Algérie - La Sénia

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La Sénia
Es Senia
Blason La Sénia.jpg
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région Oranie
Wilaya Oran
Daïra Es Senia
Code postal
Population hab. ()
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat)
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Nom actuel : Es Senia, wilaya d'Oran

Histoire de La Sénia

La régence d'Alger (1815-1830)

"LA RÉGENCE D'ALGER" est un ancien État d’Afrique du Nord, intégré à "LA SUBLIME PORTE" (Empire Ottoman ou Turquie), tout en étant autonome, dont l’existence, de 1515 à 1830, a précédé la Conquête de l'Algérie par la France. Située entre la "RÉGENCE DE TUNIS", à partir de 1574, à l'Est et "L'EMPIRE CHÉRIFIEN", à partir de 1553, à l'ouest (et les possessions espagnoles et portugaises d'Afrique du Nord), la Régence s'étendait à l'origine dans des limites allant de La Calle à l'Est aux Trara à l'ouest et d'Alger à Biskra, et s'est ensuite déployée jusqu'aux actuelles frontières Est et ouest de l'Algérie.

"LA RÉGENCE D'ALGER", gouvernée successivement par des "SULTANS D'ALGER" puis des Beylerbeys, des Pachas, des Aghas et des Deys, était formée par plusieurs beyliks qui étaient sous l'autorité des Beys : Constantine à l'Est, Médéa dans le Titteri et Mazouna, puis Mascara et Oran à l'ouest. Chaque beylik était divisé en outan (cantons) avec à leur tête des caïds relevant directement du bey. Pour administrer l’intérieur du pays, l'administration s’appuyait sur les tribus dites «makhzen». Ces tribus étaient chargées d’assurer l’ordre et de lever l’impôt sur les régions tributaires du pays. C’est par ce système que, durant trois siècles, l’État d’Alger a étendu son autorité sur le Nord de l’Algérie. Cependant, la société est encore divisée en tribus et dominée par des confréries maraboutiques ou des djouads locaux ; plusieurs régions du pays ne reconnaissent ainsi que de manière lâche l'autorité d'Alger. Tout au long de son histoire, ils se constituent ou perdurent de nombreuses révoltes, confédérations, fiefs tribaux ou sultanats aux marges de la régence. Avant 1830, sur les 516 unités politiques, c'est un total de 200 principautés ou tribus qui sont considérés comme indépendantes car en dissidence avec le pouvoir central et refusant de payer l'impôt, elles détiennent 69 % du territoire qui échappe ainsi au pouvoir central.

Algérie française et ses départements (1830-1962)

Histoire du village de La Sénia (situé à 8 kilomètres d'Oran) :

La Sénia (ou Noria, son synonyme utilisé aussi bien en langue espagnole qu'en langue arabe, est une machine hydraulique formée de seaux attachés à une chaîne sans fin, plongeant renversés et remontant pleins) est situé au sud d'Oran à 8 kilomètres de la préfecture. À l'origine sa vocation fut agricole, viticole et maraîchère. Au cours du temps, plusieurs usines s'y installérent, spécialisées en savonnerie, engrais, miroiterie "Saint Gobain", Faiencerie Nord-Africaine et autres ... La gare fut l'une des gares de triage les plus importantes des départements français d'Algérie. Le village est composé de quatre grands rectangles séparés par deux plus petits. D'un côté, la mairie et la place publique et de l'autre l'église Saint-Félix (fin XIXe/début XXe siècles) et le monument aux morts. Le valeureux "Bouyouyou" (tramway) effectuant le trajet aller-retour Oran/Hammam-Bouhadjar, traverse le village.

Au début, comme tant d'autres villages, le bourg fut administré par un "délégué spécial" dépendant de la ville d'Oran. L'érection de La Sénia en commune de plein exercice date du 26 janvier 1874. L'existence sur la commune de l'Hippodrome du Figuier, de forts belles propriétés maraîchères et viticoles ainsi que des usines citées plus haut, contribuera à faire de ce charmant village une agglomération importante.

