Algérie - Boufarik - Le Camp d'Erlon

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Le Camp d'Erlon

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  • Garnison

Le 5 mars commençait le tracé de l'enceinte du Camp. Cet ouvrage devait renfermer un baraquement en maçonnerie ou en planches pouvant contenir 1500 hommes, une écurie de 600 chevaux et tous les services d'un camp permanent.

Le 63ème ligne et la Légion Etrangère prirent une large part aux travaux

Les travaux du camp étaient poussés aussi activement que le permettaient les attaques des Hadjoutes, ils furent achevés dans le courant du mois de mai. Cet établissement militaire prit dès lors le nom de "Camp d'Erlon".

En 1837, le camp prenait une importance plus considérable par la construction d'ouvrages de fortification qui en complétaient la défense et de bâtiments destinés à recevoir les officiers et la troupe, le personnel des divers services et les magasins.

En 1844, une partie des dépendances est convertie en pépinières.

A la date du 17 juin 1850, Boufarik cesse d'avoir une garnisson, les détachements du Bataillon des Tirailleurs d'Alger et du 1er Chasseur d'Afrique quittent définitivement le Camp d'Erlon.

  • L'Orphelinat

Par décret du 16 août 1851, le Camp, ses dépendances et la pépinière sont concédés au Père Brumauld de la Compagnie de Jésus, directeur de l'établissement d'Orphelins de Ben-Aknoun, à condition expresse que Monsieur l'abbé Brunauld pendant une période de 20 ans consacre les immeubles sus-désignés à une Maison d'Apprentissage agricole, des jeunes orphelins et autres qui pourront lui être confiés par l'Administration.

L'Orphelinat est formé d'enfants nés en Algérie et de jeunes Français provenant pour la plupart du Département de la Seine.

L'éducation est particulirement agricole et professionnelle. La pépinière livre ses produits à des prix réduits et l'établissement a planté une véritable forêt de saules dans les marais, qu'il a assainis et aménagés en prairies naturelles. Peu à peu s'élèvent d'autres constructions nécéssitées pat l'extension de l'Institution.

Une chapelle consacrée à la Mère de Jésus est construite.

Dès 1866, ce domaine est déjà la plantureuse et verte Normandie implantée en Algérie. Les arbres des vergers de France y mèlent leurs fruits à ceux des chaudes régions d'Afrique; le cerisier y confond ses rubis avec l'or de l'oranger, les pomacées s'y rencontrent avec les myrtacées, presque toute la famille des drupacées y est représentée. Les arbres d'utilité et d'agrément, exotiques et indigènes s'y groupent en massif ou en quinconces; les fleurs y répondent leurs parfums... Enfin, l'Orphelinat est largement outillé en instruments aratoires, et les procédés nouveaux qui sont en usage en fait une École professionnelle très précieuse, au point de vue de l'avenir agricole.

En 1871, la concession se termine et n'est pas renouvelé. L'Orphelinat est supprimé.

  • Propriété particulière

En date du 13 février 1872, la Camp d'Erlon est devenue propriété particulière. Les pépinières forment une des principales branches de l'industrie de cet établissement. Une irrigation souterraine traversant la propriété, la rend arrosable dans toutes ses parties ce qui permet des cultures intensives telles que prairies, tabac et jardins maraîchers.

En 1887, la propriétaire Mme Porcellaga voulant faire de la première enceinte du Camp, un faubourg de la ville, crée une cité pour satisfaire aux nombreuses demandes de la classe ouvrière qui trouve dans l'humanité et la bienveillance de cette propriétaire, de sérieuses conditions de bien-être. C'est là du socialisme comme il en faut.

  • Extrait de BOU-FARIK de C. Trumelet.


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