71252 - Lalheue

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Lalheue
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 71 - Blason - Saône et Loire.png    Saône-et-Loire
Métropole
Canton Blason en attente.png   71-29   Tournus

Blason en attente.png   71-47   Sennecey-le-Grand (Ancien canton)

Code INSEE 71252
Code postal 71240
Population 365 habitants (2009)
Nom des habitants Leurats
Superficie 687 hectares
Densité 53 hab./km²
Altitude Mini: 181 m
Point culminant 209 m
Coordonnées
géographiques
46.649167° / 4.795278° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
71252 - Lalheue carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire administrative

actuellement

Les dates signalent depuis quand cette situation existe

  • Région - 1964 -.... : Bourgogne
  • Département - 1790 -.... : Saône-et-Loire - 71
  • Arrondissement - 1790 (District) puis 1801 -.... : Chalon-sur-Saône
  • Canton - 1790 (confirmé en 1801) -.... : Canton de Sennecey-le-Grand. Depuis 2015 - ... : Canton de Tournus
  • Communauté de communes - 2001 -.... Entre Saône-et-Grosne (district de 1995 à 2001)
  • Commune - 1790 -.... : 657 habitants (recensement de 1806)
    - 1er janvier 2013 : 378 habitants (Bulletin municipal, janvier 2013).

dans le passé

  • la paroisse - ....: paroisse annexe de la paroisse de Nanton, la date de l'établissement de Lalheue en paroisse autonome est difficilement cernée par les auteurs. Selon Roland Bourquin (voir sources), Lalheue serait encore en 1783 "annexe" de Nanton. La consultation de l'état civil paroissial ne permet pas de distinguer une date précise. Marguerite Rebouillat date de 1681 la présence d'un curé desservant. Mais le premier registre paroissial, tout au moins le premier qui nous soit resté est ouvert en 1668. Quant à la présence de moines de l'abbaye de La Ferté-sur-Grosne parmi les curés (voir plus loin) elle ne semble pas relever d'une dépendance organisationnelle, mais de la disponibilité des moines qui constituent une sorte de "vivier de candidats", utilisé par l'Eglise pour les remplacements qui s'avéraient "à durée indéterminée".
    Au delà de cette organisation paroissiale, où les "fabriciens" jouent un rôle économique et moral important (certains sont nommés comme tels par quelques actes de l'état civil : Nicolas Rameaux, marchand, à la fin du XVIIe siècle, François Bonnot, laboureur, dans la première moitié du XVIIIe siècle, Michel Bonnot, laboureur, entre 1760 et 1780, François Goin, laboureur, vers 1787-1789 et d'autres), l'organisation de la "pyramide ecclésiastique" (archiprêtré, diocèse) concerne les paroissiens dans la mesure des dispenses que l'évêque de Chalon accorde pour les mariages (nombreux) entre cousins. On sait d'autre part que l'évêché est collecteur d'un impôt, la Dime ecclésiastique.
  • le bailliage - ....: entité administrative et fiscale, judiciaire, voire militaire, le bailliage dont relevait la paroisse de Lalheue était celui de Chalon-sur-Saône. A la fin du XVIIIe siècle, la charge de bailli était un "office", ou plutôt l'assemblage de plusieurs charges dont le titulaire faisait l'acquisition et qui conférait la noblesse de façon héréditaire. Bien évidemment le système est peu clair et varie selon les "Provinces". La trace la plus concrète du Baillage qui nous reste au niveau local consiste ...en la signature chaque début d'année des Registres de l'état civil paroissial. Citer quelques noms ne vaut que par les charges dont ces personnages sont dépositaires.
    • en 1750, François Antoine NOIROT (Conseiller du Roy -ils le sont tous-) est Lieutenant-assesseur criminel aux Bailliage, Chancellerie & siège du Présidial de Chalon-sur-Saône, en l'absence du Lieutenant-Général des dits Bailliage & Présidial.
    • en 1751, l'homme s'appelle Estienne BURIGNOT, écuyer, Lieutenant Général aux bailliages & siège Présidial de Chalon-sur-Saône. Il paraphe durant une quinzaine d'années les Registres.
    • en 1766, il s'agit de Louis BUTARD, Conseiller du Roy, Lieutenant-Général du Baillage, Chancellerie & Siége Présidial de Chalon-sur-Saône.
    • en 1771, la signature revient à Jean-Louis BERNIGAUD, écuyer, Conseiller du Roy, Lieutenant-général au Bailliage, Chancellerie, & Siège Présidial de Chalon-sur-Saône, qui ajoute Seigneur de Granges et autres lieux. Malgré ses titres, celui qui signe BERNIGAUD DE GRANGES, c'est, en 1789 comme Représentant du Tiers-état qu'il est élu député aux Etats-Généraux.
      Jean-Louis Bernigaud de Grange, né en 1740 à Perrecy-les-Forges était fils d'un juge grenetier au grenier à sel de Charolles. Son mariage en 1769 avec la fille d'un lieutenant au Bailliage de Chalon, lui apporte la terre de Grange. D'abord procureur du Roi à Charolles, il acquiert sa chage à Chalon en 1770. Il est âgé de 30 ans. Dix-neuf an plus tard il est élu aux Etats Généraux devenus Assemblée Constituante. Il siège jusqu'à la fin de celle-ci en octobre 1791. Il meurt en 1798. (Cf. Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants, Oxford-Paris, 1991 tome 1, page 86-87).
  • A partir de 1790, Paroisse (du point de vue civil) et Bailliage font place à une nouvelle organisation sous le signe de la séparation des pouvoirs, de l'abolition des privilèges et de la laïcisation de l'état-civil.
  • Pour ce qui est de la Justice, une Justice de paix est établie dans chaque canton. Un juge de Paix siège Sennecey-le-Grand : en 1839 les lundi et jeudi; en 1896 il s'occupe chaque vendredi des affaires civiles et le dernier vendredi du mois des affaires de "simple police".
  • L'Instruction publique fut toujours du ressort communal en ce qui concerne l'instruction primaire. La Loi "Guizot" de 1833 oblige les communes à entretenir au moins une école élémentaire. A Lalheue les registres paroissiaux enregistrent la présence d'un "recteur d'école " dès 1680. L'appellation change avec la Révolution, mais la scolarisation est perceptible, chez les garçons, par le nombre de signatures au bas des actes d'état civil.
    Par exemple en 1788, année où 14 mariages ("Bénédictions nuptiales") sont célébrés (un nombre record), la plupart des actes portent plusieurs signatures.
    Si l'on excepte le curé, Dom Pageault, et le recteur d'école Janin, souvent témoin, un seul ne comporte aucune signature, 2 en comportent une, 3 en comportent 2, 5 en comportent 3, 3 en comportent 4. Tout chiffre peut être discuté,(des témoins sont présents à plusieurs cérémonies) mais ceux-ci témoignent de l'alphabétisation d'une partie des garçons. On note seulement une fois la signature d'une épouse...
    En 1839, la commune fait édifier une école. En 1867 une école de filles est construite. La présence d'une institutrice laïque est notable dans les annuaires départementaux vers 1890. Quant à l'instituteur, en poste de longues années souvent, il prend la suite du recteur d'école sans interruption.
  • Le Trésor public est dotée de trésorerie locale. Jamais Lalheue ne fut pourvue d'un tel service. En 1839, la perception est à Bresse-sur-Grosne. (dates indicatives seulement); en 1855 elle est à Laives. Elle est actuellement à Sennecey-le-Grand.
  • La Poste dont dépendait la distribution des lettres était à Sennecey-le Grand durant une grande partie du XIXe siècle. Ce fut le bureau de Laives, qui l'assurait vers 1880-1890,jusqu'au début des années 1960 : on écrivait "à Lalheue, par Laives"). Le code postal, d'abord "71, Lalheue par Sennecey-le-Grand" puis ...71240 Lalheue, concentrait vers 1970 la distribution du courrier à partir du Bureau de Sennecey-le-Grand avant que soit créer un Centre de distribution plus important.

