91599 - Soisy-sur-École

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Soisy-sur-École
Blason Soisy-sur-École-91599.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 91 - Blason - Essonne.png    Essonne
Métropole
Canton

Blason Milly-la-Forêt-91405.png   91-18   Milly-la-Forêt (Ancien canton)

Code INSEE 91599
Code postal 91840
Population 1311 habitants (2016)
Nom des habitants Soiséens, Soiséennes
Superficie 1 152 hectares
Densité 114 hab./km²
Altitude Mini : 48 m
Point culminant 144 m
Coordonnées
géographiques
48.474781° / 2.497241° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire de la commune: des origines à la révolution

91599 Soisy-sur-École - cartes Cassini.jpg

Création de la paroisse

Comme pour la plupart des villages de France, les informations les plus anciennes dont on dispose pour Soisy-sur-École, concernent surtout les aspects liés à la religion: église, paroisse, appartenance à tel ou tel couvent ou évêché.

C'est ainsi que l'on trouve une mention de notre village en l'an 984, lorsque l'archevêque de Sens l'érige en paroisse; celle de Soisy est vouée à Saint-Aignan. Quel Saint-Aignan ? Certaines sources la relient à un Saint-Aignan chartrain[1], et il est vrai qu'une église de Chartres[2] porte le nom d'un Saint-Aignan, qui aurait été évêque vers l'an 400, et y est l'objet d'une tradition bien implantée. D'autres sources contestent l'existence d'un Aignan évêque à Chartres et avancent qu'il s'agit en fait d'une référence plus tardive à l'évêque Aignan d'Orléans[3], qui mourut en 453, fut sanctifié et dont l'existence est avérée.

En tout cas, l'archidiocèse de Sens, dont Soisy fait alors partie, est le plus ancien de la Gaule. il a été constitué sur la base d'une circonscription civile établie par les Romains au milieu du IIIe siècle, sous le nom de la 4e Lyonnaise [4] - Sens[5].

Sous les mérovingiens il a été divisé en 5 archidiaconés[6], correspondant aux structures administratives (Pagis-Pagus=Pays[7]) qui divisent alors le territoire de Sens. Le Gâtinais[8] constitue l'un de ces archidiaconés[9].

La population du village est alors, au IIIème siècle, estimée entre 400 et 500 habitants. En 1793, cette population est recensée pour 433 habitants. Entre ces deux dates que 8 siècles séparent, elle a dû varier avec les guerres, les épidémies,...; mais il est intéressant de constater qu'elle est restée étonnement stable, sans doute liée à la capacité des terres cultivées, l'agriculture ayant été manifestement l'unique ressource du village pendant cette longue période. Ne bénéficiant, ni de foire ni de marché, Soisy-sur-École a donc vécu des produits de ses terres dont la commercialisation était facilitée par la proximité de la route Paris-Lyon.Allard Claude-2009

Soisy-sur-École au fil des siècles

Soisy-sur-École, jusqu'au XIe siècle, semble marquer une frontière avancée des possessions de la puissante Maison des comtes d'Anjou, qui va donner à l'Angleterre le rois Plantagenêts [10]. En effet le Gâtinais, dont les limites ont d'ailleurs varié au fil du temps, dépendait des Comtes d'Anjou[11], sur qui les rois de France n'avaient qu'une suzeraineté[12] très nominale.

Après quelques péripéties et querelles familiales, Foulques IV dit le Réchin[13], prétendant au Comté d'Anjou, céda Le Gâtinais en 1064 au roi de France (Philippe 1er) en échange de son appui. Le Comté d'Anjou ne fut lui-même rattaché à la couronne de France qu'en 1204 par Philippe II Auguste[14].

C'est vraisemblablement après le rattachement du Gâtinais à la couronne que fut entreprise la construction de l'église actuelle, à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. La Maison Royale s'attribua alors les bonnes terres de Soisy, donnant son nom au premier château des Réaux. Ce domaine, constitué de fermes administrées par un régisseur, fut par la suite sans doute démembré par le futur Charles V [15], alors régent du royaume, qui devait payer aux Anglais une rançon considérable pour la libération de son père le roi Jean II [16], fait prisonnier à la bataille de Poitiers, en 1356.

Charles V, devenu roi, très cultivé, fit de son libraire Gilles Mallet le seigneur des Réaux, et dota le couvent des Célestins de Paris du fief de Limery [2].

Il est probable que Soisy souffrit de la Guerre de cent ans [17], car on sait que Milly-la-Forêt, toute proche, et bien que fortifiée, fut occupée par les Compagnies anglo-navarraises en 1358, prise et incendiée par les Anglais en 1433 [18].

À cette époque, l'administration de haute justice revient à la prévôté de Melun. Les fiefs, érigés en seigneuries secondaires, multiplient les Moulins sur l'École.

Depuis le Moyen Âge, on trouve diverses mentions de Soisy-sur-École :
Un document de justice fait état d'un jugement en date du 8 juin 1287, il en ressort que le Chapître de Saint-Cépire[3] de Corbeil et la Gent du Roi [4], se disputaient les biens d'une certaine Eimenjart, dite La Bourjonne, femme de Guillot Bourjon bastarde [5], et décédée sans héritiers de son corps. Le chapître faisait valoir que ces biens, situées Soisy-suz-Escole, dépendaient de la terre dudit Chapitre à Soisi, et il eut apparemment gain de cause. Parmi la longue liste de l'assistance lors de ce jugement apparaît le nom de Pierre Pustiau, maire (de) Soisi, ainsi que celui de Jehan Soisi [19]. L'état civil n'était en vigueur à cette époque, et la plupart des petites gens étaient simplement désignés par leur prénom, suivi d'un surnom pour les personnaliser. L'emploi du mot maire ne doit étonner; dès le IXème siècle on trouve le mot maior utilisé pour désigner celui qui administre un village pour le compte du seigneur. (C.Allard-2009

Fiefs et seigneuries

La ferme de Limery et le moulin Neuf

Décrite au XVIIe siècle, comme une Seigneurie du Grand Limery, avec manoir et colombier à pied, le bois du petit Limery, le moulin neuf, en tout 142 arpents [6] de terre de charrue. Cette propriété est entourée de murs et isolée entre Soisy-sur-École (91599) et Dannemois (91195). Le manoir probablement antérieur à la construction du moulin neuf, celui-ci étant édifié dans les années 1385 [7]. Ce fief dépendant du couvent des célestins de Paris, fondé lui-même en 1352, par un don attribué à Charles V.

La ferme de Montaquoy

La ferme de Montaquoy, (était un Fief avant le XVIIIe siècle,) semble être la ferme la plus importante de la région. Les fermiers en possédaient La charge de père en fils. La famille legendre, propriétaire des lieux, avait souvent un de ses membres élu comme maire[8] à la tête de la Commune de Soisy-sur-École. Monsieur Loste, qui fut également maire, reprit la ferme entre 1918 et 1939 et y fit faire d'importants travaux. Dont un porche-château d'eau imposant [9].

Les Moulins sur l'École

Toujours au XIIIe siècle, Soisy-sur-École apparaît sur la carte dite de Cassini, relevée peu de temps avant la Révolution. On voit sur la planche concernée, les noms et symboles de Soisy-sur-Écolle et son église, Montaquoy, Farmeny, le Vieux Moulin, et Limery, et bien entendu R. d'Écolle (La rivière d'Écolle)

Héraldique

De sinople à trois fleurs de lis au pied nourri d'argent.

Histoire administrative

Soisy-sur-École : de la Révolution à la IIIe République

En mai 1835, Mr. Legendre Dominique alors Maire de Soisy-sur-École, dresse l'inventaire des archives disponibles[10].

Pour les naissances, mariages et décès : 2 registres vétustes et inintelligibles, ainsi que 3 autres allant de 1587 à 1799, mais où il manque une quarantaine d'années, tout est complet depuis 1800, sauf les mariages de l'an 8. Les registres des délibérations depuis le 17 juillet 1793. La Loi du 18 juillet 1837 imposera l'usage de registres standardisés avec modèle de délibération. Divers registres et mémoriaux administratifs. La plupart des archives de Soisy-sur-École sont conservées aux archives départementales, à Chamarande[20].

En 1789, le territoire de la paroisse de Soisy-sur-École, devient une Commune, lors de la nouvelle organisation territoriale du pays, elle est attachée au Canton de Milly-la-Forêt, et à la sous-préfecture d'Étampes du Département de Seine-et-Oise. Elle élit un conseil municipal.

En 1791, d'un point de vue ecclésiastique, la paroisse passe, avec 31 autres, du diocèse de Sens à celui de Versailles, elle y restera jusqu'en 1966 et sera alors rattachée à Évry[21].

En 1792, le curé remet à la mairie les registres des Naissances, Mariages et Décès[11]

En 1800, une Loi précise que les conseils municipaux seront élus au suffrage censitaire[12][22], et que le Maire, pour les petites communes, sera nommé par le préfet.

Le budget

Il constitue, déjà, la principale préoccupation de la municipalité. Les montants en sont exprimés en francs, du franc germinal[23], instauré en 1795, aussi appelé franc-or[13], dont la valeur restera stable de 1814 à 1914. Si la monnaie est stable, le budget ordinaire de Soisy-sur-École ne l'est pas. Il passe d'environ 1500Ff en 1834 à environ 8000Ff en 1865, et une dizaine de lignes, à la centaine.

