85105 - Le Gué-de-Velluire

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Le Gué-de-Velluire
Blason Gue de Velluire-85105.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 85 - Blason - Vendée.png    Vendée
Métropole
Canton Blason Chaillé-les-Marais-85042.png   85-02   Chaillé-les-Marais
Code INSEE 85105
Code postal 85770
Population 528 habitants (2008)
Nom des habitants Guétréens, Guétréennes
Superficie 1 281 hectares
Densité 41 hab./km²
Altitude Mini: 0 m
Point culminant 39 m
Coordonnées
géographiques
46°22'28° / -0°55'16° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
85105 - Carte administrative - Le Gué-de-Velluire.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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Histoire.png Histoire de la commune

Historique

Situation géographique

La commune est située à l’entrée du Golfe des Pictons, sur une presqu’île formée de terres argilo-calcaires du secondaire, (point culminant 40m sur la Butte des Tertres ) et de marais sédimentaires marins, la terre noire actuelle.

Présence humaine

Depuis 4 000 ans avant notre ère, des hommes ont vécu sur cette presqu’île qui pouvait être bordée de forêts (chasse et bois), d’une zone maritime et de rivières (pêche). Les gaulois et les romains y ont également vécu, pour preuves des découvertes même peu nombreuses qui l’attestent.
Existence d’un gué pour passer sur les autres îles, qui donnera son nom à la localité actuelle. Les animaux et chariots passaient dans l’eau et les personnes en bateau, le tout avec péage. Le gué était empierré comme l’étaient tous les gués en général ; le péage servait à en payer l’entretien (parfois), la solde du passeur et surtout le seigneur qui possédait le lieu.
Une légende sur le vœu prononcé par des marins en proie à une tempête, institue la naissance d’un oratoire ou prieuré à saint Martin sur la colline, village actuel de la commune, d’où s’admire un magnifique panorama sur les falaises mortes battues par les flots (autrefois). Le prieuré ou monastère a bien existé, pour preuve des sarcophages trouvés à proximité ainsi que les mentions écrites faites sur des parchemins soit du Langon soit du Poiré sur Velluire. Ce fut longtemps l’église de la paroisse.

Un premier mouvement de terrain en 942

(environ, trace dans des écrits) a pu soulever le socle sur lequel repose le marais, laissant plus de surfaces boueuses émergées. Second mouvement de terrain vers 1460, le socle se relève, la mer se retire (les moines de Maillezais n’entendent plus la mer battre les murs de leur abbaye et il fallut marcher longtemps, plus vers l’Ouest, pour la retrouver). D’autres « tremblements » de terre se produiront, le dernier bien ressenti par la population, en 1971 ou 1972.

De nombreuses abbayes

se sont implantées autour du golfe des Pictons, dès l’an 600 environ et ensuite vers 1010 pour l’abbaye de Maillezais (celle de Noirmoutier fut fondée vers 600 par saint Philibert).

Les Normands ont envahi les côtes

et remonté les cours d’eau pour piller ces mêmes abbayes, ou monastères, ou fermes gérées par des moines, à partir de 850. La Vendée était une rivière navigable jusqu’à Fontenay-le-Comte.

Ce sont les moines, au XIe,

qui, aidés des populations autochtones, ont su les premiers mettre en valeur ces terres émergées au profit des abbayes. Par exemple le canal des cinq abbés a été creusé en 1217, mais auparavant d’autres canaux avaient été creusés et il y eut sans doute quelques essais pour trouver la bonne solution.
Ce village du Rocher, bien exposé au midi, en limite communale actuelle avec l’Ile d’Elle et Vix, par sa position excentrée a fait que ses habitants se dirigeaient vers le Gué, L’Ile d’Elle ou Vix, selon affinités. C’était un gros village d’une quarantaine de feux. De nombreuses années plus tard, pour aller à l’école du Gué de Velluire, il fallait parcourir quatre kilomètres et autant pour le retour.

Guerre de Cent ans

Les bandes armées des deux partis pillent, saccagent, dévastent ; le marais est laissé à l’abandon, les travaux d’entretien ne peuvent pas être suivis.

