76484 - Oissel

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Oissel
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 76 - Blason - Seine-Maritime.png    Seine-Maritime
Métropole Rouen Normandie
Canton

Blason en attente.png   76-69   Saint-Étienne-du-Rouvray (Ancien canton)

Code INSEE 76484
Code postal 76350
Population 11 053 habitants (1999)
Nom des habitants Osseliens, Osseliennes
Superficie 2219 hectares
Densité 498 hab./km²
Altitude 2 m / 128 m
Point culminant
Coordonnées
géographiques
01°05'32" E / 49°20'33" N
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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HHistoire.pngistoire de la commune

Le Moyen Age connaît une île d’Oissel, dénommée aujourd’hui Sainte-Catherine. C’est de là que les Normands seraient partis pour leurs raids en vallée de Seine. L’origine du nom est sujet à débats. Vient-il du gaulois osca (enclos) ou uxello (élévation), du latin ocellus (petit œil) ou du scandinave oesel (grenier à foin) ; chaque terme peut se référer à la situation du lieu, en pente vers la forêt, ou à l’existence d’un poste de guet sur une des nombreuses îles qui parsèment la Seine. Établi en bord de Seine, au pied d’un plateau couvert de forêts riches en gibier, facile d’accès et cependant aisé à défendre, le site d’Oissel fut occupé dès la préhistoire. Gaulois et Romains y ont laissé des voies de communication et un temple, au lieu-dit la Mare du Puits, les Francs des sarcophages mérovingiens aux alentours de la mairie, les Normands y installèrent peut-être une forteresse d’où ils partaient pour leurs incursions vers Rouen et Paris. Des armes, des bijoux, des outils de ces époques ont été mis à jour.

En 1082, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, y réunit un concile de hauts dignitaires de l’Eglise et de barons anglo-normands pour régler un différend sur la peine de mort entre l’archevêque de Rouen et l’abbé de Saint-Wandrille, consacrant par là l’importance du lieu.

Fief royal, Richard Cœur de Lion y fit construire un rendez-vous de chasse où séjourna Philippe le Bel en 1312. Ce manoir, profondément modifié au cours des siècles, est aujourd’hui la Mairie.

En 1639, en Normandie, éclata la révolte des Va-nu-pieds contre les impôts et la famine. Oissel hébergea alors les troupes envoyées par le Roi. En 1649-1650, l’épidémie de peste dévasta la commune. Une nouvelle épidémie, le choléra, touchera le village en 1832 : 700 Osseliens en seront victimes, des dizaines en mourront.

Jusqu’au XVIIIe siècle, les habitants d’Oissel furent essentiellement des agriculteurs cultivant le blé, le pastel qui fournissait la couleur bleue pour les tissus, et la vigne cultivée du 3e au 17e siècles sur les coteaux entre le Quesnot et le hameau des Roches. Le vin d’Oissel semble avoir été apprécié si l’on en croit le fait qu’il bénéficiait des mêmes droits que le vin de Bordeaux.

En 1871, la ville fut occupée par les Prussiens qui incendièrent partiellement la mairie. 20% de la population adulte fut tuée lors de la guerre 14-18. De 1939 à 1944, Oissel fut de nouveau occupé par les Allemands. Nœud ferroviaire entre haute et basse Normandie et Paris, centre industriel réquisitionné par les occupants, la ville subit 43 bombardements alliés en cinq ans : 249 immeubles furent détruits, 1475 autres endommagés. Au cours de ces trois guerres, les habitants d’Oissel manifestèrent un esprit de résistance et de solidarité rare. Turgis pour 1871, Mongis pour 1914, Billoquet pour 39-45 sont des noms inscrits dans la mémoire osselienne.

Le savant Dambourney (1722-1795) introduit la culture de la garance pour obtenir la couleur rouge pour les étoffes. Quelques cardeurs et fileurs travaillent à façon la laine pour les fabriques installées à Rouen, Elbeuf ou Darnétal.