Le conseil municipal, de l'époque, détermine d'abord le budget ordinaire, qui est composé:

  1. des contributions financières ordinaires directes, qui sont plafonnées par la Loi.
  2. des contributions indirectes ; par exemple, la taxe sur les chiens, qu'autorise la loi du 8 mai 1855, et que la commune fixera entre 1 et 4Ff selon la catégorie animal.
  3. et des contributions (ou prestations) en nature ; c'est la continuation de la Corvée Royale de l'ancien régime, généralisée en 1738 et affectée à l'entretien des routes et ouvrages d'art ; la commune peut réquisitionner, dans la limite de 3 jours par an, les contribuables, leurs fils et leurs domestiques, ainsi que leurs chevaux, charrettes, etc... pour travailler gratuitement à l'entretien des chemins. Les contribuables peuvent racheter ces corvées, en payant à la commune une contrepartie fixée par le conseil. En 1834, par exemple, la journée de travail d'un homme se rachète 1,50 Ff, la journée de cheval 2,50Ff. Mais le système se perfectionne, on distingue des catégories, et de ce fait en 1854, le prix de rachat d'une journée de travail varie pour un homme entre 1,75 et 2,25Ff, pour un cheval entre 2,75 et 3,75 Ff, pour un âne entre 1 et 2Ff. Vers le milieu du siècle, le conseil municipal est amené à constater que ces journées ont peu de rendement ! Il décide donc le plus souvent d'y substituer des travaux à la tâche, et dès lors le tarif de rachat sera calculé selon les tâches : par m3 de terrassement ou charretée de transport, par exemple, en 1857, entre 0,30 Ff et 0,48 Ff et/ou par m3 d'excavation selon le terrain. Ce système va perdurer jusqu'en 1914.

Ces recettes ordinaires, bien que fixées aux maxima possibles, s'avèrent toujours insuffisantes, couvrant d'habitude à peine la moitié des besoins. La municipalité a donc recours aux contributions extraordinaires, permises par la loi. Il faut une délibération spéciale pour chaque dépense imprévue, et pour cela le maire doit demander au sous-préfet l'autorisation de réunir le conseil en session extraordinaire. L'objet de la dépense et la contribution extraordinaire doivent aussi être approuvés par le sous-préfet... qui les a parfois lui-même fortement suggérés, sinon imposés à la commune.

Ce n'est pas tout, la loi prévoit que le maire doit aussi convoquer les plus forts contribuables[14], pour participer aux délibérations. Dans la seconde moitié du siècle, ces plus forts contribuables seront souvent absents lors des délibérations.

Il arrive que le conseil estime que la commune est au bout de ses capacités contributives. Elle demande alors au sous-préfet l'autorisation d'emprunter auprès des Dépôts et consignations, ou même auprès de contribuables aisés et disposés à prêter[15]; dans les deux cas, et pendant tout le siècle, le taux d'intérêt ne s'écartera guère de 5% par an, même pendant la guerre de 1870 et les troubles de 1871[24].

Fréquemment le maire, mettant en avant les sacrifices considérables déjà consentis par la commune et ses contribuables, supplie le sous-préfet de lui obtenir une subvention du gouvernement, souvent en vain. Le compte administratif de la commune est tenu par le receveur des contributions, les budgets ne distinguent pas entre dépenses de fonctionnement et d'investissement.

Entretien des chemins et la création de nouvelles voies
91599 - Soisy-sur-École - routes.jpg

C'est de loin le poste le plus important, qui représente à lui seul plus de la moitié des dépenses totales, et qui entraîne l'augmentation constante du budget au fil des années. Cela se comprend : les chemins, essentiels pour permettre l'accès aux champs et les transports des récoltes, souffrent en permanence de l'impact des roues rigides des charrettes. Ces chemins sont à l'époque classés selon les catégories suivantes :

  1. les chemins ruraux, privés, où la commune, en principe, n'intervient pas
  2. les chemins vicinaux, qui ne concernent que la commune et sont à sa seule charge,
  3. les chemins d'intérêt commun ; les communes qu'ils relient s'en partagent l'entretien,
  4. les chemins de grande communication [16], entretenus par le département, qui en répartit ensuite les coûts entre communes.

Tous ces chemins sont sous l'étroite surveillance de l'agent-voyer. Le corps des agents-voyer agents-voyer est lui aussi une survivance de l'Ancien Régime. Ils sont organisés au niveau du département et ils supervisent la construction et l'entretien des voies, sous l'autorité des préfets en 1836, puis sous celle des conseils généraux en 1867.agent-voyer

À partir du Second Empire, le développement économique et industriel rapide du pays exigent de développer et améliorer les voies de communications. La pression de l'administration se fait plus forte sur les communes. On fait de plus en plus appel à des entrepreneurs pour empierrer et entretenir les routes et chemins. Voici quelques exemple concernant Soisy-sur-École :

  • En 1866, le conseil municipal vote le principe d'un emprunt de 12 000 F, remboursable en 14 annuités, pour la construction des chemins vicinaux jugés indispensables.
  • En 1867, on rappelle que L'empereur tient à l'achèvement du réseau des chemins vicinaux.
  • En 1868, Soisy-sur-École obtient une subvention de 1 000 F pour ses chemins. C'est très insuffisant.
  • En 1870, le maire ouvre une souscription pour les chemins, elle rapporte 4 058 F.

Ces montants ne représentent pas la totalité des dépenses de cette nature pendant cette période.

  • En décembre 1868, le député M. Darblay, a payé à chacun des cantons de sa circonscription un cylindre compacteur moderne [17] que chaque commune peut utiliser. M. Brierre de la ferme de Frémigny, est allé chercher ce cylindre à Milly-la-Forêt et l'a attelé de 9 chevaux pour compacter les chemins de Soisy-sur-École, ce qui montre les difficultés de la tâche.
  • En 1868, le préfet incite les maires à dresser et à publier un état complet de tous les chemins ruraux et vicinaux. Pour Soisy-sur-École, cet état mentionne :
  1. aucun chemin de grande communication,
  2. 2 chemins d'intérêt commun [18],
  3. 3 chemins vicinaux. Soit environ 8 400 mètres de chemins d'intérêt commun et 6 300 mètres de chemins vicinaux.

Naturellement, les communes essaient de faire surclasser leurs chemins. Le maire de Soisy-sur-École adresse à cet effet plusieurs suppliques argumentées au sous-préfet, mais en vain ...

Urbanisation du village

Le cadastre dit napoléonien[25] dressé entre 1808 et 1834 pour le territoire qui correspond à l'Essonne[26] actuelle, montre pour le village un plan de voirie[27] très proche du plan actuel, mais la partie construite est moins développée et ne concerne que la Grand-Rue, la rue de la Croix Bussière, environ 200 mètres de la rue de la Ferté-Allais et autant de la rue Saint-Spire. La rue des Fourneaux n'est alors qu'un chemin très urbanisé. Mais le village grandit et veut aussi améliorer sa voirie urbaine:

  • En 1863, le conseil décide de l'alignement des voies, les achats ou rétrocessions de terrains nécessaires à ces alignements se feront au prix de 1Ff par mètre carré.
  • En mai 1869, le maire ouvre une souscription, qui rapporte 1886Ff, pour le pavage de la rue des Fourneaux. On passe commande pour la fabrication de 12400 pavés. Tous les Carriers ou épinceur de pavés[28] de la commune s'entendent pour faire une offre groupée au prix de 80Ff les 1000 pavés, et emportent le marché. Il est passé une autre commande, pour la pose à 0,40Ff le mètre carré. C Allard-2010.
Les bâtiments communaux

Devenue commune, Soisy-sur-École se dote d'une Mairie, réduite d'ailleurs à une salle communale. Elle a plusieurs fois changé d'emplacement, car le plus souvent, ce n'étai, qu'une grande pièce située dans l'école, et on verra que celle-ci a été déménagée plusieurs fois. Dès 1900, avant la construction de la mairie actuelle, la mairie consistait en une salle d'environ 50 mètres carrés incorporée au rez-de-chaussée de l'école des garçons de l'époque. Depuis le Concordat 1801[29], Soisy-sur-École doit entretenir son église et loger le curé desservant[19]. Depuis la loi du 28 juin 1833, la commune a des obligations précises en matières d'instruction primaire[20]. Elle doit notamment fournir un local de classe et un logement à l'instituteur. On verra qu'à Soisy-sur-École le problème du presbytère et de l'école sont longtemps restés liés. Dans la seconde moitié du siècle va également se poser la question du déménagement du cimetière.

Ces quatre sujets rassemblent l'essentiel des problèmes liés aux bâtiments communaux. Le budget de la commune est déjà, comme on l'a vu, grevé par l'entretien des chemins. En ce qui concerne ses bâtiments, elle pare souvent au plus pressé et envisage successivement diverses solutions en fonction des opportunités.

L'école et le presbytère

Dès 1833, le conseil municipal décide d'acquérir un logement pour l'instituteur, mais ne donne pas suite. En 1836, il décide à nouveau d'acquérir une maison près de l'église,au prix de 3000Ff, pour y loger l'instituteur. Il est vraisemblable qu'entre-temps, la municipalité a loué une maison. Pour financer cet achat, la commune demande au gouvernement une aide de 1300Ff, et prévoit de payer le reste, soit 2000Ff, en 6 ans. Cet achat ne se réalise pas. En 1837, la municipalité prévoit alors d'acheter une autre maison, plus grande, pour 4500Ff payable en 3 ans. On y logera à la fois le curé desservant et l'instituteur. Cette nouvelle initiative ne se réalise pas non plus, mais, en 1843, le conseil décide d'acquérir une maison pour 3400Ff afin d'y installer le presbytère.