Guerres de religion

Calvin apporte des idées nouvelles en venant chez un ami au sud de Niort avant 1550 ; c’est donc le protestantisme et commencent les guerres de religion opposant les protestants appelés huguenots et les papistes de la ligue.
Le Gué-de-Velluire, situé sur la Vendée étant un lieu de passage entre Fontenay-le-Comte, capitale du Bas Poitou, Marans et La Rochelle, de nombreuses escarmouches, batailles assez importantes se sont déroulées sur ce territoire, et cela va encore durer de nombreuses années entre 1560 et 1610. C’est en 1598 que le roi Henri IV proclame l’édit de Nantes, autorisant dans certaines conditions la religion réformée. L’époque a été entrecoupée de temps de paix souvent rompue dès qu’un parti paraissait affaibli. Le siège de La Rochelle a eu lieu à partir de 1625 pour se terminer en 1627 (Richelieu).

C’est à cette époque en 1582 que Henri IV,

en visite, dans une lettre à une de ses maîtresses, lui vante les délices des marais aux alentours de Marans et de la nécessité de mettre cette région en valeur. Il aurait même couché à Racaudet, au Gué-de-Velluire… vous vous rendez compte !
Les monastères et abbayes de la région sont donc ruinées et dévastées, elles ne peuvent recommencer tout le travail entrepris trois siècles auparavant et c’est encore Henri IV qui fait venir des ingénieurs hollandais (et huguenots) pour diriger les travaux financés à cette époque par les premiers financiers qui ont perçu tout le bénéfice qu’ils pourraient en tirer. Ce fut véritablement le début de la mise en valeur du Marais Poitevin, avec le creusement de kilomètres de canaux, de levées, de bots et contre-bots. C’est l’époque où on va distinguer le marais desséché (entouré de levées, avec des vannes pour régler la montée des eaux) et le marais mouillé dans lequel les canaux sont en prise directe avec la mer et où on « subit » les crues et les sécheresses. (Les travaux dureront jusqu’en fin du XIXe siècle)

La Guerre de Vendée

La Révolution française de 1789 mit fin aux inégalités féodales. Elle déclencha en Vendée, un soulèvement appelé « Guerre de Vendée ». La paroisse du Gué-de-Velluire, devenue « commune » en 1790, se trouve éloignée de quelques kilomètres des lieux de combats, les plus proches étant à Fontenay-le-Peuple. Dans cette zone de marais au sud de la commune, on cacha de nombreux prêtres réfractaires, la maréchaussée faisait des perquisitions dans les maisons supposées amies des royalistes.

Vie du Marais

Le marais au sud du Gué-de-Velluire est couvert de terriers de bois : frênes, oseraies, peupleraies, aulnes, … Par tous les temps, les nombreux canaux sont parcourus par toute une flottille de bateaux de taille différente servant à transporter le bois, le foin, l’herbe, le fumier, les animaux, les légumes, les fruits, les personnes … Extraordinaire moyen de communications.
Chaque maison du bourg a son port pour un ou plusieurs bateaux, avec son « quaireux » (bien privé) pour y déposer ce qu’on transporte par bateaux, afin de le reprendre soit en brouette soit en charrette. La grande et la petite cale, elles, sont publiques, chacun peut y accoster pour y débarquer.
La rivière Vendée est une magnifique voie de communication vers Fontenay-le-Comte, Marans et La Rochelle. Le chemin de halage (non boisé à cette époque) est utilisé pour remonter le courant jusqu’à Fontenay-le-Comte. C’est inimaginable actuellement. Voir les cartes postales anciennes. Cette vie prit fin entre les deux guerres mondiales (entre 1920 et 1935…).

