71267 - Lugny

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Lugny
Blason Lugny-71267.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 71 - Blason - Saône et Loire.png    Saône-et-Loire
Métropole -
Canton Blason en attente.png   71-26   Hurigny

Blason Lugny-71267.png   71-25   Lugny (Ancien canton)

Code INSEE 71267
Code postal 71260
Population 886 habitants (2016)
Nom des habitants Les Lugnisois
Superficie 1388 hectares
Densité 63,83 hab./km²
Altitude Mini: 201 m
Point culminant 420 m (La Grosse Roche)
Coordonnées
géographiques
46.473333° / 4.810278° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
71267 - Lugny carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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HHistoire.pngistoire de la commune

Toponymie

Les villages du Haut-Mâconnais d'après une carte de Guillaume Delisle datée de 1709.

Lugny tire son origine d'un mot provenant de l'époque romaine, créé à partir d'un gentilice dont le thème serait Luvinius et de la désinence acus caractérisant la propriété individuelle au temps de l'Empire romain. Un diplôme du roi Eudes de 894 et deux chartes de l'abbaye de Cluny (datées de 981 et 982) mentionnent une villa appelée Luviniacus.

Héraldique

La commune de Lugny a pour symbole le blason qui fut celui de ses seigneurs jusqu'à l'extinction de la branche aînée de la maison de Lugny à la fin du XVIe siècle.

Les armes de Lugny ont pour définition héraldique : « D'azur à trois quintefeuilles d'or accompagnées de sept billettes de même, trois en chef, une en cœur et trois en pointe, posées deux et un. »

Histoire administrative

Le garde-champêtre Jean Thurreau, photographié au hameau de Poupot en 1935.

La commune de Lugny, créée fin 1789, relève des circonscriptions administratives suivantes :

  • Département :
    • Saône-et-Loire, de la Révolution à nos jours.
  • Arrondissement :
    • district de Mâcon, de 1790 à 1795 ;
    • arrondissement de Mâcon de 1800 à nos jours.
  • Canton :
    • Lugny, de 1790 à 2015 ;
    • Hurigny, de 2015 à nos jours.
  • Commune :
    • Lugny, de la Révolution à nos jours.

1993 : fondation de la communauté de communes du Haut-Mâconnais (avec Lugny pour siège), regroupant sept communes : Bissy-la-Mâconnaise, Burgy, Chardonnay, Cruzille, Grevilly, Lugny et Saint-Gengoux-de-Scissé. A cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône (siège à Lugny).

Histoire viticole

Le vignoble de Lugny était déjà réputé au XVIIIe siècle, époque où les vins provenant des vignes de Saint Pierre, des Crêts et de la Grande Vigne étaient considérés comme « fins ». Après la destruction par le phylloxéra des cinq cents hectares de vignoble de la commune entre 1880 à 1887, la vigne, patiemment reconstituée à partir de 1883 à l’aide de porte-greffes américains, redevint progressivement la principale activité des Lugnisois. Quarante hectares de vigne avaient déjà été replantés fin 1890. En 1935, le vignoble de la commune ne comptait pas moins de deux cent cinquante hectares dont une trentaine en vignes nouvellement plantées ne produisant pas encore de vendange.

Le 26 septembre 1965, Lugny et sa cave coopérative, en présence d'André Delmas, secrétaire général de la préfecture de Saône-et-Loire, inauguraient leur caveau de dégustation, installé au sommet de la colline Saint-Pierre, dans une longue bâtisse aménagée dans le « plus pur style mâconnais ».

En 2012, dans l'objectif de monter dans la hiérarchie des vins de Bourgogne, les producteurs de l'aire du mâcon-lugny (environ 750 hectares répartis sur le territoire de sept communes du Haut-Mâconnais, parmi lesquelles, outre Lugny : Saint-Gengoux-de-Scissé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille...) ont créé un syndicat (le syndicat de défense et de promotion de l'appellation Lugny, ou SDPAL) ayant pour but d'obtenir de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) l'accès au rang d'appellation communale. L'aboutissement de ce projet ferait du « lugny » la sixième appellation communale du vignoble du Mâconnais (après le pouilly-fuissé, le pouilly-vinzelles, le pouilly-loché, le saint-véran et le viré-clessé, ce dernier créé en 1999) et la cent-unième de Bourgogne.

Histoire industrielle

La coopérative vinicole de Lugny, peu après sa construction au hameau de Collongette.

Lugny a pour particularité remarquable de posséder la plus importante coopérative vinicole de Bourgogne (la troisième de France par son importance).

Par la création d'une telle cave, il s’agissait de répondre à la mévente persistante engendrée par la surproduction qui frappait alors l’ensemble des vins français, depuis les vins de table et de consommation courante jusqu’aux vins fins (prix de la pièce de vin du Mâconnais en 1919 : 250 francs ; prix de cette même pièce en 1925 : 150 francs). Par la collecte en commun de la vendange, la vinification de l’ensemble des apports et la vente collective des vins et des « sous-produits », on désirait non seulement affranchir le vigneron de la tutelle des maisons de négoce mais aussi le décharger des contraintes liées à la fabrication, au stockage et à la vente du vin, l’objectif étant de le libérer d’une charge lourde nécessitant d’importants investissements et de l’inciter à une amélioration qualitative de sa vendange. Construire et équiper la cave coûta près de 800 000 francs qui furent financés à hauteur de 230 000 francs par les parts sociales souscrites par les vignerons et de 470 000 francs par l’État sous la forme d’un emprunt souscrit pour quinze ans à la Caisse nationale de Crédit agricole, le reste provenant d’une subvention de 80 000 francs allouée par le service du génie rural (ministère de l’Agriculture) et d’une subvention de 8 000 francs octroyée par le conseil général de Saône-et-Loire.

Construite en lisière du hameau de Collongette et entrée en service pour les vendanges de 1927, la coopérative vinicole de Lugny, deuxième cave coopérative fondée en Mâconnais, fruit d’efforts constants de la part de viticulteurs entreprenants et prévoyants, a sans cesse été agrandie et modernisée.

Dès sa création, la cave coopérative accepta l’adhésion des viticulteurs implantés sur le territoire des communes limitrophes de Lugny, à savoir ceux de Bissy-la-Mâconnaise, de Burgy, de Chardonnay (qui se retirèrent toutefois en 1928, après avoir construit leur propre cave), de Cruzille, de Grevilly, de Montbellet, de Péronne et de Saint-Gengoux-de-Scissé (même si cette commune disposait déjà de sa propre cave). En 1927, la cave coopérative regroupait ainsi cent seize coopérateurs. Trois ans plus tard, ils étaient cent quatre-vingts, cultivant deux cent cinquante hectares de vignes.

Par souci de qualité, on l'a toujours dotée d'un matériel des plus perfectionnés. Capable de stocker 8 000 hl de vin à sa création, elle atteignait une capacité de 24 000 hl à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Eugène Blanc, son président-fondateur, la dirigea de 1927 à 1959. Jumelée depuis 1966 avec celle de Saint-Gengoux-de-Scissé, elle a absorbé en 1994 la cave coopérative de Chardonnay. S'appuyant sur trois chais dédiés à la vinification et à l'élevage des vins, la cave coopérative de Lugny est aujourd’hui la plus importante de Bourgogne et l’une des trois premières de France en vins d'appellation d'origine contrôlée avec 1 366 hectares exploités par 232 exploitations réparties sur le territoire de vingt-sept communes (dont 1 180 plantés en chardonnay), une récolte de 93 231 hl et 5 700 000 bouteilles commercialisées (30 millions d'euros de chiffre d'affaires). La Cave de Lugny occupe ainsi, depuis plusieurs années, la première place au classement des producteurs de vin de Bourgogne (6 %). On y produit des vins blancs et rouges renommés. En ce qui concerne le vin blanc, le mâcon-lugny « Les Charmes », cuvée existant depuis le milieu des années soixante et tirant son nom du plateau du même nom, est le fleuron du groupement. On y produit aussi, depuis 1975, du crémant de Bourgogne, vin effervescent élaboré selon la méthode traditionnelle (un million de litres commercialisés chaque année).

Histoire religieuse

Une statue du XVIe siècle retirée de sa niche dans les années 90 : saint Denis, patron de Lugny (rue du Tacot).

Lugny est le siège de l'une des sept paroisses composant le doyenné du Mâconnais (doyenné relevant du diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse dont le curé est le père Bernard Blondaux (qui a succédé en 2014 au père Jean Bosset, qui avait été nommé à Lugny en 2002) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

En 1984, la cure a quitté le château de Lugny – où celle-ci se trouvait depuis les premières années du XXe siècle – pour s'installer au n° 56 de la rue du Pont, dans un bâtiment ayant abrité jusqu’au milieu du siècle dernier des religieuses garde-malades appartenant à la congrégation des sœurs de la Présentation de Marie de Châtel (religieuses qui, bénévolement, prodiguaient des soins aux malades de la commune).

D'un point de vue pastoral, Lugny fut le lieu d'une expérience sans équivalent : avoir vu naître et se développer une communauté mêlant prêtres et laïcs, fondée avant-guerre à l'initiative du père Joseph Robert (1898-1987), nommé curé-archiprêtre de Lugny en 1935. À cette communauté – qui ne disparut que dans les années 80 – appartinrent notamment les prêtres suivants (par ordre alphabétique) : Aimé Berkane (1911-1963), Honoré Berthillot (1913-1994), Jean Carimantran (1933-2015), Paul Clair (1914-1995), Georges Dufour (1924-2018), Paul Durix (1901-1987), Gabriel Duru (1923-1994), Pierre Fromageot (né en 1939), Jean Hermann (né en 1923), Robert Pléty (1921-2011) et Germain Signerat (1919-2005). Cette communauté pastorale donna lieu, notamment, à la création d'un service social rural (1940), d'une école (1943), d'une association dénommée « Les Foyers communautaires » (1946) et d'un centre d'organisation de pèlerinages (1950).

Jumelage

Le panneau fixé à Meckenheim pour rappeler le jumelage de la localité allemande avec la commune de Lugny, officiellement signé en 1980.

Depuis le 17 mai 1980, Lugny est officiellement jumelée avec Meckenheim, localité allemande de Rhénanie-Palatinat (verbandsgemeinde de Deidesheim, dans le landkreis de Bad Dürkheim) avec laquelle les échanges sont réguliers et chaleureux.

Ce jumelage a pour origine les contacts que nouèrent au milieu des années 1960 messieurs Paul Margarit et Otto Keller – respectivement maires de Lugny et de Meckenheim – dans le cadre de l’action que conduisait alors l’amicale Bourgogne-Rhénanie-Palatinat, association fondée en février 1957 – soit moins d'un an après le jumelage de Mâcon avec la ville de Neustadt an der Weinstraße – pour rapprocher les habitants des deux régions.