En 1839, le conseil estime à 1500Ff les besoins pour réparer l'école et la mairie, et demande une aide au gouvernement, en vain. En août 1846, le conseil envisage cette fois la construction d'un bâtiment convenable pour y installer la salle de classe et le logement de l'instituteur. Un devis a été préparé, il se monte à 8950Ff, le conseil demande au gouvernement une aide de 3000Ff, et prévoit de payer le solde en 6 ans. Il demande également l'autorisation de lever un impôt exceptionnel en conséquence. En 1848, la situation n'a pas bougé ; en mars 1849 la municipalité obtient enfin l'autorisation de la sous-préfecture pour la construction de la maison école, mais entre temps le devis a augmenté et le conseil municipal demande un sursis à construire. L'inspection de l'enseignement primaire ayant plusieurs fois relancé la municipalité au sujet de ses locaux indignes, celle-ci décide alors d'acheter une maison connue sous le nom d'ancien presbytère pour le transformer en maison d'école pour un montant de 4600Ff payable en annuités. Une aide est demandée au gouvernement pour le tiers de ce montant. En 1850, le conseil municipal demande à nouveau un sursis pour les travaux de transformation de cet ancien presbytère, vu le bas prix des grains, et le coût déjà supporté pour l'acquisition. En attendant, le conseil décide d'y reloger le curé, et de récupérer le presbytère alors en usage pour y installer la mairie, l'école et l'instituteur, après exécution d'un minimum de travaux évalués à 800Ff[21].

Cette dernière proposition est acceptée par le préfet. Elle est mise en œuvre, et l'ancienne école indigne est alors revendue. Le conseil municipal note alors avec satisfaction que les enfants ne vont plus dans les écoles voisines comme avant... et demande au préfet une aide de 100Ff pour acheter du mobilier.

Après quelques années de calme, les problèmes ressurgissent ; en mai 1856, le conseil municipal, faute de fonds disponibles, refuse des travaux demandés par le curé pour l'ancien presbytère qui a retrouvé sa fonction première, puis, lors d'un séance extraordinaire, il décide d'envisager des travaux sur l'école et la construction d'une nouvelle mairie, sans suite ...

En juin 1861, le préfet incite fortement la municipalité à voter un emprunt destiné à la remise en état de l'ancien presbytère. La commune s'y résout, vote l'emprunt (4000Ff) qui devra être remboursé en 4 ans par autant d'impôts extraordinaires, et demande au préfet un secours qui sera refusé. Cependant, le ministre des Cultes accorde en juin 1863 une subvention de 900Ff, l'emprunt est ramené à 3000Ff et les travaux de restauration ont lieu.

L'école des filles

En 1867, nouveau problème pour la municipalité : L'une des dispositions de la loi du 10 avril relative à l'instruction primaire exige l'établissement d'une école spéciale de filles, distincte de celle des garçons. En août de cette année là, le conseil municipal constate qu'il ne dispose pas des ressources nécessaire, ces ressources étant accaparées par les chemins vicinaux, et demande un sursis. En contrepartie, il propose de faire donner aux filles des leçons de travaux d'aiguille. Mais au début de 1868, la commune est mise en demeure de créer cette école de filles séparée. Elle choisit pour cela un terrain lui appartenant, le Clos des Bordes, constate son impuissance financière à commencer les travaux, et le conseil demande au maire de faire des économies pour dégager des fonds. En octobre, confronté aux besoins des chemins vicinaux, et à ceux de l'école de filles, le maire ne peut que constater la situation financière catastrophique de la commune et ajourne toute décision.

La guerre de 1870 aggravera cette situation et il faudra attendre juillet 1876 pour que le conseil vote la création d'une école de filles, et du logement correspondant, soit par une construction neuve, soit par location.

En septembre 1877, on vote l'achat d'un terrain bien situé puisque près de l'église, près du presbytère et près de l'école des garçons ; en attendant, on louera une maison. Nouveau rebondissement en décembre de la même année, un certain M. Mignon va ouvrir une école libre, pour filles, dans une autre maison ; or, il n'y a pas assez d'élèves pour deux écoles..., on craint des désaccords dans le pays, une pétition circule ... mais tout s'arrange. M Mignon renonce à son projet et accepte même de louer à la commune sa maison en attendant que l'école communale soit disponible.

Le transfert du cimetière

Comme bien souvent autrefois, le cimetière de Soisy-sur-École était situé à côté de l'église, vraisemblablement depuis sa construction, là où se situe aujourd'hui la Place de l'église.

Tout au long du XIXème siècle, les inconvénients s'en font de plus en plus ressentir. Le cimetière est trop exigu, il empêche le développement du village autour de son centre naturel

En mai 1849, apparaît, pour la première fois, une délibération du conseil municipal demandant la fermeture du cimetière et l'établissement d'un nouveau, mentionnant le mauvais positionnement de l'ancien et les exhalations fétides qui en émanent.

En mars 1853, le conseil vote l'achat d'un terrain pour le nouveau cimetière; coût 1393Ff, plus les intérêts pour paiement échelonné. Pour financer les travaux, il vote en outre un emprunt de 1000Ff[22], remboursable en 7 ans. En 1855, l'ancien cimetière est fermé et le nouveau ouvert. En juin et octobre 1855, la municipalité en établit le règlement et les prix, qui sont fixés à 150Ff par M2 pour une concession perpétuelle, 40Ff par M2 pour une trentenaire. En 1858, la commune demande au préfet l'autorisation d'ouvrir une rue dans le prolongement de la Grand-Rue, en traversant l'ancien cimetière, pour relier cette grand-rue à la mairie et à la maison d'école.

Le Registre d'administration municipale indique qu'en janvier 1861, le sous-préfet d'Étampes a autorisé la conversion de l'ancien cimetière en place publique, et rappelle que les restes mortels ont été transférés au nouveau cimetière le 1 juin 1861, et ont été surmontés de la croix de l'ancien cimetière, également transférée. Le registre mentionne qu'elle est en fer, portant la date 1802, et qu'elle était posée sur une base en pierre portant l'inscription 1546.

En 1863, la fête patronale de Soisy-sur-École se tient pour la première fois sur la place publique aménagée sur l'ancien cimetière. En 1867, le conseil constate que le nouveau cimetière est ouvert depuis 12 ans, et que la vente de concessions, sans doute trop chères, ne rencontre que peu de succès. Il diminue donc les tarifs, qui seront désormais de 100Ff par m2 pour les concessions perpétuelles, 30Ff par m2 pour les trentenaire, 15Ff pour une provisoire.

L'église fait l'objet de peu de dépenses et travaux. Selon les années, l'entretien de l'église et du cimetière est budgété pour 100 à 200Ff[23].

En 1867, la commune, constatant l'exiguïté de sa place principale, décide de l'agrandir en récupérant une partie du jardin du presbytère, dont les murs sont d'ailleurs à moitiés écroulés. En 1868, on installe une horloge dans le clocher, et en août on remplace et élargit les portes, en décembre de la même année, on discute beaucoup pour savoir s'il convient ou non de couper les tilleuls qui ornent la cour de l'église, car ils coupent la vue. De nombreux contentieux, y compris judiciaires, se développent avec des riverains de l'église qui prétendent avoir un droit de passage par sa cour et ont ouvert sans autorisation une porte entre cette cour et leur propriété.

Depuis le début du XIX ème siècle, les coûts des produits, biens ou services, ont évolué de façons très différentes selon leur nature. De ce fait, la contre-valeur du pouvoir d'achat du Franc Germinal, instauré en 1795 désigné aussi par la suite Franc-Or, peut varier, selon les cas, de 2 à 3 euros à 15 ou 20 euros, voir plus. Par exemple, comparativement à aujourd'hui (2010), la nourriture, les habits sont très chers. Les chevaux, le bétail sont chers, alors que la main-d'œuvre, la construction[24], sont beaucoup moins chères. C. Allard-2011.

Les personnes rémunérées

La commune, à cette époque, rémunère différentes personnes, de statuts très différents et selon des modalités très diverses :

Le Garde champêtre, dont la désignation traduit bien la fonction, instituée par les lois des 29 septembre et 6 octobre 1791. A côté de la gendarmerie, il exerce des responsabilités de police rurale, éventuellement assisté de garde-chasse, garde-pêche, etc[25]. Il est nommé par le maire, agréé par le procureur et assermenté.

En 1835, il est payé 400Ff par an et en 1865, 675Ff. Lorsque les récoltes et les fruits arrivent à maturité, la commune nomme pour quelques semaines un Garde-messier[30]; il va assister le garde-champêtre et surveiller les cultures, les vignes et les vergers en attendant l'achèvement des cueillettes, moissons et vendanges. On peut rapprocher son nom de celui de Messidor, le mois du calendrier révolutionnaire, 20 juin-19 juillet[31] [32]. Il sera payé, après les récoltes, à raison de 1Ff par arpent[33] de propriété confiée à sa garde.

Le curé desservant[34] de l'église du village, auquel la commune verse un complément de traitement, son traitement de base étant payé par l'état. En 1835, ce complément est de 200Ff par an.

L'instituteur.