A l’angle des actuelles rues Déhais et Jean-Jacques-Rousseau se trouvent les bâtiments fortement endommagés de la Fabrique. Cette "manufacture des fils d’Oissel" qui fournissait la Manufacture royale des velours de Saint-Sever à Rouen, fut créée en 1776. On y travaillait la laine. Rachetée par l’industriel Sévène en 1796, son activité fut orientée vers le coton, arrivant des Etats-Unis, et mécanisée dès 1793. Sévène y installa les "jennies", machines à filer mécaniques d’origine anglaise. Puis, en 1818, il remplaça la force animale par une première machine à vapeur. D’autres usines s’installèrent : Plantrou, Dantan, Potel, Dehais...

En 1843, l’ouverture de la ligne de chemin de fer Rouen - Paris (en savoir plus) et, en 1846, de la gare d’Oissel, dynamise l’activité industrielle. En 1900, est construite la Cotonnière. Oissel est alors une place importante de l’industrie textile normande.

Pendant la guerre de 14, une poudrière fut installée pour la fabrication des explosifs. En 1917, le site est repris par une société de fabrication de colorants qui changea souvent de nom et de propriétaires : Francolor, Kuhlmann, PCUK, ICI-Francolor, aujourd’hui Crampton and Knowles, Toyo-France et Yorkshire.

Dans les années 60, il ne reste rien des grandes entreprises osseliennes. Plantrou est détruite pour réaliser la poste, Dantan devient le Cercle des Loisirs et l’Ecole de Musique et de Danse, la Cotonnière est occupée par la Quinoléine, entreprise de production de produits phyto-sanitaires, devenue Orgachim, tandis que s’implante Azolacq (Elf-Atochem). Suite aux restructurations des groupes internationaux des années 1980-1990, cette activité chimique qui occupa jusqu'à 3000 salariés est aujourd’hui fortement réduite. De nombreuses activités de services aux entreprises, notamment de transports lourds bénéficiant de la qualité et de la proximité des réseaux de communication desservant la ville (Seine, autoroutes A13, A29 et A28, chemin de fer et port de Rouen) tendent à les remplacer.

La forte industrialisation de la ville s’accompagna dès le XIXe siècle du développement des organisations ouvrières. Le puissant syndicat des industries textiles organisa de multiples actions pour la défense des salariés et l’obtention de droits minimums. Parallèlement, se mettent en place des caisses de secours mutuel telles la Saint-Martin.

Outre Dambourney, déjà cité, Oissel compte un autre inventeur d’importance en la personne de Raoul Grimoin Sanson (1860-1941). Collaborateur de Marey et Bertillon, il fonda le service anthropométrique de Bruxelles, déposa des brevets pour de nombreuses inventions dont un microphone compensateur, un procédé de blanchiment de la pâte à papier ou un masque à gaz. Il est surtout connu pour la construction du Cinéorama (le premier procédé d’écran large de l’histoire du cinéma. Son système utilise dix projecteurs synchronisés qui sont disposé au centre d’un grand écran circulaire) qui fonctionna lors de l’Exposition universelle de 1900. Contemporain des frères Lumière, il est considéré par certains historiens comme l’inventeur du projecteur de cinéma moderne à échappement. Il réalisa même un film dans son château des Roches " Le Comte de Griolet " racontant un épisode de la Révolution.

Source : site de la ville d'Oissel (voir Liens utiles)

Catastrophes et calamités

Épidémie de choléra de 1832

Le premier cas de choléra dans les départements normands fut signalé le 9 avril à Oissel. Trois jours plus tard est enregistré le premier décès.

Source : site de l'Amicale Généalogie

Épidémies de choléra de 1832, 1846, 1866 et de variole de 1870-71 à Oissel

M. Porel qui exerça la médecine à Oissel, pendant environ quarante ans, eut une assez rude épreuve à subir vers le milieu de sa carrière : l'épidémie cholérique, qui fit tant de victime en France en 1832, sévit cruellement à Oissel; beaucoup d'habitants en furent plus ou moins sérieusement atteints, et, malgré tout son dévouement , le zélé praticien ne put suffire à sa tâche. Sur les instances du maire, M. Vingtrinier, médecin des épidémies, envoya pour le seconder, un de ses élèves, le sieur Jean Potel, qui fut remplacé, quelques semaines après par le sieur Boudin, élève major.