Découlèrent de ces contacts un certain nombre d'échanges organisés entre 1968 et 1979 – cinq en République fédérale d'Allemagne et deux en France – et, le 17 mai 1980, la signature d'une charte de jumelage, événement qui se déroula à Lugny en présence de messieurs Louis Cotessat et Walter Braun, maires des deux localités : « Les villes de Lugny et de Meckenheim décident de conclure un jumelage. Elles veulent par là consolider l'amitié franco-allemande, rapprocher les peuples par delà des frontières, échanger leurs connaissances, rapprocher les jeunes et mettre sur pied des échanges culturels. Les corps représentatifs et l'administration des deux villes s'engagent à conjuguer leurs efforts pour atteindre les objectifs de ce jumelage. »

Lugny figure ainsi parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère.

Patrimoine.png Patrimoine

Château de Lugny

Vue du château de Lugny au début du XXe siècle.

Du château de Lugny, il reste peu, celui-ci ayant été incendié par les Brigands dans la nuit du 27 au 28 juillet 1789 : « Une autre bande se réunie. On les invite de venir sous les hales se raffraichir, mais ils ne veulent point accepter qu'après avoir détruit le château. On les invite de n'en rien faire ; ils s'y refusent et menacent ceux qui s'y opposeraient ; ils vont eux-mèmes sonner la cloche, ensuitte s'introduisent dans le château, munis de barres de fer, de tridants, de fuzils, de pieux en bois. Il en arrive d'autres de toutes parts, qui courent également au château. Enfin ils cassent, ils brisent les portes, fenêtres et toix, cassent les meubles, les jettent par les fenêtres, ainsy que les papiers, et tout est au pillage. Les habitants du bourg, spectateurs de toutes ces horreurs et tremblant d'essuyer le même sort, les invitent et prient de ne pas mettre le feu, que les fourages leur sont utils pour la nourriture des bestiaux ; ils l'obtiennent d'une partie de ces brigands, qui vinrent boire ; ils s'empressent à les servir pour arrêter leurs brigandages, mais l'autre partie étant dans le château, mettent le feu dans une chambre des archives, et l'instant d'après on vit bientôt tout embrazé et détruit » (procès-verbal du comité de Lugny, 28 juillet 1789).

De l’imposant château des seigneurs de Lugny – prisé par les comtes de Montrevel, seigneurs de Lugny, qui l'utilsaient notamment comme relais de chasse – il ne reste que les deux tours rondes à trois étages traditionnellement datées du XIVe siècle et une partie des communs. Les bâtiments ayant échappé à l’incendie qui détruisit le château en 1789 correspondent pour l’essentiel à ceux de l’ancienne basse-cour de la demeure seigneuriale, raison pour laquelle ils forment un quadrilatère (subsistent, notamment, de belles écuries voûtées du XVIe siècle, auxquelles donne accès une porte à arc en anse de panier). Perdant leur vocation agricole après les désastres subis lors de la Révolution française, ces bâtiments abritèrent une filature de coton (première moitié du XIXe siècle). Un moulin y fonctionnait encore dans la seconde moitié du XIX{{e] siècle (sa roue était mise en mouvement par l'eau de la source des Eaux bleues). S'y installèrent, successivement, la brigade de gendarmerie de Lugny puis, vers 1910, le presbytère.

A chacune des deux tours d’entrée est accolé un étroit bâtiment. Ceux-ci, implantés perpendiculairement l’un à l’autre, sont couverts de hautes toitures à croupes en tuiles plates. La toiture du bâtiment accolé à la tour d’entrée du nord-est est percée dans la croupe d’une jolie lucarne dominant une tourelle circulaire dans œuvre amortissant l’angle entre le bâtiment et la tour.

Église Saint-Denis

Le "clocher-porche" de l'église Saint-Denis de Lugny. Photo J-P GALICHON

L’église de Lugny, construite entre 1824 et 1826 d'après des plans de l'architecte Roch fils de Mâcon là où s'élevait autrefois l'église romane construite au Moyen Âge, est, comme l'ancienne, placée sous le vocable de saint Denis, patron de Lugny, saint ayant donné son nom à l'un des quartiers du bourg.

Son clocher-porche abrite deux cloches qui furent fondues dans la première moitié du XIXe siècle par Joseph-Alexis Baudouin, fondeur installé à Mâcon. Sur la plus grosse des deux, qui pèse une tonne, figure l’inscription suivante (fidèlement reproduite) : « L’an 1825, sous le règne de Charles X, j’ai été bénite par Mr Etienne Bouilliard, curé de Lugny. J’ai eu pour parrain Mr Henry-Joseph Thugnot de Lanoye, chef d’escadron des armées du roy en retraite, chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis et de l’ordre royal de la Légion d’honneur et maire de Lugny, et pour marraine MAde Marie-Agnès Naipffet, épouse de Mr Baboud, capitaine d’infenterie en retraite. J.-A. Baudouin, Leneveux et Guillaume fondeurs. » La seconde, plus petite, a pour inscription : « J’ai été refondue au mois de juillet 1841 sous le règne de Louis-Philippe, roi des Français. J.-A. Baudouin fondeur. Commune de Lugny. »

Parmi les objets ayant été conservés de l’ancienne église romane figurent notamment le retable (classé Monument historique en 1903[1] ) intitulé « Le Christ et les Apôtres » de style flamboyant (1528). Il montre le Christ entouré des douze Apôtres, ceux-ci tenant un livre ouvert ou fermé – l’Evangile qu’ils annoncent – et leur emblème habituel ou l’instrument de leur martyre. Nommés et placés sous un dais de style flamboyant, les treize personnages représentés apparaissent dans l’ordre suivant : saint Thomas (appuyé peut-être sur la hampe d’une pique), saint Barthélemy tenant le couteau avec lequel il fut écorché vif, saint Mathieu avec une équerre, saint Jacques le Mineur avec une massue, saint André (appuyé peut-être sur sa croix), saint Pierre avec ses clefs, le Christ tenant le globe du monde, saint Jude avec un calice au-dessus duquel apparaît un petit animal fantastique représentant sans doute le démon, saint Paul avec son épée, saint Jacques le Majeur muni de son bâton de voyage et coiffé d’un bonnet arborant la coquille du pèlerin, saint Philippe (tenant probablement le bâton d’une croix), saint Simon tenant la scie avec laquelle il fut coupé en deux et saint Mathias tenant peut-être le manche de la hache qui servit à le décapiter. L’imagier qui a sculpté ce retable l’a signé de son monogramme sur la scie de saint Simon et l’a daté par deux fois, d’abord sur l’équerre de saint Mathieu puis sous le Christ.

Les fonts baptismaux paraissent remonter au XIVe siècle. Une Vierge à l'Enfant en bois du XVIIIe siècle est exposée dans la chapelle des fonts baptismaux.

Dans la chapelle du Saint-Sacrement trône une Vierge à l’Enfant en pierre polychrome de la fin du XVe siècle (inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1979 [2] ).

Sont également visibles dans les bas-côtés de l'église un tableau exécuté vers 1950 par l'artiste Michel Bouillot, intitulé « L'Annonce de la Parole en Mâconnais », et, du même artiste, une croix peinte inspirée du crucifix de Saint-Damien visible en la basilique Sainte-Claire d'Assise.

Dans l'avant-nef trône une plaque de marbre que le sculpteur Albert Libeau, futur chef de l'atelier de restauration des marbres du musée du Louvre, façonna à la demande de la paroisse pour rendre hommage aux Lugnisois morts au champ d'honneur au cours de la Première Guerre mondiale (plaque ornée d'une pietà, réalisée d'après un dessin de l'artiste Jacques-Gabriel Jeandet).

Le site Saint-Pierre et sa statue de l'apôtre

Détail de la statue de l'apôtre Pierre (classée MH) visible au sommet de la colline Saint-Pierre (esplanade Eugène Blanc).

Montant à Saint-Pierre, le promeneur, une fois parvenu à l'esplanade Eugène Blanc, jouira d’un panorama remarquable donnant sur le vignoble et, par-delà, sur la vallée de la Saône et les monts du Jura.

La statue de saint Pierre, datée du XVe siècle et classée aux Monuments historiques en 1928, que l'on peut voir dans sa niche au sommet de cette colline, est l’un des plus beaux fleurons de « l'imagerie » mâconnaise selon Gabriel Jeanton – qui la qualifia d'œuvre d’art « très remarquable [dépassant] l’art populaire courant » – est le dernier vestige d’une chapelle dont les ruines dominaient encore Lugny à la fin du XVIIIe siècle ; deux ermites, Jean Forêt (ou Fourré) et Pierre-Romain Commerçon, s’y succédèrent aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Cette sculpture en pierre constitue une œuvre d’art remarquable. De sa main gauche, saint Pierre tient le Livre, attribut ordinaire des apôtres rappelant la parole du Christ : « Allez enseigner toutes les nations. » ; sa main droite est quant à elle levée dans un geste d'enseignement. Sur les pages du livre figure une inscription aujourd’hui difficilement lisible : « Restauré par J. Fleurii Tropenat de Lion en (illisible) sous le règne de notre bon roi Louis XVIII le Désiré ».

Le pavillon de vignes de Macheron

En lisière du célèbre plateau des Charmes couvert de vignes et en contrebas de la route de La Garenne (autrefois dénommée « route de Saint-Oyen à Lugny »), presque à l'aplomb de la grotte de Macheron – grotte qui fut fouillée en 1919 puis, de nouveau, au milieu des années 1950 – et à deux pas de la Bourbonne, non loin du moulin Vallerot, s’élève un type d’édifice relativement rare : un « pavillon de vigne » qui, construit au XVIIIe siècle, est remarquable par la ravissante toiture dont il est coiffé : un dôme surmonté d’un bel épi de faîtage.

L'édifice, restauré au début des années 2000, est réputé avoir été un ancien « pavillon de vignes » qui aurait été bâti avant la Révolution française par un propriétaire terrien soucieux de valoriser son domaine ou, tout au moins, de « s’en rapprocher » pour mieux le surveiller. Un examen attentif du bâtiment révèle le soin avec lequel il fut édifié : utilisation de matériaux de qualité, linteaux sculptés, présence d’une cheminée, fenêtre percée au nord en direction des vignes, etc.

Au début du siècle dernier, ce pavillon possédait encore une partie du mobilier que son propriétaire, à une date inconnue, avait fait fabriquer spécialement pour lui, à savoir une imposante table au plateau circulaire et plusieurs bancs dont la forme courbe était adaptée au volume intérieur du pavillon.

Chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Fissy

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Fissy, peu après l'achèvement de sa restauration (2013).

Au hameau de Fissy, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, citée pour la première fois en l'an 1119 en tant qu'église dépendant de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus dans une bulle du pape Callixte II, domine les maisons et les vignes sur son assise rocheuse, en harmonie avec le site et le bâti du hameau.

En dépit de remaniements, a conservé l’esprit et les volumes du roman primitif. La clef de la voûte séparant la nef du chœur rappelle la réparation dont l’édifice fut l’objet au début des années 1820 : y est gravée de part et d’autre d'une croix l’inscription latine « Sit nomen domini benedictum » signifiant : « Soit bénit le nom du Seigneur ».

Le clocher, construit en 1823 en lieu et place d'un campanier et coiffé d'une toiture recouverte de tuiles vernissées avec croix de tuiles dorées sur fond noir-violet, renferme une cloche sur laquelle figure une inscription indiquant qu’elle a été fondue en 1871 par « Burdin aîné, fondeur à Lyon », Jacques Brun et Joseph-Adolphe Meunier étant respectivement curé et maire de Lugny.