Construction du pont du Gué

sur la voie de Moricq à Villiers-en-Plaine, (actuellement D25) en 1854. La construction de cet ouvrage à une seule voie, indispensable pour les communes limitrophes nécessita la destruction de quelques maisons du bourg et surtout d’une halle se trouvant sur l’actuelle place de la rivière, (c’était aussi un champ de foire). En effet, la rue principale était toute droite pour rejoindre la place et le port. Le virage « dangereux » que nous connaissons n’a été fait que pour s’aligner sur les « culées » du pont. À cette époque, aucun véhicule automobile ne circulait. Le tablier du pont a été élargi en les années 1970, pour passer à deux voies, faisant disparaître par la même occasion le parapet en pierres si caractéristique des ponts du XIXe siècle.

En 1871 le chemin de fer

(ouverture de la ligne le 14 mars) coupe le territoire communal, après avoir contourné depuis Luçon le golfe des Pictons. Son tracé écorne la propriété du château de la Sébrandière. Chaque gare porte le nom de la commune sur laquelle, elle se situe : Poiré-sur-Velluire, Velluire, Le Gué-de-Velluire… Suite à une erreur de station (avec tous ces « Velluire »), lors de la venue de Clemenceau (pour la création de la commune de La Taillée en 1906) celui-ci piqua une grosse colère et s’empressa de faire changer le nom de la gare du Gué de Velluire en celui de « Vix-Gué de Velluire » et puis « Vix ». Donc, jusqu’en 1970, de nombreux trains à vapeur et autorails s’arrêtaient à la gare … de Vix. Des wagons de marchandises stationnaient en gare … de Vix, pour le chargement ou le déchargement de marchandises. (La gare … de Vix « vécut » 100 ans, environ).

Création de la « Beurrerie »

En 1880, au Gué-de-Velluire se crée une coopérative de ramassage du lait pour produire du beurre et de la caséine. Elle permettra un essor économique de la commune en créant des emplois de laitiers pour le ramassage et le traitement du lait. Le beurre du Gué-de-Velluire fut longtemps réputé (le beurre était fait dans une baratte en bois). Une immense cheminée abattue dans les années 1990, crachait sa fumée noire journellement. Le charbon arrivait par wagon à la gare de Vix. Suite au regroupement des laiteries du Poitou, elle perdit toute activité en les années 1980. (La « beurrerie » vécut 100 ans environ).

Construction de l’église actuelle

C’est l’abbé CANDOLIVE qui entreprend cette construction terminée en 1898, en remplacement de la chapelle ou église Sainte Macrine. D’abord pourvu d’un toit à quatre pans en tuiles romanes comme la plupart des églises du marais, ce clocher bas fut remplacé par le clocher actuel qui nargue celui de la commune de l’Ile-d’Elle au sud. Ce curé CANDOLIVE se fit également construire, à ses frais, une gentilhommière actuellement au 3 rue du Châtelier. Cette construction lui créa bien des déboires…

La guerre 1914-1918

préleva son tribut de jeunes hommes pour le premier conflit mondial. Vingt huit jeunes gens de notre commune, donnèrent leur vie sur les champs de bataille du Nord et de l’Est de la France. Leurs noms sont couchés sur la pierre du monument élevé en mémoire de leur sacrifice. Pour la commune ce fut une hémorragie humaine très importante.
Il y eut jusqu’à quatre écoles différentes dans la commune : une école laïque de garçons, une de filles, une école libre de garçons et une de filles.

La guerre de 1939-1945 et l’occupation

Si elle a fait moins de victimes dans notre commune, celle-ci fut plus touchée, par l’occupation et les restrictions qui s’en suivirent, que lors du premier conflit mondial. L’Allemagne nazie réquisitionna les chevaux, les denrées, les matériaux et les hommes pour ses constructions. De nombreux soldats furent prisonniers en Allemagne. Les restrictions durèrent bien après la fin du conflit.

