74208 - Passy

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Passy
Blason Passy-74208.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 74 - Blason - Haute-Savoie.png    Haute-Savoie
Métropole
Canton Mont-Blanc (Canton 74 10)

Blason Saint-Gervais-les-Bains-74236.png   74-19   Saint-Gervais-les-Bains (Ancien canton)

Code INSEE 74208
Code postal 74190 et 74480
Population 11 560 habitants (2011)
Nom des habitants Les Passerands
Superficie 8003 hectares
Densité 144 hab./km²
Altitude Mini: 542 m
Point culminant 2880 m
Coordonnées
géographiques
45.924444° / 6.687222° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
74208 - Passy carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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Sommaire

HHistoire.pngistoire de la commune

Toponymie

Passy trouve son origine d'un ancien domaine gallo-romain ''Paciacum'', ''Passiacum''. Celle-ci est mentionnée dès le xie siècle sous le nom ''Paciaco'' ou ''Passiaco''. Durant les siècles suivants, on y trouve la forme ''Passier'' (en 1219), ''Passyez'' (en 1236) ou ''Cura de Passier'' (vers 1344).

Héraldique

D’or à trois pals d’azur.

Préhistoire

De 70 000 à 17 000 avant J.C, la commune de Passy est totalement sous la glace lors de l'ère glaciaire Wurm. Par conséquent, il n'y a pas de présence humaine sur le territoire.

Antiquité

Vers 700 avant J.C, le peuple des Ceutrons (peuple guerrier et indépendant) arrive à Passy et s'installe sur les hauteurs. À partir de 218 avant J.C, celui-ci est rejoint par les Allobroges, eux aussi indépendants, occupant les plaines. Mais, en 121 avant J.C, ces derniers perdent leur indépendance pour être intégrés à l'Empire romain. Les Ceutrons, quant à eux, intègrent le monde Romain d'occident, à partir de 19 avant J.C, sous l'empereur Auguste (né en 63 avant J.C et décédé en 14). La langue celtique est peu à peu remplacée par le latin.

Il a été retrouvé divers vestiges, datés probablement du Ier siècle, comme une petite agglomération rurale gallo-romaine avec un sanctuaire. D'autres datant du Ier siècle et IIe siècle ont été découverts au hameau des Outards : fûts de colonne, des chapiteaux, des céramiques ou encore de la monnaie. Des fouilles archéologiques ont ainsi permis d’apercevoir les plans d'un temple, mais aussi les trois inscriptions que l'on retrouve incrustées dans les murs de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul. Enfin, en altitude, on a trouvé également la borne de la Forclaz-du-Prarion, à la limite avec Saint-Gervais. En 2012, une campagne de fouilles menée au Petit Col d'Anterne (1 850 m) a permis de découvrir du quartz et des silex taillés, datant du néolithique, ainsi que des tranchants de haches aux hameaux de Bay et des Storts.

À partir d'environ 438, les Burgondes (peuple germanique) arrivent à Passy. Vers 455, l'Empire romain d'Occident s'affaiblit, par conséquent ces derniers tentent de prendre le pouvoir. Le dernier empereur romain d'Occident, Romulus Augustule (né en 460 et décédé en 527), abdique en 476 et cela marque la fin de l'Empire. C'est le début du Royaume des Burgondes, désormais appelé La Sapaudia (le pays des sapins).

Moyen Age

Au Ve siècle, Passy est occupé par les Burgondes et passe successivement aux mains des rois, jusqu'en 534. Puis, au VIe siècle, la commune revient aux Mérovingiens et est intégrée au Royaume de Bourgogne. À partir de 639 commence l'époque des ''rois fainéants'', ce qui affaiblit le Royaume des Mérovingiens et amène les maires du palais à prendre peu à peu le pouvoir, notamment le célèbre Pépin le Bref. Ce dernier se fit sacrer roi en 751. Passy revient donc aux mains des Carolingiens.