Entièrement restaurée de 2009 à 2013 par la commune de Lugny avec le soutien de l'association Lugny Patrimoine, elle est désormais ouverte au public chaque week-end de 10 h 00 à 18 h 00.

Ancienne gare du Tacot

Rue du Tacot est visible l'ancienne gare de Lugny, vestige de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville qui, il y a un siècle, desservait une partie des villages du Haut-Mâconnais. Inaugurée le dimanche 11 novembre 1900, cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années trente (en 1931 pour le transport des passagers, en 1935 pour le transport des marchandises), effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Venant de Bissy-la-Mâconnaise, il parvenait à Lugny en contournant la montagne du Château ; il empruntait la route des Eaux Bleues jusque devant l’église où il marquait un arrêt avant de s’engager dans la rue de l’Abreuvoir et l’actuelle rue du Tacot pour finalement arriver en gare, au pied de la colline du Tarillot. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou bien encore de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois wagons de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Lors du démantèlement de la ligne, les rails, dit-on, furent envoyés sur la frontière où, fichés dans le sol, ils servirent à la réalisation des tronçons d’obstacles antichars de la ligne Maginot. La gare, ses dépendances et les terrains attenants furent quant à eux rachetés par la commune en septembre 1940.

« Je faisais les voyages entre Lugny et Mâcon à bord du Tacot, surnom affectueusement donné à ce sympathique petit train qui, jusqu’à sa disparition au milieu des années trente, relia Fleurville à Mâcon en desservant bon nombre de villages du Mâconnais. Ce train ne brillait toutefois pas par son confort. L’odeur de charbon me donnait la nausée et je préférais être au grand air, en me tenant sur la plate-forme d’extrémité du wagon. À l’intérieur de ces wagons, un détail a plus particulièrement retenu mon attention : ces bouillottes ayant la forme de longues boîtes métalliques plates remplies d’eau chaude placées au pied des sièges et sensées réchauffer les passagers. » a raconté une habitante de Lugny qui, après avoir obtenu son certificat d’études primaires, poursuivit ses études à Mâcon.

Site naturel classé de La Boucherette

La Boucherette est un site naturel protégé d’une centaine d’hectares que gère la direction régionale de l’Environnement de Bourgogne. Longtemps pâturage communal après avoir été plantée en vigne jusqu’à l’apparition du phylloxéra dans les années 1880, la Boucherette, implantée sur le versant sud du bois de Charvenson et à laquelle on accède à partir de la route de Sagy, a été aménagée suite à son classement en zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique.

Ce site remarquable est caractérisé par une végétation réclamant des conditions chaudes et sèches, ainsi qu’un sous-sol calcaire : chênaie pubescente, lande à buis et pelouse calcaire sèche (ou « teppe »). On y trouve une ancienne « lavière » – d’où l’on extrayait autrefois ces pierres plates utilisées pour couvrir certaines toitures – ainsi qu’une carrière qui, ouverte au milieu du XVIIIe siècle, servit notamment dans les années vingt à la construction des bâtiments de la cave coopérative de Lugny.

Le site de la Boucherette se découvre depuis juin 2000 en empruntant un sentier nature et découverte balisé qui, réservé aux piétons, a été équipé de panneaux permettant la découverte d'une faune et d'une flore remarquables. En plus du lézard vert, de la mante religieuse et de très nombreux oiseaux, une douzaine d'orchidées et une cinquantaine d'espèces d'arbres y ont été recensées. Si la mante religieuse a été choisie comme symbole du site, on y trouve un insecte plus inattendu : la cigale. La Boucherette constituait encore il y a quelques années, avant l’accélération du réchauffement climatique, la limite nord de l’aire de répartition de la petite cigale montagnarde. On y voit désormais la cigale commune.

Hêtre pourpre labellisé « Arbre remarquable de France »

Le hêtre pourpre bicentenaire labellisé "Arbre remarquable de France".

Le 21 juin 2018, le label « Arbre remarquable de France » a été attribué par l’association A.R.B.R.E.S à un arbre bicentenaire de Lugny jugé particulièrement digne d’intérêt : uu hêtre pourpre poussant à proximité des tours d’entrée de l’ancien château, à l’intérieur du parc Monseigneur Joseph Robert.

Cet arbre consiste en un Fagus sylvatica f. purpurea haut de 30 mètres et dont le tronc a 3,82 mètres de circonférence, qui est en parfait état, très équilibré, et forme un ensemble paysager remarquable avec l’une des tours d’entrée du château et le clocher de l’église Saint-Denis, éléments aux volumes similaires.

Seuls quatre arbres jugés exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore les légendes qui y sont attachées ont, à ce jour, été labellisés « Arbre remarque de France » par l’association A.R.B.R.E.S. en Saône-et-Loire. Outre le hêtre pourpre de Lugny (qui fut le 570e arbre ainsi labellisé au niveau national), il s’agit : d’un orme implanté sur le territoire de la commune de Martailly-lès-Brancion (labellisé en 2000), des douglas de la Roche Guillaume à La Petite-Verrière (2007) et du chêne pédonculé poussant au bas du parc du château de Saint-Germain-lès-Buxy (2011).

Repère géographique.png Repères géographiques

Vue aérienne du bourg de Lugny (été 2004).
Le bas de la rue de Saint-Pierre, peint par l'artiste lugnisois Jacques-Gabriel Jeandet en 1931.

Lugny, village viticole implanté au cœur du vignoble du Mâconnais, est la petite capitale du Haut-Mâconnais.

Lugny a pour communes limitrophes :

  • Cruzille ;
  • Grevilly ;
  • Chardonnay ;
  • Uchizy ;
  • Bissy-la-Mâconnaise ;
  • Montbellet ;
  • Saint-Gengoux-de-Scissé ;
  • Péronne ;
  • Burgy.

Hameaux

À l’exception de Macheron, isolé sur son plateau, et des quartiers contigus au bourg de Lugny (les quartiers de Saint-Pierre, du Terillot et de Saint-Denis), les quatre hameaux du village que sont Poupot, Vermillat, Collongette et Fissy s’alignent le long de la départementale n° 56 en direction de Tournus. Particulièrement peuplés, ces hameaux présentent la particularité de rassembler, au moins depuis le siècle dernier, plus de la moitié de la population de la commune.

Écarts

Lugny possède deux écarts :

  • Le Grand-Bois ;
  • Le Bouchet.

Anciens moulins

Plusieurs anciens moulins, relativement isolés, sont aujourd'hui encore habités, à savoir

  • sur l'Ail, ruisseau prenant sa source à Cruzille : le moulin de l’Étang et le moulin Pernin ;
  • sur la Bourbonne[3], rivière prenant sa source à Lugny, au pied de la montagne du Château : le moulin Burdeau (qui fut le dernier à être utilisé), le moulin Vallerot et le moulin Chevalier (ancien moulin Guillet).

Lieux-dits

Les désignations de lieux-dits figurant sur les deux premiers plans cadastraux (dressés l'un en 1809 et l'autre en 1839) remontent à toutes les époques de l'histoire.

Elles sont tirées, le plus souvent :

  • de la situation des terres : À l'Abime. Sur la Baisse, À la Baratonne, Le Bas de Brinchamp, En Beauregard, Le Bois Barrot, Le Bois du Devant, Près le Bouchet, Le Carruge du Russon, Sur la Chapelle, Chavonnot, Sur la Cocque, Sur les Combes, Sur la Croix de Bois, Cul-Plain, Derrière Charvanson, Le Devant, Entre Deux Biefs, Sous le Fiez, Au Grand Chemin, Sur la Grange, Sur Laveau, Sous la Plante, Au Rebas, La Reculée, Sous Saint-Pierre, Sous le Chemin communal, Les Jeunes Taillis, Sous la Grande Roche, Sur les Teppes, le Turreau de la Roue, la Vigne Derrière, les Vignes du Cul ;
  • de leurs dimensions : Le Grand Champ, La Grande Coupe, La Grande Plante, Le Grand Quartier, Le Grand Taillis, Aux Grandes Terres, Longerau, Prés Lion, Petites Teppes, Au Tarey, Le Tarillot ;
  • de l'aspect ou de la configuration du terrain : À la Baisse, À la Bosse, Aux Combes, À la Corne Blanche, Aux Crets, Aux Creux de Chassaigne, Le Creux à la Reine, Le Creux Noyers, Cul-Plain, À l'Epinglier, L'Esse, Le Parterre, Le Pertuis du Mont, À la Platière, Au Pontagu ;
  • à la nature du sol : Le Bois des Sablières, Les Boulets, Au Bourbillon, La Mouille, Aux Murgiers, La Perrière, Taillis de la Pérale ;
  • de son degré de fertilité : Aux Bennes, Les Condemines, En Raraz, La Taupière ;
  • de sa culture, de sa végétation, de son emplantement : Aux Arbrelins, Les Beluses, En Blotte, La Boucherette, Les Brosses Turreaux, Le Brûlé, À la Bruyère, Aux Champs, En La Chardonnière, Les Charmes, Aux Châtaigneraies, Aux Chènevières, En Crépigny, Au Creux de Chassagne, Aux Creux de Chassaigne, Au Creux Noyers, Aux Crux, Aux Essards, L'Essard Martin, L'Essard Pâquier, Aux Etroubles, La Fa, La Friche du Fiez, Les Genièvres, La Jonchère, En Mépilly, Les Nièvres, À la Plante, Les Plantes, La Prairie, Pré du Lin, Prés Pommiers, En Sauly, Le Sorbier, Les Souchots, Au Surot, Aux Teppes, Aux Terres, Sur les Tillets, Tronches Communales, À la Verchère, À la Verne, Aux Vessaules ;
  • de l'écoulement des eaux : Le Carruge du Russon, Le Chariot, Ez Chanots, Pré de l'Étang.

Beaucoup ont comme qualificatifs des noms d'hommes (Au Champ Fouillot, Au Champ Layet, Au Champ Martin, Champ Vallier, Aux Chapuis, Chez Colas, Derrière chez Lucquet, Sur chez Hugon, Les Crets Carterot, L'Essard Martin, L'Essard Pâquier, En Margrand, Pré Chapeau, Pré Guerry, Les Prés Rachassin, Les Prés Vallerot, Le Quart Martin, Sur Renaud, En Simonin, les Terres de Burdeau, les Terres Millet) ou des noms d'animaux (À la Charre des Loups, Le Chevrier, Au Papillon, Pré des Ânes, Les Renardières, Terre de la Cabriole).

Quelques-unes rappellent l'ancien domaine royal (Le Creux à la Reine), le régime de la féodalité (Le Bois du Fiez, La Friche du Fiez, À la Justice, Sous le Fiez), les propriétés des seigneurs (En Cinpoint), celles des abbés de Saint-Philibert de Tournus (Vignes l'Abbé), des curés (Terre du Curé) et des chapelains (Terre de Saint-Hubeau) et diverses constructions (Sur la Croix de Bois, Sur les Granges, Au Meurot, La Planchette, Pré du Pont, Les Prés de la Tour, Terre du Four, Aux Vignes de la Mure).

