Algérie - La Rassauta

De GeneaWiki
Aller à : navigation, rechercher

Retour

La RASSAUTA ancienne commune du Département d'Alger.

HHistoire.pngistoire de la commune

La RASSAUTA, ancienne commune de la province d'Alger, en Mitidja, à l'est d'Alger

Centre de colonisation

Après le débarquement français en 1830, la colonisation de la Mitidja fut vite entreprise. Ces colonisations s'effectuaient par des concessions accordées sous condition par le gouvernement. Exceptionnellement, quelques grandes concessions furent accordées. C'est ainsi qu' un Prince polonais De Mir reçut 4 300 hectares autour du Haouch de la Rassauta. Ce fastueux seigneur féodal mena son entreprise à la faillite en moins de trois ans.

Le domaine de LA RASSAUTA, englobait cinq fermes, avant d'être scindé en deux communes. En 1844 la concession passait à un expatrié politique José de Melgarejo conde del Valle de San Juan, qui devait comporter notamment la construction d'un village peuplé d'un tiers de français et d'une majorité de mahonnais, dont des SINTES, MASCARO.

Les Mahonnais

L'émigration mahonnaise vers l'Algérois fut essentiellement l’œuvre d'un homme : le baron Augustin de Vialar, dont Fort de l'Eau conservait le souvenir (son buste trônait sur la place du village, et l'une des principales artères du centre ville, parallèle à la rue de France, portait son nom).

Le baron de Vialar était un aristocrate français, légitimiste c'est à dire partisan de la branche aînée des Bourbons, celle qui, en la personne de Charles X, fut chassée du pouvoir par la Révolution de 1830 ("Les trois Glorieuses").

Membre influent de la Société Coloniale, il fut dépêché par celle-ci à Paris en 1835 pour défendre la colonisation libre. Au retour de ce voyage, des vents contraires l'obligèrent à débarquer à Mahon, où il retrouva l'un de ses amis, Don Costa, secrétaire à la police du gouverneur de l'ile. Vialar et Costa organisèrent un véritable réseau migratoire.

En quelques années, plusieurs centaines de familles mahonnaises débarquèrent à Alger et trouvèrent rapidement du travail dans la ville et dans les propriétés alentour. Le baron de Vialar en accueillit plusieurs, comme métayers, sur son domaine de Kouba.

Ces mahonnais bénéficièrent rapidement d'une réputation d'honnêteté, de sobriété et de travail, qui les fit apprécier par les autorités coloniales françaises. Leur succès attira de nombreux compatriotes. A la fin de 1845, plusieurs Mahonnais, parcourant la région de La Rassauta, furent frappés par les possibilités de ces terres. Ils demandèrent, par l'intermédiaire du maire d'Hussein Dey, la concession de parcelles qu'ils s'engageaient à mettre en culture dans un délai de trois ans, à condition que l'on octroie à chaque famille 800 Francs et la possibilité de construire une petite maison. Le baron de Vialar intervint à nouveau ; il écrivit le ler Mars 1847 au Ministre de la Guerre en attirant son attention sur l'avantage d'installer ces familles mahonnaises sur la Rassauta.

(Il faut rappeller qu'alors les Étrangers ne pouvaient pas bénéficier des concessions de parcelles de terrain et il a donc fallu la bienveillance du baron de Vialar qui est intervenu aupès du Ministre A. de Saint-Yon pour que ces cultivateurs illettrés puissent bénéficier de ces terres en argumentant sur leur courage et leur volonté.)

L'affaire traîna plusieurs mois. Une commission d'enquête fut mise en place.Puis la Révolution de février 1848 à Paris entraîna la chute de la Monarchie de juillet et l'instauration de la Seconde République. Celle-ci redéfinit la colonisation en Algérie, préconisant la création de "villages départementaux",

Néanmoins, la ténacité des Mahonnais fut récompensée. En juin 1849, ils furent mis en possession de leurs lots. Chaque attributaire reçut en moyenne un lot à bâtir de 6 ares, un lot de jardin de 20 ares et 2 lots de culture respectivement de 2 et 6 hectares. La concession se complétait de 45 hectares comme terrain communal et pour le cimetière.

Le succès des maraîchers mahonnais entraîna l'Administration à leur octroyer d'autres concessions à Aîn Taya, La Réghaïa, Rouiba, Alma, Rivet... près de trois cents au total.

La bonne réputation dont jouissaient les Mahonnais dès les premiers temps de leur installation ne se démentit pas. Les Les Archives Nationales d'Outre-Mer précisent que "l'élément espagnol qui entre pour plus de 30% dans la population européenne de l' Algérie ne figure pas pour 5% dans les journées d'hôpitaux".


Commune

Le 11 janvier 1850, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, et son ministre de la Guerre, d'Hautpoul, signèrent le décret créant le Centre comprenant 50 feux et un territoire agricole de 500 hectares.
Le 22 Août 1851, le gouvernement érigea La Rassauta en commune de plein exercice. Mais celle-ci avait un territoire mal délimité ; elle fut donc, ultérieurement, amputée de plusieurs centres : Maison Carrée, Maison Blanche, La Réghaïa.

Fort de l'Eau est une division en 1882 de La RASSAUTA.

Rouïba est une division en 1861 de la RASSAUTA.

Repère géographique.png Repères géographiques

Cliquez sur la Carte de la baie Alger en 1845 pour l'agrandir

Carte Rassauta 1845.jpg



Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes


Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • LES GROUPEMENTS VEGETAUX DU MARAIS DE LA RASSAUTA - de CHEVASSUT Georges -

Édité par Institut Agricole d’Algérie - Paru en 1956

Voir aussi.png Voir aussi (sur GeneaWiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)