Rappel historique : les lois Jules Ferry[35], de 1881-1882[36] instaureront notamment l'enseignement primaire gratuit et l'instruction[26] obligatoire. Elles constitueront non pas le point de départ, mais une étape très importante d'un effort d'instruction déjà mené depuis des siècles, d'abord de façon privée par les familles, puis avec l'intervention croissante des communes, poussées par l'État.

Monsieur Victor Félicien Gingréau[27], était instituteur à Soisy-sut-École depuis 1885, il a rédigé une monographie[28] sur la situation de Soisy-sur-École en 1900, évoquant le passé, il écrit: L'enseignement...m'a paru toujours être en grand honneur à Soisy-sur-École...(Je) suis le 16éme instituteur depuis 1675... Avant la révolution, ils étaient choisis par le curé... ils signaient généralement tous deux les actes... et plus loin : Les connaissances exigées[29] étaient la lecture du français et du latin, l'écriture, les quatre règles, le plein-chant et l'arpentage. Ajoutons que depuis la création des communes, l'instituteur fait le plus souvent fonction de greffier ou secrétaire de mairie dans les communes rurales.

La loi du 28 juin 1833[37], évoquée plus haut, obligea les communes à mettre des moyens à dispositions de l'instruction primaire : à ce titre la commune devait fournir un local d'école et un logement[30] à l'instituteur. Celui-ci était alors rémunéré de deux façons : 1/ Les familles paient pour chaque élève une rétribution fixée par le conseil municipal. En 1835, celle-ci varie, par mois de classe, de 0,75Ff à 1,25Ff, selon le niveau fréquenté par l'élève. Le conseil municipal accepte de payer la rétribution à la place des familles des enfants indigents[31], désigné au cas par cas. Il arrive aussi que l'instituteur accepte des élèves non-payants. En 1840, il se plaint du nombre d'enfants gratuits. 2/ La commune va lui verser un complément de rémunération, de façon à lui garantir un total minimum annuel de 600Ff, porté à 700Ff en 1867. Ce complément est de 200Ff en 1835, il devrait dépendre du nombre d'élèves payants, mais il prend un caractère systématique, et en fin de compte la rémunération totale annuelle de l'instituteur, variant avec le nombre d'élèves, augmente régulièrement, de 620Ff en 1851 jusqu'à 1315Ff en 1873. C'est ainsi qu'en 1877 l'instituteur touche 890Ff au titre des rémunération payées par les élèves, 200Ff au titre des rémunérations payées par la commune pour les indigents, 200Ff au titre de complément de rémunération, soit un total de 1290Ff, auxquels s'ajoutent 80Ff perçus par son épouse pour les cours de travaux d'aiguille qu'elle donne aux filles.

On a vu que la loi du 10 avril 1867[38]' exigeait notamment la création d'une école séparée pour les filles, mais n'obligeait pas les communes à assurer la gratuité de l'enseignement. En août de cette même année, le conseil municipal refuse d'appliquer cette gratuité à Soisy-sur-École, faisant valoir quaucun enfant du village n'est privé d'enseignement, et qu'en outre il n'y a aucun moyen d'empêcher les parents de retenir les enfants dès les premiers travaux des champs. Dans la foulée, il refuse également d'instaurer une caisse des écoles. Il est d'ailleurs vrai que la quasi-totalité des enfants de Soisy-sur-École recevaient une instruction primaire: M. Gingréau, déjà cité, s'étant livré à des recherches sur les conscrits depuis 1845, relève que seuls deux d'entre eux s'étaient avérés illettrés, l'un en 1846, l'autre en 1848. Il indique aussi que la population scolaire a peu varié depuis trois cents ans, elle a toujours été en moyenne de 80 élèves[32]. Cela montre que même en des temps où l'instruction n'était ni obligatoire ni gratuite, les familles de Soisy-sur-École s'efforçaient d'en faire bénéficier leurs enfants.

La commune est sensible au besoin d'instruction: En 1862 et 1863 elle met en place des cours pour adultes, assurés gratuitement par l'instituteur, auquel elle fournit gratuitement en échange de quoi se chauffer et s'éclairer. Suspendus en 1864 et 1865 du fait de la maladie de l'instituteur, ces cours reprendrons en 1866. C. Allard 2012.

Le secrétaire de mairie, est employé à temps partiel, il perçoit 50Ff par an en 1839, 120Ff en 1865. Et enfin un tambour de ville, payé à la prestation.

La commune a aussi des dépenses d'ordre social, au coup par coup : par exemple en 1837, le conseil vote un impôt en nature exceptionnel pour secourir les indigents[33]. Chaque contribuable s'acquittera de 1/4 de litre de grain...en 1844. La commune participe à hauteur de 150Ff à la création d'un dépôt de mendicité pour le département... En 1847, le conseil considérant que le nombre des indigents de notre commune s'accroît de jour en jour, et que les ressources des établissements charitables sont épuisées, vote un secours de 153Ff et demande aux instances d'accorder elles aussi un secours. La misère qui augmente dans tout le pays dans ces années là sera d'ailleurs l'une des raisons de la Révolution de 1848[39] et de la chute de Louis-Philippe 1er.

Épargne et secours

En 1852, deux subventions de 20 et 50Ff sont votées pour nourrir les invalides et les indigents, et distribuer aux pauvres. Du fait de la maladie, des accidents, des décès, des familles se retrouvent sans ressources et ne peuvent subsister que grâce aux œuvres charitables ; mais le second empire a des ambitions sociales : en 1852 le préfet ordonne aux communes, sur instruction du gouvernement, de créer des Sociétés de secours mutuel[34]. En 1900, la Société de Secours Mutuel de Soisy-sur-École, appelée La Persévérance, comptera 60 participants. L'année suivante, on incite les communes à créer des ateliers de travail, pour employer les personnes sans ressources : 200Ff sont votés dans ce but et ces personnes seront employées à refaire le chemin de Soisy-sur-École à Dannemois. Peu après on institue un fonds annuel de 50Ff pour le service médical gratuit pour les pauvres. Il y a des guerres : en 1855, le préfet invite les communes à voter des fonds pour les familles des militaires tués en Crimée : le conseil vote 10Ff, et le même jour 30Ff pour les indigents de la commune ... Quelques temps après, à nouveau 250Ff de travaux pour donner du travail (encore sur les chemins) aux ouvriers indigents. Le préfet recommande une souscription aux œuvres de bienfaisance à l'occasion du baptême du prince impérial, puis invite la commune à réclamer l'honneur de figurer au nombre des fondateurs de l'œuvre du Prince impérial, en votant une contribution extraordinaire à cet effet.

Nous avons ainsi, dans les articles précédents et dans celui-ci, passé en revue les principales nécessités auxquelles était confronté Soisy-sur-École au XIXème siècle. En conclusion , on peut dire que malgré une fiscalité locale croissante, la commune avait beaucoup de difficultés à y faire face, surtout parce que ses ressources étaient, on l'a vu, très majoritairement absorbées par la création et l'entretien des routes et chemins. C. Allard 2012.

Soisy-sur-École et la guerre de 1870

L'armée et la conscription

Pendant les guerres de la Révolution, c'est la loi du 5 sept 1798-19 fructidor an VI[40] qui instaura la conscription et le service militaire pour tout homme de 21 à 25 ans.

La paix revenue en 1815, il fallait une armée moins nombreuse. La loi Gouvion-Saint-Cyr du 18 mars 1818[41], revint à un système de recrutement basé sur l'engagement volontaire, complété par un tirage au sort. Ceux qui tiraient un bon numéro[35], étaient dispensés de service militaire. Ceux qui tiraient un mauvais numéro devaient accomplir un service de six ans, passé à 7 ans en 1832. Mais ils avaient une autre possibilité : celle d'acheter un remplaçant, s'ils en avaient les moyens. Un jeune homme aisé ayant tiré un mauvais numéro pouvait donc payer un autre jeune homme, qui avait tiré un bon numéro, mais qui accepterait de partir au service à sa place, et qui, en contrepartie, pourrait aider sa famille ou se constituer un pécule. Un tel achat de remplaçant coûtait environ 3000Ff. En 1855, cette possibilité disparut, on y substitua la possibilité d'acheter officiellement une exonération moyennant 2800Ff. En 1868, on rétablit la possibilité d'achat d'un remplaçant. Chaque année, le conseil de révision et le tirage au sort, effectués au chef-lieu de canton, constituaient un évènement majeur de la vie des communes.

A côté de cette armée d'active il y avait :

  1. la Garde mobile, instaurée en février 1868,
  2. les Francs-tireurs,
  3. les Sapeurs-pompiers,

La Garde-mobile était composée des bons numéros qui devaient, pendant 5 ans, recevoir un entrainement de quinze journées, non consécutives, chaque année, et constituer ainsi une réserve ; mais en 1870 cette réserve n'était encore, ni complète, ni vraiment entrainée, ni opérationnelle.

Les Francs-tireurs étaient, à l'origine, des combattants spontanés, irréguliers. Ils s'étaient vus conférer un statut de belligérants par le gouvernement, également en 1868,: celui de combattants volontaires, qui devaient s'armer à leurs frais. Ce statut était censé les protéger s'ils tombaient aux mains de l'ennemi. Ils n'avaient que des armes légères et ne pouvaient donc mener que des actions de harcèlement. Lors de la guerre de 1870', les prussiens ne reconnurent pas ce statut et exercèrent de sévères représailles sur eux et sur les localités voisines de leurs actions.

