Algérie - Akbou

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Akbou
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya Bejaïa
Daïra Akbou
Code postal 06751
Population 7 532 hab. (1958)
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude 184 m
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 4°31'60" E - 36°27'40" N
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire ancienne

Selon l'historien Auguste Sabatier, Akbou est bâtie sur les ruines d'une ville romaine, engloutie depuis des lustres : Ausum, nom qui serait d'origine Kabyle, disent les anciens : Oussim.
Un autre historien, Sallustre, corrobore le fait et affirme l'existence d'une forteresse érigée au sommet du Piton, point stratégique de défense de l'ancienne ville, à Guendouza, qui est aujourd'hui, l'un des quartiers le plus peuplé d'Akbou.


Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG 1515-1830 Berbérie

Présence française

Algerie1830-1962.JPG 1830-1962 Algérie

Akbou est une création française, datant de 1874.

Le point le plus remarquable est la présence d'un mausolée d'époque romaine, attribué à la famille berbère romanisée de Firmus. Il se signale au milieu de la vallée de la Soummam.

C'est au tour du chérif Bou Baghla d'organiser le soulèvement de la Kabylie contre la conquête française. En 1851, il l'inaugure par un coup d'éclat : l'attaque contre l'azib que possède Sî ibn 'Alî Sharîf, marabout de Chelatta, au bas de la vallée.

Les Français décident peu après la construction d'un bordj, maison forte et maison de commandement pour protéger le marabout et, à travers lui, asseoir leur autorité sur le pays. Sî ibn 'Alî Sharîf a alors le commandement, en grande partie nominal, sur les Illoulen us-Sameur, les At 'Îdal et les Ouzellaguen. Le marabout obtiendra plus tard le titre de bash-agha de la part des Français, qui sied mieux à son amour-propre.

Akbou, à la confluence topographique et stratégique de la Soummam et de son affluent le Bousselam, fait partie du deuxième épicentre de l'insurrection de 1871. Celle-ci commencée dans la Medjana, sous la direction du bash-agha Muqrânî, trouve un puissant relais à Seddouk, sous l'autorité de Shaykh al-Haddad, alors le personnage le plus en vue de la tarîqa Rahmânîyah en Algérie. En effet, Seddouk fait alors partie du commandement de Sî ibn 'Alî Sharîf, dont le rôle dans le déclenchement de l'insurrection reste controversé et jamais mis au clair avec netteté. En tout cas, avec les premières opérations, il se réfugie dans son bordj.

Se comportant comme une véritable armée de Versaillais en Algérie, les troupes françaises mènent une répression impitoyable. Les terres les plus fertiles de la vallée de la Soummam sont séquestrées et vouées à la colonisation. C'est ainsi que s'élève bientôt un centre de colonisation qui prend le nom de Metz, pour accueillir des colons, dont certains viennent d'Alsace-Lorraine. Il s'agit de recréer en terre algérienne, ici en Kabylie, entendue au sens large, l'Alsace-Lorraine perdue au profit des Allemands. Pour asphyxier le deuxième foyer de l'insurrection, les Français détruisent de facto le bash-aghalîk de Chellata et établissent en lieu et place une commune mixte, regroupant les centres de colonisation nouvellement créés et les communes indigènes, formées sur la base des douars kabyles définis et créés ex-nihilo par le Sénatus-Consulte de Napoléon III.

Akbou est alors érigé en chef-lieu de la commune-mixte, qui prend son nom. C'est de là que date l'essor d'Akbou, qui jusqu'alors n'avait aucune importance réelle, ni démographique, ni politique. Akbou dirige désormais la Haute-Soummam. Les Français privilégient la plaine fluviale pour y attirer les populations et contrôler les montagnes environnantes.

En 1883, Metz est remplacée par Kouba. La population opta plutôt pour un anagramme, ainsi Kouba devint Akbou dont l'étymologie décrirait mieux la colline ou le mont.

Repère géographique.png Repères géographiques

Commune située à 200 Km d'Alger et à 56 Km au sud-ouest de Bougie, dans la partie supérieure de la vallée de la Soummam.