Du XIe au XIIIe siècle, Passy se trouve en Faucigny, appartenant aux sires de Faucigny, mais cependant suzeraine des comtes de Genève. De plus, certains endroits appartiennent aux comtes de Savoie.

On estime la construction du château de Charousse ou château de Pierre Brûlée, datant probablement du XIe siècle. N'existant plus aujourd'hui, celui-ci était installé sur un contrefort de la montagne de Varens, dont plusieurs seigneuries dépendaient, comme Dingy (possédant une maison forte), Chèdes (possédant la maison forte de Chedde) et La Frasse. Le nom de Charousse n'est mentionné qu'en 1225 alors que le château est attesté en 1250 selon le Régeste genevois.

Epoque contemporaine

En 1792, Passy est intégré avec tout le Duché de Savoie à la France, où commence une période d'occupation révolutionnaire puis napoléonienne. En 1815, le Duché est restitué aux Princes de Savoie. Enfin, en 1860, la Savoie est réintégrée à la France après un plébiscite organisé le 22 et 23 avril dans lequel 99,8 % des Savoyards répondent "oui" à la question "La Savoie veut-elle être réunie à la France ?".

A partir des années 1920, Passy et surtout le Plateau d'Assy est un lieu privilégié, grâce à son air pur et son exposition plein sud, pour la construction de plusieurs sanatoriums accueillant les malades atteints de la tuberculose. Le premier bâtiment ouvre ses portes en 1924 à Praz-Coutant. D'autres seront construits et dessinés par Henry Jacques le Même : le sanatorium du Roz des Fiz (en 1929), le Grand Hôtel du Mont-Blanc (en 1929), le sanatorium de Sancellemoz (en 1931), le sanatorium de Guébriant (en 1932) et le sanatorium de Martel-de-Janville (en 1937). Cependant, l'utilisation des antibiotiques et la diminution des maladies entraînent leur déclin et ceux-ci sont transformés en maisons de rééducation, de convalescence ou en centres de vacances. En avril 1970, le sanatorium du Roz des Fiz, accueillant des enfants, est touché par un glissement de terrain, catastrophe faisant partie des plus meurtrières de France au XXe siècle : 71 personnes dont 56 enfants y sont décédés.

Repères généalogiques

Localisation

Passy se trouve sur la rive droite de l'Arve. Cette commune fait partie des plus grandes de la Haute-Savoie avec une superficie de 8 003 ha. Elle s'étend des bords de l'Arve (542 m) aux sommets alentours de la chaîne de Fiz (2 804 m). On peut y trouver le Désert de Platé, relief emblématique de la commune, ainsi que la Réserve naturelle nationale. Autour de Passy se trouvent les communes de Chamonix, Domancy, Sallanches, Saint-Gervais-les-Bains, Les Houches, Servoz, Vallorcine, Six-Fer-à-Cheval, Arâches et Magland.

Climat

Passy possède un climat continental montagnard avec une certaine humidité. Les hivers sont froids et enneigés et les étés sont doux avec quelques périodes orageuses.

Voies de communication

La commune de Passy est desservie notamment par l'autoroute A40 (reliant Genève à Chamonix), appelée aussi ''Autoroute blanche'', grâce à la sortie n°21. Depuis l'automne 2013, la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc a mis en place un réseau de transport en commun à la demande : Facilibus. Mais aussi, on y trouve le réseau Lihsa (Ligne Interurbaine de Haute-Savoie) proposant des déplacements en bus, via des lignes spécifiques. Enfin, Chedde possède sa gare (gare de Chedde), située sur la ligne Saint-Gervais-les-Bains-le-Fayet - Vallorcine.

Villages et hameaux

Passy possédant une grande superficie (8 003 ha), le territoire a été découpé en divers villages et hameaux : Chef-lieu, Plateau-d'Assy, Chedde, Joux, Bay, Charousse, les Ruttets, Plain-Passy, Marlioz-l'Abbaye, la Frasse et les Plagnes.

