83019 - Bormes-les-Mimosas

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Bormes-les-Mimosas
83019 - Blason - Bormes-les-Mimosas.png
Blason de Bormes-les-Mimosas
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 83 - Blason - Var.png    Var
Métropole -
Canton

Blason Collobrières-83043.png   83-07   Collobrières (Ancien canton)

Code INSEE 83019
Code postal 83230
Population 7982 habitants (2016)
Nom des habitants Borméens, Borméennes
Superficie 9732 hectares
Densité 82,01 hab./km²
Altitude Mini: 0 m
Point culminant 642 m
Coordonnées
géographiques
43.151667° / 6.343056° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
Bormes les mimosas.PNG
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

  • C'est dès le quatrième siècle avant l'ère chrétienne que commencent à s'implanter dans le secteur des peuplades venues de Ligurie, d'abord sur le littoral puis sur les hauteurs au cours du IXe siècle.
"Draille des Bredouilles", remparts du XIIe
  • Au XIIe siècle la région est dominée par les comtes de Provence et les vicomtes de Marseille auxquels est rattachée la seigneurie de Bormes. Le cœur du village et les remparts datent de cette époque. Au XIIIe siècle, le seigneur Roger de Fos fait ériger un château dont il subsiste des vestiges. Sa construction s'étale dans le temps.
Quatre autres dynasties seigneuriales vont suivre jusqu'à celle du seigneur de Covet.
Au XVIe siècle, le village s'agrandit avec une première construction hors remparts en 1577. Les habitants n'hésitent pas à construire des cuberts, passages couverts sous les maisons permettant de faciliter la circulation entre les différents étagements du village.
  • Aux siècles suivants l'économie locale est dominée par la production d'huile d'olive. Au XIXe siècle s'implante une bouchonnerie qui travaillera le liège jusqu'en 1945.
En 1913, Bormes est classée "station climatique" en raison de la douceur de son climat. Des jardins botaniques sont créés, des peintres fréquentent les lieux ou s'y installent.
  • L'issue de la seconde guerre mondiale est favorisée par le débarquement de Provence dans le secteur compris entre Ramatuelle et Saint-Raphaël, et la libération de Bormes a lieu le 17 août 1944.

Héraldique

Blason en pierre
Nouveau blason


Blasonnement :
« D'azur au lion d'or, lampassé, armé et vilené de gueules, couronné d'argent ».

Histoire :
Les armoiries originelles datent de 1697.
Un nouveau blason a été créé récemment, reprenant l'emblème du lion mais représentant également les autres atouts de la commune [1].

Toponymie

Le toponyme provient de "Borma", correspondant à "eaux jaillissantes" dans la langue celtique.
En provençal le village prend l'appellation de "Bormas".
Le 15 février 1968, Bormes prend le nom de Bormes-les-Mimosas, en raison des nombreuses espèces des mimosas (famille des acacias) fleurissant sur son territoire.

Histoire administrative

  • Département - 1801-2019 : Var
  • Arrondissement - 1801-2019 : Toulon
  • Canton - 1801-2015 : Collobrières --> 2015-2019 : La Crau
  • Commune - 1801-1968 : Bormes --> 1968- : Bormes-les-Mimosas

Résumé chronologique :

  • 1801-.... : Cton de , Arrt. de , Dép. de

Patrimoine.png Patrimoine

Château des seigneurs de Fos

Vestiges du château, terrasse
Photo B.ohland

C'est à 180 mètres d'altitude que le château médiéval est édifié en 1257, avec une tour carrée et un donjon rond, sous l'impulsion du seigneur Roger de Fos.
Sa construction se poursuit au fil des dynasties suivantes jusqu'au seigneur de Covet qui, en 1654, décide de s'installer en dehors des remparts.
Le château se transforme alors en couvent pour abriter les religieux Minimes.
En 1767, il est vendu aux enchères en tant que bien national, puis, une petite trentaine d'années plus tard, fait office de caserne.
En partie détérioré, il est cependant acquis par des particuliers au tout début du XXe siècle et inscrit aux Monuments historiques en 1931[2].

Chapelle Notre-Dame de Constance

Marches et portail d'entrée
Photo B.ohland
Chevet et clocher entourés de rochers
Photo B.ohland

L'élévation de cette chapelle est due à Constance de Provence, ou princesse Constance des Francs, fille supposée de Robert II, dit Robert le Pieux (972-1031), qui en fait la demande aux Chartreux de la Verne, religieux établis à Collobrières depuis 1170.
L'édifice est construit au XIIe siècle, dans un style roman, en pierres recouvertes d'enduit à la chaux et une toiture de type provençal. Il est inscrit aux Monuments historiques depuis 1926[3].
Pour accéder à cette chapelle, située à 324 mètres, il faut emprunter un chemin montagneux agrémenté de six oratoires. À proximité est aménagé un point d'observation permettant d'apprécier le panorama sur la mer et les îles d'Hyères.

