Algérie - El-Oued

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El-Oued
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya
Daïra
Code postal 39000
Population hab. ()
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 6°52'60" E - 33°19'60" N
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire ancienne

Cette région est aussi appelée Souf, selon le dialecte employé. « Oued en arabe » et « Souf en berbère » signifient tous deux « fleuve » en français.

La ville d'El-Oued, est surnommée « la ville aux mille coupoles ».

Comme tout le Sahara, Le Souf a été habité de temps immémorial.
Il est certain que des populations se sont déplacés içi et là à travers les âges.
En effet tout laisse à penser que la région était plus acceuillante pour le nomadisme qu'elle ne l'est aujourd'hui.La faune et la flore étaient bien plus riches. Pour preuve , le sol a permis la préservation des vestiges.En 1957 , on a decouvert à l'Est de Hassi Khalifa, un squelette de Mamouth en bon état de conservation ; ce qui prouve que la vie existe sur ces terres depuis trés longtemps.
D'autres sites comme le terrain actuel de l'aéroport de Guémaront décelent des silex , des lames bifaces ou des haches,ce qui démontre l'ancienneté de la vie dans le Souf.
Selon les restes retrouvés , il semble que la vie fut beaucoup plus développée au Nord d' El-Oued.

Présence française

Algerie1830-1962.JPG Algérie

Sur le territoire considérable de l'Annexe d'El-Oued, dont la superficie atteint près de 80 000 Km2, la zône occupée par les palmeraies et les villages ne correspond qu'à une faible étendue, déterminée par le cours souterrain de l'Oued Souf qui a donné son nom à la Région. Cette zône est cependant la partie la plus importante de l'Annexe. Elle est peuplée de 70 000 sédentaires environ et au moment de la récolte des dattes, d'un grand nombre de 30 000 nomades qui, abandonnant l'Erg, viennent planter leurs tentes près des villages.

Voies de communisations et liaisons

Le problème qui se pose dans le Sud est un problème de voies de communications et de moyens de liaisons.

Les Pistes

Au début de l'occupation du souf par les troupes françaises, on atteignait El-Oued de Biskra ou de Touggourt en utilisant des chevaux ou des chameaux.
Le Génie militaire fit aménager sur ces iténéraires des puits et construite des bordjs qui marquent encore les étapes de ce long trajet.

Les chefs de l'annexe d'El-Oued comprenant la nécessité d'améliorer les liaisons et d'assurer les transports, firent étudier un tracé adapté aux voitures et aménagèrent les passages les plus difficiles, particulièrement dans les chotts et les endroits sabloneux.

Grâce au constant entretien des tronçons empiérrés et à leur amélioration, la piste fut praticable aux véhicules les plus lourds et bientôt un service de cars fonctionna régulièrement entre Biskra et El-Oued. Pendant longtemps encore, cependant, il fallut s'arrêter à Guémar pour dégonfler les pneumatiques et vérifier moteurs et radiateurs avant d'aborder la dernière partie du trajet et franchir la ceinture des dunes qui, depuis les temps les plus reculés, avait été la meilleure protection des gens du souf contre les incursions.

En 1943 commença l'empierrement de ces derniers kilomètres en même temps que l'on trminait l'aménagement du reste de la piste. En 1946, on puvait effectuer en voiture légère le trajet El-Oued - Biskra en quatres heures.

Depuis le 1er janvier 1947, l'entretien de la piste incombe au service des Ponts-et-Chaussées.

Les autres voies de communication n'on pas été négligées. Il ne pouvait être question dans la plupart des cas de les empierrer, car la pierre fait souvent défaut dans le Sud. Aussi pour les parcours dans le sable, les plus fréquents dans ce pays, on a recours à deux sortes de travaux qui se complètent et permettent le passage des voitures : l'endrinnage et les travaux de protections contre l'envahissement des sables.

(L'Endrinnage est une herbacée du Sahara, à tige longue et dure, qui pousse en touffes dans une grande partie de l'Erg. afin d'éviter que les roues des voitures s'enfoncent dans le sable, les ouvriers des chantiers, après nivelé le tracé de la piste, disposent sur le sol un lit de drinn qui, s'imprégnant de sable, forme une croûte dur et souple à la surface.)

Endrinnage et construction de drâas (barrage orientés d'après la configuration du terrain et l'action des vents dominants)conjugués ont permis de rendre praticable la piste d'El-Oued à Touggourt par Djamaa (160 km) et celle d'El-Oued à Tozue (120 km) parcourues depuis deux ans deux fois par semaine par des services de cars.

Restait...à relier El-Oued aux villages des Oasis du Souf. Des bretelles furent établis au cours des dernières années. Rares demeurent donc actuellement les villages où les camions ne peuvent amener le ravitaillement.

