89416 - Thury

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Thury
Thury 89460 blason du clocher.jpg Blason Thury 89460 .jpg
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 89 - Blason - Yonne.png    Yonne
Métropole
Canton Vincelles

Blason Saint-Sauveur-en-Puisaye-89368.png   89-27   Saint-Sauveur-en-Puisaye (Ancien canton)

Code INSEE 89416
Code postal 89520
Population 461 habitants (2007)
Nom des habitants Thurycois, Thurycoises
Superficie 2322 hectares
Densité 20 hab./km²
Altitude 222 m / 328 m
Point culminant 328 m
Coordonnées
géographiques
47.5864° / 3.29444° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Les premiers habitats

  • Les premières traces d'occupation du sol remonte à l'homme de Néanderthal -40 000 ans – des silex taillés retrouvés en sont la preuve.
  • Au Néolithique (-6000 en Europe – jusqu'à l'âge de Bronze -3000) un superbe broyon en pierre polie qui servait à écraser le grain. Les objets découverts par M. CREUZARD sont visibles dans la tour de l'église.
  • Age de Bronze (-3000 -1000 > jusqu'à l'âge de Fer) en 1862, au hameau de Gemigny "en nivelant le tertre circulaire élevé de main d'homme, de 40 m de diamètre et entouré de fossés, il a été découvert, dans la propriété de M. CHAVANCE, un anneau de bronze, une hachette et une petite clef à poignée tréflée en bronze" (Max QUANTIN).

Des gallo-romains à la Renaissance

  • Le village est connu depuis le VIe siècle sous le nom de Tauriacus. Depuis, son nom a changé plusieurs fois pour prendre définitivement à la Renaissance son nom actuel.
  • Premier évènement local d'importance lorsqu'entre le 21 et le 24 juin 841, Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne établit son camp sur la colline du Roichat (déformation de Roi Charles) avant la Bataille de Fontenoy-en-Puisaye du 25 juin 841 : " Là périi de France la flor - E des baronz tut lé meillor - Ainsi trouvèrent paenz terre - Vuide de gent, bonne à conquerre -..." (NITHARD, historiographe).
  • Durant la guerre de Cent Ans, le village fut pillé par une bande armée et la population décimée dans un champ appelé depuis Les Cris en référence aux hurlements des gens.
  • Des sarcophages de pierre, dont certains contenaient des squelettes, ont été découverts aux lieux-dits les Cercueils, la Fosse-aux-Prêtres, les Cris, et la Vallée de la Croix.
  • L'église a relevé un temps de l'abbaye de Crisenon, la terre étant un fief de la seigneurie de Druyes. A la fin du XVe siècle, l'église relevait de l'abbaye St Laurent de Cosne (ordre de St Augustin) tandis que la terre faisait alors partie des possessions en Puisaye d'Antoine de Chabannes, comte de Dammartin en Goële, baron de Toucy et de Perreuse, seigneur de St Fargeau, de Puisaye et autres lieux.
  • Les hameaux de Grangette et de Collangette, quant à eux, étaient des fiefs de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre.

De la Renaissance à la Période Classique

  • Baptême :

Baptême à Thury, en 1646, sous le nom de Jean Laroche, de Hiaphard Marad, turc de Rhodes.:

" Le dimanche quatorzième jour d'octobre mil six cent quarante-six, environ dix heures du matin, a été baptisé par nous, prieur curé soussigné, Jean La Roche, adulte âgé de vingt-sept à vingt-huit ans, natif de Rhodes en Turquie, et depuis a fait sa demeure en Alger, pays de Barbarie, serviteur domestique de Jean de Richouftz, écuyer, seigneur de Tramport, du Faye, d'Étais, Sommecaise et Thury," ... " Le baptême susdit fait solennellement, et appelés avec nous vénérable et discrète personne Messire Claude Gauthier, prieur de Lainsecq, Messire Thomas Bressolle, vicaire de ce lieu, Etienne Nourissat, recteur des écoles de Thury, et autres qui ont signé audit acte. (AD89 - Registre de Catholicité de THURY).

De la Période Classique à la Révolution Française

  • Translation de reliques :

22 août 1688 : Mgr André Colbert, 102e évêque d’Auxerre, fait effectuer la translation des reliques de St Caradeu dans la nouvelle chasse en bois doré qu’il a demandé, avec la vérification du certificat du 21 mars 1612 authentifiant lesdites reliques. (AD89 - Archives ecclésiastiques - série G, clergé séculier).