Patrimoine.png Patrimoine

Églises

Église Saint-Pierre-Saint-Paul à Passy Chef-lieu


L'Église Saint-Pierre-Saint-Paul est une église romane mentionnée dans un acte de donation au Prieuré de Peillonnex de 1012. Elle a été reconstruite en 1486 et consacrée par Monseigneur François de Savoie. Entre 1680 et 1781, les habitants du Haut-Faucigny réalisent la reconstruction des églises médiévales en ruines. Ainsi, l'église de Passy est réédifiée dans un style baroque puis consacrée en 1701. Enfin, en 1869, le bâtiment fait l'objet d'une nouvelle rénovation modifiant l'aspect du clocher. Le chœur de l'église actuelle constitue le reste de l'église médiévale.

L'église contient des vestiges gallo-romains dédiés au dieu Mars. Ainsi, aux 17e siècle, ont été scellées sous le porche de l'église, des stèles gallo-romaines. Deux sont classées aux Monuments historiques depuis le 21 août 1905 et la troisième, venant de la maison Felisaz (Servoz), depuis le 2 décembre 1942. Enfin, deux autels en pierre ont été classés aux Monuments historiques depuis le 5 novembre 1912, mais ont été déclassés en octobre 1931.

La chaire à prêcher datant du 18e siècle est classée Monuments historiques depuis le 20 janvier 1936 [1]. Une statue en bois représentant Saint Jacques et une statue en bois représentant Saint Michel sont quant à elles classées depuis le 8 juin 1984. Enfin, le bénitier de 1716 est classé Monuments historiques depuis le 1er février 1952[2] et le buffet de l'orgue qui date du 18e siècle depuis le 20 janvier 1936[3].

Église Notre-Dame-de-Toute-Grâce au Plateau d'Assy

Entre 1926 et 1937, le Plateau d'Assy est réputé pour ses nombreux sanatoriums dont certains possèdent leur propre chapelle. Cependant, le hameau n'a pas d'église. C'est alors qu'en 1935, l’aumônier du sanatorium de Sancellemoz, Jean Devémy a l'idée de construire une église pour les malades ainsi que le personnel. L'ouvrage est confié à l'architecte Maurice Novarina. Les travaux débutent en 1938 et le gros œuvre sera achevé avant la déclaration de la guerre. En 1941, l'église est bénie et la crypte ouverte au culte. Les travaux de construction se dérouleront jusqu'en 1946 , ceux de décoration jusqu'en 1961. L'église a été consacrée en 1950. Celle-ci est classée aux Monuments historiques depuis le 11 juin 2004[4].

Les matériaux (épicéa de la toiture et pierre verte) sont locaux, les ardoises du toit proviennent des Ardennes, le bois du plafond à caisson est bourguignon.

Église avec une nef principale à quatre travées flanquées de deux bas-cotés. Le chœur est semi circulaire avec un déambulatoire où des vitraux de Marcelle Lecamp éclairent le chœur. La conque du chœur est décorée par une tapisserie de Jean LURCAT représentant "la femme et le dragon". L'autel du Saint Sacrement est orné d'une céramique, œuvre d'Henri Matisse. Les vitraux du mur Ouest sont de Georges Rouault. Les vitraux de la tribune sont de Jean Bazaine. Les vitraux des côtés sont de Marie Alain Couturier, Paul Berçot, Paul Bony, Adeline Hébert-Stevens, et Maurice Brianchon. Enfin, la mosaïque de la façade couvrant 152 m2 a été conçue par Fernand LÉGER.