Remembrement 1958-1962

dans les communes du Gué-de-Velluire, l’Ile-d’Elle, La Taillée, Marans. Ce fut un terrible bouleversement pour de nombreux agriculteurs et la disparition de toute une vie du marais déjà bien moribonde. C’est en calibrant la rivière Vendée qu’on découvrit des preuves de toute une vie gauloise, puis gallo-romaine : armes rouillées, pièces de monnaie, trépieds pour fabriquer le sel …
À cette occasion, les bois furent détruits, les bûches arrachées (et amassées pour être utilisées comme matières premières d’une usine de papier à l’Ile-d’Elle, elles pourrirent sur place, en partie), les fossés comblés, des routes rectilignes empierrées, goudronnées, des ponts construits, des canaux rectilignes creusés …. Un autre paysage, une autre agriculture, exode de certains, avenir éclairé pour d’autres. C’est le début d’une agriculture moderne pour nourrir la population française, créer une économie agricole, faire circuler l’argent, prélever des taxes et des impôts… tout ce qui existait à une toute petite échelle.
Que de réunions, de mise en commun, de désaccords ! …
Ce fut également la guerre d’Algérie. Ce conflit n’a pas fait de victime au Gué-de-Velluire.
Création d’une nouvelle coopérative de séchage de luzerne : la « Coopapicton ». Dans les années 1980, une étude de production de luzerne dans le marais montre qu’il était possible de mettre en valeur un produit desséché de la luzerne comme des usines le pratiquaient dans le Nord de la France. Sa création correspondit avec la hausse imprévisible du pétrole. Après quelques années de fonctionnement, il fallut se rendre à l’évidence du manque de rentabilité. Chacun des adhérents épongea les déficits et s’en retourna dans sa ferme pour chercher du réconfort dans son travail, en se jurant qu’on ne l’y reprendrait pas.
Actuellement dans notre commune, on compte une dizaine d’entreprises agricoles, commerciales ou de travaux publics. Il ne reste qu’un seul débit de boissons restaurant, multiservices, alors qu’en 1950 au Gué-de-Velluire, on comptait sept ou huit « cafés », deux boulangeries, trois épiceries, une quincaillerie, un marchand de chaussures, un cordonnier, un notaire, une agence postale, une charcuterie, une boucherie, quatre menuiseries, deux entreprises de maçonnerie, deux forgerons, un mécanicien et d’autres encore qui ont pu être oubliés….
Sans nostalgie, mais quand même ! ...
Notre communauté s’est enrichie de nombreuses personnes de toute l’Europe. Bienvenue.

Source : Ce texte a été produit par l’association « amoureux d’arts et cultures. »

Histoire administrative

  • Département - 1801-2020 : Vendée
  • Arrondissement - 1801-2020 : Fontenay (Fontenay-le-Comte)
  • Canton - 1801-2020 : Chaillé-les-Marais
  • Commune - 1801-2020 : Legué (Le Gué-de-Velluire)

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Héraldique

Écartelé : au premier, d'azur au prieuré d'argent, ouvert et ajouré de gueules ; au deuxième, d'argent au rocher de sable mouvant du flanc dextre et de la pointe ; au troisième, d'argent à la boucle de gueules ; au quatrième, de sinople à la rivière d'argent posée en bande, au gué pavé de sable.

Patrimoine.png Patrimoine bâti

  • Église Saint-Martin néoromane du XIXe siècle
  • Le château de la Sébrandière. Situé sur l'emplacement d'un ancien prieuré. Celui-ci fut totalement réaménagé en château sous le second empire.



NOTICE
SUR
LE PRIEURÉ DE LA SÉBRANDIÈRE
COMMUNE DU GUÉ - DE - VELLUIRE

La Sébrandière a fait partie, au XIIe siècle, d'un grand domaine composé de bois, terres labourables et prairies appartenant cette famille Chabot qui avait de si vastes possessions dans le pays compris entre la Loire et la Sèvre-Niortaise et qui, pendant cinq siècles, a tenu le premier rang dans le baronnage Poitevin. Sebrand Chabot (1), seigneur de Mervent et de Vouvent, parait même lui avoir donné son nom.

Ce fut d'abord une loge ou un rendez-vous de chasse, annexé à une exploitation agricole que Thébaud III Chabot, seigneur de Rochecervière, petit-fils de Sebrand et frère, si je ne me trompe, de Mélusine donna, vers 1183, à l'abbaye d'Orbestier, voisine d'Olonne, pour y fonder un oratoire dédié à la mère du Christ, desservi par des moines bénédictins. Sebrand Chabot, évêque de Limoges, oncle parternel de Thibaut, qui avait certain droit de retour sur le domaine, consentit aussi à la donation lorsque Guillaume Tempier, évêque de Poitiers procéda, en 1184, à la bénédiction de l'oratoire, transformé, un peu plus tard, en prieuré.