  • Grêle :

1755 - "Le 29 septembre, une grêle épouvantable a brisé tous les vitraux de l'église."(Il semblerait qu’il ne s'est agi que des vitraux du chœur).

  • Incendie :

1764 - "Un incendie a mis en cendres le bourg de Thury, excepté la maison seigneuriale, le presbytère et l'église. Celle-ci n'a échappé aux flammes que par les efforts de M. le comte de Lauris, seigneur de Thury. Le 4 octobre 1764, le subdélégué de Gien promit de venir au secours des incendiés."

Toponymie

578 - St Aunaire : Tauriacus.

913 - Saint Géran : Tauriacus (Tauriacum, à l’accusatif)

1369 - Pouillé : Thuracus (de Thuraco, à l’ablatif).

XIVe siècle - Pouillé : Thoriacus (de Thoriaco, à l’ablatif).

  • De tout temps l'homme a donné des noms aux lieux qu'il habite. En Bourgogne beaucoup de noms de lieux sont d'origine gallo-romaine. Entre le 1er siècle et le VIe siècle le celte et le latin ont été parlés avec une intensité variable par toutes les couches de la population. Peu à peu les gallo-romains ont mêlés les deux langues.
  • Les romains conquérants ont entrepris la mise en valeur systématique du sol en utilisant le système de la grande (latifundium) ou moyenne propriété foncière (villa).
  • Peut être que Tauriacus désigne-t-il à l'origine un domaine ou une propriété d'un dénommé Taurus. (in dictionnaire Gaffiot p. 1547 : chez Cicéron, Taurus, i est le nom d'un homme ) ; la terminaison (suffixe) ACUS, ACUM ou ACLIS en latin, toujours soudée à un nom de famille, en indique la propriété. Certains auteurs avancent que ACUS est la latinisation du suffixe gaulois ACOS. Le nom originel de Chitry (le Fort), par exemple, fut construit sur le même mode, Chistriacum, que Thury. Les noms actuels des villages dont la terminaison est Y sont issus de cette origine gallo-romaine : Aisy, Arcy, Augy, Chemilly, Cheny, Chichy, Courgis,...
  • Peut être aussi, Tauriacus fut-il la dénomination du « domaine du Taureau » (taurus, i = taureau), sur lequel des bovidés (taureaux, bœufs servant au transport) étaient élevés ? La voie romaine joignant Lyon à Boulogne dite « chaussée d'Agrippa » ne passait pas loin, près de la commune voisine de Sougères en Puisaye et tout à côté un climat la Citadelle existe sur la commune de Thury. Ce sont deux hypothèses proposées aux spécialistes du bas latin et du bas empire romain.

Mais, il ne s'agit certainement pas d'une altération du mot gaulois Taranis (le tonnant) équivalent à Jupiter qui se retrouve dans Entrains (in taranis) et Sementron (Summum taranis = rivière de Taranis).

  • Selon G. Taverdet, professeur de linguistique à l'Université de Bourgogne, THURY pourrait venir de TURRA, racine prélatine, peut-être gauloise, qui a donné naissance à une longue liste de microtoponymes, car elle est resté vivante jusqu'à notre époque ; dans le patois TUREAU signifie hauteur. Ainsi : Thoires, Thorey, Thorigny, Thurey, Toury-Lurcy, Tharot.

Démographie.png Démographie

Thury fut au nombre des villages de Puisaye désertés au cours du XIVe siècle et du XVe siècle (peste noire de 1348, guerres et disettes).

en 1476 : 8 tenanciers.

en 1481 : 28 censitaires.

en 1497 : 60 censitaires.

en 1549 : 99 feux assujettis à la recette des "usages".

en 1683 : 800 âmes dont 450 communiants et 400 enfants.

en 1762 : 900 âmes dont 500 communiants.

en 1790 : 901 habitants répartis en 224 feux.

Année 1790 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 901 901 953 990 999 999 1076 1064 1103 1142
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1117 1118 1016 1013 1005 1004 1000 939 925 898
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 904 748 715 688 646 652 643 574 545 488
Année 1982 1990 1999 2007 2011 2016 - - - -
Population 495 470 461 461 453 - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

  • Le Dr Robineau-Desvoidy dans son « essai statistique sur le canton de St Sauveur » écrivait en 1838 :

« Différence de climat, différence de mœurs. Le Forterrat à la démarche assurée, au visage colorée, ne ressemble à rien à l’habitant de la Puisaye qui paraît ne se soutenir qu’avec peine sur ses jambes, et dont la face est presque exsangue. Chez l’un tout est vie , mouvement, force et santé ; chez l’autre, tout annonce la prostration des forces, la langueur, un état continuel de dépérissement. L’homme de la Forterre est preste, dispos ; on dirait que l’homme de la Puisaye ne sait pas marcher et qu’il a besoin d’un bâton pour s’appuyer. Le premier est entreprenant, actif ; il aime à sortir de son pays, à promener son commerce ; le second ne connaît que ses champs et sa ferme … La Forterre fournit des hommes qui, sans être d’une taille très-élevée, sont parfaitement membrés, ont l’air martial, et ne redoutent pas les exercices militaires : Thury, Fontenoy, se font principalement remarquer par la beauté de leurs conscrits... ».