L'étymologie de certaines d'entre elles est d'une identification difficile, telles : Au Bégoin, Bois de la Douze, Aux Brailles, En Brinchamp, Chansanvy, Charvanson, Les Chires, La Couarle, À la Folie, En Foumeriole, Les Fratières, Au Moulet, Les Pédures, Au Raduré, Raussin, Aux Tanchelis et Aux Vertouts.

Le territoire de la commune de Lugny vu depuis le Grand Bois (2018). À droite, une partie du bois communal des Sablières et, à gauche, la colline de Charvanson, qui porte le bois communal du même nom et le site naturel protégé de La Boucherette. Au centre : le bourg, en arrière-plan duquel s'étendent les célèbres plateaux des Charmes et des Genièvres couverts de vignes.

Hydrographie

Une source se parant parfois d'étonnants reflets : la source des Eaux bleues.

Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Lugny, le principal d'entre eux étant la Bourbonne[4], affluent de la rive droite de la Saône.

Prenant sa source à Lugny même, au pied de la montagne du Château, la Bourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et de Montbellet avant de se jeter dans la Saône, près du hameau de Saint-Oyen, après avoir reçu dans la traversée de la commune de Lugny les eaux :

  • du ruisseau de Bissy (ruisseau prenant sa source sur le territoire de la commune de Bissy-la-Mâconnaise) ;
  • de l'Ail (rivière) (rivière prenant sa source sur le territoire de la commune de Cruzille) ;
  • du ruisseau de Fissy (ruisseau prenant sa source à Fissy, au lavoir du Quart-Martin, qui est alimenté par un « puits-source ») ;
  • du ruisseau de Burgy (ruisseau prenant sa source sur le territoire de la commune de Burgy).

L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui fait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau de Saône-et-Loire par la densité de ses moulins. Citons, parmi les principaux, le moulin Burdeau (propriété des seigneurs de Lugny jusqu'à la Révolution), le moulin Vallerot, le moulin Brûlé et le moulin Guillet (devenu moulin Chevalier dans la seconde moitié du XXe siècle) sur le territoire de la commune de Lugny, le moulin des Essarts, le moulin Jouvent et le moulin Bourbon sur celui de Montbellet. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un moulin fonctionnait encore dans les anciens communs du château de Lugny.

La source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait autrefois en eau les fossés du château de Lugny.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 004 1 133 1 146 1 117 1 145 1 169 1 247 1 249 1 280 1 250
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 302 1 330 1 368 1 304 1 280 1 170 1 097 1 027 1 082 1 067
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 002 862 772 803 775 846 878 749 716 734
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 725 728 798 888 919 886 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Ci-après, par ordre chronologique, la liste des maires de Lugny.

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Philibert MUNIER An VIII (2 messidor) - An XIII  
Claude-Melchior-Esprit ALABERNARDE An XIII (7 messidor) - 1814 (24 juin)  
Jacques LATOUR 1814 - 1814  
Claude OLIVIER 1814 - 1815  
Henri-Joseph TUGNOT DE LANOYE 1815 - 1815  
Claude-Melchior-Esprit ALABERNARDE 1815 - 1815  
Henri-Joseph TUGNOT DE LANOYE 1815 - 1827 (9 novembre) Décédé au cours de son mandat de maire. Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l’ordre royal de la Légion d’honneur.  
Jacques BLANCHET 1827 - 1830  
Joseph-Adolphe MEUNIER 1830 - 1846  
Claude PECHARD 1846 - 1848  
Antoine TÊTE 1848 - 1852  
Joseph-Adolphe MEUNIER 1852 - 1870  
Claude PECHARD 1870 - 1870 Notaire.  
Jean LEGER 1870 - 1870  
Joseph-Adolphe MEUNIER 1871 - 1876 (1er juillet) Décédé au cours de son mandat de maire. Chevalier de la Légion d'honneur. Repose au cimetière de Lugny.  
Claude BONIN 1876 - 1881  
Jean-Marie BOUILLOUD 1881 - 1906 (10 mars) Décédé au cours de son mandat de maire. Conseiller général du canton de Lugny de 1871 à 1901.  
Claude-Louis BABOUD 1906 (avril) - 1910 Décédé au cours de son mandat de maire.  
Eugène BLANC 1910 (juin) - 1944 (septembre) Président de la coopérative vinicole de Lugny (jusqu'en 1959). Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur du Mérite agricole. Conseiller général du canton de Lugny de 1910 à 1940. Réélu maire de Lugny en mai 1912 puis en décembre 1919, mai 1925, mai 1929 et mai 1934. Repose au cimetière de Lugny.  
- - Conseil municipal remplacé le 9 septembre 1944 par un comité local de libération comprenant douze membres désignés par le préfet de Saône-et-Loire.  
Pierre ROUILLOT 1944 (12 septembre) - 1944 (15 novembre) Maire élu par le comité local de libération mis en place le 9 septembre 1944 sur décision du préfet de Saône-et-Loire.  
Pierre GUILLOT 1944 (15 novembre) - 1945 (17 mai)  
Emile BLANC 1945 (17 mai) - 1965 Viticulteur. Chevalier de la Légion d'honneur. Repose au cimetière de Lugny.  
Paul MARGARIT 1965 - 1976 Inspecteur général de l'Agriculture (1940) puis directeur de l'enseignement et de la formation professionnelle agricoles (à partir de 1952). Officier de la Légion d’honneur. Repose au cimetière de Lugny.  
Louis COTESSAT 1976 - 1983 Décédé au cours de son mandat de maire. Repose au cimetière de Fissy.  
Guy BERTHAUD 1983 (18 mars) - 2008 Principal du collège public « Victor Hugo » de Lugny. Chevalier de l'ordre national du Mérite.  
Daniel CONRY 2008 - 2014 Retraité de l'enseignement public.  
Guy GALÉA 2014 - (2020)  

Cf. : Mairesgenweb

Les notaires

Ci-après, par ordre alphabétique, la liste des notaires ayant exercé à Lugny du début du XVIIe siècle à nos jours, d'après l'état des fonds versés (minutes et répertoires originaux) aux Archives départementales de Saône-et-Loire.

Prénom(s) NOM Période Observations
Antoine ALABERNARDE 1623 - 1638 (minutes) Père de François Alabernarde, notaire.  
Claude ALABERNARDE an VIII - 1825 (répertoires)  
Claude-Melchior ALABERNARDE 1783 - an VII (minutes et répertoires)  
Claude-Melchior-Esprit ALABERNARDE 1730 - 1778 (minutes) / an II - an VIII (répertoires) Notaire royal résidant à Lugny. Né en 1704 à Lugny et décédé le 28 décembre 1778 à Lugny. Marié le 26 février 1737 avec Antoinette Carré. "Notaire royal résidant à Lugny" et procureur en la justice de Lugny.  
François ALABERNARDE 1669 - 1713 (minutes) Fils d'Antoine Alabernarde, notaire.  
Marie-Christine BACOT - A succédé à maître Guinot.  
BERTHIER 1854 -1860 (répertoires)  
Pierre BLANCHARD - Marié avec Marthe Humbert le 14 août 1660 à Lugny.  
Stéphanie CHÂTELOT-FAVRE TAYLAZ - A succédé à maître Bacot.  
Joseph CHAVEROT 1753 - an VII (minutes) / 1792 - an VII (répertoires) Décédé le 6 brumaire an IX à Lugny. Avait épousé Marguerite Françoise Lacroix, fille d'Édouard, notaire, le 24 janvier 1752 à Lugny, puis Jeanne Pioche le 24 août 1779 à Lugny.  
Jean-Baptiste DEJOUX 1720 - 1725 (minutes) Fils de Léonard Dejoux, notaire. Né le 24 février 1689 à Lugny et décédé le 22 août 1726 à Lugny.  
Léonard DEJOUX 1703 - 1716 (minutes) Père de Jean-Baptiste Dejoux, notaire. Né le 3 mars 1644 à Lugny et décédé le 19 novembre 1718 à Lugny. Notaire royal et procureur en la justice de Lugny. Fils de Philibert Dejoux et de Suzanne Alabernarde. Avait épousé le 2 novembre 1665 Claudine Blanchard à Lugny.  
Claude DENIS 1892 - 1899 (minutes / 1884 - 1908 (répertoires) Eut pour successeur maître Claude Ravat. Avait épousé Pierrette Marie Jeanne Pascal.  
Odon DUCHAMP 1807 - 1834 (minutes et répertoires) Notaire impérial puis royal résidant à Lugny, entré en fonction le 18 mars 1807. Avait épousé Jeanne Louise Maranchon le 30 Floréal an VIII à Lugny.  
Eugène GUINOT - Né en 1922 et décédé en 1999. Repose au cimetière de Lugny.  
Edouard LACROIX 1719 - 1753 (minutes) Né le 13 octobre 1693 à Lugny et décédé le 15 mars 1764 à Lugny. Avait épousé Marguerite Nicole Richon. Notaire royal et procureur en la justice de Lugny.  
Joseph-Adolphe MEUNIER 1825 - 1843 (répertoires) / 1830 - 1843 (minutes) Décédé le 1er juillet 1876. Chevalier de la Légion d'honneur. Repose au cimetière de Lugny. Avait épousé Jeanne Adélaïde Esther Duchesnaud, puis Anne Gambut. Successeur immédiat de maître Claude Melchior Esprit Alabernarde.  
Paul MIOT 1948 - 1950 (répertoires)  
Jean-Baptiste MUNIER 1786 - an XII (répertoires) Notaire royal, contrôleur des actes à Lugny, procureur d'office en la justice de Lugny.  
Philibert MUNIER 1770 - an VII (minutes) / an V - an IX (répertoires)  
Auguste NOIROT 1835 - 1852 (minutes et répertoires) Décédé à Lugny le 19 mars 1853.  
André PALEY 1952 - 1955 (répertoires) Docteur en droit.  
Louis-Denis PATUEL 1861-1883 (répertoires) Décédé à Lugny le 31 juillet 1885 (était né le 18 février 1834 à Gigny-sur-Saône et avait épousé Jeanne Galland le 23 février 1868 à Lugny).  
Claude PECHARD 1843 - 1856 (minutes) Maire de Lugny. Avait épousé Antoinette Desréaux.  
Eugène PETITJEAN 1853 - 1854 (minutes)  
Claude Louis PEUILLET (père) 1856 - 1888 (minutes et répertoires) Père de Philibert Gustave Peuillet, notaire. Né le 16 octobre 1828 à Lugny. Avait épousé Eugénie Large.  
Philibert Gustave PEUILLET (fils) 1888 - 1892 (répertoires) Fils de Claude Louis Peuillet, notaire. Né le 10 février 1860 à Fleurie (Rhône). Avait épousé Marie Jacques Eugénie Bornarel le 24 novembre 1888 à Villefranche-sur-Saône (Rhône).  
Claude RAVAT 1909 - 1940 (répertoires) Successeur de maître Denis. Né le 23 janvier 1876 à Ratenelle et décédé le 7 mai 1963 à Lalheue. Suppléé d'office par maître Joseph Soubeyran par jugement du tribunal civil de Mâcon du 31 juillet 1944. Avait été fait chevalier de la Légion d'honneur.  
Joseph SOUBEYRAN 1946 - 1957 (répertoires) Nommé d'office suppléant de maître Claude Ravat, notaire à Lugny, par jugement du tribunal civil de Mâcon du 31 juillet 1944.  
Alexandre TRECOURT 1693 - 1698 (minutes) Né le 10 avril 1663 à Lugny et décédé le 12 juillet 1702 à Lugny. Avait épousé Marianne Chopin.  
Aubin TRECOURT 1650 - 1653 (minutes)  
Claude TRECOURT 1669 - 1690 (minutes)  

Les curés

Ci-après, par ordre chronologique, la liste des prêtres ayant été curé de Lugny, de la fin du XVIe siècle à nos jours.