Le cartulaire d'Orbestier, conservé aux archives de la Préfecture de la Vendée, renferme divers actes dont M. Prévost de la Boutetière a donné le texte ou l'analyse dans sa notice sur le prieuré de la Sébrandière (2).

La chapelle Sainte-Marie, située près du marais Gargouillaud (ainsi appelé pour avoir appartenu à la famille rochelaise de ce nom), était encore debout avant la Révolution. Ruinée pendant les guerres de religion du XVIe siècle, elle avait été reconstruite en 1632. On y conservait jadis une statue en pierre noire de la Vierge, qui pleurait, dit-on, chaque année, le jour du vendredi saint, en présence des fidèles de la contrée. C'est du moins ce que raconte une vieille visite de la chapelle faite, sous François Ier, par un délégué de l'évêque de Maillezais, que feu M. l'abbé Tillioy m'a communiquée lorsque je recherchais des documents sur cette région pour Poitou et Vendée.

La Sébrandière était primitivement placée dans la circonscription de la paroisse de Saint-Martin dont l'église, disparue aujourd'hui, était située à un kilomètre de celle de Sainte-Macrine-du-Gué, où le service religieux a été transféré en 1678.

Ainsi ce lieu a d'abord été hanté par des nobles qui, à la suite des Chabot, de la belle Eustache peut-être, si connue sous le nom de Mélusine, abandonnaient parfois les taillis de la forêt de Mervent pour donner la chasse aux hôtes moins farouches de celle de Veluire. Habité plus tard par des moines à portion congrue, il tomba ensuite à la merci de bénéficiers plus enclins à toucher les émoluments de leur prébende qu'à en acquitter la charge. Puis est venue l'ère moderne, et la vieille loge de Sebrand Chabot, transformée par M. Roy, son propriétaire actuel, est aujourd'hui à proximité d'une station du chemin de fer, qui a apporté l'activité et la vie là où tout ne fut, pendant de si longs siècles, que stagnation et silence.

La Sébrandière était primitivement placée dans la circonscription de la paroisse de Saint-Martin dont l'église, disparue aujourd'hui, était située à un kilomètre de celle de Sainte-Macrine-du-Gué, où le service religieux a été transféré en 1678.

Il a été découvert, à la Sébrandière, en 1806, un bel anneau d'or romain, orné d'une intaille sur cornaline représentant un personnage, vu de trois quarts, en buste, qui était d'un excellent travail. C'était une œuvre du IIe siècle après Jésus-Christ. Une pareille découverte n'a rien d'extraordinaire, car des vestiges gallo-romains se voient sur divers points environnants, tels que Taire, Racodet, Nizeau, etc.

Lors de la construction-du chemin de fer on exhuma. de terre une hache de silex blanc poli qui, aujourd'hui, fait partie de ma collection.

<center;" >BENJAMIN FILLON.

(1) Sébrand Chabot, sr de Vouvent, mourut en août 1151. Il était fils de Thibaut 1er Chabot, sr de Sainte-Hermine, mort l'an 1100, et de Mirabilis, veuve de Raoul de Mauléon. Il épousa Agnès, dame de Rochecervière et de la Grève et eut pour enfants : 1° Thibaut II. seigneur de Vouvent; 2° Sébran. évêque de Limoges, mort en 1197, etc. Thibaut II, seigneur de Vouvent fut père de Thibaut III et d'Eustache Chabot. dame de Vouvent, morte en 1223, et mariée à Geoffroy de Lusignan.

(2) Annuaire de la Soc. d'Émulation de la Vendée, année 1873, pages 107 et suivantes.


Le prieuré de la Sébrandière.
(1183-XVIIe siècle.)

Thibaud III Chabot, chevalier, seigneur de Rocheservière et de la Grève, donnait, en 1183, à l'abbaye de Saint-Jean d'Orbestiers, son domaine de la Sébrandière (I), dans la paroisse du Gué-de-Velluire.

