mostaganem. Décrit comme « le plus grand des petits romantiques » il fut l’ami de Théophile Gautier et l’auteur de Madame Putiphar et de Champavert avant de devenir inspecteur de colonisation à Mostaganem et maire de Blad-Touaria. Ses rapports sur l’avancement de la colonisation sont nombreux et à ce titre il nous intéresse particulièrement. Dans la correspondance publiée ici Aïn-Nouissy est évoqué à la page 26.

MEMOIRES DE PIERRE-FERDINAND VELLARD, ALGERIE 1854-1885. (Pierre-Ferdinand Vellard) Ouvrage de 344 pages publié en 1988 par les Editions CEF Nice. Les descendants de l’auteur ont extrait cet ouvrage des volumineux mémoires manuscrits rédigés par leur ancêtre à partir du journal qu’il a tenu tout au long de sa vie ; et seule la période algérienne de l’itinéraire de P-F Vellard, né en 1809, est reprise ici. En bien des pages, le récit, par ses minutieux détails, devient un véritable journal transportant les lecteurs dans l’ambiance de ces époques successives au point de les leur faire ressentir, surtout s’ils ont œuvré plus tard sur ces terres, comme les ayant vécues eux-mêmes : pionnier agricole non loin de Sidi-Bel-Abbès, puis à Oran secrétaire général de la mairie, enfin découvrant durant une demi-retraite les autres cités françaises d’Algérie, en particulier Alger « ville comme il y en a peu au monde ». Une écriture aisée, discrètement élégante, accroît encore l’agrément de cette narration particulièrement qualifiée. L’auteur décrit la visite qu’il fit en 1854 à des parents de sa femme installés à Noisy-les-Bains. Il existe également une édition non commercialisée synthétisant la totalité des mémoires originaux.

MONOGRAPHIE DE LA FAMILLE LANGLOIS, XVe-XXe SIECLES (Gérard Langlois) Fascicule de 52 pages publié en 1987 aux Editions de la Cheggha. Agrémentée de tableaux généalogiques présentant la descendance complète depuis 1800, cette monographie retrace brièvement les cinq siècles qui conduisirent une famille originaire d’Ile-de-France jusqu’à la création de Noisy-les-Bains et sa réimplantation en France.

MOSTAGANEM EN 1900 A TRAVERS LES CARTES POSTALES Album de trois cent cinquante cartes postales anciennes.

NOISY-LES-BAINS 1848-1998 (Gérard Langlois) Plaquette de 31 pages à tirage limité publiée en 1998 par Les Editions des Gaillons. Noisy-les-Bains en images pour commémorer le cent cinquantenaire de sa fondation.

MOSTAGANEM EST MORT (Marcel Coquerel) Récit de 254 pages publié en 1976 par la Pensée universelle. Il ne faut pas chercher dans ces pages autre chose que ce qu’elles disent : rien qui soit romancé, rien qui soit de l’Histoire. Si le narrateur a vu juin 48, s’il a vécu dans une Afrique encore incertaine, sa relation ne dit rien que ne sachent les spécialistes. La mort dont il est question ici n’est pas celle d’une ville mais d’un homme.

LE MOSTAGANEMOIS, création d’une région géographique (Robert Tinthoin) In Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques, section de géographie, tome LXVII, année 1954, pages 167 à 212, dans les actes du 79e congrès national des sociétés savantes tenu à Alger. L’auteur était archiviste en chef du département d’Oran et cette étude est vraisemblablement encore aujourd’hui ce que l’on a écrit de plus complet sur cette région. Sont décrits le milieu physique et l’aspect général qui familiarisent avec les conditions naturelles ; puis l’étude des hommes, dans le passé, permet de voir l’implantation des diverses humanités préhistorique, berbères, arabe et turque qui ont occupé le pays et ne l’ont mis en valeur que sur une étendue restreinte aux environs de Mostaganem et au centre du plateau, au contact des collines orientales boisées ; enfin comment l’arrivée des Français, en 1831, et le développement de la colonisation, de 1843 à 1848, de 1848 à 1855, et à partir de 1860, transforment le paysage.

RIVOLI, UNE COLONIE AGRICOLE DE 1848 (Victor Dejardins) Ouvrage de 108 pages publiée en 1934 par la Société de géographie et d’archéologie de la province d’Oran. Cette monographie écrite par un enfant du pays retrace l’histoire de l’une des trois premières colonies agricoles de la région de Mostaganem.

MES SOUVENIRS (Général Du Barrail) Trois tomes publiés en 1896 par la Librairie Plon. Fils d’un officier du Premier empire qui combattit en Algérie dès le début de la conquête et commandait à Mostaganem lors du siège de Mazagran, le général du Barail participa lui aussi à nombre de campagnes tant en Algérie que pendant les guerres du Second empire, terminant brillamment sa carrière comme ministre de la Guerre. Dans ses mémoires sobrement écrits il évoque longuement Mostaganem où une place porta son nom. Excellent livre d’histoire.