Prénom(s) NOM Période Observations
Pierre MICHEL Chanoine de Saint-Paul de Lyon. Curé de Lugny en 1477.  
Michel DE LA GADRILLEY Curé de Lugny.  
André PALVET 1585 Curé de Lugny.  
Pierre GRAND (ou GRAN, GRACE) 1590 Curé de Lugny. Mort en 1595.  
Jacques SEVERT 1596 Curé de Lugny. Docteur, il fut pourvu curé de Lugny en remplacement de Pierre Grand le 18 janvier 1596.  
Jean MONNYER 1601 Curé de Lugny. Il fut nommé archiprêtre de Vérizet en 1599. Il recourut au roi Henri IV au sujet de ses droits curiaux (lettre au bailli de Mâcon en 1601, transaction en 1602 ratifiée par l’évêque le 20 avril 1605). Mort en 1617.  
Nicolas CHANDON 1617 Curé de Lugny. Simple clerc, il fut pourvu le 16 octobre 1617 mais résigna le 30 du même mois.  
Denis DEJOUX 1617 Curé de Lugny, après avoir été curé de Chardonnay. Il fut institué curé de Lugny en 1617 et mourut en 1635. A commencé en 1633 le premier registre paroissial de Lugny encore conservé.  
DE LA COUR 1635 Curé de Lugny.  
Claude TIXIER 1635 Curé de Lugny. Docteur en théologie. Il fut pourvu le 26 juillet 1635 et mis en possession le 2 septembre suivant. Il résigna en 1639.  
Jean GILET 1640 Curé de Lugny. Il se retira en 1652 et mit fin à ses fonctions. il testa en 1675, léguant 40 livres aux pauvres de la paroisse. Il mourut à l’âge de 70 ans en 1682. Il occupa les fonctions de chapelain de la chapelle Saint-Barthélémy de Clessé.  
Émilian CHAPUYS 1652 Curé de Lugny. Fils de Jean Chapuys, notaire royal à Viré, et de Marguerite Chevrier. Ultérieurement curé de Saint-Gengoux-de-Scissé.  
François LACROIX 1659 Curé de Lugny. Originaire du diocèse de Rouen.  
Simon MATHION 1661 Curé de Lugny.  
Benoît HUMBERT 1664 Curé de Lugny.  
Ferréol THEVENEZ 1674 Curé de Lugny. Il fut visité en 1675. Décédé en 1678.  
Jacques GILET 1678 Curé de Lugny. Il fut visité en 1692. Il testa le 15 septembre 1694.  
Jean-Chrysostome LESCUYER 1695 Curé de Lugny (prêtre du diocèse de Chalon). Il fut visité en 1698 puis le 21 octobre 1705 (Jean de La Balme étant archiprêtre de Vérizet).  
François PONCET 1719 Curé de Lugny. Prêtre de l'Oratoire. Il prit possession de la cure de Lugny le 24 mai 1719. Le 26 septembre 1752, il était retiré infirme à l’Oratoire de Mâcon. Décédé le 1er avril 1755, âgé de 75 ans environ. Participa le 21 août 1752 à la bénédiction des deux nouvelles cloches de l'église de Lugny (la plus grosse baptisée Marie-Florence et Alexandre-Melchior et la plus petite Florent-François et Céleste-Adélaïde) par Claude Joseph Mioland, curé d'Uchizy et archiprêtre de Vérizet.  
Vincent-Augustin TEMPORAL 1758 Curé de Lugny.  
Pierre MARECHAL 1767 Curé de Lugny, après avoir été prêtre et chanoine de l’église de Pont-de-Vaux (il demeurait à Gorrevod en 1767). Né à Pont-de-Vaux (Ain) le 18 mars 1742, fils de Philibert Maréchal et d'Antoinette Brunet, il fut institué le 28 septembre 1767. Il fut assigné au présidial en 1771 par Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, comte de Montrevel et baron de Lugny pour "avoir empêché les ouvriers envoyés par ledit comte de fermer les dicts bancs du cote dans l’église, et avoir sonné et fait sonner le tocsin pour exciter une émotion populaire". Il prêta serment mais fut interné comme suspect de décembre 1793 à novembre 1794. Curé de Grevilly en 1795. Futur curé d’Ozenay (1803), où il mourut le 31 juillet 1815, à l’âge de 73 ans.  
MARTIN 1803 Curé de Lugny, avant d'être nommé desservant de Plottes.  
Florent-Alexandre-Melchior VERDURE 1803 Curé de Lugny (avec Bissy-la-Mâconnaise et Burgy). Né à Tournus vers 1750, fils de Jean-François Verdure, directeur de la poste aux lettres, et d’Antoinette Jaubert. Mort à Lugny le 2 octobre 1816 à l’âge de 66 ans (enterré à Lugny). Ancien curé de Sassangy (jusqu'à la Révolution), curé de Brancion à partir de 1800 (jusqu'à sa nomination à Lugny). Prêtre insermenté, s'était retiré à Montagny-lès-Buxy en 1796, où il y eut mandat d'arrêt contre lui.  
Étienne BOUILLARD 1816 Curé de Lugny. Décédé à Lugny le 19 décembre 1835, à l'âge de 71 ans (né à Montceau, hameau de Prissé). Enterré à Lugny le 21 décembre 1835. Curé de Saint-Albain de 1803 à 1816.  
Pierre-Alexis CONVERT 1836 Curé de Lugny.  
Jean MORIN 1840 Curé de Lugny.  
Jean-Claude NAULIN 1845 Curé-archiprêtre de Lugny. Futur curé de la paroisse Saint-Pierre de Mâcon (et "constructeur" de l'église Saint-Pierre). Chevalier de la Légion d'honneur. Fut enterré à Mâcon.  
Jacques BRUN 1854 Curé-archiprêtre de Lugny. Né à Givry (Saône-et-Loire) le 22 juin 1814, de Jacques Brun, tonnelier, et de Marie Lacroix. Mort à Lugny le 15 février 1880, emporté par la maladie à l'âge de 65 ans. Avait été nommé à la cure inamovible de Lugny après avoir été, successivement, vicaire de Notre-Dame de Cluny, vicaire de Saint-Pierre de Mâcon et curé de Préty. Repose au cimetière de Lugny (tombe avec gisant en marbre de Carrare).  
Thomas DEBIESSE 1880 Curé-archiprêtre de Lugny.  
Jacques-Denis DUFÊTRE 1882 Curé-archiprêtre de Lugny jusqu'en 1909. Il fut expulsé du presbytère de Lugny en application de la loi concernant la séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905.  
Jean BOYER 1910  
Léon RAVENET 1917 Curé-archiprêtre de Lugny. Ancien curé de Préty. Chanoine de Saint-Lazare d'Autun.  
Marcel MOURENCHON 1933 (1900-1970) - Curé-archiprêtre de Lugny.  
Joseph ROBERT 1935 (1898-1987) - Curé-archiprêtre de Lugny. Fondateur de la communauté pastorale de Lugny. Chanoine de Saint-Lazare d'Autun. Fait prélat de la maison pontificale par le pape Paul VI. Repose au cimetière de Digoin.  
Robert PLÉTY 1969 (1921-2011) - Succeseur de l'abbé Joseph Robert à la tête de la communauté pastorale de Lugny (responsable du "secteur de Lugny" à compter du 17 mars 1969). Directeur de l'école privée La Source de Lugny. Décédé à Chalon-sur-Saône le 9 juillet 2011. Repose au cimetière de Rully.  
Georges DUFOUR 1981 (1924-2017) - Responsable du "secteur de Lugny" à compter de 1981, après trois décennies passées au sein de la communauté pastorale de Lugny. 1989 : quitte Lugny et est fait vicaire épiscopal de la zone Mâcon-Mâconnais. Décédé le 25 février 2018, repose au cimetière de Lugny.  
Jean CUISENIER 1989 (né en 1940) - Curé de la paroisse de Lugny.  
Jean BOSSET 2002 (né en 1939) - Curé de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais (siège à Lugny). Ancien curé de Sennecey-le-Grand.  
Bernard BLONDAUX 2014 Curé de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais (siège à Lugny). Ancien curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Trois-Rivières (Verdun-sur-le-Doubs).  

Les juges de paix

Ci-après, par ordre chronologique, les juges ayant été nommés juges de paix du canton de Lugny.

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Jean-Marie PASSANT l'aîné - En fonction en 1815, en 1816.  
Justin Philibert FRANON - Né en 1815 et décédé en 1876. Avocat. Notaire à Marcilly (Le Martrat). Juge de paix à Lugny et à Matour. Directeur de la tuilerie de Saint-Romain-des-Iles (aujourd'hui Saint-Symphorien-d'Ancelles). Propriétaire à Lugny.  
Pierre JAILLOUX - En fonction en 1837.  
Charles-François MASSON - En fonction en 1907.  