Les Sapeurs-pompiers, constituaient une organisation para-militaire. Ils disposaient chacun d'un fusil. Au début de 1869, on avait attribué à ceux de Soisy-sur-École 25 armes modernes, fusils à percussion, pour remplacer leurs vieux fusils à silex. De même, on les avait dotés de sabres. En Mai de la même année, la commune avait renouvelé leurs uniformes : le coupeur de la maison Giroud, à qui en avait été confiée la fabrication, s'était spécialement déplacé de Paris pour venir prendre leurs mesures !

La France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870[42]

Le 15 août 1870, les célibataires de 25 à 35 ans sont mobilisés, il y en a deux à Soisy-sur-École, ainsi que les Gardes-mobiles, 15 à Soisy-sur-École. On ouvre des souscriptions pour les blessés et victimes de guerre. On procède à un recensement pour constituer la Garde nationale sédentaire, on élit ses officiers et sous-officiers. On leur donne une instruction militaire ; on les fait manœuvrer, de même que les Sapeurs-pompiers.

La guerre tourne très vite à la catastrophe : les deux principales armées françaises sont défaites. L'une capitule dès le 2 septembre à Sedan[43], avec Napoléon III[44], ce qui entraîne la chute du second empire : un gouvernement de Défense nationale est créé. L'autre armée est encerclée à Metz[45] et capitulera le 19 octobre. Les Prussiens et leurs alliés[36], envahissent la région parisienne et assiègent Paris dès le 18 septembre, puis capturent ou repoussent les autres armées françaises organisées à la hâte.

Le département de la Seine, où se situait Paris, était entièrement enclavé dans celui de Seine et Oise, auquel Soisy-sur-École appartenait à l'époque. La Seine et Oise se trouva donc être la base des armées Prussiennes pendant le siège de Paris, qui dura jusqu'en 1871. Puis, après l'armistice avec la Prusse, le 28 janvier 1871[46] elle devint la base des troupes du gouvernement de Thiers[47] Les Versaillais, utilisées pour réduire l'insurrection de La Commune de Paris[48]. Avant que la région parisienne ne soit envahie, on a juste le temps d'évacuer vers Paris tout ce qui serait nécessaire pour soutenir le siège et qui, ainsi, ne tomberait pas aux mains de l'ennemi (fourrage, récoltes...). On met les archives en lieu sûr.

Les Prussiens effectuent des réquisitions, à Soisy-sur-École comme ailleurs, et la Mairie rembourse les habitants qui les ont subies. Puis les Prussiens, dans les territoires qu'ils occupent, suspendent le paiement des impôts aux autorités Françaises et le remplacent par des recouvrements à leur profit, prélevés à partir d' Octobre 1870, sur la base mensuelle du 1/12ème des impôts habituels. Or, en Octobre 1870, les impôts français étaient déjà payés ; les prélèvements imposés par les Prussiens s'y ajoutent donc. Ces prélèvements ne sont pas individuels, mais globalisés par commune ; pour Soisy-sur-École : 1645Ff. La population et le conseil municipal protestent, à Soisy-sur-École comme ailleurs, mais doivent s'incliner. Le conseil municipal décide alors d'établir une liste des 32 personnes (contribuables) les plus aisées de la commune, qui feront l'avance de la somme exigée, l'avance variant de 4Ff à 200Ff[37] selon les biens de chacun.

Mais simultanément, la caisse communale, administrée usuellement par le receveur des contributions, n'est plus disponible ; la commune n'est donc plus en mesure de payer les employés communaux....Là encore, un habitant de Soisy-sur-École accepte de faire l'avance à la commune des sommes correspondantes. Les mois suivants, les contributions exigées par les Prussiens sont réduites, mais à nouveau la commune doit emprunter à ses habitants les montants réclamés. Il est entendu que ces avances porteront intérêts.

En février 1871, alors même que l'armistice a été signé, les exigences augmentent. Les Prussiens imposent au département de Seine et Oise une contribution de guerre de 10 millions de Ff, dont 121235Ff pour le canton de Milly-la-Forêt. Soisy-sur-École doit s'acquitter de 9122Ff augmentés de 456Ff pour retard de paiement. Le même jour, une autre autorité prussienne, basée à Corbeil, réclame par le canal des Contributions directes et indirectes françaises le paiement immédiat de 3010Ff. Le tout est assorti de menaces de recouvrement manu militari[49], c'est-à-dire d'occupation du village avec tout ce que cela peut impliquer (pillage,etc...). Milly-la-Forêt est occupé le 19 février 1871au soir et les maires du canton y sont retenus prisonniers jusqu'à versement totale de la contribution.

Soisy-sur-École réagit vite, pour éviter le sort de Milly-la-Forêt. On fait encore appel aux habitants les plus fortunés, cette fois à raison de 40 à 1000Ff selon les biens. On réunit ainsi 13187Ff. Entre temps le Maire de Soisy-sur-École a fait valoir que sa commune n'était pas responsable du retard de paiement, ayant été prévenue avec un jour de retard par les autorités de Milly-la-Forêt. Il obtient un rabais de 91Ff sur la pénalité de retard !!!

Toute les communes de la région sont soumises au même traitement, parfois aggravé. C'est ainsi qu'en Mars 1871, Courances est frappé d'une pénalité de 4024Ff, à la suite de l'attaque d'un convoi prussien sur son territoire par des Francs-tireurs, le 29 janvier précédent. C'est une affaire différente de celle du 18 septembre 1870, lorsqu'un groupe de francs-tireurs venus de Paris avait tenté de s'opposer aux troupes prussiennes progressant vers Dannemois et Milly-la-Forêt ; il en est résulté la destruction de plusieurs bâtiments de Dannemois. Un monument commémore ce combat à l'intersection des routes D948 et D90. Pendant tout l'hiver, des francs-tireurs réfugiés dans les bois vers Cély et Fontainebleau avaient mené des actions contre les patrouilles et les convois de ravitaillement prussiens.

Au total, entre réquisitions, contributions forcées, etc..., le passage des troupes prussiennes dans la région a coûté 17747Ff à Soisy-sur-École. La commune devait rembourser les habitants qui en avaient fait l'avance. Pour cela, une fois la paix revenue, le conseil municipal décide en juin 1871 d'une contribution extraordinaire, mais à l'automne, on apprend que l'État va rembourser au département de Seine et Oise 20 millions de Francs, pour la Contribution de guerre imposée par les Prussiens et pour d'autres dommages. La municipalité de Soisy-sur-École réclame alors le remboursement de la part qu'elle avait payée en novembre 1871 ; Soisy-sur-École reçoit de l'État une première indemnité de 2075 Francs, puis en septembre 1872, une seconde indemnité de 12090 Francs. Ces indemnités ne couvrent cependant pas la totalité des sommes dues. En 1874, le gouvernement créera des bons de liquidation, grâce auxquels les communes rembourseront le solde des dettes. Les prêteurs deviendront alors créancier de l'État.

Entre temps on a lancé à Soisy-sur-École comme ailleurs, des souscriptions pour le rachat du territoire car, dans le traité de Francfort, signé le 10 mai 1871[50], le nouvel Empire Allemand avait notamment imposé à la France des indemnités de guerre pour la somme considérable de 5 milliards de Francs, et conditionnait l'évacuation progressive du territoire français au paiement de cette indemnité. La France réussit à s'en acquitter bien plus rapidement que les vainqueurs ne l'avaient prévu et les dernières troupes allemandes évacuèrent le territoire en septembre 1873, à l'exception de l'Alsace et La Lorraine, annexées par l'empire allemand.

Soisy-sur-École, a donc pu éviter l'occupation et les dommages matériels. Le 22 août 1871, on y a récupéré, et restitué à l'État, les armes distribuées pendant la guerre ; seuls les Sapeurs-pompiers ont conservés les leurs. Une loi de 1875, appliquée en 1877, réorganisera leur corps, toujours armé, ils seront désormais 27 à Soisy-sur-École, avec un sous-lieutenant, 2 sergents, 4 caporaux et un clairon.

Il est difficile de savoir si des Soiséens comptent parmi les victimes de cette guerre, qui, quoique brève, a entrainé la mort de 140000 soldats Français[38], dont la moitié par maladie. Il y a eu autant de blessés. C'est beaucoup, et c'est pourtant peu en comparaison des futures hécatombes de 1914-1918.

La IIIe République naissante tira les leçons du désastre militaire de 1870. La loi Thiers du 22 juillet 1872[51] rétablit le principe du service militaire actif universel pour les hommes. C. Allard 2013.

Soisy-sur-École de 1870 à 1914

De la guerre de 1870, à celle de 1914, les préoccupations de Soiséens et de leur conseil municipal restent pour beaucoup les mêmes qu'avant 1870, routes, bâtiments communaux (écoles et mairie), ressources ordinaires insuffisantes, recours aux contributions additionnelles et aux emprunts.

Les routes: il serait fastidieux de rappeler les nombreuses délibérations consacrées à la création ou à l'entretien des chemins. En voici juste un exemple : en 1896, on vote la création du chemin de Soisy-sur-École au chemin des Noues, pour un coût de 7290 Francs, le département et l'État apportent 2890 Francs, la commune 4400 Francs, dont 7800 sous forme de matériaux dont elle dispose et 2600 qu'elle emprunte[52].