Et aussi, « C’est de la Forterre que les communes de Puisaye du canton de St Sauveur, et que celles du reste de la Puisaye, reçoivent incessamment les recrues de population qui cultivent le sol, et qui y entretiennent la continuité des habitants. Sans cela cette contrée ne tarderait pas de devenir déserte et inculte, puisque la plupart de nos indigènes succombent avec le temps...».

« Thury acquiert le chiffre si élevé de 46 ans pour terme moyen de l’existence humaine ! peu de communes de France (si toutefois il s’en trouve ) peuvent se glorifier d’une semblable longévité. C’est à Thury que la moitié des décès a lieu de 55 à 95 ans ! et le cinquième de 75 à 95 ans ! ... ».

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

  • Le village est situé à l’intersection des D3, D4 et D73. L’accès ne s’effectue que par route. L’arrêt d’autocar le plus proche, pour un service quotidien d’autocar vers Auxerre et Paris est situé à Saint-Sauveur, chef-lieu du canton (7 km).
  • Les courbes de niveau donnent - pour Thury, 225 m - pour les lieux dits les plus élevés : les Grands Moulins, 327,5 m - la Justice, 327 m. - le Moulin Buteau, 325 m - le Roichat, 303,6 m – le Bois de Mont, 301,2 m – Marchat, 292 m.
  • Les points culminants des environs se situent à Taingy, 338 m (relais TNT mis en fonction en juin 2007), à Perreuse, 373 m et à l'ancien moulin de la Montagne des Alouettes, 366,8 m.
  • Thury fait partie de la région géologique d’appellation récente dénommée Forterre. La Forterre touche la Puisaye, laquelle est une région identifiée historiquement.
  • " Le sol de la Forterre est constitué par les calcaires du Jurassique supérieur (terrain secondaire). Les couches sédimentaires se succèdent du sud-est au nord-ouest : l'oxfordien, le kimméridgien (couches marneuses) et le portlandien (calcaire) ; lequel s'enfonce ensuite sous le crétacé inférieur de la Puisaye..." (Maurice Lecestre).
  • Huit failles principales fossilisées parcourent les plateaux calcaires de la Puisaye et de la Forterre, dont une qui traverse Thury selon une direction Sud Nord et se prolonge en passant par le hameau de Grangette.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Patronymes les plus anciens

Familles toujours présentes en Puisaye-Forterre :

  • d'après les Comptes de 1481, du Receveur d'Antoine de CHABANNES :

MORIN - DELEAU - BOURGOING - CHEVAU - GESTE -

  • 1517 - affranchissements des habitants de Grangette :

dont : Guillaume et Edmond FERRON, Jehan GESTE.

Principaux patronymes

Relevés entre 1630 et 1792 dans les Registres paroissiaux et d'Etat-civil:

BOURGOIN - CHEVAU - FERRON/FRON - MILLOT - MORIN - RAMEAU - THOMAS

Principales familles nobles

Avant les registres paroissiaux :

- de CHABANNES, seigneurs de St Fargeau et de Puisaye

- BAUDOYN, seigneurs du fief du Colombier.

Relevés dans les registres paroissiaux :

- de DROUART - de LA COUDRE - de LAURIS - de MASQUIN - de MICHAU - de MONTCORPS - de MULLOT - de RICHOUFFTZ - de SAVELLI -