Église Saint Joseph à Chedde

À la fin de la 1ère guerre mondiale (soit en 1918), une chapelle provisoire est aménagée dans un baraquement dépendant de l’usine de Chedde. Cependant, dans les années 1920 le village compte environ 1500 habitants, et à cette époque ils doivent se déplacer à l’église de Passy située à 30 minutes de marche. Ceci étant un frein à une pratique religieuse régulière, les Cheddois demandent leur propre Église. Enfin, en 1929, Chedde est élevée en paroisse sans pour autant posséder son lieu de culte. L'église est fondée par l'Abbé Berger en 1932 et bâtie par l'architecte Georges Benezech, sur un terrain offert par l'usine, pour la population qui travaillait à l'usine électrochimique installée à Chedde en 1896. La construction de l'église est financée par une aide publique ainsi qu'une des industriels (Alais, Froges et Camargue). L'édifice est consacré à saint Joseph (patron des travailleurs manuels) le 22 avril 1934 par l'évêque d'Annecy (Monseigneur Florent du Bois de la Villerabel). Le décor des six verrières a été confié à l'un des maîtres-verriers les plus représentatifs du courant Art déco : Raphaël Lardeur

Église Notre-Dame-des-Alpes au Fayet (Dite Église du Fayet)

L'église catholique Notre-Dame-des-Alpes a été construite de 1936 à 1938 puis consacrée le 26 juin 1938 par Monseigneur de La Villerabel. En 1929, l'évêque d'Annecy érige une paroisse regroupant Le Fayet, Les Plagnes et une partie de Domancy. Par conséquent, l'abbé Domenget décide d'y construire une église, en 1934, en confiant sa réalisation à l'architecte savoyard Maurice Novarina. Elle est devenue l’église paroissiale des Passerands des Plagnes en remplacement de celle de leur hameau (Église de Saint Donat aux Plagnes). Elle a servi de modèle pour l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau d'Assy. Celle-ci est située sur le territoire de Saint-Gervais-les-Bains mais elle est fortement rattachée à l’histoire et à la ville de Passy.

Église Saint-Donat au hameau Les Plagnes

L'Église Saint-Donat a été construite en 1760, par l'architecte savoyard Maurice Novarina, grâce aux dons du curé Claude David ainsi que des habitants des Plagnes et consacrée en 1761. Jusqu'au 18e siècle, les habitants des Plagnes étaient jusque là liés à l'Église de Passy, rive opposée de l'Arve. Malgré le fait que la rivière n'avait pas de lit stable, les Plagnards devaient quand même y passer pour se rendre au lieu de culte. Donc, en 1758, les habitants demandent leur séparation de la paroisse de Passy afin d'avoir une Église plus proche. C'est en 1761 que la paroisse des Plagnes apparaît. On pouvait y trouver un curé jusqu'en 1930, date à laquelle celui-ci s'installe dans l'Église de Notre-Dame-des-Alpes au Fayet. La façade est de style baroque. Vers 1980, la statue en terre de Saint-Donat a été volée, laissant la niche vide.

Temple protestant du Plateau d'Assy

Le temps protestant du Plateau d'Assy a été construit entre 1947 et 1949. Celui-ci est inauguré en 1950, même année que l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce, située dans le même village. Il possède une entrée sous porche ainsi qu'un clocher carré en pierre. Il est aujourd'hui fermé.

Presbytère de Passy Chef-lieu

Le presbytère de Passy Chef-lieu servait d'école communale en 1781.

Chapelles des hameaux

Chapelle de Bay

La Chapelle de Bay est dédiée à Saint-François-de-Sales, Saint-Symphorien, Saint-Félix et Saint-Grat. Sa construction de style baroque a été achevée en 1662. Cependant, en 1664, elle est détruite par un incendie mais reconstruite tout de suite. On peut y trouver une retable en bois doré polychrome, une toile représentant le Couronnement de la Vierge ainsi que de nombreuses statuettes. La Chapelle a été rénovée grâce aux financements des habitants de Bay. (photo de la Chapelle de Bay à gauche)

Chapelle-école de Maffrey

La chapelle a été construite en 1677 et réparée en 1826. Dans le même bâtiment, on trouvait l'école fondée en 1820 avec l'aide de la fondation Bosson, accueillant les enfants des alentours (du Perrey au Plateau d'Assy). Puis, à partir de 1934, les habitants du Plateau d'Assy ont leur école. L'entrée de l'école n'était pas la même que pour la chapelle. L'école est fermée en 1970.

