79092 - Cahier de doléances - Clavé

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Extrait de Département des Deux-Sèvres: Cahier de doléances des sénéchaussées de Niort et de Saint-Maixent, et des communautés et corporations de Niort et Saint-Maixent pour les États généraux de 1789, Léonce Cathelineau , Imprimerie G.Clouzot - Niort , 1912 , 463p.


CLAVÉ

Dép. : Deux-Sèvres. — Arr. : Parthenay. — Cant. : Mazières-en-Gâtine.

Gén. : Poitiers. — Elect. : Saint-Maixent. — Dioc. : Poitiers.

Justice de la seigneurie de la Saisine.

Princip. cult. : Blé, bois.

Seigneur en 1750 : MM. de Viès et de la Sauvagère.

Seigneur en 1789 : Marie Legier de la Sauvagère, veuve de Pierre Sarizay, dame des fiefs de Vautebis, Chantecorps et Clavé.

Popul. en 1790 : 560 habitants.

Taille : 4.831 L 15 s (princip. : 2.369 L 15 s ; access. : 1.113 L ; capitat. : 1.349 L).


PROCÈS-VERBAL

Date : 1er mars 1789.

Président : Louis Barré, syndic.

Population : 90 feux.

Comparants : Louis Dupuy, François Chauvineau, Simon Dupuy, André Renault, Jean Morin, Jean Esnard, Etienne Legrand, François Bordage, Jacques Boinot, Jean Arouet, François Gaillard, et autres habitants.

Député : Jean Thabault.

Suivent 15 signatures.


CAHIER DE DOLÉANCES

Cahier de doléances pour la paroisse de Clavé.

Qui remontre qu'il serait à propos de demander que lesfrancs-fiefs soient supprimés, à cause que les droits sont exhorbitants et qu'on ruine le Tiers état, et les dix sols pour livre du contrôle soient aussi supprimés ; que les droits de lods et ventes soient réunis à la vingt-quatrième partie ; que les bénéfices des prieurés, évêques, archevêques et abbés soient sujets à l'impôt que le roi jugera à propos ; il serait à désirer pour la paroisse et le bien public que toutes les juridictions subalternes fussent supprimées et réunies aux sièges [royaux] ; que tous les biens ecclésiastiques et nobles généralement quelconques fussent sujets à toutes les impositions jusqu'au curé ; il serait à propos que toutes les foires qui sont dans les bourgs et paroisses dont les chemins sont impraticables, ce qui porte un grand préjudice à la marchandise et aux marchands, fussent renvoyées à Saint-Maixent, où il y a un très beau champ de foire, le plus beau de la province, auquel on y arrive de toutes parts à l'aide des grandes routes qui y arrivent ; que toutes les rentes seigneuriales, excepté les cens, puissent s'amortir au denier vingt-cinq ; et comme le principal produit de la paroisse ne consiste qu'en seigle et avoine, et attendu que la majeure partie du terrain ne consiste qu'en nappe d'eau, bocage et coutollage (1) ; il serait aussi à propos qu'il y eût un régiment de cavalerie à Saint-Maixent, ce qui ferait valoir les denrées des environs pour aider à payer les impôts royaux ; que les pauvres de la ville de Saint-Maixent et des environs nous écrasent journellement, ce qui n'arriverait pas si les grains de cette ville qui étaient donnés pour l'hôpital de Saint-Maixent, n'étaient pas transportés à l'hôpital de Niort, ce qui aurait servi à nourrir les pauvres ; elle observe enfin qu'il serait très à propos qu'on ôtat le droit d'entrée qui est onéreux par les différentes contestations qu'ils sont obligés d'avoir avec les commis ; nous demandons que tous les impôts soient réunis dans un [seul] et qu'il soit supporté par les trois États.

(1) Marais, bocage et coteaux.

(Suivent 15 signatures, celles de : L. Rarré, syndic ; Jean Thabault, député, etc.)