L'épidémie dura six longs mois, bien douloureux pour les habitants, bien pénibles pour le médecin qui avait sacrifié tous ses intérêts, négligé tous ses malades du dehors pour se dévouer entièrement à ceux de la commune.

M. Porel soigna 700 cholériques (1), dont 424 furent reconnus indigents; le conseil municipal lui alloua pour les soins qu'il donna à ces derniers, 3 francs par individu : c'était la somme que le médecin avait lui-même fixée, et son peu d'importance prouve que son désintéressement était à la hauteur de son dévouement professionnel.

Au moment où M. Porel se flattait de pouvoir parvenir sans trouble jusqu'à la fin de sa carrière, il lui survint (1836) un concurrent en la personne du sieur Levasseur, officier de santé (2).

Quelques temps après le décès de M. Porel au commencement de 1845, deux nouveaux médecins arrivèrent presque simultanément à Oissel : l'un M. Dieppedalle, qui n'y resta pas plus de dix-huit mois; et l'autre, M. Vautier, qui se présenta sous les auspices du docteur Hellis, dont il avait été l'élève, et resta le seul concurrent à M. Levasseur.

Les deux confrères exercèrent simultanément pendant trente-quatre ans, rivalisèrent de zèle et de dévouement pendant les épidémies de choléra (3) et de variole qui vinrent affliger la commune à différentes reprises.

La variole fit aussi de grands ravages à Oissel; nous citerons notamment l'année 1870-71, où elle fit 62 victimes.


(1) Le chiffre de 700 cholériques, portés dans le rapport officiel, nous parait exagéré. Nous admettons très facilement que M. Porel ait soigné 700 malades, mais nous doutons fort qu'ils fussent tous cholérique.
La moyenne annuelle des décès n'a été dépassée, en 1832, que de 70, et il est très présumable que ce chiffre aurait été beaucoup plus élevé, si le choléra eut atteint réellement 700 personnes. On peut en juger par ce qui s'est passé à Oissel en 1849, 1856 et 1866.

(2) Le titre d'officier de santé fut créé par la loi du 19 ventôse an XI (10 mars 1803), qui avait réorganisé l'enseignement scientifique et fixé les conditions professionnelles de l'exercice de la médecine.

(3) Le choléra de 1849 dura 6 mois : on constata 204 cas et 99 décès; celui de 1856 dura 6 semaines, on constata 100 cas et 40 décès; et celui de 1866 dura 2 mois, on constata 50 cas et 30 décès.

Source : Oissel. Glanes, traditions, souvenirs, faits contemporains. Edouard Turgis, 1886. Réédition par la Société d’Histoire d’Oissel,1984. pages 413-416

Patrimoine.png Patrimoine

Malgré les destructions des guerres et la modernisation nécessaire, la ville d’Oissel a su conserver de nombreuses traces de son passé. C’est d’abord en centre ville l’urbanisation qui vit le jour autour des filatures. Il est ainsi possible de retrouver les lotissements ouvriers nés autour des usines, les maisons des contremaîtres, des ingénieurs et des industriels. Il reste aussi trace des fermes ; si deux seulement sont encore en activité, les autres ont souvent été transformées en logements.

L’église d’Oissel, dédiée à Saint Martin, fut fondée à l’époque mérovingienne. Mais le bâtiment fréquenté aujourd’hui par les fidèles ou par les passionnés de musique est une construction débutée au XVIe siècle, agrandie et achevée en 1871.