Chronique chronologique

1789 - 1816

A partir de germinal an VI (1798), le maire de Lalheue est François BICORNET. Son nom apparaît dans l'état civil paroissial en 1760, année où sa naissance et son baptême sont consignés. Il est fils de Jean Bicornet, laboureur et marchand. Outre son mariage et son rôle fréquent de parrain religieux, le nom de François Bicornet clôt le dernier registre de l'état civil paroissial en 1792. Il le signe et fait suivre son paraphe de sa fonction : il est dès 1792 "procureur de la commune de Lalheue". Cinquième maire du village, son mandat va durer 18 ans. Il signe les actes de l'état civil d'une large signature très ornementée. Après 1802, il n'est plus question d'élection. Le maire est nommé par le Préfet. François Bicornet passe de la République (Directoire, Consulat) à l'Empire, puis de celui-ci à la première Restauration, aux Cents jours et ne quitte l'écharpe que plus d'un an après la seconde Restauration royaliste. Entre temps il laisse trace durable de son passage. En 1812 il fait ériger une grande Croix de chemin, au hameau du Buisson Roncin, où le seul nom qui soit gravé dans la pierre est le sien : BICORNET MAIRE. Mais il n'est pas seul et son équipe, républicaine sans doute, a le même profil de cultivateurs " propriétaires", comme ils se nomment dans l'état civil
De l'an II à l'an VI(1794-1796), les mariages revêtent la forme d'une cérémonie civique. Quatre témoins, dont trois sont des représentants officiels de la République nouvelle, accompagnent dans la "Maison commune" (Mairie) les mariés et les familles. On relève les noms (l' âge donné correspond à l'année 1795, à mi chemin de la période "révolutionnaire", la profession est celle qui est inscrite)  :

  • Quelques acteurs locaux de la "République au village"
    • Claude BRETHENET 37 ans, laboureur
    • François BICORNET, 38 ans,cultivateur (une fois), ou propriétaire
    • Pierre MALESCOT, 43 ans, laboureur
    • Jean CASSARD, 35 ans, laboureur
    • Jean GABOT, 33 ans, menuisier
    • Pierre RAMEAUX, 27 ans , cordonnier
    • Dominique GAGNIARD, 32 ans (en 1794), aubergiste
    • Claude PICARD, 30 ans (en 1794), laboureur
    • Jean GUYOT, 36 ans (en 1794), laboureur
    • François DECOUDRAS, 36 ans (en 1794), laboureur.
    • François JANIN, 50 ans (en 1794), recteur d'école (instituteur)
  • De la République à l'Empire.
    Dix années plus tard, le 10 nivose an XIV, le calendrier républicain est abandonné pour reprendre le calendrier grégorien. A cette occasion, ce 31 décembre 1805 le Maire fait signer les membres du conseil municipal sur les registres des naissances, des mariages et des décès. Ils sont huit. Sept sont "propriétaires", les "laboureurs" des registres paroissiaux et un est aubergiste et propriétaire ( source de cette enquête: registres paroissiaux et républicains de l'état civil de Lalheue)  :
    • François BICORNET, maire, 45 ans, propriétaire
    • Claude DUPREY, adjoint, 55 ans, propriétaire, (et premier maire de Lalheue de 1790 à 1791)
    • Claude BRETHENET (Bertenet), 47 ans, propriétaire (et ancien maire de fin 1792 au printemps de l'an IV).
    • Pierre DODEY, 65 ans, cultivateur propriétaire (et ancien maire de l'an IV à l'an VI)
    • Louis BRETHENET, 36 ans, cultivateur propriétaire.
    • Jean DUPREY, 40 ans, cultivateur propriétaire (ancien "adjoint à l'état civil") .
    • Jean GUYOT, 48 ans, laboureur
    • Jean GABEURE, 45 ans, cultivateur propriétaire et cabaretier.

1816 - 1848 : les électeurs censitaires

La monarchie restaurée après Waterloo, le Préfet nomme un nouveau maire en la personne du cultivateur Pierre DUPREY. Comme il y a plusieurs "Duprey" dans la population de la commune, Pierre DUPREY ajoutait le nom de son épouse (Françoise LABRY). Il restait maire 14 années, soit la durée des règnes de Louis XVIII et de Charles X. Pierre DUPREY LABRY est cultivateur propriétaire. Pour le situer, c'est un neveu par alliance de Claude DUPREY...Il a en plus de ce dernier, un niveau d'imposition supérieur. La Restauration avait concocté un dispositif électoral censitaire, où seuls n'étaient électeurs aux élections des députés que les propriétaires redevables de plus de 300 francs d'impôt. Pour le village de Lalheue, à la veille de la Révolution de 1830, le nombre d'électeurs était de ...deux pour une population de plus de 700 habitants. Ainsi en 1829 la liste est courte :

  • François BICORNET, était imposé à 391,10 francs
  • Pierre DUPREY LABRY était imposé à 317,45 francs
    Pour l'ensemble du canton de Sennecey-le-Grand, il y avait 31 électeurs. Ce système privilégiant la fortune laissait de côté un tel nombre de personnes, qu'il implosait en 1830.