Les écoles et la mairie: Les deux sujets sont étroitement liés. On a vu précédemment qu'en 1876 le conseil municipal avait voté la création d'une école séparée pour les filles, et peu après l'achat d'un terrain. Il restait à construire. En juin 1878, le conseil approuve les plans et le devis qui se monte à 14525 Francs et une augmentation d'impôts. Le 7 février 1879, le conseil municipal vote la gratuité absolue pour les élèves de la commune[39]. Un an plus tard, en février 1880, en conséquence de cette gratuité qui met fin aux rétributions payées par les familles, le conseil revoit le traitement de l'instituteur, qui est fixé à 1302 francs annuels, et celui de l'institutrice, fixé à 900 francs. Le même jour, le conseil considère que la construction de l'école des filles, au lieu-dit le Clos des Bordes, va substantiellement diminuer la surface de ce lieu, qui sert de place publique, et décide donc d'y annexer une partie du jardin du presbytère, situé à côté de l'église.

En mai1881, le conseil constate que le coût des travaux de l'école de filles s'est en fait élevé à 16709 francs, nettement plus que prévu. En outre, d'autres dépenses urgentes sont à prévoir : il faut séparer l'école des garçons de celle des filles (2300f), de ce fait le préau de l'école des garçons est à modifier (1300f), il faut acheter du mobilier (2050f), et reconstruire la buanderie du presbytère, lié à la partie du jardin annexée (1500 f). Bref, il manque environ 10000 f... et on supplie le préfet d'obtenir une subvention ; la commune ne reçoit qu'un secours de 4700 francs. D'où une nouvelle supplique ; 500francs sont encore accordés, puis 1000 f pour le mobilier. Le solde fera l'objet d'un nouvel emprunt.

Le 28 mars 1882[53], la seconde loi de Jules Ferry a rendu l'enseignement[40] obligatoire, et la commune crée une commission scolaire.

En septembre 1884, on ouvre des cours du soir, donnés par les instituteurs : nouvelle demande de subvention, pour rémunérer ces cours. En 1887, la commune décide d'accorder un supplément de rémunération de 350 francs par an aux instituteurs. La loi du 19 juillet 1889 fera des instituteurs des fonctionnaires d'État, payés par le Trésor Public, et non par les communes ; à l'exception, dans un premier temps, des agglomérations de plus de 10000 habitants.

Le problème des bâtiments des écoles ressurgit, le 16 septembre 1894, le conseil municipal constate que la reconstruction des écoles et de la mairie s'impose, par suite de la vétusté et l'insuffisance des édifices actuels. Il demande que des plans et devis soient établis... Sept ans se passent. En janvier 1901, le conseil constate que l'école des garçons et la mairie menacent de s'écrouler. On accepte alors les plans et devis existants, pour un montant de 30900 francs. Manifestement, il s'agit là d'un projet exceptionnel, car il représente environ deux années de recettes de la commune. On prévoit 19500 francs à la charge de la commune, et des subventions espérées de l'État et du Département. En attendant que ses subventions soient obtenues, la commune envisage d'emprunter 29648 francs au Crédit Foncier de France[54]. Les subventions étant accordées, mais en partie seulement, on finalise l'emprunt pour 20000 francs en juin de la même année.

Il faut croire que les choses vont alors vite, car le 12 novembre 1902, le conseil municipal vote des remerciements au Maire et à la Commission des travaux pour la surveillance efficace exercée pendant les travaux de l'école et de la mairie.

Le cimetière : en 1889, on décide de l'achat d'un terrain de 1391 m2, au prix de 0,28 francs par m2, pour agrandir le cimetière, dont la superficie sera ainsi portée à 3550 m2. On votera aussi 3343 francs de travaux pour cet agrandissement et la réparation du cimetière existant.

L'entretien de l'église. Dès 1884, il apparaît nécessaire de refaire la couverture de l'église et l'argent manque... En 1886 on obtient un devis : 11058 francs, on envisage de trouver un emprunt de 3000 francs à la Caisse des Dépôts[55] et une demande de subvention pour le reste ; en août 1886, la commune accepte de porter sa participation à 5000 francs, et la subvention est accordée au début de 1888. Les travaux sont alors exécutés.

La loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905[56], modifie peu la responsabilité de la commune envers le bâtiment de l'église, dont elle est déjà propriétaire depuis la Révolution, mais désormais l'État et les communes n'assurent plus les traitements des ministres des cultes.

La commune équipe ses Pompiers: le conseil vote en juin 1896 l'achat d'une pompe à incendie auprès de M. Thirion[57], ingénieur-constructeur à Paris, pour 800 francs, dont 300 francs de demande de subvention.

Secours et assistance aux personnes : en 1889, on vote l'acquisition d'un petit local de secours pour l'accueil des voyageurs indigents. On l'achète un an plus tard pour 392 francs. Un service départemental de médecine est créé. Chaque commune détermine la liste des indigents[41] qui en bénéficieront gratuitement, et paie au Département 1,50 francs par an et par inscrit. Le nombre augmente régulièrement, puis diminue. En 1888, Soisy-sur-École paie pour 8 personnes ; en 1893, 18 personnes ; 25 en 1897 ; 18 en 1904, 11 en 1913. En 1892, Soisy-sur-École décide de participer à un Service départemental hospitalier ouvert aux communes qui ne disposent pas d'hôpital. Selon l'importance des communes, le département prendra en charge entre 40 et 90% des frais d'hospitalisation des nécessiteux[42]. Soisy-sur-École compte alors 597 habitants et le département prendra en charge 70% de ces frais. Dans la même réflexion, le conseil municipal vote des secours individuels ; il y a des cas dramatiques : en 1897, un veuf tuberculeux, demande le placement de ses deux enfants à l'asile départemental de l'enfance... On accorde 45 francs pour aider à domicile un vieillard très misérable... On assure le placement d'une veuve sans ressources en asile de vieillards.

Quelques faits divers et anecdotes : en 1840, le conseil municipal, constatant l'apparition depuis plusieurs années d'un marché informel à Soisy-sur-École, demande au Préfet l'autorisation d'y instaurer un marché officiel[43] ; le préfet refuse.

Le 25 mars 1869, un incendie détruit en grande partie Le moulin des Réaux : 5 à 6000 francs de dégâts. Au début de 1870, un autre incendie ravage une petite boutique de nouveautés de mode, corsets, rubans, dentelles ; l'assurance remboursera pour 2775 francs de dégâts. Le 18 mai 1871, une gelée à glace ravage complètement les arbres fruitiers et les vignes[44].

Le conseil est parfois amené à accorder, ou à refuser, des certificats de bonne conduite nécessaires, par exemple, pour qu'une personne condamnée à une peine légère, pour des motifs tels que rebellion ou outrage à la pudeur, puisse être réhabilitée.

Le 20 février 1906, le conseil municipal décide de changer la date de la fête Patronale de Soisy-sur-École. Elle avait lieu jusque là, le dernier dimanche de Novembre, saison froide et humide et souvent neigeuse[45]; elle aura désormais lieu le dimanche de la Pentecôte.

Certains habitants font des dons[58] ou legs[59]; ainsi en 1906, un Soiséen lègue des sommes importantes: 1000 francs au bureau de bienfaisance et 500 francs à la Société de Secours Mutuel.

En 1913, le conseil s'inquiète des progrès de l'alcoolisme et du nombre croissant de débits de boissons. Il demande au préfet de réglementer la création de nouveaux débits.

En juin 1914, il s'avère que le propriétaire du Moulin de La Noue a fait construire sans autorisation un mur sur parapet du dit moulin. Le conseil demande au Préfet de faire démolir ce mur.

Les Réaux, dont les propriétaire successifs et la commune ont souvent affaire ensemble. Au XVIIIe siècle, le domaine appartenait à la famille d'Aveton, qui le céda au comte de Cély et le revendit en 1820 à M. Mignon. En 1836, les propriétaire sont M et Mme Legros, qui cèdent à la commune 16 ares contigus à la Maison Commune. La même année, M Legros autorise les seuls habitants de Soisy-sur-École à prendre du sable dans Le tertre blanc, qui lui appartient.

En 1856, MM Breton et Breuillard possèdent Les Réaux : M. Breton en deviendra seul propriétaire en août 1852, après adjudication à la criée. En 1865, il signe un accord avec la commune, après un jugement du Tribunal d'Étampes, réglant des querelles qui concernaient une servitude de Tour d'échelle autour de la propriété, une servitude concernant l'Avenue des Réaux, et la propriété du chemin dit du Clos des Bordes. La Comtesse Sophie Osmond du Tillet acquiert les Réaux en 1868. Son fils Édouard donnera au château son aspect actuel.

En septembre 1894, le conseil vote des remerciements à M. le Comte Osmond du Tillet pour sa bienveillante sollicitude pour les écoles de la commune, en raison du don d'une cloche pour les écoles et de ses libéralités à l'occasion de la distribution des prix.

L'entrée dans les temps modernes: 1870 à 1914.

Le chemin de fer.

Dès 1866, la commune est informée du début des études pour le chemin de fer de Malesherbes à Melun, en passant par 91405 - Milly-la-Forêt. Un embranchement est prévu vers Corbeil-Essonnes et un prolongement vers Meaux. Ce Chemin de fer est destiné à relier transversalement trois grandes lignes en cours de construction : Paris-Orléans, Paris-Bourbonnais et Paris-Lyon.