Vers 1250, le roi Louis IX (Saint-Louis) créa la Sergenterie d’Oissel en la paroisse de Saint-Martin en la vicomté de Rouen. Elle comprenait dès son origine la glèbe de la Franche Sergenterie de bois fieffés et héréditaire en la forêt du Rouvray, des fiefs tenus en perpétuel héritage de divers fiefs de haubert et du fief de La Chapelle Saint-Bonnet. Parmi les sergents de la garde du roi en la forêt du Rouvray, qui devaient rendre foi et hommage au roi, puis faire aveu de leurs avoirs, on trouve les noms de Hue Bécourt (aveu du 3 avril 1383 julien), Jehan Leprevost (aveu du 2 février 1419 julien), Guernet Lynant et Jacques Lynant, ce dernier vendant et transmettant à fin d’héritage l’ensemble de la Sergenterie le 23 mars 1480 julien à Jehan Vauquelin (aveu du 26 août 1484 julien), Jacques Vauquelin en hérita (aveu du 31 juillet 1515 julien). Puis se succède la longue lignée des Duhaze, avec Robin Duhaze qui en hérita par sa mère Anne Vauquelin (aveu du 1er juin 1532 julien), jusqu’à Antoine Duhaze (aveu du 30 septembre 1686), et Jean Thomas Duhaze. La Sergenterie fut supprimée vers 1764.

La Chapelle Saint-Bonnet, qui fit partie en tout temps du fief de la Sergenterie porta au fil du temps différents noms : Ferme de la Chapelle, Manoir de la Chapelle, Ferme à Dupont au début du XXe siècle. Elle a été acquise par les Papeteries de La Chapelle (aujourd'hui Otor) en 1929. Elle a été dotée d’un château d’époque relativement récente. Mais le miracle est que le colombier à pied et le puits à colonnes (bien que ce dernier fut déplacé à plusieurs reprises) sont parvenus jusqu’à nous en restant relativement intacts depuis le XVIe siècle.

  • Photos du manoir de La Chapelle.

Le château des Roches qui abrita Grimoin Sanson, est une belle construction du 19e siècle sur l‘emplacement d’un château datant de Louis XIII dont il ne reste que le logement du directeur du Centre de formation Jean-L’Herminier. Dans le parc, on voit une chapelle néo-classique, bâtie par Grimoin Sanson au début du siècle pour les besoins de son film.

Dans le parc municipal peuvent être découverts le château de la marquise de Frondeville, dit aussi de la Perreuse, bâtisse du XVIIIe siècle, le pavillon Dambray de style Louis XVI, et la ferme normande.

Au Cercle des Loisirs, dans l’ancienne filature Dantan, peuvent être vus la machine à vapeur qui actionnait les métiers, le four l’alimentant en vapeur et la dynamo produisant l’électricité. (Machine Sabrou - 1920)

Source : site de la ville d'Oissel (voir Liens utiles)

Repère géographique.png Repères géographiques

Vue générale de la ville de Oissel

Vue générale de la ville de Oissel

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 2 340 2 380 2 584 2 794 3 113 3 192 3 201 3 607 3 482 3 589
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 3 685 4 181 4 211 3 951 4 015 4 080 3 948 3 855 4 280 4 475
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 4 712 5 746 6 304 7 560 7 501 7 228 9 284 9 936 9 949 10 501
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - - -
Population 11 712 11 444 11 053 - - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : [Cassini], INSEE 2006, 2011 & 2014.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Oissel inondation 29 janvier 1910.jpg

Inondation du 29 janvier 1910

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Consulter la liste

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Michel Horcholle 1800 - 1807  
Jean Duteurtre 1807 - 1813  
Nicolas Boimard 1813 - 1816  
Amable Fosse 1816 - 1819  
Pierre-Nicolas Ruel 1819 - 1829  
Antoine Potel 1829 - 1839  
François Déhais 1839 - 1843  
Pierre Turgis 1843 - 1848  
Louis Ruel 1848 - 1860  
Antoine-Nicolas Potel 1860 - 1867  
Edouard Turgis 1867 - 1885  
Alexandre Potel 1885 - 1892  
Félix Déhais 1892 - 1907  
Gustave Dantan 1907 - 1908  
Désiré Fenot 1908 - 1912  
Eugène Plantrou 1912 - 1919  
Gustave Boimar 1919 - 1929  
Maurice Gautier 1929 - 1944  
Marcel Billard 1944 - 1970  
Adrien Corvaisier 1970 - 1977  
Pierre Toutain 1977 - 1982  
Thierry Foucaud 1982 - ...  

Source : Oissel sur le site Wikipédia (voir Liens utiles).