Le village de Metz/Akbou au temps de la colonisation

Créé en 1872, ce centre de colonisation comprenait 3.255 ha divisés en 42 concessions agricoles, 10 lots industriels et un lot de ferme. Sur les cinq familles d'immigrants européens, une seule est restée. Quant aux 48 familles algériennes, huit d'entre elles ont gardé leurs concessions. Ces colons d'origine métropolitaines venaient d'Alsace. L'établissement n'a porté que pendant un an environ le nom de Metz.
Les premiers pionniers ont reçu des terres de qualité médiocre et des lots d'oliviers dont ils ne connaissaient pas la valeur. Peu préparés aux travaux agricoles et trouvant sur place une petite garnison (...) et des fonctionnaires, ils ont en général abandonné la culture pour se livrer à de petites industries. La construction du chemin de fer a favorisé pendant quelques années ces initiatives qui ont aboutit pour plusieurs à d'assez beaux bénéfices.
581 habitants en 1881 et 988 en 1901, dont 306 français et 36 d'origine étrangère. Vers 1905, Akbou était un centre assez prospère, un bourg commerçant, industriel et d'approvisionnement pour tous les autochtones.
Cultures (toujours vers 1905) : céréales (1.200 ha), vignes (10 ha).
Bétail : boeufs (20), moutons et chèvres (300), chevaux et mulets (50).
Le village disposait alors de 20 charrues, de 15 autres instruments agricoles, de 8 moulins à huile et d'une fabrique de crin végétal.
Les Kabyles, laborieux et ayant le sens du commerce, ont acquis au cours des années de nombreuses terres, tout en vendant avantageusement aux industriels français leurs olives, leur système de fabrication d'huile n'étant pas rentable.
Akbou avait en 1961, 8.934 habitants, dont 289 d'origine européenne, et comptant en 1973, dans le cadre d'un regroupement avec rattachement de deux autres communes, un total de près de 36.000 habitants.
Dans le registre des concessions d'Akbou figure le nom de quelques colons alsaciens qui s'étaient établis dans cette région lors de sa colonisation :

- FREY Aloyse, cultivateur, 1 enfant;
- ROSENBLATT, cultivateur, 7 enfants;
- STOECKEL Aloyse, terrassier, 4 enfants.

Quelques Alsaciens et un Lorrain y sont morts en 1874 et en 1876, comme il ressort de cette liste, extraite des registres de décès conservés à la mairie de l'ancien Metz :

1874 Etat civil Age Origine
04/04 STOECKLIN Guillaume, fils de STOECKLIN Aloïse, cultivateur, 40 ans, et de LOTZ Joséphine, sans prof. 38 ans 17 mois Guémar (canton de Ribeauvillé) Haut-Rhin
27/07 GROSHEITSCH Pierre, cordonnier, fils de GROSHEITSCH Pierre et de HECKENDORN Anne Marie, époux de SCHRUTT Catherine, sans prof., demeurant à Akbou. Mariés le 18/01/1853 à Waldighofen 54 ans Waldighofen (canton de Hirsingue) Haut-Rhin
20/09 NURDIN Jules Félix, décédé à l'ambulance militaire d'Akbou, caporal au 3e régiment de zouaves, 2e bat. 6e cie. 21 ans Bains-les-Bains (arrondissement d'Epinal) Vosges
24/10 CHRIST François, menuisier 38 ans Ingwiller (canton de Bouxwiller) Bas-Rhin
16/11 CHRISTEN Catherine née KUBLER, fille de KUBLER Sébastien et de GROB Marie Agathe, épouse de CHRISTEN François, cultivateur 58 ans Gieshausen (?) Haut-Rhin
1876 Etat civil Age Origine
19/07 BAUMANN Marie épouse WETZEL, fille de BAUMANN Joseph et de SCHAFFNER Madeleine, décédée, domiciliés en leur vivant à Strasbourg 50 ans Wasselonne (arrondissement de Molsheim) Bas-Rhin
20/07 WETZEL Jacques, cordonnier, décédé à l'ambulance militaire d'Akbou 50 ans Brumath (arrondissement de Strasbourg-Campagne) Bas-Rhin

Autres défunts originaires de : Aisne, Aude, Bouches-du-Rhône, Eure, Finistère, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Lot-et-Garonne, Nord, Puy-de-Dôme, Sarthe, Var, Vaucluse.
Dans le registre de mariages se trouve l'inscription suivante :
Mariage :

Date Etat civil Origine
01/12 CUNIN François, né le 13/02/1844, briquetier, parents demeurant à Donez, département d'Alger, épouse BAUDUIN Clara Florence, sans prof. née le 30/01/1859 à Mostaganem (près d'Oran) Lapoutroie (arrondissement de Ribeauvillé) Haut-Rhin

(reproduit in extenso de "L'émigration des Alsaciens et des Lorrains du XVIIIe au XXe siècle", tome I, "Les noms de lieux", Norman Laybourn, Association des Publications près les Universités de Strasbourg, Strasbourg 1986, p.185-187, ISBN 2-86820-741-8 (Tome I))
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Familles notables.png Notables

Les Maires jusqu'en 1962

Les Notaires

Les Curés


Les gens d'Akbou

BAUDUIN Clara Florence
BAUMANN Marie BRION Etienne Félix
CHABRIER Marie Antoinette
CHAUVOT Emile Prosper
CHRISTEN Abel Charles Alfred
CHRISTEN Valentin
CUNIN François
DUMAS Georges Joseph
FREY Charles
GROSSHEITSCH Eugénie
GROSSHEITSCH Julie
GROSSHEITSCH Pierre
JUSKIWIESKI Augustine
KRAEMER Frédérique
KREUTZER Anna
KUBLER Catherine LAFFAILLE Jean
LANCELOT Ernestine Julie
MESSNER Marie Joséphine Emélie
MORI Bertha
PFEIFFER Charles Chrétien
STOECKLIN Guillaume WETZEL Jacques

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

A partir de 1962 :

A.P.C (Assemblée Populaire et Communale dirigée par un Président)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

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