Le premier maire Louis MERCERON puis parmi les plus récents, Monsieur PIETRI, maire pendant la "Grande Guerre", ayant eu la tâche ingrate de prévenir les familles dont les fils étaient "MORTS POUR LA FRANCE" (dit-huit enfants du village dont Pascal ANTON, tué en août 1914 à la "Première Bataille de la Marne" ainsi que deux fils ABADIE). Puis se fut Candide AYALA et Michel AZORIN, vaillants Combattants de 1914/1918 jusqu'en 1945. Jean POUPART "France Combattante" de 1945 à 1947. Le bon Docteur PARRÉS assura son rôle de maire jusqu'en 1959 et son premier adjoint, Louis CHÈZE, fut son successeur jusqu'en juillet 1962. À notre départ, la population de la commune était bien supérieure à 5 000 habitants.

Comme Oran et bien des agglomérations du département d'Oranie, le village fut jusqu'en 1962 à majorité européenne, composée de descendants de Métropolitains : les familles LONG, CHÉZE, TRENEREL, MERCERON, CHANUT, ICHE, le président SICARD, et CASTAGNIER dont l'une des filles, Alice Henriette contracta mariage avec Vincent AZORIN. Leur fils René épousa Renée, fille du Directeur de l'École Primaire du village, et d'autre part, des descendants d'Espagnols qui occupérent Oran fort longtemps, les AZORIN, GUILLEN, BROTONS, PINA, PRÉFUME, MARTINEZ, AYALA, CARA (tous alliés), RUIZ, SANCHEZ et PEREZ venant principalement de la région d'ALICANTE avec leur langue le "valenciano" que tout le monde parlait ou comprenait, ainsi que de MURCIE pour les GUILLEN et ROMAN (MULA exactement).

Familles centenaires à La Sénia

Familles ayant vécu au moins cent ans à La Sénia dont les patronymes apparaissent sur le site Geneanet :

AYALA, AZORIN, BROTONS, CARA, CASTAGNIER, GUILLEN, MARTINEZ, PARODY, PINA, PRÉFUME, ROMAN, ROSAS, SALAS, SANCHEZ (tous alliés)

Aérodrome

Durant la "Seconde Guerre mondiale" entre 1939 et 1945, la population ayant augmenté, le nombre de Sénialais "mobilisés", dès l'âge de dix-huit ans, fut plus important et participa à la Libération de la Tunisie, de l'Italie avec le maréchal JUIN et au "DÉBARQUEMENT DE PROVENCE" (donc de la France) avec le général de LATTRE de TASSIGNY.

L'aérodrome accueillit le 14 décembre 1909, Julien SERVIÈS effectuant le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplan "SOMMER" puis devint aéroport. Le terrain fut d'abord occupé par la "MARINE" en 1917 qui installa des "ballons dirigeables" servant à la surveillance en mer...avec une attention particulière pour les sous-marins. Quand les marins reprirent la mer, "l'AVIATION" s'installa. L'autorité militaire choisit ce terrain d'une horizontabilité parfaite et en fit le siège de plusieurs escadrilles. Le temps permit la construction et l'aéroport se nomma "ORAN-LA SÉNIA" jusqu'en 1962. La présence du personnel, que l'utilisation et l'entretien de ces escadrilles nécessitent, constitua pour la région un fort appréciable élément de prospérité. Au départ, l'ancien aéroport fut le champ d'action de l'aéronautique civile avec pour pionniers : Henri-Fouques DUPARC (qui devint Maire d'Oran), MONVILLE, FAURE, et ...d'autres. La Sénia, qui devint la "Base 141", fut la plus grande base de FRANCE. L'aéroport fut doté en 1951 de pistes modernes en béton. Les Sénialais servirent pour beaucoup dans l'aviation et bien des Sénialaises épousérent de "beaux aviateurs métropolitains". Parmi les chefs de la Base, le colonel FRANCOIS, le Colonel puis Général GAUTHRIN et le colonel puis général CHALLES peuvent être cités.

Le camp de La Sénia dépendait du 260e BRM (Bataillon de Réparation du Matériel ou BMRG – bataillon du matériel de réserve générale). Ce 260e BRM avait été créé le 23 mai 1956 au Fort de Vancia (Ain) et a été remplacé le 1er août 1959 par le Groupement de Gestion et de Réparation.