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les seigneurs et personnages ayant possédé des propriétés ou ayant résidé (1120 - 1793)

Année (vers) Prénom Nom Titres Commentaires
1120 Roland d'Oissel seigneur d'Aurelandois (ce fief est le fief Herlandois, plus tard nommé le fief Faucon, du nom de son propriétaire, sis en la paroisse d'Oissel (arr. de Rouen). Ce nom de "Au relandoia" vient, sans aucun doute, de Roland d'Oissel (1) Henri Ier, vers 1120, rend sa terre avec toutes ses prérogatives, à charge de fournir au duc de la paille pour son lit et une couette de dun, lorsqu'il viendrait à son manoir d'Oissel. Henri Ier accorda à ce seigneur, pour lui et pour ses héritiers, le privilège de tenir son fief "libère et quiele in civitatibus et castellit in bosco et piano, in aquie et molcndinis, et piscariit, et pamagiit, et pasturagiie , et herbagiis, et tanleiis in nundinis et forie". (Cartul. norm., u° 1er et p. 273.)


Il est question du manoir royal d'Oissel, ainsi que de l'obligation singulière du seigneur d'Oissel, dans le Coutumier des forêts de Normandie (forêt de Rouvrai.) Cf. Aveux au Roi, arch. de la S.-Inf. B. 204, Toussaint Duplessis, Detcript. géogr. et hitt. de la H. N'e , II, 671.


Rolland d'Oissel jouissait de l'église Saint Martin et des deux tiers de la dîme d'Oissel, comme d'un fief ; il donna le tout au Chapitre de l'Eglise de Rouen en présence de l'archevêque Robert Poulain au commencement de l'année 1208 , et en passa a&e au mois d'octobre de la même année (Archives de la cathédrale de Rouen).

11?? Robert de Lyvet - -
1204 Guillaume Roland d'Oissel - -
1251 Robert Roland - -
1251 Jean de Saint-Sanson - Epoux de Emmeline Roland
1251 Gaultier de Luzarches - Epoux de Marie de Saint-Sanson
1261 Robert Roland - Epoux d'Agnès Deschamps
1268 Richard de Saint-Sanson - -
 ???? Robert de Saint-Sanson - -
1280 Jean de Livet Chevalier -
1317 Alix Faucon Veuve de Jean Faucon Jean Faucon disputa à la famille Rolland le patronage de la cure de l'église Saint Martin d'Oissel ; à l'échiquier de la Saint Michel 1317 il y eut un arrêt en forme de concordat entre Alix, veuve de Jean Faucon et le chapitre de Rouen, par lequel il fut dit que le patronage de cette cure serait alternatif entre elle ou ses héritiers et le chapitre, pourvu que le Concordat fut ratifié par le roi. Le roi Philippe V le confirma au mois de décembre 1317 (Archives de la cathédrale de Rouen). Malgré cela il paraît que le chapitre n'a plus aucun droit au patronage de la cure ; du moins on l'avoue ainsi dans le Pouillé de Rouen de l'an 1738 et selon un Aveu du 30 Octobre 1686, ce patronage est alternatif entreje plein Fief de haubert d'Oissel et le fief Faucon (Archives de la Chambre des Comptes de Rouen). Selon un autre aveu du 1er février 1715 le fief Faucon, autrement appelé Herlandois, sis en la paroisse d'Oissel & aux environs, a droit de présenter à la cure d'Oissel alternativement avec les héritiers du Président du Hamel, représentant le Chapitre de N. D. de Rouen. ( ibid. ) (2)
1383 Hue Bécourt Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Epoux d'Ameline La Prévoste, dite La Forestière, aveu au roi du 3 avril 1383 (archives nationales, chambre des comptes, côte P277/I folio 119 Inv 119)
1383 Robin Faucon Ecuyer Aveu du 11 mai 1383 (archiv. nationales, reg. P. 307, n°. Ivi.)« confessa tenir du roy nostre sire sa terre d'Oissel par un VIIIe. de fief de haubert, dont le chef est assis en la vicomté de Rouen, en la dite parroisse d'Oissel et les parroisses d'illec environ, par lui faisant hommage, et par trouvant feure à l'usage de sa chambre, et coulle de dun (duvet) pour son lit, quant il viendra en sa maison d'Oissel, et feure pour sa boulellerle, et , quant il se partira de sa dite maison d'Oissel, le dit Robert doit ravoir et garder la dicte coulte. (3)