Le conseil municipal rappelle alors les avantages qui en résulteraient pour Soisy-sur-École et pour les 22 usines situées sur le cours de l'École, ou à proximité, entre Milly-la-Forêt et son embouchure, et demande des détails sur le tracé prévu. En 1870, on constate que ce projet n'a pas abouti et qu'un second projet est étudié, qui relierait 28085 - Chartres à 91223 - Étampes, puis Étampes à La Ferté-Alais, DannemoisDannemois, Courances puis la vallée de l'École vers Melun. Le conseil émet alors le vœu que ce tracé soit modifié et passe par Milly-la-Forêt, Moigny-sur-École, Courances, Dannemois, Soisy-sur-École, Saint-Germain-sur-École, etc...

En août 1873, le conseil municipal confirme son intérêt pour une ligne reliant Milly-la-Forêt à Melun et demande qu'une station soit prévue à Saint-Germain-sur-École...

En mars 1879, il constate que ce projet, de Chartres à Melun, a progressé. Il souligne l'avantage qui en résulterait pour le commerce de Soisy-sur-École vers 75056 - Paris et cite par exemple l'expédition annuelle de 2000 quintaux de fruits rouges d'une valeur de 40000 à 50000 francs, ou celle de 100000 francs de produits de carrières de grès qui doivent être transportés par la route sur 16 Km, afin d'atteindre la Seine où ils sont chargés sur des chalands. Il mentionne aussi plusieurs marchands de vin en gros, qui importent et exportent chaque année environ 3000 hectolitres de vin. Le conseil émet le vœu que le tracé suive la rive droite de la vallée de l'École[46], pour desservir ses usines et ses 12000 habitants et relier notamment Étampes, Milly-la-Forêt, 77435 - Saint-Sauveur-sur-École, avec une gare à Saint-Germain-sur-École. Pour favoriser ce projet, en juin 1881 le conseil offre d'acquérir à sa charge les terrains nécessaires situés sur la commune, toujours à condition que le tracé suive la rive droite de l'École... Mais il ne se passe pas grand chose.

En juillet 1889, on ne parle plus d'un chemin de fer mais d'un Tramway[47] 95355 - Magny-en-Vexin à 94004 - Boissy-Saint-Léger[48]. Le conseil vote le principe d'une subvention de 1000 francs par an pendant 10 ans à condition que le tracé convienne à la commune. Deux mois plus tard, cette subvention est portée à 500 francs pendant 50 ans à condition que le tracé relie notamment Milly-la-Forêt à Corbeil, en passant par Soisy-sur-École... Finalement Le Chemin de Fer de Grande Banlieue CGB est créé et 4 lignes sont mises en chantier, de Corbeil à Milly-la-Forêt, d'Étampes à 91359 - Maisse, de 28057 - Bouville à La Ferté-Alais et de 91021 - Arpajon à Étampes.

Parallèlement un autre projet se réalise, celui du Tramway Sud de Seine et Marne, dit tacot de Barbizon, reliant Corbeil à Melun par 77359 - Perthes.[49]. Pour la ligne qui nous intéresse, des travaux préliminaires commencent en 1900.

En 1901, le conseil municipal prend acte que le département prendra à sa charge les trois quarts du coût du Tramway de Milly-la-Forêt à Corbeil ; restera un quart à la charge des communes concernées par le projet. Le conseil demande au Préfet d'indiquer à combien se monterait la part des communes... En décembre 1902, toutes les communes concernées par le projet ont donné leur accord pour verser au département une subvention de 500 francs par an, par km de ligne. Pour Soisy-sur-École cela représentera 1260 francs par an pendant 50 ans. Le projet progresse d'autant mieux qu'il est déclaré d'intérêt public par la loi du 25 juin 1907page V. En 1908, le conseil exprime un souhait pour l'emplacement de la gare : ce sera le bâtiment qui subsiste de nos jours. En août de la même année, La commune de 91135 - Champcueil demande que le tracé soit dévié et rapproché de 60057 - Beauvais, le conseil de Soisy-sur-École vote une motion pour s'y opposer... En septembre 1909 on apprend que la société concessionnaire du Tramway[50], va créer un raccordement fluvial avec la Seine à Corbeil. La commune, intéressée, accorde une subvention de 25 francs par an pendant 50 ans. En novembre 1910, le conseil demande, sans résultat, que le hameau de Frémigny, où se trouve de grosses exploitations agricoles, soit desservi par une voie de garage et un arrêt facultatif.

Ce Chemin de fer à voie étroite, surnommé le Tacot, fut finalement ouvert le 8 juin 1912. C'était trop tard : après un bon succès initial, le trafic commencera à diminuer dès le lendemain de la Grande Guerre, du fait du développement des transports routiers motorisés. Un peu relancé pendant la seconde guerre mondiale, il sera définitivement interrompu le 1er juillet 1949. La voie sera finalement déclassée le 6 avril 1951.

La poste et le télégraphe.

En 1866, on annonce le développement d'un réseau de télégraphe cantonal[51]. La commune regrette de ne pas pouvoir financer une ligne pour elle.

En mai 1870, le conseil proteste contre l'organisation de la Poste, au motif qu'une lettre venant de Paris met deux jours, dont un pour le seul trajet Milly-la-Forêt-Soisy-sur-École. En août 1873, nouvelle demande, sans succès, de l'ouverture d'un bureau de Poste à Soisy-sur-École. En août 1874, Soisy-sur-École obtient la nomination d'un Facteur relais, qui récupèrera le courrier chaque jour à 91180 - Courances et le distribuera le jour même à Soisy-sur-École. En mai 1873, le conseil municipal décide, enfin, de financer le raccordement de la commune à la ligne de télégraphe passant par 91441 - Nainville-les-Roches. Le télégraphe, et son bureau, sont inaugurés le 4 septembre 1873. L'employé du bureau télégraphe travaillera à la demande et recevra une indemnité de 200 francs(1874). La gérance du télégraphe se trouve ensuite confiée à l'instituteur, mais en février 1884, les habitants se plaignent de son indisponibilité pendant les vacances scolaires. La commune demande à nouveau, en vain, l'ouverture d'un bureau de poste, où serait installé le télégraphe.

En juin 1892, le Préfet fait savoir que l'administration des postes accepte d'ouvrir un bureau à Soisy-sur-École, à condition que la commune s'engage à fournir gratuitement pendant 18 ans les locaux nécessaires au bureau et au logement du titulaire et à acheter un indicateur Système Thierry[52]. Naturellement le conseil accepte, mais malgré cela rien ne se passe. En octobre 1898, toujours en attente d'un bureau de poste, la commune demande au moins la nomination d'un simple facteur-receveur de l'État. Cela est accepté en août 1899 et la commune lui fournit un local, où l'on transfère le télégraphe, géré désormais par ce facteur-receveur.

Finalement, en 1903, ce local est converti en Recettes des Postes de 3e Classe. La commune assurera pendant 18 ans la gratuité du local et supportera les frais de portage à domicile des télégrammes arrivés. Le local s'avère rapidement inadapté et en août 1909, constatant que le presbytère, qui appartient à la commune, n'est plus utilisé depuis mars de cette même année, le conseil municipal décide de le transformer en un nouveau bureau de poste, plus vaste, en y effectuant des travaux pour 8495 francs, dont 8000 empruntés.

L'électricité.

En juin 1913, le conseil envisage l'éventualité de confier à une société d'électricité, l'Omnium, l'éclairage de la commune et de ses habitants.

L'eau

En Novembre 1867, la commune est informée d'un projet de canal devant amener des eaux de La Loire à Paris. Elle déclare qu'elle n'est pas intéressée pour en profiter, car elle dispose de bons puits (sic).

En mai 1870, débutent sur la commune les travaux de l'aqueduc de La Vanne.

En 1897,la commune accepte le passage sur son territoire de la dérivation qui conduira en souterrain vers Paris les eaux de source du Loing[60] et du Lunain[61].

Claude Allard 2014. http://www.soisysurecole.fr/fr/information/70957/histoire.

Patrimoine.png Patrimoine

(http://fr.topic-topos.com/patrimoine-soisy-sur-ecole)

Église Saint-Aignan

L'église Saint-Aignan de Soisy-sur-École fut édifié en trois périodes distinctes, ainsi :

Le Chœur [53], du XIIe siècle, roman à chevet plat [54] et deux travées voûtées d'arêtes bordées d'un collatéral [55], au sud, daté de 1116 [56].

La nef, datée du XVe et XVIe siècle, plus large et décentrée (que le chœur ci-dessus), dans l'alignement des piliers existants débordent côté nord, ainsi qu'un bas-côté sud, qui englobe la tour-clocher, elle est plafonnée en berceau avec entraits apparents [57].

Le clocher, dressé au XIIIe siècle, est accôté au chœur, au sud, avec baies géminées [58] et un toit en bâtière [59].

En faisant le parcours extérieur, on constate les piliers de grès en contrefort pour contenir la poussée des collatéraux, ainsi que le défaut de symétrie de la toiture construite avec un rampant protégeant le bas-côté au sud.

Le château des Réaux

Ancienne demeure royale.