Appelé au pouvoir le Roi Louis-Philippe devait réformer les institutions. Loin du suffrage à demi universel de 1793, l'effort démocratique auquel il consentit fut de diminuer le cens exigible : pour élire les députés, il ouvre la voie au statut d'électeur aux propriétaires imposés pour plus 200 francs. A Lalheue, le nombre des électeurs triplait, passant de deux à six. Ainsi en 1834 étaient électeurs :

  • Les "notables" sous la Monarchie de juillet :
    • François BICORNET, propriétaire pour 412,14 frs
    • Etienne BRETON, propriétaire pour 1 210,45 frs (non résidant à Lalheue)
    • Claude DODEY, propriétaire 208,89 frs
    • Pierre DUPREY-LABRY, propriétaire pour 333,88 frs
    • Jean-Baptiste MAZOYER, aubergiste, redevable de 297,66 frs
    • Pierre ROZAND, propriétaire à 227,26 frs
      Cinq années plus tard, suite aux décès de François Bicornet et de Pierre Duprey, deux nouveaux électeurs accédaient au droit de vote en 1838-1839 :
    • Louis FERRÉ-DODEY, propriétaire, (DODEY étant le nom de son épouse), censitaire à 204,74 frs
    • Claude MORETEAU, meunier, censitaire à 219,17 francs

Le renouvellement des autorités locales s'était traduit au cours de l'année 1830, par le remplacement du maire Pierre DUPREY-LABRY, âgé de 59 ans par... François BICORNET, 70 ans d'âge. Probablement plus trop flamboyant de santé, il fut à partir de 1832 dispensé de son rôle d'officier de l'état civil, assumé par son adjoint Louis FERRÉ, 39 ans d'âge, propriétaire, mais pas assez imposé pour être électeur et maire. A la fin de l'année 1835, ce fut le propriétaire et électeur Pierre ROZAND qui succédait à BICORNET. Situer Pierre ROZAND ? Originaire de Boyer, un temps meunier au moulin de Lalheue, il était marié à une des filles de...Claude DUPREY (le premier maire, alors qualifié de "DUPREY l'Ancien" vécut juqu'à l'âge de 94 ans). Enfin après un long purgatoire d'adjoint, Louis FERRÉ, dont le poids politique s'était accru à la mesure d'un faible enrichissement qui lui faisait franchir la barre de 200 francs d'imposition, était nommé maire en 1846. Il ne reste maire que deux années, une nouvelle Révolution bouleversant le paysage politique en 1848.
(Cf Annuaire de Saône-et-Loire, éditions de 1829, 1834 et de 1839)

  • À l'échelon local, la liste électorale était plus large que celle établie pour les élections nationales: elle incluait tous les propriétaires redevable du cens foncier annuel supérieur à 33 francs. Elle excluait donc les journaliers et les paysans sans terre. Elle excluait aussi les artisans non propriétaires. Les Archives de la commune possèdent la liste électorale dressée en 1844 sous l'autorité du maire Pierre Rozand. Pour "829 âmes", le village compte 83 électeurs censitaires, auxquels s'ajoutent 3 "électeurs qualifiés" (de par leur fonctions de capitaine et de lieutenants dans la Garde nationale) et 10 "électeurs complémentaires" (redevables d'un cens compris entre 27 et 33 francs). Il semble intéressant d'en livrer les premiers noms car cela montre la mobilité sociale des personnes par rapport aux listes précédentes, mais aussi la concentration des terres dans un cercle restreint de familles (le second patronyme étant celui de l'épouse). 23 électeurs sur 83 dépassent les 100 francs de cens, 18 autres sont dans la tranche entre 50 et 99 francs, 42 ont un impôt compris entre 33 et 49 francs. La majorité sont donc des petits propriétaires. Cette liste permet aussi un aperçu des patronymes du village, bien que l'inventaire soit incomplet puisqu'il ne concerne que 96 noms :
    • Jean-Louis PERRAULT, meunier, 301 francs
    • Jean Louis DUPREY, 233 francs
    • Claude BRETHENET-DUPREY, 214 francs
    • Louis FERRÉ-DODEY, 210 francs
    • Claude DODEY-DUPREY, 207 francs
    • Arnould HUMBLOT-CONTÉ, 195 francs. Celui-ci, propriétaire du château de La Ferté-sur-Grosne, ne réside pas à Lalheue mais y possède des terres qui s'ajoutent à de nombreuses autres dans le Chalonnais.
    • Jean-Baptiste MAZOYER, aubergiste, 182 francs
    • Pierre ROZAND-DUPREY, 160 francs
    • Claude DUPREY, 160 francs
    • François BALANDRE, 155 francs
    • Jean-Louis DODEY, 143 francs
    • Claude DURAUD, 143 francs; Claude BONNOT-BAUDIN, 142 francs; François DUPREY, 132 francs; Pierre DODEY, 127 francs; Pierre MATHEY-DUPREY (de Laives), 122 francs; (Jeanne GUYOT-RAMEAU, 119 francs, mais son nom est barré car non électrice...); Claude BACHELET-DUPREY, 111 francs; Louis BAUDIN, 110 francs; Jena-Baptiste MATHEY, 105 francs; François FRÉROT fils, 103 francs; Jean-Louis MORIN-DODEY, 100 francs; Jean BACHELET-BRETHENET, 100 francs.
    • Viennent ensuite Jean-Baptiste DUPREY, Pierre DUPREY-VINCENT, Jacques BONNOT-BAUDIN, François LELADE (d'Étiveau), François REGNIER, François LARDET (de Messey-sur-Grosne), Jean REGNIER, Claude DUMONCEAU, maréchal-ferrant, Claude GOIN, Nicolas PICARD-GOURAT, Jean BONNOT-BONNOT (de La Ferté-sur-Grosne), Claude Bazile DODEY, Claude CASSARD, Jacques VARRIER, Claude MILLON (de Nanton), Pierre GOURAT, Antoine CONTASSOT, Jean GUYOT-CASSARD, Nicolas JOLY, Claude GORGEREAU, Jean LACOUR, Antoine CASSARD, PERNIN-DURIAUD, meunier à Cruzille, François BAUDIN, Philippe GAUTHERON, Pierre CASSARD, Claude BONNOT-ROY, Claude FLAMMANT-BEUGNON, Louis BEUGNON, François JOLY, Louis BEUGNON, François PAUTHET, Antoine GUYOT, Claude RAVIER, Pierre FAUCILLON fils (de Sennecey-le-Grand), Claude BONNOT-ROY, Nicolas PICARD fils, Philippe GORGEREAU, Claude BOUGUET, Claude FLAMAND, Michel JACQUEMET, Jean LEBEAU, François JOLY, François BEUGNON, Louis RAMEAU, François DEVIGNARD, Claude PICARD, Antoine GUILLEMOT père, Joseph ROBERT, Claude RAVIER, François GOURAT, François GUYOT, Claude BOYAUD-BEUGNON, Jean BEUGNON, Pierre FAUCILLON, Miclel GUYOT, JEUNET, desservant, Nicolas GUYOT.
    • La liste complémentaire comprend Antoine CHOLET, Pierre ROY, cabaretier, Pierre BEUGNON, Jean RENAUD, Claude BACHELET, François RENAUD, Jean LÉGER père, marchand, Jean DURAND, Claude PAUTHEY, Claude TUSSEAU.
    • Les trois officiers de la Garde nationale sont Claude LABERGÈRE, capitaine, Claude JOLY, lieutenant, François MUTIN, sous-lieutenant

1848 - 1876

La révolution de février 1848 établit le suffrage demi-universel (vote des hommes) mais s'en tient à la nomination des maires par les préfets. Le changement de la municipalité intervient en août 1848.