(I) On croit que la Sébrandière avait été mise en culture par l'aïeul de Thibaud, Sébrand Chabot, seigneur de Vouvant et de Mervent, qui avait laissé son nom à ce domaine.

Il mettait à sa donation les trois conditions suivantes.

Les religieux de Saint-Jean doivent s'engager:

  1. A l'associer, lui, sa femme et son fils Sébrand, à tous les bénéfices spirituels de l'abbaye;
  2. A célébrer à la Sébrandière, après sa mort, son anniversaire et celui des membres défunts de sa famille;
  3. A y construire, en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie, un oratoire, auquel seront attachés deux moines chargés d'y célébrer l'office divin.

En 1184, Guillaume Tempier, évêque de Poitiers, du consentement de Sébrand Chabot, évêque de Limoges et oncle de Thibaud, fit renouveler en sa présence cette même donation, en faveur d'Etienne abbé de Saint-Jean d'Orbestiers, et bénit l'emplacement où l'on allait construire la chapelle, près du marais Gargouillaud.

Au mois de mars 1258, un autre Thibaud Chabot, petit fils du fondateur du prieuré, fait au prieur l'abandon du bois de chauffage, que son aïeul s'était réservé.

Nous citons cette charte d'après une copie de 1451. C'est un monument curieux du langage bas-poitevin, au milieu du treizième siècle.

« Ge Thibaut Chabot, chevalier, sires de Chasteau Nou et dau Chasteau de Voluyre, foys assavoir à tous ceulx qui ceste présente chartre verront et orront, que cum je oguisse mon chaufage en trestouz les boys qui appartènent et appartenir povent et dèvent à la maison de la Sainbrandière, qui moet (qui meut) de l'abbaye de Monsieur sainct Jehan d'Orbestier, je foys assaver à tous, que le devant dit eschauffage, je, de ma pleine volunté, ay donné et lessé et quipté et octroyé pour le salut de l'arme (l'âme) de mon père et de touz mes ancestres, en pure et pardurable aumosne à Dieu et à Nostre-Dame saincte Marie, et à l'abbé et au convent de la devant dite abbaye de Monsieur sainct Jehan...
« Ce fut fait en l'an de l'Incarnation Ihésu Crist, mil CC cincquante et huyt, en moys de mars. »

Douze ans plus tard, le prieuré de la Sébrandière était possédé par un nommé Hugues Monéer. Atteint d'une maladie grave, Hugues fit, le 9 décembre 1270, son testament, par lequel il donnait à l'abbaye de Saint-Jean d'Orbestiers, une vigne située à Sainte-Soule en Aunis, avec ses bâtiments et son mobilier, plus ses meubles, immeubles et acquêts, à André, moine de la Sébrandière.

Voici, d'après une copie de 1454, la teneur de ce testament dans ses points principaux:

« En nom du Père, du Filz et du Sainct-Esprit, je Hugues, bourgeis de Marahant, filz de feu Aymeri Monéer de Niort, posez en l'einfermetez de mon corps, dispoze et ordonne mon testament en yceste manère.
« Je, Hugues dessus nommez..., pour le salut de mon âme et de mon père et de ma mère et de mes antécesseurs, qui trépassez sunt, done à Dieu et à Madame saincte Marie, à l'abbé et au convent de Monseigneur sainct Jehan d'Orbestier trestout mon truyl, lequel je conquis et édiffiay en Aunis, et est assis en la parroche Saincte-Sole.
« Et en considération des dons dessus nomméz, l'abbé et le convent... m'ont doné et octroyé et establi ung chapellain, qui chantera et célébrera à tous jours, en leur abbaye, la messe pour l'erme (l'âme) de moy, et pour tous mes amys deffuns...
« Et à la maison de Saynbrandère, en laquelle je ay longtemps conversé, et à frère André, moyne de Sainct-Jehan d'Orbestier, pour le bien et pour l'enour (l'honneur) qu'il m'a fait en ma santé et en ma maladie, done tous mes meubles et non meubles et toutes mes conquestes.
« Et afin que mes successeurs n'en puissent rappeler dès ores mays aux dons dessus nommez..., je Hugues... y appose mon propre seyau... en testimoine de vérité...
« Encores commant (commande) requier et pri que le teslament soit séellez de seya au prieur de Leçon (Lesson) et dau seyau au chapelain de Vis (Vix).
« Ycest testament fut fait le mardi emprès la Conception Nostre-Dame saincte Marie, l'an de l'Incarnation Ihésu Crist, mil deux cens soixante et diz. »