Robert Faucon à cause de son fief d'Oissel, doit fournir de l'estrain (paille) pour la chambre du Roy quand il vient chasser en Rouvray, et, qui plus est, de la couette de dun (du duvet pour son lit)(4)
1410 Guillaume de Montpoignant - -
1419 Jehan Leprévost Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 2 février 1419 (archiv.nationales,chambre des comptes,côte P277/2 folio 169 Inv 319)
1423 Robert Faucon Ecuyer -
1458 Guillaume de Bigars - -
1467 Guillard Noble homme, écuyer, sergent en la forêt de Rouvray -
1475 Colin de Gaugy Seigneur de la Roseraie, Chevallier d'honneur au Présidial de Rouen -
- Guernet Lynant Conseiller en Cour Laye, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet -
1480 Jacques Lynant Noble homme, écuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Vend et transmet à fin d'héritage ses propriétés à Jehan Vauquelin le 23 mars 1480 (Arch.dép.Seine Maritime, registres du tabellionage,année 1480/1481)
1484 Jehan Vauquelin Conseiller en Cour Laye, noble homme, escuyer, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 26 août 1484 (Arch.nationales, chambre des comptes,côte P277/3 folio 266 Inv 407). Epoux de Colette Letellier (1450-1503).
1500 Robert de Gaugy Escuyer Fils de Colin de Gaugy, époux de Catherine de Nollent
1504 Guillaume Abaro Seigneur du fief Faucon -
1515 Jacques Vauquelin PBRE, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 30 juillet 1515 (Arch.nationales,chambre des comptes,anciens hommages aux baillis de Rouen,,côte P280/1 folio 207 Inv 20)
1532 Robin Duhaze Procureur au Parlement de Rouen, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Héritier par sa mère Anne Vauquelin, aveu au roi du 1er juin 1532 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,aveux aux baillis de Rouen, côte IIB441,piéce n°72,ex-volume 205)
1540 Jean Despernon Sieur d'Oissel Député aux États-Généraux de Normandie par la noblesse en 1545
1545 Jean Lami Nommé vicomte de la Neuville et sénéchal d'Oissel -
1560 Guillaume Duhaze Procureur au Parlement de Rouen, sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet -
1570 Pierre d'Econtes Sieur de La Chapelle -
1598 Jacques de Gaugy Sieur de Fourneau et lieutenant-général des eaux et forêts du baillage de Rouen Fils de Robert de Gaugy, époux de Jeanne Jeanneton Primout (1540-1614), sa chambrière, dite "La pécheresse d'Oissel"
1605 Anthoine Duhaze (1574-1616) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Seul fils de Guillaume Duhaze, aveu au roi du 13 août 1605 (Arch.dép.Seine Maritime, chambre des comptes, aveux aux baillis de Rouen, côte IIB, piéce n°1 du n°446, ex-volume 210). Epoux de Jeanne De Gaugy (1575-1616)
1614 Jehan-Jacques de Brèvedent Sieur de Castellier et d'Oissel Epoux de Marguerite de Caradas
1614 Charles de Canouville Capitaine de cinquante hommes d'armes Epoux de Marye Gontier, dame du Castellier, et d'un fief assis en la paroisse d'Oyssel
1615 Nicolas Legentil Sieur de la Brosse -
1618 Barthélemy Sanadon Avocat en la cour du parlement de Normandie -
1619 Antoine de Gaugy Sieur de la Rosaye, écuyer verdier en la forêt de Rouvray Fils de Jacques de Gaugy, époux de Geneviève Deshaies
1623 Charles Maignard Noble homme Maistre, seigneur de Bernières, conseiller du Roy en son conseil d'Etat, président en sa cours du parlement de Normandie -
1628 Jacques de Tirmois Chevalier seigneur de Saint-Bonnet, conseiller du Roi en son parlement de Normandie -
1655 Robert de Brèvedent Ecuyer, seigneur et patron d'Oissel -
1659 Nicolas Touroulde Sieur d'Aptot, garde des sceaux de la chancellerie du palais à Rouen -
1663 Roger de Martinville Messire,chevalier marquis de Thionville, seigneur de Claville, Oyssel, Port-Saint-Ouen, seigneur des nobles fiefs Faucon et Montpoignant -
1670 Jean Pierre Lecamus Chevalier, seigneur de Saint-Bonnet et de La Chapelle -
1675 Pierre de Pagalde Ecuyer, sieur du Sivro -
1676 Robert de Nollent Messire, chevalier, seigneur de Maillot -
 ???? Louis de Brèvedent Ecuyer -
1678 Antoine Duhaze (1621-1685) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 5 septembre 1678 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,côte IIB441,piéce n°72,ex-volume 205).Epoux de Jeanne Caron (1635-1694).