  • Le duo maire et adjoint est composé de :
    • Jean-Baptiste MAZOYER, propriétaire et aubergiste, âgé de 66 ans
    • Claude BRETHENET, cultivateur, âgé de 47 ans.
  • La démocratisation du suffrage se traduit dans les chiffres annoncés par la liste électorale pour les élections à l'Assemblée Législatives de 1849 : 244 citoyens électeurs.

  • Lalheue au mitan du XIXe siècle
    • Le recensement de 1851 enregistre 867 habitants, 218 maisons. 206 ménages (Cf AD Saône-et-Loire, site internet) Très précis, il permet de dresser la répartition socioprofessionnelle de la population du village. Pour ce faire, on a totalisé le nombre des hommes, des femmes et des enfants en âge de travailler, sauf ceux en bas-âge (ceux-ci au nombre de 154).
      • L'agriculture occupe, selon cette méthode de classification : 580 personnes dont 263 relèvent du statut du chef de famille "Propriétaires cultivateurs".
      • L'industrie emploie 71 personnes dont 57 dépendent de l'artisanat et du commerce, et 14 de la meunerie.
      • Les propriétaires vivant du produit de leurs rentes sont 19.
      • Sont enregistrés un étudiant, un instituteur, un éclésiastique, une sage-femme, 3 employés de la commune.
      • 11 femmes sont présentées comme vivant du travail de leur mari.
      • Enfin le recensement dénombre 8 mandiants et vagabonds.
      • Un ouvrage de 1856 (M. Monnier, Description des communes du département de Saône-et-Loire, réédité en 1998, par les Editions du Bastion.) permet de compléter :
        • Il y a un bureau de tabac; le bureau de poste est à Sennecey-le-Grand; la perception est à Laives.
        • Il y a Foire le 23 juillet; vente de bétail, chevaux et moutons.
        • Le village possède 2 écoles communales, celle des filles est tenue par des religieuses, soeurs de St-Joseph.
        • La présence d'une sage-femme est notée. (C'est effectivement important, tant les registres paroissiaux puis communaux enregistrent de décès de femmes suite à un accouchement, et d'enfants mourant dans les premiers jours de leur vie)
        • L'église est vouée à Sainte Madeleine.
  • L'Empire, second de nom, change le maire en 1852 en recourant à la famille DUPREY : c'est Jean-Pierre Louis DUPREY, qui est nommé. Fils de Pierre DUPREY-LABRY, il se qualifie "propriétaire". L'adjoint BRETHENET reste en place jusqu'en 1857. A cette date c'est Louis ROZAND qui devient adjoint... Il est le fils de Pierre ROZAND, qui avait occupé la fonction sous Louis-Philippe.
    • En 1856, la population de Lalheue atteint le nombre maximum jamais enregistré de 891 habitants.
  • La Troisième République, dont rien ne dit en 1870 qu'elle va durer soixante-dix ans, nomme un nouveau maire. Louis LACOUR, meunier, aurait selon l'histoire transmise par Julien Bressand, refusé sa nomination par les autorités impériales en 1865. La République trouve en lui le personnage légitime du changement. Mais il meurt en 1876, peu avant que le suffrage (demi) universel ne fasse du maire l'élu du conseil municipal.

1876 - 1918

Un village rural vers 1900
Voici le village tel qu'il est présenté à la fin du XIXe siècle dans l'Annuaire administratif, commercial & historique du département de Saône-et-Loire pour l'année 1897, complété, quand cela a été possible (de nombreux homonymes ne permettent pas l'identification de tous) par les renseignements collectés dans les feuillets du recensement de 1896 (Archives départementales de S & L, site internet)
Lalheue, 600 habitants. A 7 km de la gare de Sennecey-le-Grand. Bureau de Poste à Laives. Superficie 687 hectares dont 250 en céréales et cultures (22 hectares de moins qu'en 1833, voir infra), 232 en prairies (12 hectares de plus qu'en 1833), 148 en bois. Commerce de céréales, maïs, bétail. Foire : lundi après le 22 juillet. Fête patronale : 22 juillet. Territoire situé en plaine arrosé par la Grosne. Le recensement du 28 avril 1896 répartit les 600 habitants en 456 au bourg, et 144 en population éparse (le Buisson-Roncin, les Perches, les Brenots, le Moulin de Lalheue, le moulin de Cruzille).
Le recensement dénombre 150 cultivateurs, chefs de famille ou non. Toutes les épouses de ceux-ci sont notées "sans profession", ce qui est évidemment très discutable mais telles sont les normes "machistes" administratives de l'époque. L'annuaire donne ensuite le liste du :

  • Conseil municipal :
    • Louis DODEY, maire. 46 ans, cultivateur
    • Claude BRETHENET, adjoint. 62 ans cultivateur
    • Justin BALANDRE, 43 ans, cultivateur
    • Louis FERRÉ, 64 ans, cultivateur
    • Jean-Louis MATHEY, 48 ans, cultivateur
    • François RENAUD, 49 ans, cultivateur
    • Claude FOUX, 44 ans, cultivateur
    • Jean MAUGUIN, 56 ans, sans profession (rentier)
    • François BEUGNON, 53 ans, cultivateur
    • Pierre GOURAT, 44 ans, cultivateur
    • Claude SABRE, 57 ans, cultivateur
    • Claude BONNOT, 45 ans, cultivateur
  • Les enseignants :
    • François ROUX, 46 ans, instituteur
    • Françoise ROY, 30 ans, institutrice
  • Le curé :
    • Antoine PERRIN, 37 ans, qui vit avec ses parents Pierre PERRIN 67 ans, et Marie TOUZOT 67 ans.
  • Les aubergistes (4 auberges)
    • Jean-Baptiste BONNOT, 34 ans, qui est aussi "épicier-mercier" avec son épouse Marie FILIÂTRE, 24 ans.
    • Jean CASSARD, 40 ans, qui fait aussi "tabac et pipes" et qui, après 1900 édite les premières cartes-postales sur Lalheue. Son épouse est Marie GOIN, 35 ans, d'où le nom de l'auberge "CASSARD-GOIN" que l'on peut lire sur les cartes postales anciennes.
    • Jean-Louis GROSJEAN, 52 ans
    • Victor GUERET, 29 ans
  • le boulanger :
    • Nicolas BALLAND, 41 ans (recensé comme "négociant") qui est également "épicier-mercier" et son épouse Marie PARIAT, 30 ans. Le nom du commerce lisible aussi sur les anciennes cartes postales est "BALLAND-PARIAT".
  • Les charrons
    • François DEVIGNARD, 46 ans
    • François RENAUD, 31 ans
    • Jean-Baptiste DEVALLON, 48 ans, qui est aussi forgeron
  • le forgeron :
    • Julien CASSARD, 18 ans
  • Les maréchaux-ferrants :
    • Claude BRESSAND, 50 ans, annoncé aussi forgeron, aidé de son fils Julien BRESSAND, 22 ans
    • François GUYOT, 27 ans aidé d'un ouvrier, Joseph BRAUD, 25 ans
  • les bourreliers :
    • François BORREAU, 70 ans et son fils Joseph Léon BORREAU, 34 ans
    • Jean-Louis GAGNARD, 55 ans et son fils Jean-Louis GAGNARD, 30 ans
  • Les maçons :
    • Antoine COLIN, 63 ans et son fils Jean-Baptiste COLIN, 30 ans
    • François LUC, 45 ans
    • Claude SABRE, 51 ans
  • le plâtrier :
    • Jean-Louis BREJON, 55 ans
  • les menuisiers :
    • Claude BOYAUD, 52 ans, recensé cultivateur
    • Pierre GUYOT, 43 ans, mari de l'institutrice
  • les perruquiers (coiffeurs)
    • Jean-Baptiste GUILLEMOT, 29 ans
    • Jean-Claude GABEURE, 62 ans.
  • les meuniers :
    • Louis LACOUR, 41 ans, patron-meunier du Moulin de Lalheue
    • Jacques TRAVERS, 40 ans, au moulin de Cruzille sur le Grison
  • le régisseur du Moulin de Lalheue :
    • Pierre CONTASSOT, 44 ans
  • les fariniers :
    • Pierre BLONDEAU, 40 ans
    • Eugène VILLENEUVE, 35 ans
  • les charretiers :
    • François JOLIVOT, 26 ans
    • Henri RENAUD, 53 ans et son gendre Jean-Marie AULIER, 26 ans
    • Antoine VAUDET, 27 ans
  • le marchand de bois :
    • Jean-Jacques BOUCHE, 65 ans, au Buisson-Roncin
  • le scieur de long :
    • Joseph GORLIER, 55 ans
  • le cantonnier
    • Pierre LEFRANC, 47 ans
  • le garde-forestier :
    • Jules VALENTIN, 53 ans
  • l'huilier (fabrication)
    • Jean-Claude BACHELET, 66 ans