Autres :

de BEAUVOIR - de BOISSELET - de LA RIVIERE - de BRECHART - de LALANDE

Principaux notables

  • Gilles CHEVAU (°vers 1552 + 1652), décédé " centenaire", lieutenant au baillage de Thury, procureur fiscal.
  • Jean JOYNON, après 1673, bailly de Thury, lieutenant de Grangette.
  • Edme POURE, en 1675, juge et lieutenant des terres de Grangette et Collangette.
  • Jean Baptiste ASSELINEAU,procureur fiscal le 21 décembre 1769 -notaire royal et procureur fiscal le 27 décembre 1769 - notaire royal le 25 janvier 1771.
  • Antoine ANGILBERT (°1738 + an V), chirurgien à Thury puis officier de santé.
  • Jean-Baptiste CHEVAU (°1745 + 1803), marchand, propriétaire et dernier "seigneur" (non-noble) du fief du Colombier (Thury).
  • Lazare GUILLIER (°1765 + 1848) propriétaire, huissier à Thury, maire (1807).
  • Edme Alexandre ROUGER (°1782 + 1848),notaire à Thury, maire (1815 - 1848), propriétaire de l'ancien château des Chabannes, seigneurs de Puisaye.
  • Frédéric Auguste Théophile GUILLIER (°1806 + 1886), propriétaire du fief du Colombier (hérité de sa mère, née CHEVAU), vétérinaire - officier de santé.
  • Casimir Félix ANGILBERT (°1846 + 1931), propriétaire du château moderne, directeur de société à Paris, maire de Thury

Courtes biographies

  • Gilles CHEVAU, né vers 1552, décède à Thury le 30 juillet 1652. Lieutenant au bailliage de Thury, procureur fiscal de la seigneurie de Thury (1612) il épousa Jeanne Chamard qui lui donna plusieurs enfants.
  • Aux Archives départementales de l’Yonne le registre des B.M.S. de Thury 5 MI 927 porte la mention : " Le trentiesme jour du mois de juillet an que dessus a été inhumé dans l’église de Thury le corps de noble messire Gilles Chevau lieutenant âgé de cent ans ou environ "(Microfilm 5 MI 927). L’étude généalogique montre qu’il est un des grands ancêtres communs à bien des thurycois de souche d’aujourd’hui. Il a du faire partie des familles horsaines venues, en "communauté familiale", repeupler la "Puisoye" à la fin de la guerre de 100 ans. Nous pouvons supposer qu’il est le frère de Jacques Chevau, époux de Reine Bourgoin, dont descendent une grande partie des habitant de Sougères et beaucoup de Thurycois.
  • Lors des guerres de religion, les chanoines réguliers de l’ordre de St Augustin, officiants de l’église de Donzy, souhaitèrent mettre à l’abri les reliques de St Caradeu, patron de leur église depuis 1180. Ils choisirent pour cela l’église de Thury, dont les prieurs-curés étaient aussi de l’ordre de St Augustin et parce que la paroisse semblait éloignée des incursions des bandes calvinistes. Hélas, en 1587, une troupe de "reîtres" allant rejoindre sur la Loire l’armée de Henri de Bourbon (futur Henri IV) pillèrent et rançonnèrent la paroisse, et ayant découvert la châsse de St Caradeuc la brisèrent et jetèrent à la rue les reliques qu’elle contenait. Mais plusieurs habitants de la paroisse les ramassèrent et les remirent au prieur-curé qui les plaça en lieu sûr en attendant des jours meilleurs. Edmond Morin, prêtre-vicaire de Thury, Gilles Chevau, procureur fiscal, Julien Imbault et Pierre Coulade ont attesté par serment que les ossements ramassés par eux étaient bien ceux de St Caradeu. En foi de quoi ils ont signé de leur nom un procès verbal. Le procès-verbal sur parchemin daté de 1612 atteste que les saintes reliques furent déposées dans une nouvelle châsse par Messire Jean Hasard, chanoine régulier de St Martin de Nevers, en présence des fidèles réunis dans l’église paroissiale, le 21 mars 1612.


  • Dominique de SAVELLI, écuyer, sgr de Champeaux et de Grangette.

Dominique de Savelli s'unit avec Jeanne de Drouard, la fille légitime d'Edme de Drouard et de Jeanne de Masquin. Leur mariage religieux fut célébré à Thury le vendredi 25 février 1667.

Il est le descendant des Savelli, princes romains qui donnèrent trois papes à la Chrétienté.(Chanoine Jacques Leviste, Des palais romains aux manoirs de Puisaye, Cahiers Généalogiques n° 9, SGY, Auxerre 1993)

  • Frédéric Auguste Théophile GUILLIER , chirurgien puis officier de santé à Thury.

Frédéric Auguste Guillier, né le 6 avril 1806 à Thury (89520), s'unit avec Louise Charles Clémence Arrault, le mardi 26 août 1828 à Bassou (89400). Il défraiera la chronique locale et sera l'objet d'attaques virulentes dans le journal royaliste "la Bourgogne". Il sera inquiété en 1852, après le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, lors de la répression de la révolte de Puisaye. Il fut gracié par la Commission mixte de 1852 (dossiers BB/22/131/1 à 189) et put donc mettre fin à son exil préventif en Belgique. Rentré à Thury, il fut surveillé "ostensiblement".(J-F Picot, le P’tit Thurycois N° 47 (2006) & 48 (2007).