Chapelle-école de La Motte

La chapelle a été édifiée en 1622. Celle-ci est dédiée à Saint Bernard de Menthon, Saint Clair et Saint Michel. Quant à l'école, elle date de 1820 et fondée grâce à la fondation Bosson. Elle accueillait les enfants du village de La motte.

Chapelle-école de Joux

La construction de la chapelle de Joux fut achevée vers 1649 et elle connut un incendie en 1664. Celle-ci était dédiée à Saint Roch et Sainte Agathe. La cloche date de 1653.

Châteaux

Château de Charousse

Le château de Charousse ou château de Pierre brûlée était un château fort, du XIe siècle, qui se trouvait sur la montagne de Varens. Plusieurs seigneuries en dépendaient : Dingy (avec la maison forte de Dingy) et Chedde (avec la maison forte de Chedde et La Frasse). Les Châtelains de Charousse (notamment Guillaume de Charousse) dépendaient du Comté de Genève jusqu'en 1250 et les droits seigneuriaux appartenaient probablement aux Comtes de Savoie. Au XIIIe siècle, les Comtes de Savoie tentent une alliance avec les seigneurs du Faucigny. Ainsi, en 1234, Pierre II de Savoie épouse Agnès de Faucigny. En 1259, ce dernier réclame ses droits sur la seigneurie et réussit à prendre le château. Mais, le Comte Rodolphe de Genève refuse de reconnaître l'hommage pour le château ce qui résulte d'un conflit entre les deux hommes jusqu'en 1260. Le château repasse alors aux mains des Comtes de Genève. Les habitants de la Vallée de Chamonix, révoltés contre le prieuré, y cherchaient refuge, notamment en 1289. Au XIVe siècle, le château n'a plus d'utilité stratégique. Cependant, il est mis en dot pour le mariage d'Agnès de Savoie et de Guillaume III de Genève, en 1297. Il retrouve une position stratégique à partir de 1330 avec la montée des tensions entre les Comtes de Genève et les Seigneurs du Faucigny. Aujourd'hui, il n'existe plus. Néanmoins, des débris de tour datant du XIIe ou XIIIe siècle ont été retrouvés.

Maisons fortes

Tour Dingy

La maison forte date du XIVe siècle. Les armes des De Bottellier (représentant trois bouteilles) sont gravées dans la pierre au-dessus d’une porte sur la façade. Le nom de la maison forte est une référence au fief de Menthon-Dingy (site des gorges et d’une commune vers Annecy). Suite à un mariage ou une transaction, en 1578, les De Bottolier apparaissent à la tour Dingy (très ancienne famille provenant de Sallanches et habitant à Servoz depuis le 13e siècle). On peut la retrouver jusqu’à la Révolution française sous les noms : Bouthillier, Debottolier. Cette famille possédait à Servoz, au XVIIe siècle, un petit château également dénommé Dingy, dont ne subsistent que des ruines. Cette famille s’est éteinte vers 1850.

Tour de Chedde

Elle a été édifiée au XVe ou XVIe siècle. Elle fut la dernière demeure de la famille de Montfort. Son dernier descendant (noble de Bieux), qui est devenu Comte de Flumet en 1681, la vendra en 1738 au Couvent des Ursulines de Sallanches. Ensuite, elle est vendue à la Révolution à un bourgeois de Sallanches.Puis en 1880, elle est cédée à une famille de cultivateurs. Aujourd’hui, elle est partiellement en restauration.

Tour de Boussaz

La tour de Boussaz, partiellement transformée en ferme, s' est délabrée au fil du temps. Elle a été déconstruite en 1994, laissant place à un bâtiment moderne.