Ainsi le village est une société "plurielle", agricole bien sûr mais où l'artisanat et la meunerie permettent une sorte d'auto suffisance en matière de service y compris dans la mouture des céréales. La présence de plusieurs auberges et épiceries et de deux écoles lui assure une animation journalière que les photographes n'ont guère de mal à traduire sur les cartes postales de la "Belle époque".
Signalée au Journal officiel de la République, il existe en 1903 (probablement créée avant cette date) une société d'entraide mutuelle, La Bienfaitrice de Lalheue. Son président est Julien BRESSAND, futur maire.

Les élections municipales de 1908 portent à la fonction de maire l'ancien instituteur Cyprien FRÉMY, 61 ans. Les autres conseillers municipaux sont (Le deuxième nom est celui de l'épouse ainsi que le mentionne le registre municipal) : Jean LESPOUR RENAUD, 40 ans, François RAVIER CARRÉ, 35 ans, Pierre CONTASSOT CHAMBION, 56 ans, Jean-Louis DEVIGNARD MORIN, 49 ans, Louis MONNOT GAUDILLÈRE, 37 ans, Antoine DENOYER CHAMPEY, 47 ans, François RENAUD CASSARD, 62 ans, Claude BOYAUD BAUDIN, 65 ans, Louis DODEY VACHET, 58 ans, François GUYOT CASSARD, 39 ans, Jean-Marie BONNOT GUY, 36 ans. Tous sont cultivateurs.

La guerre de 1914-1918 fauche 25 hommes, ce qui est considérable rapporté à la population masculine active : 11,1 % des hommes nés avant l'année 1900 (source : recensement de 1911. Nombre des hommes âgés de 20 ans et plus (199), augmenté des garçons (26) nés à entre 1893 et 1900, mobilisables jusqu'en 1918 ).

1918 - 1960

Le conseil municipal élu en mai 1935. (114 électeurs s'expriment). Les étiquettes politiques figurent au procès verbal de l'élection. Les 12 élus obtiennent entre 74 et 64 voix, mais l'ordre de présentation adopté ici est alphabétique :

  • Armand DUNOYER (radical-socialiste), maire, Louis DEVIGNARD (radical-socialiste indépendant), Claude AUBERGET (socialiste SFIO), Marius BONNOT-FARGEOT (agraire), Louis CASSARD (radical-socialiste), Louis FLAMMAND (radical socialiste), Jean-Baptiste GEOFFRAY (indépendant), Émile GOURAT (agraire), Henri NAZARD (indépendant), Émile NAULET (agraire), Jean-Baptiste RENAUD-LESPOUR (radical-socialiste), Joseph SABRE (radical socialiste)
    En 1940, 3 d'entre-eux sont mobilisés (GEOFFRAY, GOURAT, NAZARD).

Les élections générales d'avril 1936, qui voient la victoire du Front populaire en France, donnent à Lalheue le résultat suivant : 103 électeurs s'expriment, 58 voix se portent sur le candidat (radical + droite), Roger COMBAS, avocat, 38 voix se portent sur Jean-Marie THOMAS, député sortant, socialiste SFIO (qui sera élu député au niveau de la circonscription), 7 voix optent pour Jean DAMICHEL, instituteur à Chalon, communiste (il sera fusillé par les allemands en 1942)

À la Libération le maire est révoqué. Louis DEVIGNARD, adjoint, est élu maire en décembre 1944

En 1944, le gouvernement du Général De Gaulle (qui incluait tout l'éventail politique de la Résistance) promulgue le vrai suffrage universel en étendant le droit de vote aux femmes. La liste électorale de Lalheue, dont la population s'est restreinte considérablement, enregistre la nouveauté : le corps électoral compte 123 hommes et 141 femmes.
Les premières élections municipales tenues après la Libération se tiennent en avril 1945. Pour la première fois une femme est élue membre du conseil municipal de Lalheue, Marie JOLIVOT-PROST. Mais lors du scrutin suivante le "machisme politique" revient. Ce ne sont que des hommes qui vont être élus dans les 30 années qui courent de 1947 jusqu'à 1977.
Les conseils municipaux élus de 1945 à 1959 avril 1945 (Il n'a pas été pris en compte les élections partielles):