Chapelle Saint-François-de-Paule

Façade de la chapelle

Cette chapelle en style roman provençal a été érigée en 1560 pour remercier saint François-de-Paule. Ce moine, de son vrai nom Francesco Martotillo, est né à Paule en Calabre en 1416, a fondé l'ordre mendiant des Minimes, a été canonisé par Léon X en mai 1519 et est mort à paris le 2 avril 1508. Vivant en ermite, avec des dons de guérisseurs, il fut accueilli par les Borméens en 1481 et les délivra de la peste. La chapelle de Bormes-les-Mimosas est la plus ancienne élevée en occident à la gloire de ce saint bienfaiteur.
Pendant la construction de l'église Saint-Trophyme, le culte s'est pratiqué dans la chapelle Saint-François-de-Paule. Elle a eu la chance d'échapper au vandalisme révolutionnaire. Le Borméen Maurice Courme l'a achetée mais ne l'a pas transformée en moulin, comme c'était souvent le cas. Il l' a rendue à la paroisse en 1827. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1963[4].
Le maître-autel est surmonté d'un retable en bois doré du XVIIIe siècle représentant saint François-de-Paule suppliant la Vierge. Un buste reliquaire en bois, datant du XVe siècle, représente saint Clair, patron de la cité borméenne. Les vitraux et l'oculus de la façade sont une œuvre contemporaine du maître-verrier J.B. Chartier et évoquent la vie du bienfaiteur calabrais.

À l'extérieur de la chapelle, une statue sur socle rend hommage à saint François-de-Paule.


Église Saint-Trophyme

Façade

Les premières mentions de la paroisse remontent au VIe siècle.
L'église actuelle date du quatrième quart du XVIIIe siècle. Son but était de remplacer l'église primitive du château, elle aussi dédiée à saint Trophyme, évêque d'Arles au Ve siècle.

Clocher et contreforts sur l'appentis

Construite dans un style roman provençal, elle est constituée de trois nefs. Dans six piliers sont intégrées des niches arrondies abritant des statues ou bustes reliquaires en bois peint ou doré. Lors d'une restauration de l'intérieur, en 1998, des fresques ont été mises au jour au niveau du chœur : elles représentent Dieu le père au-dessus de l'autel, et sur les côtés l'autel de la Vierge avec draperies et anges.
L'église est inscrite aux Monuments historiques depuis 1973[5].

À l'extérieur se remarque un cadran solaire, dont la devise latine se traduit par « De l'heure du jour à l'heure de Dieu »[6].


Moulins

Tour subsistante, place Saint-François
Ancien moulin à huile


Il y avait dans la commune borméenne huit moulins en tout.

- La moitié étaient des moulins à vent placés sur les hauteurs et produisaient de la farine de blé. Les bases des quatre tours demeurent, la mieux conservée étant celle de la Place Saint-François derrière la mairie.

- Les quatre autres étaient des moulins à sang situés plus bas dans le village et étaient destinées à la production d'huile d'olive. Un seul subsiste, au croisement de la Rue du Moulin et de la Rue des Contours. Il a été transformé en résidence privée.

Musée d'Art et d'Histoire

Plafond à caissons

Le musée a été créé en 1926 par l'artiste Emmanuel Charles Bénézit.
Il occupa d'abord une salle de la mairie puis fut transféré à l'emplacement actuel, dans une maison du XVIIe siècle.
Il a servi de maison commune et d'école de garçons.
Il a aussi fait office de tribunal quand le juge de paix de Collobrières y venait, ainsi que de prison. Son plafond particulier, en schiste du pays, a été refait à l'identique et consolidé en 1970 dans le but de créer un étage supérieur.

Repère géographique.png Repères géographiques

Village médiéval au soleil levant
Photo B.ohland

Située à 22 kilomètres à l'est de Hyères et à 34 kilomètres à l'ouest de Saint-Tropez, cette commune varoise s'étale entre le front de mer et le sud du massif des Maures.
Son ban communal comprend 82 % d'espaces boisés où fleurissent en février les mimosas qui ont fait sa renommée, et comporte 22 kilomètres de littoral.
La commune elle-même se partage en deux entités : le village médiéval qui s'étage sur le flanc de la colline, à l'entrée de la forêt du Dom, et les quartiers plus proches du front de mer, tels la Favière avec son port construit en 1969.
L'extrémité sud du territoire forme la pointe du cap Bénat, surmonté de la résidence présidentielle "Le fort de Brégançon".