1679 Léonor de Brèvedent Ecuyer, sieur d'Oissel -
1678 Antoine Duhaze (1655-1702) Sergent de la garde du roi en la forêt du Rouvray, propriétaire de la Sergenterie et de la Chapelle Saint Bonnet Aveu au roi du 30 septembre 1686 (Arch.dép.Seine Maritime,chambre des comptes,aveux au bailly de Rouen, côte IIB441,piéce n°74,ex-volume 205).Epoux de Marie Marguerite Dieppedalle (1660-1703).
1687 Jean-Baptiste de Pagalde Ecuyer, sieur de Pagalde -
1690 Louis Maignard Seigneur de Bautot, etc., et des fiefs de Saint-Laurent et de Livet assis en la paroisse d'Oissel, conseiller du Roy en son parlement de Normandie -
1690 François Alexandre de Cavrey Messire, escuyer, seigneur d'Asnières et Claville seigneur en partye et patron alternatif de la paroisse d'Oissel et autres lieux, conseiller du Roy en sa cour et parlement de Normandie -
1711 Nicolas de Masselay Sieur de la Mothe mestre de la verrie d'Oissel -
1713 Nicolas Leplaquois Prieur des marchands de Rouen, syndic de la chambre de commerce de Normandie, conseiller échevin de la ville de Rouen , ancien administrateur de l'hôpital, ancien juge consul -
1724 François Morin Ecuyer, seigneur, haut justicier de Tourville-la-Rivière et les authels sur le Port-Saint-Ouen, seigneur et patron des paroisses d'Oissel, saint-Etienne-du-Rouvray, seigneur des fiefs, terres et seigneuries de Livet, Saint-Laurent, Faucon, du Catellier, de Fécamp, de la Chevalerie, du Gravier, Belenclos et autres fiefs dont les chefs-mois sont assis dans les paroisses d'Oissel, Saint-Etienne et s'étendent en icelles et autres paroisses -
1736 Marquis de Saint-Pierre - -
1737 Deshommets Chevalier, seigneur de Guichainville, conseiller du Roy, maitre ordinaire, en sa cour des comptes, aydes et finances de Normandie -
1737 Jean-Baptiste-Martial Guillot Ecuyer, sieur de Fourmetot -
1738 Pierre Hély Ecuyer, conseiller du Roy, président trésorier de France au bureau des finances en la généralité de Rouen Epoux de Marie-Louise Lebaillif, ménager, fait l'acquisition des fiefs d'Oissel et prend les mêmes titres que François Morin, son vendeur
1738 Raoul de Tiremois Seigneur de Sacy, conseiller en la grande chambre du parlement de Normandie Epoux de noble dame Angélique de Motteville
1739 Guillaume Jourdain Ecuyer, conseiller du Roy, auditeur en la chambre des comptes, aydes et finances de Normandie -
1743 Édouard-Pierre Scolt Chevalier, seigneur de Rois -
1745 Charles-Adrien de Gonord - Epoux de Renée Touroulde d'Aptot
1748 David Lecouteux Ecuyer, secrétaire du Roy maison et couronne de France -
1748 Antoine Lecouteux Messire, écuyer, seigneur et patron de Canteleu, président de la cour des comptes, aydes et finances de Normandie -
1756 Abdon Victor Hély d'Oissel Chevalier conseiller du Roy en la cour et parlement de Normandie -
1761 Louis Alexandre Dambourney Secrétaire de l'académie de Rouen, savant distingué Il fit la première découverte à Oissel, en 1774, de cercueils en plâtre et en pierre, dans le terrain qui avoisine le Champs de foire et qui faisait alors partie de sa propriété.
1763 Aimé de Paul de Réneville Chevalier, seigneur, châtelain de Gouy, du Port-Saint-Ouen, etc., conseiller du Roy, maitre ordinaire en la cour des comptes, aydes et finances de Normandie, grand pannetier hérédital pour le Roi au duché de Normandie, franc juge en ses forêts, etc.. -
1764 Nicolas Midy Duperreux Ecuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France 176 -
1764 Aimé Laurent Thomas de Paul de Marbeuf Conseiller du Roy au parlement de Normandie, officier dans les armées royales, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis -
1780 Jean-Baptiste Duchesne Ecuyer, seigneur du Catelier, ancien capitaine des carabiniers, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis -
1786 Antoine Raoul Comte Lebègue de Germini, capitaine au. colonel général des dragons -
1793 Charles Henri Dambray - Né à Rouen en 1760, d'une famille dont plusieurs membres avaient été présidents à mortier au parlement de Normandie. M. Dambray fut, dès l'âge de 19 ans, avocat général à la cour des aides de Paris. Appelé, 10 ans plus tard, à remplir les mêmes fonctions près du parlement de la même ville, il fit preuve, dans deux causes célèbres, d'une rare éloquence et d'un immense talent.