Tour de Loisin

La tour de Loisin a aujourd'hui disparu. Sur les caves de celle-ci a été construit un bâtiment moderne.

Maison forte de La Frasse

En 1730, la maison forte, se trouvant dans le village de Chedde, était aux mains de la famille noble de Château Blanc. Ensuite, les Moines Cordeliers de Cluses récupérèrent la maison forte qu'ils vendirent en 1780 à un bourgeois de Sallanches et enfin à une famille de notables Passerands. Aujourd'hui, elle fait partie de l’exploitation agricole de la famille Soudan qui a transformé la maison en ferme.

Maison forte de Lucinges

Cette maison forte se trouve près de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul. Elle a été construite par la famille De Lucinge (branche cadette des Barons de Faucigny), car ces derniers cherchaient à s’installer à Charousse. En 1230, Turembert de Lucinge (descendant des sénéchaux de Faucigny-Lucinge), décède à Sallanches et désigne les prieurs de Peillonnex et de Chamonix comme exécuteurs testamentaires.

Maison forte de La Pérouse

La maison forte a été construite en forme de « U » et l’arrière du bâtiment a été fermé il y a environ 40 ans. La partie Est constituait la ferme et la partie Ouest le château. Celle-ci est citée à la fin du XIIIe siècle comme appartenant à Rodolphe Métral et à son neveu Amédée (premiers Métral de Chamonix). Ensuite, elle revient aux mains de la famille de Cornillon (originaire du bas-Chablais) qui la gardera jusqu’à la Révolution. Le bâtiment extérieur est resté le même.

Maison forte de La Ravoire

Dès le XVIe siècle, la maison forte de La Ravoire était utilisée comme lieu de repos pour les moines de Chamonix. À cet endroit se trouvait une exploitation agricole jusqu'à 1932. Puis, ce bâtiment a disparu suite à la construction du sanatorium de La Ravoire accueillant les malades de la tuberculose. Cependant, dans la partie Ouest, il reste toujours des traces des cuisines (épaisseur des murs).

Sanatoriums

Sanatorium de Praz coutant au Plateau d'Assy

Le sanatorium de Praz coutant est le 1er sanatorium construit pour les malades atteints de tuberculose. Dessiné par l'architecte Henry Jacques Le Même, le bâtiment ouvre ses portes en 1924. Celui-ci ne ressemble pas aux autres sanatoriums, car il se présente sous la forme d'un village avec des chalets. Quant à la chapelle, elle est dédiée à saint-François de Sales. Aujourd'hui, l'établissement est un centre de soins.

Sanatorium du Roc des Fiz au Plateau d'Assy

Le sanatorium du Roc des Fiz, dessiné lui aussi par Henry Jacques Le Même, a ouvert ses portes en 1929. On y accueillait les enfants. Le 5 avril 1970, un premier éboulement rocailleux s'est produit, sans conséquences. Cependant, dans la nuit du 15 au 16 avril 1970, un second éboulement de boue s'est produit faisant plusieurs victimes (71 personnes dont 56 enfants), devenant une des catastrophes les plus meurtrières de France au XXe siècle. Seulement 7 personnes ont survécu.

Sanatorium du Grand Hôtel du Mont-Blanc au Plateau d'Assy

Il a été construit en 1929 par Pierre Dupuy. Il est nommé Le Grand Hôtel du Mont Blanc jusqu'en 1939. C'est le plus grand des sanatoriums du Plateau d'Assy. En 1961, la chapelle a été remaniée par Henry Jacques Le Même.

Sanatorium de Sancellemoz au Plateau d'Assy

Ce sanatorium a été inauguré en 1931. C'est dans celui-ci que Marie Curie est décédée le 4 juillet 1934. Aujourd'hui, c'est un centre de rééducation.