  • avril 1945 : Louis DEVIGNARD, maire; Émile NOLET, adjoint; Marius BONNOT, Julien BRESSAND, Claudius BRUN, François CASSARD, Jean-Baptiste FOREST, Jean-Baptiste GEOFFRAY, Émile GOURAT, Marie JOLIVOT, Henri MEUNIER, Marcel MONNOT.
  • octobre 1947 : Julien BRESSAND, maire; Albert LIMONET, adjoint (maire de 1951 à 1953); Marius BONNOT, Claudius BRUN, François CASSARD, Louis DEVIGNARD, Jean-Baptiste FOREST, Jean-Baptiste GEOFFRAY, Louis JOSSERAND, Henri MEUNIER, Marcel MONNOT, Pierre RENAUD
  • mai 1953 : Émile CHATILLON, maire, Albert LIMONET, adjoint; Émile BARBIER, Marius BONNOT, Louis DEVIGNARD, Lucien FLAMMANT, Jean-Baptiste FOREST, Jean-Baptiste GEOFFRAY, Émile GOURAT, Marcel MONNOT, Jean RENAUD
  • avril 1959 : Émile CHATILLON, maire, Albert LIMONET, adjoint; William BARTOLETTI, Émile BARBIER, Gilbert BONNOT, Max BUDIN, Jean-Baptiste FOREST, Jean-Baptiste GEOFFRAY, Marcel MONNOT, Jean MUTIN, Jean RENAUD

Les élections générales (députés) d'octobre 1945 (première Assemblée Constituante) incitent 189 électeurs et électrices à s'exprimer. Il s'agit d'un scrutin de liste départementale à la proportionnelle. 7 listes sont en présence. Les résultats placent en tête la Liste Républicaine d'Action sociale et Résistante de M. Patrice BOUGRAIN (droite) avec 62 voix, devant la liste socialiste SFIO de M. Pierre MAZUEZ, 34 voix, la liste du Parti communiste de M. Waldeck ROCHET, 30 voix, la liste du Parti social démocrate, 26 voix, la liste du Parti radical-socialiste de M. Paul DEVINAT, 18 voix, la liste du Mouvement républicain populaire (MRP), 16 voix,un liste "divers", 3 voix.

Un an plus tard en novembre 1946, la IVe République étant installée, ont lieu de nouvelles élections. 169 électeurs et électrices s'expriment par leur vote. La liste du Centre Républicain (droite) recueille 96 voix (2 élus en Saône-et-Loire où elle arrive en 2e place) : André MOYNET, Patrice BOUGRAIN). Elle devance la liste du Parti communiste français, 28 voix (2 élus en Saône-et-Loire où elle arrive en tête : Waldeck ROCHET, Rémy BOUTAVANT), la liste du Mouvement républicain populaire (MRP), 23 voix (1 élu départemental, Roger DEVEMY), la liste socialiste SFIO, 17 voix (1 élu départemental, Pierre MAZUEZ), la liste RGR (radicaux), 5 voix (1 élu départemental, Paul DEVINAT).

Le référendum du 28 septembre 1958, qui approuve l'instauration de la Ve République donnent à Lalheue le résultat suivant : 163 OUI, 8 NON.

Les élections de novembre 1958 ont lieu selon un scrutin de circonscription. Au second tour M. André JARROT (gaulliste) (et qui est élu) obtient 138 voix (77 au 1er tour). Le candidat communiste Rémy BOUTAVANT obtient 12 voix.

Le referendum d'octobre 1962, qui modifie la Constitution en faisant élire le Président de la République au suffrage universel, a pour résultat : 93 OUI, 41 NON.

La vie du village suit son cours et enregistre l'accroissement de la circulation. En août 1951 un arrêté municipal limite la vitesse des véhicules lors de la traversée de la commune : 50 km/heure pour les véhicules légers, 30 km/heure pour les poids lourds...

1960 - 2013

  • Fin des années 1960, arrêt de l'activité minoterie au Moulin de Lalheue.
  • 1965 aux élections municipales un seul tour de scrutin permet à la liste du maire sortant Émile CHATILLON d'être élue. 204 électeurs sont inscrits sur la liste électorale, 168 votent et 156 s'expriment.
    Sont élus : Émile CHATILLON, maire, Albert LIMONET, adjoint, Émile BARBIER, William BARTOLETTI, Gilbert BONNOT, Lucien FLAMMANT, Jean-Baptiste FOREST, Arnaldo GIAI, Jean MUTIN, Émile NOLET, Pierre RENAUD.
  • En décembre 1965 ont lieu les élections présidentielles au suffrage universel. Au 1er tour sur 206 électeurs, 155 votants et 152 suffrages exprimés le général De GAULLE recueille 58 suffrages, devant Jean LECANUET (centre), 36 voix, François MITTERRAND (gauche), 33 voix, TIXIER-VIGNANCOUR (extr-dr), 20 voix. Deux autres candidats ont 3 et 2 voix.
    Au 2e tour, sur 159 votants et 150 suffrages exprimés, Charles De GAULLE obtient 84 voix, et François MITTERRAND 66 voix.
  • Au recensement de 1968, Le village de Lalheue compte 240 habitants, plus bas niveau démographique atteint.
  • Le référendum d'avril 1969, qui provoque le départ du Président de GAULLE, lui accorde à Lalheue 77 OUI, pour 58 NON.
  • Les élections présidentielles de cette même année se soldent au 2e tour du scrutin : Georges POMPIDOU, 77 voix, Alain POHER, 62 voix. Au 1er tour, le candidat du Parti communiste Jacques DUCLOS avait recueilli 24 voix. Le candidat socialiste Gaston DEFFERRE en obtenait 8.
  • 1971, aux élections municipales, deux tours de scrutin sont nécessaires pour pourvoir aux 11 élus du conseil municipal. Au 1er tour 167 des 197 électeurs inscrits votent et élisent 9 conseillers. Au 2e tour, 158 votants se déplacent pour élire 2 conseillers. Les 11 élus recueillent entre 127 voix et 71 voix. Les élus sont tous des hommes : Emile CHATILLON, maire réélu, Albert LIMONET, Emile BARBIER, William BARTOLETTI, Albert BONNOT, Lucien FLAMMANT, Louis NOLET, Claude CASSARD, Georges LACHAUX, André BARTHES, Louis JACQUEMET.(Source : Le Courrier de Saône-et-Loire, 15 et 22 mars 1971)
  • Les élections présidentielles de 1974 ont pour résultat au 2e tour du scrutin : Valéry GISCARD d'ESTAING, 112 voix, François MITTERRAND, 74 voix.
  • 1977, deux listes concourent aux élections municipales. Le nombre des électeurs inscrits est de 244. Les votants sont 212 au 1er tour et ils élisent 8 conseillers municipaux. Ils sont 205 au 2e tour pour élire 3 conseillers. Les 11 élus recueillent entre 140 suffrages et 91 suffrages. Une élue siège au conseil composé de Maurice DUTREUIL, nouveau maire, André BARTHES, René BONNOT, Claude CASSARD, Roger CASSARD, Michel FLAMMANT, Mme Claudine LAGARDE, Michel MARTIN, Jacques CARLOT, Louis NOLET, Georges RENAUD.(référence : Le Courrier de Saône-et-Loire, 14 et 21 mars 1977.)
  • Les élections présidentielles de 1981 ont pour résultats au 2e tour du scrutin : François MITTERRAND, 108 voix, Valéry GISCARD d'ESTAING, 91 voix
  • Depuis avril 1983, paraît un bulletin municipal mensuel, La Lhuye.
  • Les élections présidentielles de 1988 accordent au 2e tour du scrutin : 117 voix à François MITTERRAND, 91 voix à Jacques CHIRAC.
  • 1992, décision de "régénérer" la forêt de Lalheue en liaison avec l'Office national des forêts (ONF)
  • 1992-1993, construction d'une salle socio-culturelle, inaugurée en septembre 1993
  • Depuis le 1er janvier 1995 Lalheue fait partie du district Entre Saône-et-Grosne(Délibération et vote du conseil municipal le 3 décembre 1993, confirmés en juin 1994)
  • Les élections présidentielles de 1995 livrent comme résultat au 2e tour de scrutin : L. JOSPIN (socialiste), 97 voix, Jacques CHIRAC, 92 voix.
  • Entre 1985 et 2002 fermeture des deux commerces et du café-bar.
  • En 1998, le village obtient le premier Prix du fleurissement départemental (commune de moins de 500 habitants).
  • 1999-2000, route départementale N° 6 : construction d'un nouveau pont sur la Grosne, pour remplacer celui datant de 1790.
  • En janvier 2001, le district devient Communauté de Communes, Entre Saône et Grosne.
  • 2000-2002, construction d'un lotissement de 7 maisons individuelles près du centre du village.
  • Les principales autres structures intercommunales auxquelles le commune adhère sont
    le Syndicat de la Grosne, qui regroupe 23 communes de Cluny à Marnay (où la rivière conflue dans la Saône).
    le Syndicat du Grison (dissous en 2000),
    le Syndicat des eaux de la Région de Sennecey-le-Grand,
    le Syndicat d'électrification de la Bresse chalonnaise,
    Le SIVOS de La Chapelle-de-Bragny-Etrigny-Nanton-Lalheue (enseignement primaire),
    le Syndicat d'initiative de la Communauté de communes de Saône-et-Grosne,
    l'Association foncière de l'ONF.
  • 2012, ouverture d'une structure médicale.