La voie ferrrée

En 1945 une voie ferrée de 0,60 fut posée entre Stil et El-Oued. Elle permet d'acheminer par fer, moyennant un transbordement à Biskra et un autre à Stil, les denrées destinées au ravitaillement des Souafa. et en outre l'exportation rapide des dattes après la récolte.

Les P.T.T.

La recette d'El-Oued a été ouverte peu après l'arrivée des Français. L'agence de Guémar date de 1909, celle de Kouinine de 1924. En 1947, des bureaux neufs sont ouverts à Béhinia, Magrane et Z'Goum, celui de Reguiba en 1948

Une ligne téléphonique relie El-Oued à Djamaa. En 1928 a été posée la ligne qui, par Nefla et Tozeur, fait la liaison avec la Tunisie. En 1946 est inaugurée la cabine téléphonique de Hassi-Khalifa. En 1947, les cabines de Débila, Réguiba et sidi-Aoune sont ouvertes, en 1948 celles d'Ourmès et de Bavada.

Le nombre des abonnés passe dans la seule année de 1947 à 160
Les recetttes des P.T.T ont été les suivantes :
1945 : 94 048 850 Fr
1946 : 139 331 677 Fr
1947 : 588 183 343 Fr
Elle atteindront près d'un milliard en 1948
Ces chifres, sans qu'il soit besoin de commentaires, donnent une idée du développement considérable du Service Postal au cours de ces dernières années.

Réalisations Domaine Medico-Social

Le Service Médico-Social est dirigé, depuis l'arrivée des Français dans le souf, par un médecin militaire. Il s'est agi au début de faire apprécier les méthodes modernes et de gagner la confiance des populations. Ce stade largement dépassé, aujourd'hui les consultants viennent de plus en plus nombreux voir le <<Toubib>>.

Les visites à domicile, les soins, les opérations, les vaccinations imposent à un seul médecin, pour une population dépassant 100.000 âmes, un travail qui suppose une abnégation et un désintéressement auxwuels il convient de rendre hommage.
Pour l'aider dans sa tâche écrasante, le medecin-capitaine chargé de l'A.M.S dans l'annexe d'El-Oued dispose de :
Une sage-femme installée depuis 1946
Quatre Sœurs blanches infirmières arrivées en 1942 pour répondre au désir de la population musulmane.
Onze infirmiers, originaires du Souf et instruits par le Docteur.
Ce personnel exerce son activité dans plusieurs Etablissements construits, aménagés, entretenus par les soins du chef d'Annexe et des chantiers communaux.

A El-Oued une infirmerie-dispensaire aménagée en 1944 et comprenant :
- Le dispensaire proprement dit
- La maternité construite en 1945
- Les salles d'hospitalisation (35 lits)
- Le bureau et le laboratoire du médecin
- La phamarcie agrandie en 1945
- La salle d'opérations
- Un logement d'infirmier.

En outre dans les villages les plus importants, des infirmiers donnent des soins élémentaires, dépistent les épidémies et alertent le médecin en cas de nécessité. Ils utilisent les locaux appelés biout et aïnin.

Réalisations d'Ordre Économique

La principale ressource du souf est le palier dattier. Depuis l'occupation française la production a doublé alors que la population quintuplait. aussi le région est-elle pauvre. Les jardins du souf sont des cuvettes creusées dans le sable où les palmiers sont plantés de telle sorte que leurs racines atteignent la nappe phréatique. Il n'est pas nécessaire de les iriguer, mais il faut sans cesse lutter contre le sable qui menace de combler les entonnoirs.

D'autre part, on ne peut songer à multiplier ces plantations car on constate que le niveau de la nappe aquifère baisse par suite, semble-t-il de l'accroissement du nombre des palmeraies.

Les tentatives effectuées en 1886 et 1907 pour trouver de l'eau artésienne dans le nord de l'Annexe n'ont pas donné de résultats satisfaisants.

Les puits qui subsistent fournissent une eau jaillissante fortement salée et en faible quantité.

Comme le laisse espérer l'étude faite par le géologue Gouskov, il sera vraisemblablement possible de forer dans la nappe correspondante à celle de l'Oued Rhir des puits artésiens à fort débit dans la Région de M'Guibra. Ce sera le moyen de procéder à des recasements qui s'imposent.

En ce qui concerne les autres ressources de la Région, il faut signaler :
- La création en 1942 de la Coopérative des Tabacs du Souf.
- La création en 1947 du haras camelin.
- La création en 1947 de la Section Artisanale de la S.I.P qui doit développer la production des tapis auxquels travaillent des hommes formés au Cours Professionnel, et des tissages de laine, apanage des femmes dont l'éducation est confiée au Centre de Formation Artisanale et Ménagère des Sœurs blanches

Réalisations Domaine de la Scolarisation

C'est dans le domaine de la scolarisation que les efforts les plus grands ont été accomplis.