Hugues mourut peu après cette date. Son testament fut attaqué par ses neveux, et modifié par une charte du mois de juin suivant. Les héritiers gardèrent le vignoble et l'herbergement de Sainte-Soule, moyennant une rente annuelle de 12 livres, payable par moitié «à la feste Nostre-Dame saincte Marie, me aougst, et à Pâques seguans. »

Ce modeste établissement monastique n'eut pas la bonne fortune des petites gens. Son obscurité ne la protégea pas contre le vandalisme des huguenots. La chapelle fut ruinée par les calvinistes, et reconstruite en 1632.

Le prieuré survécut aux affreux ravages dont les guerres religieuses épouvantèrent le Bas-Poitou, et jusqu'au dix huitième siècle, l'abbé d'Orbestiers percevait encore un revenu de 600 livres sur le prieuré de Saint-Jean de la Sébrandiére.

On conservait jadis dans la chapelle Sainte-Marie du marais Gargouillaud une statue de la Vierge en pierre noire.
Chaque année, le jour du Vendredi-Saint, dit une pieuse légende, la Vierge-Mère pleurait en présence des fidèles.
On dit que sous François Ier, un délégué de l'évêque de Maillezais se présentait dans la chapelle, pour recueillir les larmes de la statue miraculeuse.

Repère géographique.png Repères géographiques

Communes limitrophes
Nord : Velluire
Est : Vix
Sud : L'Île-d'Elle
Ouest : La Taillée

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1820 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 875 1 027 855 1 157 1 231 1 255 1 280 1 252 1 209 1 186
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 204 1 167 1 065 1 048 1 008 942 938 906 880 857
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 795 688 616 621 601 610 595 574 523 449
Année 1982 1990 1999 2006 2008 2016 2021 - - -
Population 431 435 467 514 528 546 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE INSEE & 2008

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
MESCHIN 1792 - -  
BICHON 1793 - -  
SERRE 1794 - -  
Jean-Etienne GAIGNET 1796 - -  
Pierre ROY 1798 - -  
Benjamin JOUBERT 1799 - -  
Simon Pierre ROUGEOT - -  
Etienne BICHON 1802 - -  
CHARPENTIER 1804 - -  
Benjamin JOUBERT 1806 - -  
Louis Jean CHAUMONT 1808 - -  
Jean Baptiste PERREAU 1813 - -  
Jean FRETE 1815 - -  
Henri JACQUIER 1819 - -  
RICHARD 1830 - -  
François SAGOT 1835 - -  
François SAGOT 1837 - -  
OUVRARD 1839 - -  
Marc Gabriel DEVERTEUIL 1840 - -  
Jean André CARRE 1848 - -  
François RICHARD 1859 - -  
Jean Baptiste POUPIN 1860 - -  
Jean André CARRE 1876 - -  
François MÉCHIN 1886 - 1935 -  
Georges BOUCHONNEAU 1935 - 1955 -  
Louis GAIGNET 1955 - 1971 -  
Pierre POUPIN 1971 - 1977 -  
André FERRET 1977 - 2001 -  
Rosy HOCBON 2001 - 2008 -  
Joseph MARQUIS 2008 - (2014) -  
- - -  

Cf. [ MairesGenweb]