  • Casimir Félix ANGILBERT , maire de Thury de 1893 à 1913, juge suppléant en 1902 au Tribunal de commerce (France) de la Seine.

Casimir Félix Angilbert, né le 18 octobre 1846 à Thury, sera tout d'abord clerc de notaire à Choisy-le-Roi, puis directeur de société (Horlogerie-Joaillerie) à Paris en association avec son cousin Henry Chevau. Il s'unira à Sens (89) avec Emélie Roulina, originaire de Chateaurenard (45). Lors de ses nombreux séjours à Thury, il séjournera au château de style Napoléon III qu'il fera construire sur une ancienne propriété de ses cousins Chavance. Il y recevra ses parents et alliés (Gressin, Cellier, Chavance, Chevau, Baumier,...). Sous sa mandature, il créera la bibliothèque municipale (1899) qu'il dotera personnellement de 300 volumes ; il y fera construire, à ses frais, une vaste bibliothèque murale. Il fera planter de marronniers une allée menant de sa demeure à celle de son cousin germain Alix Angilbert ; cette allée, dont il laissera la libre disposition à la commune, deviendra le mail-promenade du bourg.


  • Gustave Boisseau, né à Thury le 7 août 1868, fils de Louis Clément, cultivateur au hameau de Panny, et de Louise Joséphine Cormery.

Instituteur dans la région d’Auxerre, officier d’Académie, il sera élu maire de la commune de 1925 à 1947. En 1897 il avait publié, à la librairie Delalain Frères, un ouvrage scolaire en 2 volumes, Le Vocabulaire de l’Enfance. Le 1er volume était destiné au cours élémentaire, le second aux cours moyen et supérieur. Il dédicacera ces 2 volumes le 25 décembre 1897 à " M. Angilbert, maire de la Commune de Thury ". Toujours chez Delalain il publiera 3 autres livres scolaires : Le livre du 1er âge, Le livre unique du cours préparatoire et le livre pratique du cours élémentaire. En 1910 paraitra Géographie scolaire de l’Yonne, chez Arnon-Calmus à Auxerre. L’ouvrage de 11 pages comporte gravures et cartes. Il sera plusieurs fois réédité. La 35e édition de l’ouvrage comporte un complément d’histoire locale .

  • Louis BRIOT, député de l'Aube au cours de 5 mandats - (Légion d'honneur).

Né le 15 février 1905 à THURY, décédé le 05 juillet 1973 à ESSOYES (Aube),enterré à THURY, il fut élu à l'Assemblée nationale ou Chambre des députés durant les mandatures suivantes :

17/06/1951 - 01/12/1955 : Aube - Rassemblement du peuple français.

30/11/1958 - 09/10/1962 : Aube - Union pour la nouvelle République.

25/11/1962 - 02/04/1967 : Aube - Union pour la nouvelle République-UDT.

12/03/1967 - 30/05/1968 : Aube - Union démocratique pour la V° République.

30/06/1968 - 01/04/1973 : Aube - Union des démocrates pour la République.

Biographie politique

(Source : Site de l' Assemblée nationale ,rubrique "les députés depuis 1945).)

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Claude CONTE 2014 -  
André GROSSIER 2008 - 2014  
André GROSSIER 1989 - 2008  
Jack ALLARD 1983 - 1989  
Robert BARBA 1947 - 1983  
Gustave BOISSEAU 1925 - 1947  
René DELESTRE 1919 - 1925  
Jules BOUTRON 1913 - 1919  
Casimir Félix ANGILBERT 1894 - 1913  
Laurent Eugène GONNEAU 1872 - 1894  
J-B Alexandre PASCAULT 1848 - 1872  
Edme Alexandre ROUGER 1815 - 1848 Décède le 09/04/1848, d'un coup de sang, lors d'une réunion électorale.  
Lazare GUILLIER 1808 - 1814  
Louis FRON 1800 - 1807 Caradeu CHEVAU, adjoint au maire.  
Joseph Jean Baptiste DESLEAU vers 1792 - 1800  
- -  

Cf. [ MairesGenweb]