La Sénia abritait durant les années 1957-1960 deux compagnies du 260e BRM :

-la 363e CLRA (Compagnie Lourde de Réparation Automobile) créée le 1er mai 1957 par changement d'appellation de la 307e CMRA (Compagnie Moyenne de Réparation Automobile) créée au Fort de Vancia le 23 mai 1956.

-la 666e CGP (Compagnie de Gestion de Parc) créée le 1er mars 1957 par changement d'appellation de la 560e CTM (Compagnie de Triage du Matériel) créée à Vernon (Eure) le 10 juillet 1956.

La Sénia était un camp inter-armes (Terre et Marine).

Le camp était commandé par un colonel de l'armée de terre.

L'armée de Terre gérait le parc et le camp. Ses ateliers réparaient : des chars, des transports de chars, des engins lourds, des camions des half-tracks provenant de la région Oranie.

La 363e CLRA comprenait un détachement de la Marine (dépendant de la 4e Région Maritime), d'environ 60 à 70 hommes (officiers, sous-officiers et marins). Le journal des marches et opérations de la 363e CLRA mentionne à la date du 8 octobre 1957 : « arrivée du détachement de la Marine comprenant 1 ingénieur de 1re classe, 12 officiers et 50 quartiers-maîtres et matelots » sous les ordres l'ingénieur-mécanicien principal PALLUEL.

Ce détachement réparait les véhicules de la Marine de la région Oranie mais aussi les véhicules légers de l'armée de Terre.

Le détachement Marine de la 363e CLRA fonctionnait comme un atelier autonome. Le bureau technique Marine était sous les ordres de l'officier de Marine en second.

Les ateliers magasin, mécanique, carrosserie, électricité, bourrellerie, peinture étaient sous la responsabilité d'un second-maître assisté d'un quartier-maître, le service de contrôle sous la responsabilité d'un maître, d'un second-maître et d'un quartier-maître (mais le plus souvent d'un second-maître et de deux quartier-maîtres).

L'atelier de mécanique occupait tout un hangar à raison de 2 alvéoles pour les 4 équipes de mécaniciens (un second-maître, un quartier-maître et 4 à 5 hommes d'équipage). Chaque alvéole pouvait accueillir 2 Jeeps.

Vue générale réalisation française


La commune fut créée et tracée, en 1844, par le "génie militaire".

En 1946, le Ministère des Travaux Publics approuvent les plans du nouvel aérodrome Oran-La Sénia (basé à La Sénia).

Architectes : Diego ROMAN, à Oran,...(petit-neveu de Maria del Consuelo, Pilar, Ygnacia "Consuelo" ROMAN ayant contracté mariage le 12/05/1860 à La Sénia avec Matias Florencio "Matias" (GUILLEM) GUILLEN, grands-parents maternels de Michel AZORIN (1884-1930), arrières-grands-parents de Fernand Joseph Michel AZORIN (1920-1990), arrières-arrières-grands-parents de Michèle Hélène (1947-2010) et Patrick Jean Marie AZORIN né le 06 janvier 1957 nés à Oran),...et V. MIALLY, à Oran, ont été choisis notamment pour la construction de l'aérogare d'Oran - La Sénia

Diego ROMAN, influencé par "Le Mouvement Moderne", a laissé une oeuvre remarquable qui, avec ses confrères architectes français d'Algérie, pourrait déboucher sur l'écriture d'une Histoire de l'Architecture à Oran, comme cela s'est déjà fait pour Alger en 2003 avec l'important et incontournable catalogue réalisé à l'occasion de l'exposition "Alger, paysages urbains et architecture".

Patrimoine.png Patrimoine

Église Saint-Félix

Repère géographique.png Repères géographiques

Situation géographique



Le village de La Sénia est situé à 7 kilomètres d'Oran.