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance ou de décès de

L'artiste lugnisois Jacques Gabriel Jeandet.
Le docteur Charles Caix et son épouse lors d'une soirée.
  • Nicolas Genost de Laforest (abbé), né à Tournus le 28 octobre 1722, curé de la paroisse de Chapaize à partir de 1751, veneur de talent, mourut le 6 octobre 1783 au château de Lugny des suites d'un accident de chasse. Ses chasses mémorables inspirèrent au marquis Théodore de Foudras une œuvre cynégétique publiée dans la première moitié du XIXe siècle et plusieurs fois rééditée.
  • Jacques-Gabriel Jeandet, né à Mâcon le 11 juin 1873, est un céramiste qui jouit d’une certaine renommée. En 1926, cet artiste qui avait appris le dessin et la poterie à l’école des beaux-arts de Mâcon puis à celle de Lyon installa son atelier de potier dans une maison qu’il loua à l’angle de la rue de Mâcon et de l’impasse Néronde ; il y tourna pendant une dizaine d’années, s’adonnant également à la peinture (aquarelle). Jacques-Gabriel Jeandet décéda à Lugny le 24 décembre 1945.
  • Eugène Blanc, né à Lugny le 27 janvier 1876, maire SFIO (socialiste) de Lugny de 1910 à 1940, fut conseiller général du canton de Lugny jusqu'en 1940. Cet homme politique de Saône-et-Loire joua dans les années 1920 et 1930 un rôle de premier plan aux côtés du député Henri Boulay dans la création et le développement du mouvement coopératif vinicole en Mâconnais et fonda en janvier 1927 la coopérative vinicole de Lugny. En 1927 toujours, Eugène Blanc fut choisi pour présider la Fédération des caves coopératives de Saône-et-Loire, structure créée cette même année pour défendre les intérêts des caves coopératives fondées en Mâconnais, Chalonnais et Beaujolais. Il occupa ces deux présidences pendant de nombreuses années. Eugène Blanc décéda à Lugny le 29 janvier 1964. Il repose au cimetière de Lugny. Commandeur du Mérite agricole, Eugène Blanc avait été fait chevalier de la Légion d'honneur.
  • Louis Janoir, né à Lugny le 2 août 1883, est un pionnier de l'aviation. Diplômé des Arts et Métiers (Châlons-sur-Marne, promotion 1901), il fut breveté pilote et participa à de nombreuses compétitions aériennes. Puis, après avoir passé quelques années en Russie (1914-1916), il intégra la SPAD, où il fut l'un des principaux collaborateurs de l'ingénieur Louis Béchereau. Il fonda en 1917 les ateliers d’aviation Janoir (construction de chasseurs biplans Spad), puis les Chantiers aéro-maritimes de la Seine. Louis Janoir décéda en 1968.
  • Charles Caix (docteur), né à Asnan (Nièvre) le 20 mars 1904, docteur en médecine, installa son cabinet à Lugny en 1942, après avoir exercé treize ans à Azé. Entré dans la Résistance cette même année, responsable du secteur de Lugny, il devint « médecin des maquis » en 1943 ; mais, recherché en raison de ses activités, il dut fuir Lugny début 1944 et se cacher plusieurs mois avant de pouvoir y revenir et siéger au comité départemental de libération de Saône-et-Loire. Conseiller municipal de 1945 jusqu’à sa mort, Charles Caix, qui habitait la « maison Bassecourt », décéda à Lugny le 14 juin 1971.
  • Madeleine Soboul (1914-2017), commerçante de Lugny qui, au moment de son décès, survenu le 8 août 2017, avait 103 ans et tenait toujours l'épicerie familiale qu'elle avait reprise soixante ans plus tôt (ce qui faisait d'elle, alors, la plus âgée des commerçantes de France en activité.

Personnages remarquables

Le père Joseph Robert sur la place Saint-Pierre, lors d'un pèlerinage organisé à Rome en 1969 par les Voyages et Pèlerinages de Lugny.
L'artiste Michel Bouillot chez lui, à Mazille, en 2001.
  • Jean de Lugny fut le « dernier héritier mâle de la maison de Lugny ». Chevalier, seigneur de Lugny, il était aussi comte de Brancion (aujourd'hui hameau de Martailly-lès-Brancion) en tant que seigneur engagiste, baron de Saint-Trivier (Saint-Trivier-en-Dombes, aujourd’hui Saint-Trivier-sur-Moignans, chef-lieu de canton du département de l’Ain), de Branges (commune du canton et de l’arrondissement de Louhans dans le département de Saône-et-Loire), de Blaignac, de Lessard (Lessard-en-Bresse, commune du canton de Saint-Germain-du-Plain dans l’arrondissement de Chalon-sur-Saône) et de Sagy. Il donna le 4 mars 1539 l’aveu pour sa terre de Lugny, à savoir huit cents livres de rente y compris deux cents livres pour la seigneurie de Bissy et cent livres pour les dîmes de Lugny tenues en fief de l’évêque de Mâcon. Il testa le 25 avril 1552.
  • Florent-Alexandre-Melchior de La Baume (1736-1794), quatorzième comte de Montrevel et baron de Lugny, fut le dernier seigneur de Lugny. Utilisant le château de Lugny comme relais de chasse, ce puissant seigneur s'y adonna à l'une de ses grandes passions.
  • Joseph Robert (monseigneur), né le 12 avril 1898 à Besançon, prêtre formé à Rome (au séminaire pontifical français, où il fut séminariste de 1920 à 1927) qui fut nommé curé de Lugny en 1935 (après l’avoir été quelques années à Briant), y fonda cette même année la « communauté de prêtres de Lugny », communauté qui, créée au cœur du Mâconnais, dans une région particulièrement déchristianisée, fut le premier groupe communautaire de prêtres du diocèse d’Autun (groupe qui devait notamment déboucher, après-guerre, sur la création d’une école puis d’un collège, ainsi que sur l'ouverture d'un centre d'organisation de pèlerinages). Curé-archiprêtre de Lugny, auteur d’un catéchisme (« Mon premier catéchisme » publié peu avant la guerre et plusieurs fois réédité), Joseph Robert, qui avait été fait chanoine honoraire de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun par Monseigneur Lucien-Sidroine Lebrun en 1946, mourut le 16 mars 1987 à l'hôpital de Chambéry. Il repose au cimetière de Digoin.
  • Paul Margarit, né en 1903, occupa d'importantes fonctions au sein du ministère de l'Agriculture, d'abord en tant qu'inspecteur général de l'Agriculture (1940) puis que directeur de l'enseignement et de la formation professionnelle agricoles (à partir de 1952). Officier de la Légion d’honneur, il fut maire de Lugny à compter de 1964, et le resta jusqu'à sa mort, en 1976.
  • Robert Pléty (abbé), né le 29 juin 1921 à Rully, formé au petit séminaire de Rimont puis au grand séminaire d'Autun, fut ordonné prêtre en 1947 et aussitôt nommé au sein de la communauté de prêtres de Lugny, où il demeura jusqu’en 1986, douze ans après avoir succédé à l'abbé Joseph Robert à la tête de cette communauté. Outres ses fonctions pastorales, il fut chargé, aussitôt nommé, d’enseigner au sein de l’école fondée par cette communauté, d’abord comme instituteur puis en tant que professeur de mathématiques et de sciences, avant, finalement, de prendre la direction de cet établissement au début des années soixante-dix et de le faire évoluer en école et collège sous contrat. Au début des années 60, il avait entamé des études de biologie, amorce d’un parcours universitaire qui le conduisit en 1985 à un doctorat d’État ès sciences en éthologie, ses recherches portant sur le rôle du groupe dans l’apprentissage scolaire. Après un séjour aux États-Unis (Californie) de 1986 à 1987, il fut nommé délégué diocésain à la communication par monseigneur Armand Le Bourgeois, fonctions qu’il occupa pendant dix ans. Robert Pléty mourut le 9 juillet 2011 à l’hôpital de Chalon-sur-Saône. Il repose au cimetière de Rully. Il avait été fait chevalier dans l'ordre des palmes académiques et honoré en 2004 par la ville de Montceau-les-Mines pour son activité dans la résistance et son rôle dans la libération de la ville.
  • Albert Libeau, né à Mâcon le 3 juillet 1893, est un artisan qui, après plusieurs années passées à Lugny à tenir un commerce de « marbrerie, sculptures et couronnes mortuaires » (de 1919 à 1925), alla s’installer en région parisienne, entra au musée du Louvre et en sortit trente ans plus tard, après avoir dirigé pendant de nombreuses années l’atelier de restauration des marbres de ce musée. Albert Libeau décéda à Villejuif le 28 juillet 1971.
  • Michel Bouillot (1929-2007), érudit dont la passion fut le patrimoine de la Bourgogne-du-Sud, connut bien Lugny. Il y enseigna en effet le dessin de 1949 à 1952 (et fut surveillant d'internat) auprès de la communauté éducative rassemblée à la fin de la guerre autour du père Joseph Robert, curé du lieu (actuel groupe scolaire privé « La Source »).

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Monument aux morts de la guerre franco-prussienne de 1870-71

Le monument aux morts cantonal de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 érigé à Lugny, place de l'Église, en 1909, photographié peu après sa restauration (2007).

Fait extrêmement rare en milieu rural : Lugny dispose d’un monument aux morts élevé suite à une souscription cantonale à la mémoire des combattants du canton tombés lors de la Guerre franco-allemande de 1870-1871, monument inauguré place de l’Eglise le dimanche 28 novembre 1909 en présence de Julien Simyan, député de Saône-et-Loire, avec la participation de soldats appartenant au 134e régiment d’infanterie de ligne de Mâcon. Y figurent en façade l’inscription « A la mémoire des combattants 1870-1871 » ainsi que la devise latine « Pro Patria » et, sur les trois autres côtés du fût, l'identité des soixante-dix-neuf soldats du canton tombés au cours de cette guerre et « des autres militaires du […] canton morts sous les drapeaux depuis 1871 ». Les noms de soixante-dix-neuf morts y sont gravés : neuf pour Azé et Clessé, huit pour Saint-Gengoux-de-Scissé et Bissy-la-Mâconnaise, sept pour Lugny et Saint-Albain, six pour Cruzille et La Salle, cinq pour Péronne, quatre pour Chardonnay et Vérizet (Vérizet, aujourd'hui simple hameau de Viré, est alors une commune et d'elle dépend l'actuelle commune de Fleurville), trois pour Saint-Maurice-de-Satonnay, deux pour Montbellet et un pour Viré.

Pour Lugny, sept morts :

  • Claude Massu (zouave au 1er régiment de zouaves inscrit sous le n° 7394 au registre matricule, disparu le 6 août 1870 lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth dans le Bas-Rhin) ;
  • Jean Frérot (soldat de 2e classe au 93e régiment d'infanterie inscrit sous le n° 3729 au registre matricule, disparu le 18 août 1870 lors de la bataille de Gravelotte-Saint-Privat dans la Moselle) ;
  • Henri Boulay (soldat de 2e classe au 47e régiment d'infanterie de ligne inscrit sous le n° 9638 au registre matricule, disparu le 9 janvier 1871 lors de la bataille de Villersexel dans la Haute-Saône) ;
  • Claude Artaud (soldat au 6e régiment d'artillerie, décédé le 24 février 1871 à Neuchâtel, en Suisse, de la fièvre typhoïde) ;
  • Philippe Vulcain ;
  • Edouard Rabuel ;
  • Désiré Nonain.

Monument aux morts 14-18 / 39-45

Le "poilu" du monument aux morts de Lugny, œuvre de l'artiste Pierre Curillon.

Le dimanche 20 août 1922, place du Pâquier, après y avoir consacré un peu plus de 20 000 francs, Lugny inaugura un monument érigé pour rendre hommage aux trente-huit Lugnisois morts pour la France au cours de la Grande Guerre. Cinq mois plus tôt, un décret présidentiel (daté du 10 mars 1922) avait approuvé « la délibération par laquelle le conseil municipal de Lugny a décidé l’érection d’un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France ».

Haut de cinq mètres, ce monument est composé d’un fût supportant la statue d’un « poilu vainqueur » à qui rien ne manque du parfait équipement du soldat de la Grande Guerre : casque d’acier Adrian, capote, ceinturon avec cartouchière et bidon, besace, culotte en drap bleu horizon, bandes molletières, brodequins de cuir et fusil Lebel. Cette statue, haute de 2,15 mètres et sculptée dans un bloc de pierre tiré des carrières de Chauvigny (Vienne), a été exécutée par Pierre Curillon (1866-1954), sculpteur originaire de Tournus qui eut une certaine renommée au début du siècle dernier – il fut médaille d’or en 1908 à Paris au Salon des artistes français – et qui contribua après la guerre à l’érection de plusieurs monuments aux morts (notamment, en Saône-et-Loire, ceux de Paray-le-Monial, de Cuisery, de Palinges, de Givry, de Saint-Désert, de Montpont-en-Bresse et d’Azé).

