88123 - Damblain - Plaque de la maison du XVIe siècle

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La vraie plaque de la maison du XVIe siècle

Version d'origine

version d'origine
Plaque de la maison du XVIe siècle,
version d'origine
(DAO d'André Gautrot)

Une plaque de 1579 est apposée sur la maison du XVIe siècle appartenant à la mère de François Briot.

Cette plaque a subi bien des vicissitudes au cours du temps.

Voici ci-contre le texte original reconstitué.

Après recherches, André Gautrot a rétabli cette version. Et il faut lire "n'apporte langue au dogme, ne fait chose de Sorbonne", et bien entendu 1579. Cette version a reçu l'approbation de la conservatrice de la bibliothèque protestante de Paris, consultée en 2005

Ceci confirme que cette maison a été habitée par un réformé. En cette année 1579, François Briot est exilé vers Montbéliard, Nicolas Briot nait. La gravure de cette plaque est l’œuvre de François Briot. Paulette Choné, professeur d'histoire de l'art à l'université de Dijon, consultée également en 2005, est d'accord sur "au dogme, ne" . Quant au sens du message, d'un réformé sans aucun doute pour elle aussi, elle penche pour un "salut" au nouveau-né Nicolas Briot qui voit le jour dans la maison de sa grand'mére Jeannette Collin, veuve d'Urbain Briot.


Version de 1900

version 1900

Plaque de la maison du XVIe siècle
version de 1900.
(DAO d'André Gautrot)

Voici le texte, dont les parties en pointillés étaient burinées, relevé par Jules Dubois dans son ouvrage « Martigny et ses environs », très documenté, édité en 1900. (page 189)

"raison, n'aporte

langue......

faict chose de sorbonne"

Ce texte a été relevé aussi par Louis Jouve avant 1896[1], date de son décès, et c'est le même texte </ref>

Cette plaque d’origine a été burinée sur la fin de la ligne centrale sans doute pendant la contre-réforme. Le sens est inversé. Il est demandé aux fidèles de faire chose de « Sorbonne ». C’est logique

N’apporte langue à qui, à quoi ? Les théoriciens protestants consultés penchent pour « AU DOGME », Le NE est sûr.

Nous acceptons, pour remplacer "dogme", toute idée ne déformant pas l’esprit du texte



Version actuelle

Plaque de la maison du XVIe siècle,
version actuelle
(Photo d'André Gautrot)

Puis au début du XXe siècle la version de la photo a été regravée. Elle n'est pas cohérente et ne respecte pas le texte original.

"raison, n'aporte

langue abandonne ne

faict chose de sordonné"

Les tenants de la formulation actuelle prétendent que dogme ne rime pas avec sorbonne et que c'est une faute de goût. Pour y satisfaire, ils introduisent : abandonne et dé sordonné, changeant le B de Sorbonne en D et ajoutant même des accents sur les E. Le maquillage est grossier.

Leur version ne répond ni aux intentions d'origine, ni à celles de la version burinée

La rime  en BONNE offre peu de mots compatibles ; elle ne doit pas déformer le sens du message.


Référence.png Notes et références

  1. Les Wiriot et les Briot, artistes lorrains du XVIe et du XVIIe siècle : nouvelles ... Jouve, Louis (1814-1896)