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
Me Jean HUET 1951 - 1990 Etude supprimée par arrêté du 22 mai 1990  
Me René BOULOUX 1943 - 1951  
suppléances 1936 - 1943  
Me KERLOUEGAN * 1930 - 1936  
Me Gabriel WABLE 1923 - 1930  
Me D. Alexandre RAMEAU 1913 - 1923  
Me Ch. Alexandre SIMONEAU 1891 - 1913  
Me Ch. Alexandre CHAVARD 1874 - 1891  
Me L. Eugène GONNEAU 1850 - 1874  
Me Etienne DOUCET 1837 - 1850  
Me E. Alexandre ROUGER 1810 - 1837 Il est le second gendre de Me J.-B. Asselineau. Actes consultables à partir de 1812  
Me Louis J.-B. BOISSEAU 1783 - 1810 Il est le gendre de Me J.-B. Asselineau. Actes consultables : 1785, 1786, ans VI, VII & VIII  
Me J.-B. ASSELINEAU * 1751 - 1784 Notaire royal. Actes consultables : 1755, 1756 et 1768  
- -  
  • Jean-Baptiste ASSELINEAU, notaire royal, reçut ses provisions d'office le 4 août 1754.
  • Après le départ de Me Kerlouegan courant 1936 un administrateur provisoire a été nommé. Puis le clerc de notaire René Bouloux assura la suppléance en 1941, jusqu'à sa nomination officielle à l'office en 1943.
  • Les actes notariaux archivés dans la série E des AD89 sont classés sous la cote 3 E 57 (liasses de 1 à 175).
  • En 3 E 57 176 se trouve le répertoire des actes des notaires Doucet et Gonneau depuis l'année 1837 jusqu'à l'année 1874.
  • Les actes de Me Asselineau, en raison de leur mauvais état, ne sont pas tous consultables. Sont consultables les années 1755,1756 & 1768 uniquement.
  • Les actes de Me Louis Jean-Baptiste Boisseau ne sont pas consultables sauf les années 1785 & 1786 et les ans VI à VIII de la République.
  • Pour le 19e siècle sont présents aux Archives départementales de l'Yonne que les actes des notaires de Thury couvrant la période allant de 1812 (Me Rouger) à 1879 (Me Chavard)

Les notaires seigneuriaux

Prénom(s) NOM Période Observations
Gervais RAMEAU en 1773  
Edme RAMEAU en 1744  
Gervais COTTIN en 1739  
x BUISSON en 1738  
François AUVILLE en 1725  
Edme BERTIN en 1654  
Pierre BERTIN en 1627  
Estienne ALBERT en 1550  
- -  

Les recteurs des écoles et instituteurs

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
Jean Baptiste BILLOTTE dès 1780 jusqu'en 1802 Recteur des écoles, natif de Raincourt (70) fils de Pierre et de Pierrette GAUDICHOT, épouse à Thury en 1766 Marguerite ASSELINEAU.  
Charles ROUSSEAU en 1794 Maître d'une école privée.  
Athanase BARON en 1803 Instituteur, né à Thury (89) en 1766, fils de Claude, cabaretier et de Marie Daunay,marié à Elisabeth BASANQUET, native de Sarrelouis, devient cabaretier à Thury en 1804.  
Silvestre BRISEDOU 1804 - 1807 Instituteur - natif de Mailly-la-Ville (89), fils d'Adrien, recteur des écoles de Mailly le Château et d'Anne CHAMPY.  
Remy JALOUZOT en 1810 Instituteur, il a 62 ans, fils de Joseph et Colombe Moirienne, marié en 1778 à Sementron avec Anne MOREAU.  
Jean Baptiste CHEVAU en 1811 Instituteur, il a alors 63 ans.  
François DECONDE d'août 1820 à 1831 Instituteur, natif de Cirey-lès-Mareilles (52), épouse à Thury en 1828 Joséphine Suzanne DAUNAY, couturière.  
Cyr Alexandre RAOUL 1831 - 1864 Instituteur - né à Chitry (89) en 1812, fils de Valérien Cyr et d'Anne Hélène RICHOUX, épouse à Thury en 1834 Marie Louise Elisa DAUNAY.  
Pierre COMMEAU du 1.04 au 1.07.1864 Instituteur natif de Sougères (Chauminet), fils d'Etienne & d'Angélique Clerc  
Mathieu Vincent LHOSTE 1864 - 1887 Instituteur né à Venouse, exerça à Lainsecq entre 1858 & 1864  
Victorien NOTTET 1887 - 1889 Instituteur né à Gisy les Nobles en 1841. Nommé à Thury après un congé sans solde pour maladie, époux de Rose Céline Briois  
Narcisse LASSAUSAIE 1889 - 1892 Instituteur, natif d'Ouanne (89).  
Théophile LAUMET 1892 - 1909 Instituteur, natif de Lucy-sur-Yonne (89).  
Léon Georges VALLé 1909 - 1911 Instituteur, natif d'Appoigny (89).  
Camille GALLIMARD 1911 - Instituteur, natif de Mont-Saint-Sulpice (89).  
Marthe BEZANCON épse GALLIMARD 1911 - Institutrice à l'école des filles.  
- -  
  • Les noms et dates (entre 1794 et 1811) ont été relevés dans les registres d'état-civil lorsque les individus y étaient cités (AD89 - Thury Etat- civil série 2 E 416-5 et 416-6). Autres éléments dans la série T suplément des Archives départementales de l'Yonne.
  • A partir de 1889, Registre de l'école communal (Mairie de Thury)