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 400 1 424 1 428 1 403 1 559 1 730 1 718 1 893 2 019 2 002
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 2 107 2 178 2 027 2 126 2 229 2 292 2 161 2 059 2 070 2 106
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 2 699 1 567 1 628 1 887 1 864 1 609 1 861 2 486 2 965 3 093
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 3 839 5 083 6 324 7 051 7 548 7 982 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Personnalités liées à la commune

Stèle et buste d'Hippolyte Bouchard
  • Hippolyte BOUCHARD est né à Bormes-les-Mimosas le 15 janvier 1780.
Il entre dans la marine française et côtoie Bonaparte lors de la campagne d'Égypte. Il part ensuite en Haïti puis est nommé commandant de la flotte nationale argentine. Il œuvre pour l'indépendance de ce pays. Il commande aussi la frégate La Argentina lors d'un tour du monde et empêche le trafic d'esclaves ou met la piraterie en échec.
Il est assassiné à Nazca au Pérou le 4 janvier 1843 et inhumé au Panthéon naval de Buenos Aires.


Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
Louis MONTANARD 1835 - 1843 -  
François Victor VIGOUREL 1843 - 1843 Maire 3 mois  
François VIDAL 1843 - 1844 -  
Félix REYNAUD 1845 - 1845 -  
Germeuil BRUNET 1846 - 1846 -  
Toussaint HONORATY 1846 - 1847 -  
Toussaint BLANC 1847 - 1848 -  
Hippolyte REYNAUD 1848 - 1848 -  
Toussaint BLANC 1848 - 1849 -  
Arsène HONOTAY 1849 - 1854 -  
Toussaint BLANC 1854 - 1858 -  
Toussaint HONORATY 1858 - 1878 -  
Alexandre VIGOUREL 1878 - 1911
83019 - Bormes Mimosas Hommage Vigourel.JPG
Alexandre Vigourel est né en 1848 et décédé en 1911.
Il était l'ami de l'académicien Jean Aicard et l'a accueilli lors de la rédaction de son roman Maurin des Maures.
Outre son mandat de maire, A. Vigourel a été Conseiller général du var de 1879 à 1911.  
Léon CHOMMETON 1911 - 1944 -  
Paul VADEBOIN 1944 - 1947 -  
Georges AUDIBERT 1947 - 1965 -  
Henri DELON 1965 - 1989 -  
Michel LAMBOTIN 1989 - 1995 -  
Albert VATINET 1995 - 2014 Réélu en 2001 & 2008 [ Photo]  
François ARIZZI 2014 - (2020) -  
- - -  

Cfr: Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

83019 - Bormes Mimosas Liste Curés.JPG

La plaque ci-contre se trouve dans l'église Saint-Trophyme.
Les prêtres y sont qualifiés de « Pasteurs du Troupeau ».

Prénom(s) NOM Période Observations
A. BAUDE 1751-1780  
A. SENES 1780-1794  
A. JAUME 1794-1805  
F. BRIEUGNE 1805-1830  
F. TASTOUR 1830-1849  
L. PELISSIER 1849-1872  
J.B. CAPUCINI 1872-1874  
BARNERY 1874-1877  
A. REVEST 1877-1881  
MARTIN 1881-1884  
PLAUCHU 1884-1894  
POULIDON 1894-1898  
CARRAINE 1898-1899  
C. ROUVIER 1900-1910  
F. GIRAUD 1910-1943  
H. RICARD 1943-1951  
R. EHRET 1951-1966  
P. BACUZZI 1967-1970  
R. CARRET 1970-1990  
A. ADRIEN 1990-1994  
R. CARRET 1994-1995  
Didier HASCOËT 1995-2001 Ordonné en 1985. A exercé dix ans au diocèse de Versailles. Après Bormes-les-mimosas, a servi à Notre-dame-de-la-Mer. A été aumônier de prison, et aumônier des moniales de Bethléem au Thoronet. A effectué une marche spirituelle dans le désert du Sinaï. A écrit différents ouvrages dont Aiguilleurs du ciel ou Aimable comme une porte de prison.  
Guy CASSERON 2001-2006 Ordonné à Toulon en 1980. Curé de différentes petites paroisses. Curé de la cathédrale de Toulon pendant neuf ans. Actuellement curé archiprêtre de la cathédrale de Fréjus.  
F. LOPEZ 2006-2012  
Hernan DUCCI 2012-  

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts devant la mairie
Le nouveau monument aux morts


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h00 - 12h00 8h00 - 12h00 8h00 - 12h00 8h00 - 12h00 8h00 - 12h00 - -
Après-midi 13h30 - 17h00 13h30 - 17h00 13h30 - 17h00 13h30 - 17h00 13h30 - 17h00 - -
83019 - Bormes Mimosas Mairie.JPG

Mairie
Adresse : Place Saint-François - 83230 BORMES-LES-MIMOSAS

Tél : 04 94 05 34 50 - Fax : 04 94 05 34 51

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives communales: 1695 à nos jours

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Notes chronologiques pour servir à l'histoire de Bormes
  Petite histoire du fort et de la Seigneurie de Brégançon

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Référence.png Notes et références