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Jean BOUHIER Début exercice: vers 1710, Fin exercice: vers 1737, Prestation de serment: nc 10 avril 1974 : suppression de l'office notarial du Gué-de-Velluire et attribution de ses minutes à l'étude de Chaillé-les-Marais
Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
François GEANT Début exercice: vers 1722, Fin exercice: vers 1736, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Augustin RICHARD Début exercice: vers 1772, Fin exercice: vers 1785, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Louis Gabriel ROCHER Début exercice: vers 1782, Fin exercice: vers 1792, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Sébastien CHARPENTIER Début exercice: vers 1789, Fin exercice: 14/05/1813, Prestation de serment: 13/07/1789 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Michel Joseph Arnaud Côme PICARD Début exercice: 18/01/1814, Fin exercice: 20/11/1816, Prestation de serment: 09/12/1813 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Henry JACQUIER Début exercice: vers 1817, Fin exercice: 03/10/1827, Prestation de serment: 04/09/1816 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Pierre Salomon RAITIG Début exercice: 04/11/1827, Fin exercice: 24/11/1835, Prestation de serment: 31/10/1827 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Pierre Laurent CORNUAU Début exercice: 01/12/1835, Fin exercice: 13/03/1845, Prestation de serment: 25/11/1835 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Eugène DRAHONNET Début exercice: 08/03/1846, Fin exercice: 18/04/1855, Prestation de serment: 03/02/1846 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Pierre Jean François HURTAUD Début exercice: 10/05/1855, Fin exercice: 07/12/1855, Prestation de serment: 18/09/1822 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Jean-Jacques-Victor RAISON Début exercice: 08/12/1855, Fin exercice: 03/03/1912, Prestation de serment: 07/12/1855 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Gustave François Marie Modeste MINEUR Début exercice: 26/03/1912, Fin exercice: vers 1954, Prestation de serment: 20/03/1912 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
Michel PAGEOT Début exercice: vers 1954, Fin exercice: 10/04/1974, Prestation de serment: 17/02/1954 Rattaché à Étude: Luc GROLLEAU (Chaillé-les-Marais)  
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Henry AUDIGÉ Début exercice: vers 1610, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Société Grangé-Bauruel-Nouzille-Mompert-Mittaud (étude n° 5)
Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
François ESGONNEAU Début exercice: vers 1610, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Thimoté DELESPÉE Début exercice: vers 1612, Fin exercice: vers 1618, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
François GROISSON Début exercice: vers 1617, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
François CHESSÉ Début exercice: vers 1617, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTEUD (Le Gué-de-Velluire)  
Pierre AUGIS Début exercice: vers 1618, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Morice COUTENCIN Début exercice: vers 1620, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Thomas SEGUINOT Début exercice: vers 1626, Fin exercice: vers 1644, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Martin GARNIER Début exercice: vers 1640, Fin exercice: vers 1680, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Jean GIRAUD Début exercice: vers 1671, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Samuel HURTAUD Début exercice: vers 1671, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Pierre POUGNET Début exercice: vers 1685, Fin exercice: vers 1698, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Jacques LUCAS Début exercice: vers 1690, Fin exercice: vers 1717, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
René RICHARD Début exercice: vers 1725, Fin exercice: vers 1738, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Jean BLANCHARD Début exercice: vers 1725, Fin exercice: vers 1726, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Pierre CARTERON Début exercice: vers 1725, Fin exercice: vers 1742, Prestation de serment: 14/02/1725 Rattaché à Étude: Pierre MITTEAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Jean MASSÉ Début exercice: vers 1726, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Jean-Baptiste CHAUMONT Début exercice: vers 1730, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTEUD (Le Gué-de-Velluire)  
Estienne BICHON Début exercice: vers 1731, Fin exercice: vers 1760, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
André GUILLET Début exercice: vers 1740, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Anthoine GUIGNET Début exercice: vers 1743, Fin exercice: vers 1752, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
François Louis Henry GEANT Début exercice: vers 1750, Fin exercice: nc, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
Pierre CARTERON Début exercice: vers 1756, Fin exercice: vers 1801, Prestation de serment: nc Rattaché à Étude: Pierre MITTAUD (Le Gué-de-Velluire)  
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Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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  • Mémoire en images - Le canton de Chaillé-les-Marais, éditions Alan SUTTON, 2004, 127 p.

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