Les médecins

Prénom(s) NOM Période Observations
Dr Michel MOUROT 1971-2011  
Dr Paulette VERON-ZILLER 1971-1979  
Dr Georges VERON 1943-1971  
Dr Paulette ZILLER 1940-1943  
Dr DAULLIAC  
Dr HERZELD 1936-1940  
Dr BARBES 1920-1936  
Dr Georges HERBOUT 1900 - 1915 Né en 1874 à Frévent (Pas de Calais)il s'installe à Thury durant l'année 1900 avec l'aide financière de la commune. Durant la Grande Guerre, il sera rappelé comme médecin militaire. Il décèdera de la grippe espagnole le 23 décembre 1918 à l'hôpital auxiliaire de Moret sur Loing (Seine et Marne) dont il était le médecin-chef - Thèse soutenue à Paris en 1899 "Valeur diagnostique des stigmates ophtalmoscopiques rudimentaires de la syphilis héréditaire"  
Dr Georges Grégoire BREITMANN 1892-1895 né en 1859 à Ananiev (Moldavie), médecin en 1891, décédé à Herbault (Loir & Cher) en 1914. Il fait une "Demande de naturalisation" en 1890 alors qu'il exerce à Brégy (Oise) où naît son fils Lucien Benjamin le 23 juin ; il s'installe à Thury courant 1891 avec l'aide financière de la commune ; sa fille Blanche y naîtra le 8 août 1891. Il quittera la commune avant 1896 - Thèse soutenue à Paris en 1888 : "Contribution à l'étude de l'écholalie, de la coprolalie et de l'imitation des dénies chez les dégénérés et les aliénés."  
Frédéric Auguste GUILLIER (1806-1886) 1827 - Officier de santé (ex-corps des chirurgiens de l’Ancien Régime) diplômé à Auxerre le 26 septembre 1826. A sa réception le 5 octobre 1827 il a en charge Thury, Saints, Sougères, Lainsecq, Sainte-Colombe.  
  • Archives départementales de l'Yonne : Sous-série 5 M 2 /4


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires 2014 d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - 9h00 à 12h00 (secrétariat & élu(e)) - - - 9h00 à 12h00 (secrétariat & élu(e)) -
Après-midi - - - 14h00 à 17h00 (secrétariat) - -

Tél : 03 86 45 22 69 - Fax : 03 86 45 28 60

Courriel : mairiedethury@wanadoo.fr

Pour rencontrer le maire ou un adjoint prendre RDV auprès du secrétariat

Dépouillements des registres paroissiaux

  • Dépouillement filiatif des mariages effectué par la S.G.Y.:

Consultation non filiative sur le site de la SGY

Publication papier alphabétique filiative (achat en ligne) :

a) de la paroisse .

b) du canton de Saint-Sauveur (l'ouvrage est consultable gratuitement à la bibliothèque municipale de Thury et aux AD89)

Archives notariales

  • Il n'y a plus d'étude notariale à Thury depuis une trentaine d'année. Les archives du dernier notaire, Me HUET, ont été déposées dans les offices notariaux de Ouanne et de Coulanges sur Yonne.

Me Marie-Alice LAMBERT-TAPIE, notaire, ayant son bureau principal à Coulanges la Vineuse et un bureau annexe à Ouanne, au titre de successeur de Me Morana, détient les minutes de Thury des années paires, à partir de 1951 ainsi que les minutes de Ouanne, Courson, Druyes.

Les minutes des années impaires, à partir de 1951,sont déposées à l'office notarial de Me ARCANGELI-ZERR & Me BEGUIN, à Coulanges sur Yonne (89) (quelques permanences dans la semaine). L'office notarial principal est situé à Clamecy (58).