Y est gravée l'identité des trente-huit Lugnisois qui trouvèrent la mort au cours de la guerre :

  • François Artaud (soldat de deuxième classe au 334e régiment d’infanterie, né à Lugny le 23 mai 1887 et mort pour la France le 3 septembre 1914 à l’hôpital de Gérardmer dans les Vosges des suites de blessures de guerre) ;
  • Joanny Audoux (chasseur de deuxième classe au 8e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 9 octobre 1882 et mort pour la France le 29 octobre 1916 à Sailly-Saillisel dans la Somme, tué sur le champ de bataille) ;
  • François Baboud (chasseur de deuxième classe au 1er bataillon territorial de chasseurs, né à Lugny le 6 janvier 1877 et mort pour la France 11 août 1918 à Raon-l'Étape dans les Vosges, tué à l'ennemi) ;
  • Etienne Bajard (soldat de deuxième classe au 133e régiment d'infanterie, né le 19 décembre 1895 et mort pour la France le 8 juillet 1915 à La Fontenelle, hameau de Ban-de-Sapt dans les Vosges, tué à l'ennemi) ;
  • Pierre Blanc (mort pour la France en 1914) ;
  • André Bouillin (caporal au 10e régiment d'infanterie, né à Lugny le 27 octobre 1891 et mort pour la France le 22 avril 1915 au bois d'Ailly, entre les communes de Saint-Mihiel et d'Apremont-la-Forêt dans la Meuse, tué à l'ennemi) ;
  • Jacques Joseph Bouilloud (soldat au 27e régiment d'infanterie, né à Cruzille le 22 juin 1875 et mort pour la France le 11 décembre 1914 dans la forêt d'Apremont, entre les communes de Saint-Mihiel et d'Apremont-la-Forêt dans la Meuse, tué à l'ennemi) ;
  • Jean-Baptiste Boulon (maréchal des logis au 203e régiment d'artillerie, sous-chef artificier de la 21e batterie, né à La Chapelle-de-Guinchay le 18 octobre 1886 et mort pour la France le 16 mai 1918 à Beaurieux dans l'Aisne par suite de blessures de guerre) ;
  • Joannès Chambard (soldat de deuxième classe au 6e régiment d'infanterie coloniale, né à Ozenay le 15 août 1881 et mort pour la France le 18 mai 1915 à Lachalade dans la Meuse, tué à l'ennemi [repose à la nécropole nationale de Lachalade]) ;
  • François Chevenet (soldat au 334e régiment d’infanterie, né à La Chapelle-sous-Brancion le 17 décembre 1884 et mort pour la France le 15 octobre 1915 à l'Hartmann dans le Haut-Rhin par suite de blessures de guerre) ;
  • François Cotessat (soldat à la 8e section d'infirmiers, né à Lugny le 12 septembre 1878 et mort pour la France à Mâcon le 23 octobre 1918 à l'hôpital des suites d'une maladie contractée en service) ;
  • Pierre Dufour (caporal au 41e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 29 janvier 1894 et mort pour la France le 24 mai 1917 sur le plateau de Vauclerc dans l'Aisne, tué par un éclat d'obus) ;
  • Joseph Germain (sapeur mineur au 11e régiment du génie, né à Saint-Germain-au-Mont-d'Or le 28 juin 1897 et mort pour la France le 7 octobre 1918 au sud-est du Chardon Vert [lieu-dit : Sequehart] dans l'Aisne, tué sur le champ de bataille par un éclat d'obus) ;
  • Philibert Gonot (soldat au 56e régiment d’infanterie coloniale, né à Charbonnières le 25 septembre 1894 et mort pour la France le 5 mai 1915 à Seddul-Bahr (détroit des Dardanelles) ;
  • Marius Grassiant (mort pour la France en 1916) ;
  • François Guigue (soldat au 170e régiment d’infanterie, né à Lyon le 6 octobre 1891 et mort pour la France le 10 janvier 1918 à Gérardmer dans les Vosges des suites de blessures de guerre) ;
  • Joseph Marie Guillet (sous-lieutenant observateur à l'escadrille VR 558 du 3e groupe d'aviation, né à Lugny le 27 juin 1896 et mort pour la France le 5 août 1919 à Khénifra au Maroc, tué et carbonisé au cours d'une reconnaissance effectuée en avion) ;
  • Victor Guyonnet (sergent au 35e régiment d’infanterie coloniale, né à Lugny le 24 novembre 1886 et mort pour la France le 30 septembre 1915 dans la Marne, tué à l'ennemi) ;
  • Pierre Janaud (soldat au 56e régiment d’infanterie coloniale, né à Lugny le 30 août 1894 et mort pour la France le 6 mai 1915 sur la colline d'Achibaba en Turquie, tué à l'ennemi) ;
  • François Janoir (soldat au 134e régiment d’infanterie [régiment en garnison à Mâcon en 1914], né à Lugny le 30 janvier 1884 et mort pour la France le 11 avril 1915 au bois d'Ailly dans la Meuse, tué à l'ennemi) ;
  • Charles Joseph (officier dans l'Intendance, né à Lugny le 27 janvier 1873 et mort pour la France en novembre 1917 à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, de maladie) ;
  • Félix Josserand (soldat au 52e régiment d’infanterie coloniale, né à Saint-Étienne-sur-Reyssouze le 3 août 1895 et mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain dans la Marne) ;
  • Pierre Lerouge (caporal au 5e régiment d’infanterie coloniale, né à le 4 décembre 1881 et mort pour la France le 4 septembre 1914 à Larifontaine près de Rambervillers dans les Vosges, sur le champ de bataille) ;
  • Charles Libet (soldat au 66e régiment d’infanterie, né à Lugny le 9 octobre 1898 et mort pour la France le 14 octobre 1918 à l'hôpital d'évacuation no 7 des suites d'une maladie contractée en service) ;
  • Pierre Luquet (mort pour la France en 1915), Alphonse Maillot (mort pour la France en 1915) ;
  • André Mandelier (sergent affecté au 31e régiment d’infanterie puis aspirant au 42e régiment d’infanterie puis détaché au 1er groupe d'aviation en tant qu'élève pilote inscrit à l'école d'aviation d'Ambérieu-en-Bugey dans l'Ain), né à Lugny le 18 octobre 1896 et mort pour la France le 27 août 1917 à Saint-Didier-d'Aussiat dans l'Ain), tué accidentellement en exercice de vol [deux citations, croix de guerre avec palme et deux étoiles]) ;
  • Auguste Mazoyer (soldat au 327e régiment d’infanterie, né à Lugny le 26 novembre 1897 et mort pour la France le 28 mars 1918 à Fontenay dans l'Aisne, à l'hôpital d'évacuation no 51, des suites de blessures de guerre) ;
  • Jean-Baptiste Michelet (soldat au 10e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 24 mai 1884 et mort pour la France le 18 novembre 1916 dans la Somme, tué à l'ennemi) ;
  • Jean-Marie Michelet (en réalité François et non Jean-Marie, soldat au 10e régiment d’infanterie de ligne, né à Lugny le 2 juin 1886 et mort pour la France le 21 août 1914 à Sarrebourg), Jean-Claude Moïse (soldat au 4e régiment d’infanterie coloniale, né à Solutré le 20 septembre 1897 et mort pour la France le 23 mai 1915 à Châlons-sur-Marne dans la Marne), au quartier Corbineau, des suites de maladie) ;
  • Jean-Marie Nonain (soldat au 1er B.C., né à Lugny le 31 mars 1889 et mort pour la France le 8 septembre 1916 à Vermandovillers dans la Somme, tué à l'ennemi) ;
  • François Parnalland (soldat au 85e régiment d’infanterie, né à Vernoux le 6 août 1887 et mort pour la France le 7 novembre 1915 à Commercy dans la Meuse des suites d'une maladie contractée en service) ;
  • Jean Pasquet (mort pour la France en 1918) ;
  • Pierre Pernin (soldat au 77e régiment d’infanterie, né à Lugny le 20 février 1896 et mort pour la France le 16 juin 1915 dans le Pas-de-Calais, entre Souchez et Neuville-Saint-Vaast, tué à l'ennemi) ;
  • Benoît Pourmonet (mort pour la France en 1914), Emile Rouillot (soldat au 56e régiment d’infanterie, né à Lugny le 23 décembre 1893 et mort pour la France le 30 juin 1917 à Châlons-sur-Marne dans la Marne des suites d'une maladie contractée en service commandé) ;
  • Jean-Marie Talmey (soldat au 334e régiment d’infanterie, né à Ozenay le 2 mai 1884 et mort pour la France le 3 octobre 1914 à Stuttgart en Allemagne, en captivité, des suites de blessures de guerre).

Y figure aussi l'identité des six Lugnisois tombés au cours de la Seconde Guerre mondiale :

  • Marcel Perraud (mort pour la France en 1940) ;
  • Claudius Jacquelin (mort pour la France en 1940) ;
  • Albert Tassin (mort pour la France en 1940) ;
  • Raymond Mignot (mort pour la France en 1944) ;
  • Constant Lauvernay (mort pour la France en 1945) ;
  • Lucien Guérot (mort pour la France en 1945).
La commune de Lugny à ses enfants morts pour la France.

Les médaillés

Les titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
Henri-Joseph TUGNOT DE LANOYE - 1827 (9 novembre) Maire de Lugny, chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur.  
Joseph-Adolphe MEUNIER 1876 (1er juillet) Maire de Lugny, chevalier de la Légion d'honneur.  
François GAMBUT 1862 (14 février) Officier d'administration de 1re classe du service de santé, gestionnaire de l'hôpital militaire de Toul, fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 décembre 1908 rendu sur le rapport du ministre de la Guerre. Né à Lugny (Fissy) le 14 février 1862.  
Eugène BLANC 1876 1964 Maire de Lugny, conseiller général de Saône-et-Loire, président-fondateur de la coopérative vinicole de Lugny, chevalier de la Légion d'honneur.  
Joseph Marius Antonin Charles GUILLET 1896 (27 juin) 1919 (5 août) Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 18 avril 1921 rendu sur le rapport du ministre de la Guerre. Sous-lieutenant observateur à l'escadrille VR 558 du 3e groupe d'aviation, né à Lugny le 27 juin 1896 et mort pour la France le 5 août 1919 à Khénifra au Maroc, tué et carbonisé au cours d'une reconnaissance effectuée en avion  
Paul MARGARIT - 1976 Maire de Lugny, officier de la Légion d'honneur.  
Roger BADEZ - 2018 (février) Chevalier de la Légion d'honneur. Mobilisé du 9 juin 1940 au 31 janvier 1941. Passé par les chantiers de jeunesse avant de reprendre des études à la faculté de Lyon (jusqu’en octobre 1942). Entré dans le maquis de Cruzille en septembre 1943 pour échapper au service du travail obligatoire (STO), où il fut affecté, comme agent de liaison, aux transports d’armes et de munitions et aux réceptions de parachutage. A également participé aux combats de Pont-de-Vaux, de Saint-Romain, de Thoissey, avant de rentrer dans ses foyers.  