Démographie.png Démographie

Année 1848 - - - - - - - - -
Population 135 - - - - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires jusqu'en 1962

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Louis François REGNAULD 1846 - 1874 Maire-adjoint d'Oran pour La Sénia.  
Louis MERCERON 1874 - 1876 1er maire en titre de La Sénia.  
André BOUSCARAIN 1877 - 1877  
Félix CAILLER 1877 - 1893  
Joseph LONG 1893 - 1900  
Félix CAILLER 1900 - 1904  
Joseph LONG 1904 - 1905  
- 1905-  
Monsieur PIETRI - Maire pendant la "Grande Guerre".  
Candide AYALA - Ancien combattant 1914-1918.  
Michel AZORIN -1945 Ancien combattant 1914-1918.  
Jean POUPART 1945 - 1947  
Docteur PARRÉS 1947 - 1959  
Louis CHÉZE 1959 - 1962 Dernier maire  

Les médecins jusqu'en 1962

Prénom(s) NOM Période Observations
Emmanuel AZORIN - Fils de Michel AZORIN qui fut maire de La Sénia, petit-fils de Vincent AZORIN né le 12 août 1863 à La Sénia et Rita IRLES, père de Jean-Michel AZORIN.  
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Les pharmaciens

Prénom(s) NOM Période Observations
Marie-Joséphine épouse AZORIN née FRANCHINI - Marie-Joséphine épouse d'Emmanuel AZORIN, Docteur en Médecine, parents de Jean-Michel.  
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Les directeurs d'écoles primaires et instituteurs

Prénom(s) NOM Période Observations
M. COUTELIER - Directeur d'école primaire dont la fille Renée (1929-2018) épousa M. René AZORIN.  
M. COLLET - Instituteur.  
M. CAMPILLO - Instituteur.  
M. NEUVEUX - Instituteur.  
M. MURZY - Instituteur.  
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Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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Ancienne adresse de l'Évêché d'Oran avant le 31 juillet 1962 : 21 boulevard Magenta à Oran (92 - Département Français d'Algérie).

Résidence de Sa Grandeur Monseigneur l'Évêque, dont notamment Monseigneur Léon Durand (1920 - 1945) qui développa le diocèse puis Sa Grandeur Monseigneur Bertrand Lacaste (1946 - 1962) devenu après 1962 "Évêque de la Diaspora Oranaise" : 01 square Garbé à Oran (92 - Département Français d'Algérie avant le 31 juillet 1962).

Monsieur l'abbé Thomas MAS, dernier prêtre, curé de l'église Saint-Félix de La Sénia jusqu'en juillet 1962.

Église et presbytère :

Madame Salustiano ROSAS, née Rosa Maria SANCHEZ le 23/06/1866 à La Sénia, propriétaire terrien, finança généreusement la construction de l'Église Saint-Félix de La Sénia et offrit à la Commune une maison, qui devint le Presbytère, située face à "la Maison PINA" (l'un des descendants Manuel PINA (1902-1958)...fils d'Inès BROTONS, petit-fils d'Isabel Maria GUILLEN (1842-1895) épouse BROTONS soeur de Matias Florencio GUILLEN (1831-1913) ayant contracté mariage le 12/05/1860 à La Sénia avec Maria del Consuelo, Pilar, Ygnacia ROMAN (1838-1871) parents d'Ignacia GUILLEN veuve José Ramon Natalio AZORIN (1857-1909), grands-parents de Michel AZORIN (1884-1930), arrières-grands-parents de Fernand Joseph Michel AZORIN (1920-1990) et arrières-arrières-grands-parents de Michèle Hélène (1947-2010) et Patrick Jean Marie AZORIN né le 06 janvier 1957 nés à Oran,...épousa Antoinette AZORIN (1902-1991), fille de Vincent AZORIN né le 12 août 1863 à La Sénia et Rita IRLES, parents également de Michel qui fut Maire de La Sénia, père d'Emmanuel AZORIN, Docteur en Médecine, d'Henriette épouse de Manuel Maxime VIUDES, d'Alfred ayant contracté mariage avec Albertine SALAS et de Paul.

Madame Salustiano ROSAS, née Rosa Maria SANCHEZ le 23/06/1866 à La Sénia, était notamment la tante de Candide François AYALA (né en 1890) qui fut Maire de La Sénia, et d'Éléonore (née en 1888), sa soeur, dont la fille Albertine SALAS (née en 1912) contracta mariage avec Alfred AZORIN (né en 1906), fils de Vincent AZORIN et Rita IRLES.


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : -

Tél : - Fax :

Courriel :

Site internet :

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

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