Sanatorium de Martel de Janville au Plateau d'Assy

C'est le dernier sanatorium dessiné par Henry Jacques Le Même. En 1932, il est commandé par le Ministère de la Guerre suite à un don de la comtesse de Martel. Le bâtiment est inauguré 5 ans plus tard, en septembre 1937, après de nombreuses interruptions de chantier dûes à des difficultés financières et politiques. Il accueillait les officiers et les sous-officiers atteints de tuberculose. À la fin des années 1970 le sanatorium fut reconverti, ce qui le priva d’une partie de ses lits et inaugura une période de sous-utilisation du bâtiment. Ensuite, c'est devenu le « Centre médical Martel de Janville » qui accueillait des personnes âgées ou convalescentes. En mai 2006, toutes activités médicales ont été arrêtées pour des raisons techniques et d’éloignement. Il a été désaffecté jusqu'en 2013. Aujourd'hui ce sont des logements et le bâtiment a été repeint en orange comme à son origine dans les années 1930.

Sanatorium de Guébriant au Plateau d'Assy

Ce sanatorium, également dessiné par Henry Jacques Le Même, a ouvert ses portes en 1932 et accueillait les femmes. Aujourd'hui, c'est un centre de vacances.

Autres établissements de santé

Le Parassy, le Sanatorium de l'Aiguille d'Ayères, les hôtels de cure (Le Bellevue, Le Warens, Les Grands bois, Les Cimes, Les Edelweiss, La Villa Saint-Dominique, Le Belvédère), Le Brévent, Le Faucigny, L'Hermitage, Diana, Les Chênes, Les Charmettes.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance ou de décès de

Décès :

  • Jean-Paul Étienne DREYFUS, réalisateur sous le nom de Jean-Paul Le CHANOIS, né à Paris le 25 octobre 1909, décédé le 8 juillet 1985
  • Georges-Jean-Joseph GACON, acteur sous le nom de Georges GREY, né à Lyon (Rhône) le 19 janvier 1911, décédé le 2 avril 1954
  • Marie SKLODOWSKA (Marie CURIE), physicienne, 1ère femme prix Nobel, née à Varsovie (Pologne) le 7 novembre 1867, décédée le 4 juillet 1934

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 660 1 534 1 549 1 767 - 2 030 - 2 012 - 1 789
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 657 1 888 1 867 1 892 1 877 1 893 1 820 2 335 2 366 2 646
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 3 078 2 834 3 222 4 442 5 915 6 614 9 072 8 458 8 891 8 554
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 8 722 9 235 10 104 11 234 11 506 10 863 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2013.

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
- -  
- -  
- -  
- -  
- -  
- -  
Théophile VALLET 1945 - Mars 1971  
René RAFFORT DERUTTET 1959 - 1965 (1894 - 1975)  
- -  
René DAYVE Mars 1971 - Nov 1971  
Georges SEURRE Nov 1971 - Mars 1977  
Albert ALA Mars 1977 - Mars 1983  
Robert FOURNIER Mars 1983 - Juin 1995  
Gilbert PERRIN Juin 1995 - Mars 2001  
Yves TISSOT Mars 2001 - Mars 2008  
Gilles PETIT-JEAN GENAZ Mars 2008 - Mars 2014  
Patrick KOLLIBAY Mars 2014 - (2020)  
- -  

Cfr: Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Louis GIROD - 9/07/1855 Né à Cluses en 1795 et décédé à Passy. - Inhumé dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 9h-12h 9h-12h 9h-12h 9h-12h 9h-12h 9h-12h Fermée
Après-midi 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-16h Fermée Fermée
74208 - Passy Mairie.jpg

Mairie
Adresse : 1 Place de la Mairie - 74190 PASSY

Tél : 04 50 78 00 03 - Fax : 04 50 93 67 61

Courriel :

Site internet : http://www.ville-passy-mont-blanc.fr/

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr (mars 2013)

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Passy

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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