Voir les 245 notices (en renseignant simplement le nom de la ville).

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières

Sur le territoire de la commune de Lugny sont implantés deux cimetières, qui sont :

  • le cimetière de Lugny, à l'est du bourg (lieu-dit La Garenne) ;
  • le cimetière de Fissy (à l'est du hameau, au sommet du coteau, lieux-dits Aux Chapuys et Aux Petites Teppes).

Cadastre Napoléon

La place du Pâquier et ses abords en 1809. Un édifice empiète sur la place : celui qui, vers 1870, sera remplacé par l’hôtel de ville de style néo-Renaissance dont Lugny choisira de se doter.

Lugny, qui figure parmi les cinq cents premières communes de France à avoir été cadastrées après la Révolution française, a conservé le premier de ses cadastres, exécuté dans les dernières années de l’Empire (d’où son nom de « cadastre Napoléon ») : celui qui fut levé en 1809 « en exécution des arrêtés du gouvernement par M. Bérieux, géomètre de 1re classe, sous la mairie de M. Alabernarde ».

Neuf planches de papier épais larges de 99 centimètres et hautes de 64 le composent. En effet, de manière à ce que l’ensemble du territoire de la commune – 1 388 hectares – puisse être cartographié à une échelle convenable, Lugny a été découpé en plusieurs « portions », et ce sont sept sections qui font apparaître « à l’échelle d’un pour 2 500 » les quelque sept mille parcelles composant ce territoire extrêmement fragmenté (chacune de ces parcelles étant par ailleurs dûment numérotée). À chaque section a été affectée une lettre de l’alphabet et attribué un nom, et c’est ainsi que l’on recense :

  • la section A dite « de la Reculée »
  • la section B dite « de Macheron et du Bouchet » ;
  • la section C dite « de Poupot et de Collongette » ;
  • la section D (qui, curieusement, a été divisée en deux « subdivisions » non contigües, l’une dénommée « de Champvent », l’autre sans nom renvoyant au secteur incluant les bois accrochés au mont de la Péralle et les moulins construits sur le lit de la Bourbonne) ;
  • la section E dite « du Grand Bois » ;
  • la section F dite « de Saint Pierre » ;
  • la section G dite « de Charvenson ».

L’une de ces planches – la première – a, quant à elle, été dressée à l’échelle « d’un pour 10 000 » ; il s’agit du plan d’assemblage permettant non seulement de visualiser l’ensemble du territoire communal mais, surtout, de connaître précisément la portion de ce territoire couverte par telle ou telle section.

Chacune de ces planches a été peinte à l’aquarelle. En effet, un « code couleur » a été appliqué à toutes les parcelles représentées, et il est ainsi possible, deux siècles après la levée de ces plans, de savoir comment l’espace communal était exploité il y a plus de deux siècles, à une époque où, en matière d’agriculture, la norme était la polyculture. Une particularité qui, outre son ancienneté, confère toute sa valeur à ce cadastre unique en son genre permettant de distinguer les terres des vignes, les prés des friches et les vergers des jardins. Et c’est ainsi que la vigne – pour ne s’intéresser qu’à elle – apparaît sur ces cartes là où on la cultivait autrefois à Lugny, avant la terrible crise du phylloxéra qui, de 1880 à 1887, la détruisit dans son intégralité.

Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 9 h - 12 h 9 h - 12 h 9 h - 12 h 9 h - 12 h 9 h - 12 h Fermé Fermé
Après-midi Sur rendez-vous Sur rendez-vous Sur rendez-vous Sur rendez-vous Fermé Fermé Fermé
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Mairie
Adresse : 7, place du Pâquier - 71260 LUGNY

Tél : 03 85 32 29 91 - Fax :

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : * Ouvert sur rendez-vous du lundi au jeudi après-midi. Secrétaire de mairie : Mme Valérie Laurent.

Source : http://www.annuaire-mairie.fr (2019)

Associations d'histoire locale

Lugny dispose d'une association œuvrant dans le domaine du patrimoine : Lugny Patrimoine, fondée en juin 2009 et ayant son siège en mairie (date de l’insertion parue au Journal officiel de la République française : 4 juillet 2009).

Cette association a pour but la redécouverte, la préservation et la mise en valeur du patrimoine historique de Lugny, qu’il s’agisse de son patrimoine matériel ou immatériel. En conséquence, l’association, créée dans une démarche d’animation et de promotion de Lugny, a vocation à s’intéresser à tout ce qui constitue l’identité de cette commune, notamment à ce qui témoigne de la permanence du passé à travers les traces qui ont été conservées et qui constituent le cadre de vie de ses habitants. L’association a également vocation à s’intéresser au patrimoine naturel de cette commune.

L’association a pour domaines d’actions :

  • la défense du patrimoine bâti (qu’il soit historique, traditionnel ou tout simplement digne d’intérêt) dans le but d’en éviter la destruction, la mutilation ou l’enlaidissement ; à cet effet, l’association pourra proposer des initiatives visant à conserver et/ou à restaurer ce patrimoine et pourra venir en aide – notamment par le renseignement – à tout particulier ou institutionnel qui désirerait s’engager dans une démarche visant à conserver ou à restaurer ce patrimoine ;
  • la défense, l’entretien et la mise en valeur du patrimoine naturel ;
  • la participation à des études et à des recherches en rapport avec l’histoire de cette commune ou avec des domaines tels que les traditions, les métiers, les objets ou les documents quels qu’ils soient ;
  • la participation active à la sauvegarde de tout ce qui s’attache au passé et au présent (réalisation d’inventaires, conservation d’objets et de documents, etc.).
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Lugny Patrimoine
Adresse : Mairie de Lugny - 7, place du Pâquier - 71260 LUGNY (siège de l'association)

Tél : 03 85 20 15 93 - Fax :

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : Association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901.

Source : (2019)

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Ouvrages

  Lugny et ses hameaux - Notice historique

  • Léonce Lex : « Notice historique sur Lugny et ses hameaux », Belhomme Libraire Éditeur, Mâcon, 1892. Cette monographie de quatre-vingts pages écrite par Léonce Lex, archiviste du département de Saône-et-Loire de 1885 à 1925, a été réimprimée en novembre 1992 pour le compte de la bibliothèque municipale de Lugny.
  • Paulette Berthaud : « Lugny, hier », revue Images de Saône-et-Loire n° 69 (printemps 1987), pp. 5-8.
  • Frédéric Lafarge, Paulette Berthaud : « Si Lugny m'était conté... en images », Bibliothèque municipale de Lugny, Lugny, 1999 (ISBN : 2-9514028-0-5). Cet ouvrage de cent quatorze pages, écrit par Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud, préfacé par Michel Bouillot (délégué départemental de l’association Maisons paysannes de France), rassemble une sélection de cartes postales et de photographies anciennes qui, toutes commentées, montrent ce que fut Lugny entre 1900 et 1950.
  • Frédéric Lafarge, Paulette Berthaud : « Lugny, mémoire de pierres, mémoire d'hommes », Bibliothèque municipale de Lugny, Lugny, 2006 (ISBN : 2-9514028-1-3). Écrit par Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud, préfacé par Fernand Nicolas (président du Groupe 71, directeur de la revue « Images de Saône-et-Loire » et ancien président de l'Académie de Mâcon), cet ouvrage de cent quarante-huit pages, enrichi d'aquarelles et de vues aériennes, rassemble près de trois cents photographies légendées relatives au patrimoine architectural, historique et naturel de Lugny. Cinq Lugnisois ayant passé leur jeunesse à Lugny – ou une partie seulement – y évoquent le Lugny d'avant 1950.

Articles

  • Paulette Berthaud : « Lugny, hier », revue Images de Saône-et-Loire n° 69, printemps 1987, pp. 5-8.
  • Paulette Berthaud et Frédéric Lafarge, « Un artiste lugnisois oublié : le céramiste Jacques-Gabriel Jeandet (1873-1945) », bulletin municipal de Lugny pour l'année 2007, pp. 25-26.
  • Paulette Berthaud et Frédéric Lafarge, « Une chapelle en Haut-Mâconnais : Notre-Dame-de-Pitié de Fissy (Lugny) », revue Images de Saône-et-Loire, n° 162, juin 2010, pp. 7-9.
  • Jean Combier, « La pierre gravée de Lugny : une scène de chasse attribuée au Haut Moyen Age », revue Images de Saône-et-Loire, n° 172, décembre 2012, pp. 12-14.
  • Michel Bouillot, « Fissy, hameau de Lugny, village vigneron du 19e siècle », revue Images de Saône-et-Loire n° 105, juin 1996, pp. 15-20.
  • Daniel Conry, « La Boucherette : un espace naturel typique du Haut-Mâconnais », revue Images de Saône-et-Loire n° 175, septembre 2013, pp. 14-18.
  • Daniel Conry, « Les forêts de Lugny », bulletin municipal de Lugny pour l'année 2013, pp. 32-33.
  • Frédéric Lafarge, « Guerre franco-allemande de 1870-1871 : un monument pour se souvenir », bulletin municipal de Lugny pour l'année 2009, pp. 26-27.
  • Frédéric Lafarge, « Une importante cave du Mâconnais : la coopérative vinicole de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 165, mars 2011, pp. 9-11.
  • Frédéric Lafarge, « Un nom gravé dans la pierre : Albert Libeau », bulletin municipal de Lugny pour l'année 2011, pp. 30-31.
  • Frédéric Lafarge, « Le battage du blé à Lugny dans l'entre-deux-guerres », revue Images de Saône-et-Loire n° 178, juin 2014, pp. 22-23.
  • Frédéric Lafarge, « Un passionnant document d'archives restauré : le "cadastre napoléonien" de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 181, décembre 2014, pp. 10-11.
  • Frédéric Lafarge, « Centenaire de 14-18 : un monument pour se souvenir », bulletin municipal de Lugny pour l'année 2014, pp. 15, 18-19.
  • Frédéric Lafarge, « Le tombeau de l'abbé Jacques Brun, ancien curé-archiprêtre de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 182, juin 2015, pp. 20-21.
  • Frédéric Lafarge, « Il y a 50 ans, Lugny inaugurait son caveau de dégustation », revue Images de Saône-et-Loire, n° 187, septembre 2016, pp. 16-17.
  • Frédéric Lafarge, « Madeleine Soboul, l'épicière centenaire de Lugny, s'en est allée », revue Images de Saône-et-Loire, n° 194, juin 2018, pp. 20-24.
  • Frédéric Lafarge, « Et de quatre ! Un "Arbre remarquable de France" supplémentaire pour la Saône-et-Loire... », revue Images de Saône-et-Loire, n° 196, décembre 2018, pp. 10-11.
  • Fernand Nicolas, « Le retable de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 149, mars 2007, p. 9.
  • Henri Parriat, « La faune de la Grotte de Macheron près de Lugny (S.-&-L.) » revue La Physiophile, n° 49, octobre 1958, p. 14-38.

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