  • Les actes des notaires précédents (voir la chronologie ci-avant) sont archivés dans la série E des AD89 sous la cote 3 E 57 (liasses de 1 à 175).

En 3 E 57 176 se trouve le répertoire, mois par mois, des actes des notaires Doucet et Gonneau.

Les actes de Me ASSELINEAU (1751 - 1784), en raison de leur mauvais état, ne sont pas tous consultables ainsi que certaines années de Me Charles Alexandre CHAVARD. Concernant les mutatiuons consulter à la place les registres des hypothèques.

Certains documents sont conservés sur un site annexe dont les minutes notariales postérieures à 1891 (inclus). Pour les consulter, il est nécessaire de les réserver à l'avance : jusqu'au lundi (17h), pour une consultation à partir du mardi, 13h30 ; jusqu'au jeudi (11h45), pour une consultation le jour même à partir de 13h30. Voir la liste de ces documents sur le site des Archives départementales.

Registres paroissiaux et d'état civil

Les registres paroissiaux commencent en 1630.

Les registres de la série communale (4E) ont été déposés aux Archives départementales de l'Yonne ( registres de 1630 à 1820 ou 1830 : voir ci-dessous). Ils sont donc consultables,avec la série départementale (2E),sur le site des AD89 ou à Auxerre aux Archives départementales (Tel.03 86 46 93 88).

Les registres d'Etat civil de la série communale, à partir de l'année 1821 pour les mariages et les décès, et à partir de 1831 pour les naissances, sont archivés à la mairie. Comme l'Etat-civil est consultable en ligne sur le site des AD89, la série communale n'est plus consultable en mairie.

Liens intéressants

  • Familles thurycoises :

http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=bbechereau&lang=fr

https://gw.geneanet.org/index.php3?b=joelmerlot&lang=fr

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie


  • Géographie :

G. GOUJON, La Puisaye, essai de définition d’une région naturelle du bassin parisien, Delagrave Paris 1911 – Reprint Ed. GEDA 2001. (page 62)

M. LECESTRE, Un modeste pays de Bourgogne, la Forterre, in Pays de Bourgogne, n°18 oct 1957, pp 15 à 19.

J.-P. MOREAU, La vie rurale dans le sud-est du bassin parisien entre les vallées de l’Armançon et de la Loire – étude de géographie humaine, Société des Belles-Lettres, Paris 1958. (P ; 33 et sq, p. 183)

  • Etude statistique :

J-B. ROBINEAU-DESVOIDY, Essai statistique sur le canton de Saint-Sauveur en Puisaye, 1838 – Saint-Sauveur-en-Puisaye Reprint le Livre d’Histoire-Lorisse, Paris 2002.

Année 1905 Annuaire du Commerce et de l'Industrie du département de l’Yonne.

  • Toponymie :

G. TAVERDET, "Noms de lieux en Bourgogne", Ed. Christine Bonneton, mai 2007

  • Histoire :

P. BOURGOIN, A travers les Archives,THURY, un village de Puisaye, 1988.(épuisé)

M. PIGNARD-PEGUET, Histoire des communes de l’Yonne, Paris 1913 (p.167).

Y. SASSIER, Recherches sur le pouvoir comtal en Auxerrois du Xe au début du XIIIe siècle, Auxerre 1980 (pp ; 12, 102 & 166).

  • Histoire religieuse :

Abbé RAFFIOT, curé de Thury, " St Julien de Brioude, Martyr, Patron de l'Eglise et de la Paroisse de Thury " , Auxerre, 1897, 73 pages.

  • Patrimoine :

Abbé Jean LEBEUF, Mémoires concernant l'histoire ecclésiastique et civile d'Auxerre et de son diocèse ,tome 4, pièces justificatives p. 316, Paris 1743.

M. QUANTIN, Département de l'Yonne Répertoire archéologique,1868 - reprint Res Universis, 1991 (p. 61).

B. DECARIS, ACMH Département de l'Yonne - Thury - Eglise Saint-Julien -étude préalable à la restauration de l'édifice, Paris nov. 2005.

  • Personnages & familles de la commune :

P.-C. DUGENNE, Dictionnaire Biographique Généalogique et Historique de l’Yonne, 7 vol. à la Société Généalogique de l’Yonne (1996-2004). pour Frédéric GUILLIER, tome 2 - et les familles de LA COUDRE(t.3) - de MICHAU (t.3)- de MONTCORPS (t.3) - de RICHOUFFTZ (t.4) et de SAVELLI, (t.5). Consultable à la Bibliothèque municipale d'Auxerre, vente à la S.G.Y.

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