SOUVENIRS D’ENFANCE D’UNE FEMME DE CINQUANTE ANS (Yvonne O’Neill baronne Jacques de Montfort) Ouvrage de 640 pages publié en 1996 par Les Editions des Gaillons. Née en 1881 à Mostaganem dans une famille d’officiers ayant activement participé à l’épopée de la conquête de l’Algérie, dont le fameux épisode de la smala relaté dans la première partie de cet ouvrage, Yvonne O’Neill, baronne Jacques de Montfort par son mariage, vécut une grande partie de sa vie à Noisy-les-Bains, dans une propriété héritée de son aïeul le colonel Pobéguin. En 1930, âgée de cinquante ans, elle décida de rédiger ses souvenirs de petite fille dans l’Algérie de la fin du siècle dernier et c’est d’une plume alerte, vigoureuse même parfois, qu’elle nous emmène de Mostaganem à Mascara, de Constantine à Batna, d’Oran à Biskra en passant par… Chambéry. Les personnages revivent par la verve caractéristique de notre auteur qui, grâce à la position de son père, a côtoyé aussi bien des personnalités que des individus moins connus mais très pittoresques. Des documents annexes, comme le journal de campagne tenu par son grand-père lors du siège de Metz en 1870, enrichissent ces souvenirs en apportant un éclairage sur l’environnement familial de l’auteur.

VILLES ET VILLAGES D’ALGERIE Recueil d’articles extraits de L’Echo de l’Oranie et évoquant les localités du département d’Oran.

LE VOL A VOILE EN ALGERIE, 1862-1962 (Pierre Jarrige, Charles Rudel) Ouvrage de 180 pages édité en 1998 par l’auteur. Les spécialistes de l’aviation en Algérie nous font une nouvelle fois découvrir un aspect peu connu de notre histoire, mais particulièrement palpitant car, l’Algérie, avec ses Atlas élevés, ses Hauts-Plateaux ensoleillés ou balayés par les perturbations, ses côtes frappées par le vent de la mer et ses régions présahariennes arides, offre les contrastes géographiques et climatiques favorables au vol à voile sous toutes ses formes et en sera le champ expérimental par excellence.

D’AUTRES PUBLICATIONS EN VRAC SUR LE MEME SUJET

Histoire de l’occupation espagnole en Afrique 1506-1574 (Elie de La Primaudaie) Ouvrage édité à Alger en 1875

L’Espagne catalane et le Maghreb aux XIIIe et XIVe siècles (Ch-E. Dufourq) PUF, 1966

Histoire d’Oran avant, pendant et après la domination espagnole (H.L. Fey) Oran 1858

Atlas archéologique (Stéphane Gsell) Paris 1911

Oran et l’Oranie avant l’occupation française (M. Khel) Bulletin de la société de géographie d’Oran 1942

Domination espagnole à Oran sous le gouvernement du comte d’Alcaudete 1534-1558 (P. Ruff) Paris 1900

Les aspects physiques du Tell oranais (Robert Tinthoin) Oran 1948

Traditions indigènes sur Mostaganem et Tdjdit (M. Bodin) Bulletin de la société de géographie d’Oran 1925

Itinéraire historique et légendaire de Mostaganem et de sa région Bulletin de la société de géographie d’Oran 1933

Déroute de Mostaganem 1558 (Diego Cruzado) E. Cat. Mission bibliographie

Histoire de Mostaganem et de Mazagran (Lieut. Col. Derrier) Bulletin de la société de géographie d’Oran 1900

La région de Mostaganem (M. Froid)

Le port de Mostaganem et son arrière-pays (L. Lemoine) Encyclopédie coloniale et maritime, juillet 1951

Mostaganem (Georges Marçais) Encyclopédie de l’Islam tome III

Mostaganem et son arrondissement en 1892 (Louis Priou) Série d’articles avec une préface de E. Grosclaude qui fut maire de la ville de mars 1887 à mai 1904.

Histoire de Mostaganem et de Mazagran (J. Rufer) Mostaganem 1899, 197 pages

Mostaganem, la ville, le port et la région (Robert Tinthoin) Encyclopédie mensuelle d’outre-mer, avril 1955.

Mostaganem et ses environs (Louis Thireau) Mostaganem 1912, 220 pages

Le vieux Mostaganem (E. Vernaz) Mostaganem 1920, 65 pages.

Une colonie allemande en Algérie : La Stidia (Victor Demontès) Bulletin de la société de géographie d’Alger et de l’Afrique du Nord 1902

Villages algériens (M. Viollard)

Monographie géographique et historique de la commune mixte de la Mina (R. Leclerc) Bulletin de la société de géographie d’Oran 1902

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