Patrimoine.png Patrimoine

Vue du côté sud de l'église

Reconnu pour sa connaissance de l'architecture romane, l'historien Raymond Oursel a placé l'église de Lalheue parmi celles dont il subsiste une partie d'origine romane. Voir la carte des églises romanes placée dans Bourgogne romane et Terre de Bourgogne, parus aux éditions Zodiaque. Erudite locale Marguerite Rebouillat notait cependant  : On manque d'éléments pour dater cette église. Inserré dans le paysage, ponctuant la vie quotidienne de chacun au son de sa cloche toutes les demies heures, répétant à chaque heure le tintement initial, comme on confirme une parole mal entendue, le clocher tient discrètement un peu rôle d'un "service public".
(La photographie ci-contre a été prise vers 1990)

Ce qui fut longtemps désigné Pont de Lalheue, visible du pont actuel, a été construit entre 1784 et 1790. Le plan en aurait été fait par l'architecte chalonnais Emiliand Gauthey.

Le Lavoir municipal, sur la route du Moulin a été construit en 1867. Il a été restauré et remis en eau au début des années 2000 par l'Association Lalheue Pierres d'autrefois.

Des cartes postales anciennes (voir les illustrations) présentent une colombier porche, comme datant du XVIIe siècle. Il s'insérait entre un four et une vaste grange, démolie depuis. Le dessinateur du patrimoine rural Michel Bouillot en a dressé l'aspect (illustration N°95) dans un ouvrage : L'habitat rural dans la plaine chalonnaise, éditée en 1990 à Mâcon par "les foyers ruraux de Saône-et-Loire" (ISBN 2-907497-02-2)

De nombreuses croix se rencontrent le long des chemins du village. Chacune porte le nom de celui qui l'a faite ériger. La plus visible est datée de 1682, devant le bâtiment de la Mairie. Son érection est notée dans le registre paroissial de cette année là, entre un acte d'une bénédiction nuptiale et un acte de baptême :
Le 12e jour du mois de may 1682 a esté posée et bénite la Croix de la Mure, par moi le curé de Nanton, prestre et curé du dit lieu par permission de mr. le grand vicaire de Chalon. Construite par le Sieur Rameaux, bourgeois au dit lieu et lesquels tous soussignés sur l'original. (suivent noms et signatures de Bernard THEVENOT curé de Nanton et de la Lheüe, G. FOUSSELIER, prêtre vicaire desservant la dite paroisse, Noël BAREAUD, prestre, curé de la Chapelle de Braigny, Mrs Nicolas RAMEAUX marchand au dit lieu, Mr. Nicolas MEAUX, tailleur de pierre dornemental.) AD de Saône-et-Loire, registres paroissiaux de Lalheue, internet

Promenade des croix de Lalheue

Repère géographique.png Repères géographiques

Printemps 2013, crue de la Grosne. De tous temps le village est lié à sa rivière. Le "bassin versant de la Grosne" est à quelques kilomètres de sa confluence avec la Saône. La large plaine alluviale permet l'étalement des eaux. Ici, au nouveau pont de Lalheue entre le village et son hameau du Buisson-Roncin
Autre vue de la crue côté ouest du village, route vers La Chapelle de Bragny

La rivière La Grosne, qui prend sa source 80 km en amont dans les Monts du Beaujolais, est le marqueur géographique principal de Lalheue. Le rôle "physique" de la rivière, dont les crues scandent la large plaine alluviale jusqu'aux habitations les plus proches, se double d'un rôle économique et historique qui a structuré depuis le Moyen-Âge :

  • le paysage et son écologie, par la création de biefs et d'ouvrages (déversoirs, ponts).
  • l'économie locale où les moulins tenaient une place importantes.
  • l'histoire des habitants et de la communauté villageoise situés à proximité de l'Abbaye de La Ferté sur Grosne, titulaire de Droits mais aussi actrice des essartages forestiers et des aménagements fluviaux.


La présentation de Lalheue dans les Annuaires et Dictionnaires de Saône-et-Loire du XIXe siècle est (édition 1839 de l'Annuaire statistique et historique de Saône-et-Loire) très géographique :

  • Fort village sur la rive droite de la Grosne qui partage en deux parties à peu-près égales le territoire de cette commune. Deux moulins l'un sur le Grison, l'autre sur la Grosne.