En 1944, 3 écoles comprenant 8 classes existaient.
L'école d'El-Oued avait été construite en 1884 avec 4 classes et 3 logements ; l'école de Guémar créée en 1903 comprenait 3 classes et 3 logements ; l'école de Kouinine, datant de [[1888, n'avait qu'une seule classe et un logement.

En 1948 les écoles comprenant au total 30 classes fonctionnent ainsi que le nouveau Cours Professionnel d' El-Oued et le programme prévoit l'ouverture de 7 classes en 1949. Tous les instituteurs sont logés.

Le nombre d'élèves est passé de 150 en 1944 à 780 en 1948. En outre des cours d'illetrés ont été organisé à la demande de la population dans les six écoles ouvertes. 300 jeunes gens et adultes y ont appris le français.

La scolarisation des filles doit débuter en octobre 1948 à Guémar (deux classes) et à El-Oued (une classe). Il semble qu'il y ait là un sérieux espoir d'accélerer l'évoluttion de la population. C'est en effet surtout par les femmes que la civilisation se fera de plus en plus apprécier dans ces régions.

L'œuvre a été commencée au Centre de Formation Artisanale des Sœurs blanches ouvert en 1942. a la demande des Musulmans une centaine de petite fille y recoivent aujourd'hui une instruction pratique.

Urbanisme

Dans la plupart des cas les constructions réalisées ont pu sans difficulté trouver leur place dans les endroits biens dégagés, d'accès facile et proche des villages, en tenant compte des possibilitésd'extensions futures. C'est ainsi que les plans des écoles à une classe prévoient la construction ultérieure de trois autres classes, du bureau du directeur, d'un atelier, d'une cantine scolaire et d'un autre logement.
Les murs extérieurs délimitent une cour suffisante pour les ébats de 200 élèvent et derrière l'école un espace où peut-être aménagé un jardin potager pour les maîtres et un jardin où les élèvent s'instruiront.

A El-Oued, le problème a résoudre était complexe. La ville se trouve en effet enserrée de tous côtés par des dunes qui limitent son extension. La relative facilité avec laquelle des équipes de la Souafa accoutumées à ce genre de travail dégagèrent du sable qui l'encombrait le jardin communal qu'on entrepreant , le remettre en état , fit trouver la solution.

Aussi, lorsqu'il fut question de construite une villa, n'hésitait-on pas à niveler une partie de la dune qui menaçait de submerger l'école vers le sud. C'était en 1945. Depuis cette époque on évalue à 40.000 mètres cubes la massé (sable remué par les ouvriers des chantiers)

La dune qui progressait dangereusement dans la direction de l'école a complètement disparu.

Sur son emplacement est une rue de plâtre damé qui dessert un nouveau quarier où les voies sont larges et bordées d'arbres.

Ce quartier a été relié à la piste de Biskra par une avenue qui, s'étandant en ligne droite sur plus d'un kilomètre de longueur va faire communiquer la ville avec la future gare.

Cette avenue qui a necessité le rasement d'une dune aura une largeur de dix mètres,( mais l'obligation faite aux propriétaires terrains limitrophes de réserver sept mètres latéralement pour des plantations d'arbres) dégage une largeur de vingt-quatre mètres.

Cette avenue constituera l'épine dorsale de la future ville d'El-Oued. Le bornage des lotissements réservés aux particuliers a commencé ainsi,que la délimitation del'emplacement de la gare et de ses dépendances.

La centrale électrique commencée en 1945 fournit le courant aux usagers de puis le 25 décembre 1947

Des réfections et embellissements dans la ville arabe ont mis en valeur son caractère qui suscite l'admiration des visiteurs

Dans le Souf, il est relativement facile de construir, grâce aux matériaux qui existent sur place et aux maçons recrutés parmi les sédentaires. Autrefois, des gisements de pierre à plâtre et de pierre à construction existaient partout. Comme on bâtit sur le sable, il faut des fondations profondes et larges. Les murs doivent être épais, afin de protéger les intérieurs de la chaleur de l'été et afin de mieux supporter le poids considérable des voûtes ou des coupole qui d'une façon générale, constituent la couverture des maisons. Rares sont les terrasses. L'absence de bois de charpente et l'habitude des maçons ont déterminé le typique procédé de construction des voûtes et des coupoles. Pas de coffrages.

Les bâtiments administratifs sont construits de cette façon. Ils ne distinguent des autres maisons du Souf que par leurs dimension et la précision plus grande de leur lignes horizontales et verticales.

L'architecte Voyer de la Commune a su adapter ses connaissances théoriques aux possibilités de la réalisation de la Région


Source : Documents Algériens décembre 1948.


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Carte Michelin El-Oued.jpg Route Nationale n°47

A 620 km au sud-est d'Alger Térritoires du Sud

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Remarques

Nom actuel : El-Oued - Wilaya 39 : El-Oued

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