Algérie - Aboukir

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Aboukir
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région
Wilaya
Daïra
Code postal 27255
Population hab. ()
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude 86 m
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 0°10'16" E / 35'50'20"N
Localisation


HHistoire.pngistoire de la commune

Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG 1515-1830 Berbérie

Présence française

Algerie1830-1962.JPG 1830-1962 Algérie

C’est le 26 décembre 1848 que le camp de " Masra ", baptisé par la suite Aboukir, reçoit de la métropole le 15ème contingent de pionniers, ces exilés d’une autre époque.

Quelques jours auparavant, les premiers colons d’Aboukir embarquent, sur la Seine, dans des bateaux plats qui vont d’abord les mener à Lyon et de là à Marseille. C’est la frégate "La-Cacique" qui les conduira à Mostaganem, où ils débarqueront le 18 décembre, après une traversée de quatre jours.
Le 26 de ce même mois, après leur premier Noël vécu sur la terre africaine, six jours donc après l’installation à l’Elysée du futur Napoléon III, les premiers bâtisseurs d’Aboukir vont s’installer, eux, sous les guitounes de Masra.
Ils ont quitté Paris avec cette foi qui, dit-on, soulève les montagnes.

Les autorités militaires les installent sous des tentes, au bas d’une colline car il n’est pas d’autre habitation dans le "bled", pas plus ailleurs.... en cet heureux temps des lampes à huile et des felouques.
En somme, il s’agit d’un village de tentes, camping de naguère, près d’une piste et, alentour, d’une végétation enchevêtrée faite de taillis, de ronces, de cactus, là comme partout ailleurs, autrement dit la nature sans discipline, la brousse avec ses incertitudes.... ses épreuves.... ses prouesses.... un coin verdoyant et paisible qui cache une source. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, bien entendu, fut là établi le camp, car autant que possible les autorités jetaient la base des futurs villages où existaient des points d’eau.
C’est pourquoi ce lieu était désigné sous le nom de Masra, qui signifie "L’eau sort ".

Aboukir - Histoire de l’Hexagone, un nom de victoire et un autre de désastre, celui-ci effaçant celui-là.

Dans la nôtre, celle de l’Algérie française, un long et rude combat des pionniers de 1848, dont la quasi-totalité a participé à l’avènement de la Seconde République, mais que le Gouvernement Provisoire ne peut employer à quelque tâche que ce soit, la misère étant si grande dans le monde ouvrier et particulièrement dans la Capitale.

Alors, on les exile en Algérie. Quarante-deux colonies furent ainsi créées : et dans la province d'Oran, aux environs de Mostaganem (Aboukir, Rivoli, Toumin, Karouba, Aïn-Nouissy, Ain-Tedlès, Sour-el-Mitou).
Il y avait une soixantaine de concessions par village.
Les concessions étaient très peu étendues : 2 à 10 hectares.


Centre créé en 1856 - Nom primitif : Les 3 Marabouts, douar de la tribu des Ouled-Khalfa


Un long et rude combat mené par une classe sociale n’ayant quasiment eu, dans sa majorité, nul contact avec la terre.
Un combat de tous les jours contre la nature ingrate, contre la malaria, contre l’administration parisienne déjà, ne le taisons pas.
Un combat, mais aussi une réussite totale pour ceux à qui les Martel, less Boutillol, les Girard, les Tricot, les Fargin, les Dugay, les Blesson, les Bourniol, les Chamusy, les Carle, les Lamote, les Israël, les Laborie, les Galbrun, les Julien, les Kirch, les Galais, les Bazin, les Dumont et tant d’autres auront ouvert le chemin.

Une réussite qui a nécessité de l’ardeur, du cran, du courage, une volonté de fer, car il fallait prolonger l’effort en faveur de ceux à qui devait être passé le flambeau. Une réussite dans tous les domaines, le social en particulier à l’endroit de l’autochtone.

Cà et là, des vignobles aux grappes pesantes et colorées, des bougainvillées aux teintes de feu, des bigaradiers et des glycines ornant les demeures des villages traversés, d’un côté la ferme de mon vieil ami l’Agha Bourahla, de l’autre la propriété et la cave de la veuve Godillot, et tant d’autres, vivantes parce que très animées en cette saison.

A cette image du siècle dernier a fait place un haut et vaste bâtiment à l’allure d’hôtel de ville de moyenne cité, comportant entrée et fenêtres du style "Jonnart", comme la gare d’Oran, et Aboukir étant une victoire de l’Empereur au cours de la campagne d’Egypte, ses habitants, qui en ont le culte, vont donner aux premières rues ouvertes des noms qui évoqueront la mémoire de certains de ses plus prestigieux lieutenants : Lannes, Murat, Kléber, Leturcq, Larrey, le grand chirurgien de la Grande Armée, Destaing.

L’audace a payé à Aboukir, comme un peu partout à travers notre Algérie, parce que l’homme s’y est révélé un bâtisseur, un bâtisseur sur tous les plans, ne reculant devant aucun obstacle.

  • Source : extrait partiel de Aboukir mon village de François Rioland

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Remarques


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

ABOUKIR MON VILLAGE de François Rioland L’Echo de l’Oranie n° 89 de juin 1973.


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