Dès les premiers évènements de la Révolution, il se retira dans sa terre de Montigny et, à l'époque de la Terreur, Oissel lui ayant été assigné comme résidence, il y vint avec sa famille habiter une petite maison qui se trouve aujourd'hui (en 1886) en clavée dans la propriété de M. Édouard Turgis et qui a conservé le nom de pavillon Dambray. Lors de la restauration, M. Dambray fut nommé chancelier de France, garde des sceaux et président de la Chambre des pairs. Le chancelier Dambray fut un des plus beaux caractères de son époque ; il dut à sa sagesse, sa loyauté et sa haute impartialité l'affection ou au moins l'estime de ses pairs de tous les partis. Sur la fin de sa vie, il se retira dans sa terre de Montigny où il termina ses jours à l'âge de 69 ans (13 décembre 1829).

1793 Florimont Bachelet M. l'abbé Mort curé de Saint-Honoré, dont la famille habitait Oissel, passa les jours de la Terreur dans cette commune sans y être inquiété ; il fut rejoint dans sa retraite par le vénérable abbé Motte, mort curé de la métropole de Rouen.

Source : "De la vicomté de l'Eau de Rouen et de ses coutumes au XIIIe et au XIVe siècle" par Charles de Beaurepaire, 1856, imp. Herissey à Evreux, p. 35

Source :"Description géographique et historique de la Haute Normandie, divisé en deux parties : le pays de Caux et le Vexin" par Duplessis (Michel Toussaint Chrétien), Tome 2, 1740, à Paris chez Pierre-François Giffart, rue Saint Jacques, pages 671 et 672

Source : "Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie" 2e série, 6e volume, 16e volume de la collection, 1852, Derache à Paris, Didron à Paris, Hardel à Caen, Le Brument à Rouen, p. 273

Source : "Par-ci, par-là : études d'histoire et de moeurs normandes" par Georges Dubosc, Série 3, Éditeur : H. Defontaine (Rouen), Éditeur : Impr. du "Journal de Rouen" (Rouen), Date d'édition : 1922-1933, page 112"

Source : Bibliographie, référence 2.

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  Histoire d'Oissel

  • Oissel. Glanes, traditions, souvenirs, faits contemporains. Edouard Turgis, 1886. Réédition par la Société d’Histoire d’Oissel,1984.

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