Le château des Réaux, qui était une seigneurie, avec un manoir et une ferme nommée les Réaux[60], appartenait à la famille d'Averton[61], qui, ruinée, vendit la seigneurie[62] aux comtes de Cély, ceux-ci la vendirent en 1820 à une compagnie de spéculateurs et entrepreneurs, dont faisait partie Sylvain Mignon[63],sous la restauration[64], qui restructura la partie centrale du manoir. En 1864,Emma Sophie Pauwels [65], comtesseOsmont du Tillet, héritière du fondateur de la compagnie Française du Gaz. La restauration qui suivit, sous la direction de Édouard Osmont du Tillet [66], fils de la dite comtesse, demeure être l'état actuel du manoir. Entièrement rénové en 1982, ce manoir accueille actuellement des appartements pour Séniors.

Repère géographique.png Repères géographiques

Soisy-sur-École [62], se dresse près du croisement de deux voies historiques d'importance [67] :

Par la voie Est-Ouest de Melun[63] à la Ferté-Alais[64] et Étampes[65]: il s'agit d'une ancienne voie Romaine, qui suivait à peu près le tracé des D24 et D83 actuels, et le long de laquelle ont été trouvés des cercueils de pierre.

L'ancienne grand-route Nord-Sud de Paris[66] à Lyon[67] qui, pour contourner la forêt de Bière[68], reliait Essones[69][68] à Milly-le-Forêt[70], puis rejoignait Nemours[71] en passant par la Chapelle-la-Reine[72], suivant, à peu près, le tracé actuel des D948 et D16. C'est à Louis XIV, seulement au XVIIe siècle, que remonte la création d'une route importante passant par Fontainebleau[73], par où transita dès lors le trafic de Paris à Lyon entre Essonnes et Nemours. Une déviation locale Nord-Sud desservait Soisy depuis cette ancienne grand-route, et une croix marque encore son croisement avec la voie de Melun à La Ferté-Allais ; le socle de grès de cette croix, située sur l'actuelle place du Monument aux Morts, date du XVIe siècle et possède une inscription qui n'est malheureusement guère lisible aujourd'hui.

La présence de ces voies très anciennes, et le toponymes de Soisy, laissent à supposer l'existence d'une villa Gallo-Romaine ; on peut même penser que les bonnes terres limoneuses de la vallée de l'Ecole[74] ont été exploitées dès le néolithique[75]. Claude Allard - Novembre 2009.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 433 429 538 466 531 605 612 598 612 592
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 584 600 589 596 589 580 597 582 580 570
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 543 544 519 584 569 - 558 635 608 830
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 1 054 1 311 1 321 1 358 1 346 1 268 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
TIERCÉ 1794 - 1795  
Agnan SACHOT 1801 - 1809  
LAINÉ 1801 - 1809  
INGRAIN 1809 - 1816  
Louis BOULLERAY 1816 - 1831  
Mathurin LEGENDRE 1831 - 1834  
Dominique LEGENDRE 1834 - 1836  
Antoine Prudent LEGENDRE 1836 - 1848  
Jean Baptiste BÉZARD 1848 - 1853  
André DUTERTRE 1853 - 1853  
Augustin COURRIER 1853 - 1855  
Charles Antoine LEROY 1855 - 1865  
Édmé Pierre Henri BOISSE 1865 - 1874  
Théodore Benjamin NOËL 1874 - 1876  
Narcisse Mathurin LEGENDRE 1876 - 1917  
Prudent Joseph DENEST 1919 - 1929  
Émile BRANCIEQ 1929 - 1935 -  
Ernest LOSTE 1935 - 1944 -  
ORDIONI 1945 - 1960 -  
Édith MARMIER 1961 - 1972 -  
Claude CHARBONNEL 1972 - 1974 -  
Robert GUIDET 1974 - 1977 -  
Georges BRICHARD 1977 - 1983 - [ Photo]  
Maurice BAUTRAIT 1983 - 1999 -  
Henri BOULAT 1999 - 2014  
Philippe BERTHON 2014 - 2020 -  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
J. POLLAIN en 1615  
GUERAULT en 1685  
C de DAMERY - Curé en 1715  
- -  
BILHAC 1737-1768  
ROUSSELET en 1769  
BERTON 1770-1789  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h - 8h30-12h 8h30-12h - -
Après-midi 15h00-18h45 15h00-17h15 - 15h00-17h15 15h00-17h15 - -
91599 - Soisy-sur-École.jpg

Mairie de Soisy-sur-Ecole
Adresse : Place de la Mairie - 91840 SOISY-SUR-ÉCOLE

Tél : 0164980001 - Fax : 0164984891

Courriel : mairie@soisysurecole.fr

Site internet : http://www.soisysurecole.fr/

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : ()

Dépouillements des registres paroissiaux

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-soisy-sur-ecole
  2. voir"Fiefs et Seigneuries" même section.
  3. Saint-Spire, qui a donné son nom à une rue du village. C. Allard 2009
  4. Les Prévots de Melun. C. Allard.
  5. Dans le texte
  6. Ancienne unité de mesure variant suivant les régions, représentant environ 35 à 50 ares.
  7. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-soisy-sur-ecole
  8. Voir les maires de la commune, dans généawiki ci-contre.
  9. (http://fr.topic-topos.com/ferme-de-montaquoy-porche-chateau-deau-soisy-sur-ecole)
  10. Avant la révolution les sources d'informations sont très minces, mais plus nombreuses au XIXème siècle.
  11. Appelés communément NMD en Généalogie.
  12. Venant de Cens au moyen-âge.http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/cens/
  13. Valeur en Euros = http://www.harscamp.be/index.php/Du-testament-a-l-ouverture-de-l-hospice-d-Harscamp/equivalence-entre-les-francs-et-leuro.html
  14. 10 à 12 personnes dans Soisy-sur-École.
  15. Par exemple, en 1855, la commune emprunte 1000 Ff à un particulier pour achever les travaux du chemin de Soisy à Dannemois.
  16. Les futures routes départementales.
  17. Après 1870 : Rouleau compresseur sur Wikipédia
  18. Celui de Milly-la-Forêt à Soisy-sur-École et celui de La Ferté-Allais à Melun.
  19. http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/desservant/42598
  20. Voir paragraphe suivant.
  21. Aucun des ces deux bâtiments ne correspond à celui, plus moderne, que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de "presbytère".
  22. Auprès d'un habitant de Soisy-sur-École.
  23. Une livre germinal, valait en 2006 2,56 euros- http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article398
  24. Surtout les maisons rurales, très rustiques-C. Allard.
  25. en 1863, il est fait mention d'un règlement de la rivière École datant de 1778- C.Allard.
  26. et non pas la scolarisation- C. Allard 2012
  27. http://www.soisysurecole.fr/fr/information/87561/8-soisy-1900-monographie-m-gingreau - C. Allard 2015
  28. actuellement aux archives départementales à Chamarande - C. Allard 2015
  29. des instituteurs - C. Allard-2015
  30. ou une indemnité de logement- C. Allard 2015.
  31. selon les termes de l'époque. C. Allard 2015.
  32. garçons et filles, pour environ 600 habitants. C. Allard 2015.
  33. terme de l'époque. C.Allard
  34. ancêtre de la securité sociale. C. Allard.
  35. Les plus nombreux -C. Allard 2013
  36. quatre états de l'Allemagne du Sud. C. Allard 2013
  37. Voir la définition du Franc germinal dans les liens.
  38. 45000 soldats allemands
  39. Il est donc en avance sur la première loi de Jules Ferry, le 16 juin 1881[1]. C. allard 2014
  40. pas la scolarisation- C Allard 20114
  41. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/indigent_indigente/42606
  42. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/n%c3%a9cessiteux/54013?q=n%c3%a9cessiteux#53658
  43. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/march%c3%a9/49391?q=march%c3%a9#49296
  44. Soisy-sur-École, comme une bonne partie du Bassin parisien à l'époque, produisait du vin. C. Allard 2014
  45. Selon le conseil - C. Allard 2014
  46. mais il n'en donne pas la raison- C. Allard
  47. c'est ainsi qu'on l'appelle alors. C. Allard
  48. tracé qui aujourd'hui pourrait paraître surprenant. C. Allard
  49. il sera supprimé en 1938. C. Allard
  50. rebaptisé Chemin de Fer d'intérêt local. C.Allard.
  51. Si l'on se rappelle les efforts faits à la même période pour les routes et chemins, on voit que le pays est alors en pleine modernisation.C. Allard.
  52. il s'agissait d'un indicateur postal qui devait être disponible dans tous le bureaux de poste.C. Allard.
  53. Partie d'une Église réservé au clergé. Aussi appelé Chœur liturgique ou Chœur des chantres.
  54. Extémité du chœur de l'église derrière le maitre-autel.
  55. Collatéral, dont la partie inférieur est appelé Bas-côté, et dans certaine construction la partie haute est appelée tribune.
  56. (http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-aignan-soisy-sur-ecole)
  57. Entraits ou tirant: pièces de bois horizontale qui réunit les arbalètriers, ceux-ci étant disposés sur les entraits de façon oblique.
  58. Ouvertures à deux fenêtres.
  59. Qui a seulement deux pentes opposées.
  60. Peut-être en tenant compte de la nature du terrain.fja.
  61. Voir dépouillements des registres paroissiaux. fja.
  62. Au XVIIe siècle.
  63. Voir:(https://books.google.fr/books?id=oH6cCwAAQBAJ&pg=) Les petites maisons galantes de Paris au XVIII° siècle. fja.
  64. 1815-1830. fja
  65. 1826-1883. fja.
  66. 1848-1921.fja
  67. Environ 1,5 km à l'Est de l'agglomération.
  68. Aujourd'hui incorporé à Corbeil-Essones




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