Le premier relevé du cadastre, dressé en 1833, enregistrait :

  • Superficie 687 ha
  • dont : terres labourables, 272 ha
  • près, 220 ha
  • bois, 149 ha
  • friches 7 ha

Ce même cadastre et les dénombrements de la population qui suivent enregistrent que la commune de Lalheue est formé de l'agglomération du village, le Bourg, d'un hameau principal, le Buisson-Roncin, et de sections habitées diverses : Les Perches, Le Moulin, Cruzille (Moulin), Les Brenots.
Les sections du cadastre enregistraient la toponymie imagée du territoire communal :

  • La Grande Ville et la Petite Ville (nom issu du gallo-rommain "Villa"), les Essards (référence aux défrichements médiévaux), le Champ Saint-Martin, les Terres de l'Étang, et les Terres de l'Église, le Pré de la Croix Lilotte...
  • La Vèvre Chard, la Pièce Cathin, les Grands Buets et les Petits Buets, la Petite Vache et la Grande Vache, la Chevrotte, les Teppes des Fluteaux, le Grand Breuil, En Rougeoux, En Roussot, le Poirier Primet, le Pré des Cubes, le Pré Mouton, les Prés de Loise, le Pré derrière, les Ravigneaux, le Champ Poillier, le Champ de la Ruée, le Champ de l'Arçonne, les Longues Raies, la Louchère, Aux Patissons, Aux Mares, Le Dagueneau, Sur le Meau, la Sambue, les Prés Renard, les Vernes, le Pendant, les Replats, la Gland, en Davenet.
  • Le Bois de l'Œil, bois alors royal, jouxte le Taillis de Lalheue, communal. Plus mystérieux sont En Thiot et La Thube.
  • Cet inventaire presque exhaustif de la toponymie locale ne saurait omettre ni l'évocateur Le Cul du Crot... ni le Montjouvent, ni Le Grillard, référence solaire ou sonorité méridienne...

Sennecey-le-Grand, le chef-lieu du canton est distant de 8 km
Chalon-sur-Saône, sous préfecture et pôle économique est à 18 km.
Les villages avoisinants sontLa Chapelle-de-Bragny, à 2 km; Nanton, à 4 km; Laives à 4,5 km; Messey-sur-Grosne à 4,5 km (le hameau de ce village, Saint-Nicolas, est très proche du hameau de Lalheue, le Buisson-Roncin). La Ferté-sur-Grosne, rattaché au village de Saint-Ambreuil, est à 4 km.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 610 - 657 718 766 792 829 817 867 891
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 794 766 705 715 675 658 652 600 589 545
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 519 424 456 418 363 325 278 293 240 268
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2017 2021 - - -
Population 303 261 300 349 360 407 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cfr: INSEE & Cassini

  • Depuis 2006, les chiffres de la population concernent la population municipale (résidents habituels dans la commune). La population totale est légèrement supérieure car elle compte les personnes ayant une adresse dans la commune, mais qui n'y résident pas (étudiants, militaires, maisons de retraite, etc). Les chiffres 2011 ont été relevés dans le bulletin La Lhuye, n° 333, janvier 2011, les chiffres 2017, dans le bulletin La Lhuye N° 392, janvier 2017

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Claude DUPREY 1790 - 1791 Claude DUPREY, laboureur (cultivateur propriétaire) à Lalheue, y est né le 2 février 1750, et y est mort le 27 janvier 1844. Il était âgé de 94 ans. Il était fils en seconde noce, de Claude DUPREY, laboureur et marchand et de Philiberte JOSSERAND. Il était marié à Laives, le 24 janvier 1774, avec Anne MONNOT, fille de Jean MONNOT, laboureur et de Anne PICAUDIN. Née à Laives en 1749, Anne Monnot mourait à Lalheue le 17 décembre 1820. Son mari lui survivait 24 années. Une des grandes croix situées au centre du cimetière de Lalheue a été élevée en 1841, grâce à la participation financière de l'inusable Claude Duprey. Elle porte l'inscription suivante :
Cette croix a été érigée en l'an 1841 en l'honneur du Sacré coeur de Jésus par Claude DUPREY l'ancien, âgé de 91 ans et a été bénite par JEUNET, Curé de Lalheue.  
Jean MORIN 1791 - 1792 Jean MORIN, laboureur né le 8 juillet 1736 à Lalheue était fils de Jean MORIN, laboureur à Lalheue et de Magdeleine BICORNET. Il mourait à Lalheue le 1er mai 1813 à l'âge de 77 ans. Il était marié à Lalheue, le 27 janvier 1763, avec Philiberte DUPREY, fille en première noce, de Claude DUPREY, laboureur et marchand et de Magdeleine BROUET. Par son père, Philiberte DUPREY, née le 20 janvier 1743 à Lalheue, morte à Lalheue le 4 mars 1821 était demie soeur de Claude DUPREY présenté supra  
Claude BRETHENET (BERTENET) 1792 - 1795 Claude BRETENET, laboureur, né à Lalheue le 11 janvier 1758, était fils de Louis BRETENET (BRETHENET), (né à Beaumont-sur-Grosne), laboureur et de Benoiste MAGNIEN. Il est mort à Lalheue le 8 mai 1816, à l'âge de 58 ans. Il était marié à Lalheue le 4 février 1788 avec Magdeleine BALANDRE, fille de Benoît BALANDRE, laboureur à Lalheue et de Benoîte GOIN BAUDIN.
Claude BRETHENET est élu maire le 17 décembre 1792.  
Pierre DODEY 1795 (An IV - 1797) Pierre DODEY, laboureur à Lalheue, était né à Saint-Ambreuil le 1er septembre 1736, fils de Louis DODEY laboureur et de Henriette PAILLOUX. Il est mort à Lalheue le 28 mars 1810, âgé de 74 ans. Il était marié en première noce, à Beaumont-sur-Grosne, avec Benoîte RAVET, le 23 janvier 1757. Il se remariait en seconde noce le 15 janvier 1765 à Lalheue, avec Jeanne BICORNET, veuve de Claude BRY, fille de François BICORNET laboureur à Lalheue et de Jeanne RAMEAUX.  
François BICORNET 1797 (An VI) - 1816 François BICORNET, cultivateur propriétaire, né le 22 novembre 1760, était fils de Jean BICORNET, laboureur et marchand à Lalheue, et de Marie BRY. Il était marié le 1er février 1785 avec Françoise DODEY, née le 7 janvier 1760 à Saint-Ambreuil, fille de Pierre DODEY, laboureur à Lalheue et de Benoîte RAVET. Françoise DODEY mourait à Lalheue le 23 janvier 1831. François BICORNET était donc gendre du maire dont il prenait la suite... En tant que maire de la commune, il fait érigé en 1812 une croix à l'entrée du village au hameau du Buisson Roncin au bord du chemin départemental de grande communication N° 6, reliant Colombier-sous-Uxelles à Ouroux-sur-Saône,. Cette croix est toujours visible, qui porte son seul nom :
"BICORNET, maire 1812".  
Pierre DUPREY-LABRY 1816 - 1830 Pierre DUPREY, cultivateur propriétaire, né à Lalheue le 22 décembre 1771, était fils de Jean DUPREY, laboureur (demi-frère de Claude DUPREY, le premier maire) et de Marie LORY. Mort le 25 mai 1839 à Lalheue, il était âgé de 67 ans. Il était marié le 13 juin 1797 (25 prairial an V) à Jully-les-Buxy avec Françoise LABRY, née en 1774, fille de François LABRY, laboureur à Jully-les-Buxy et de Françoise PARADIS. Françoise LABRY mourait à Lalheue le 7 septembre 1856  
François BICORNET 1830 - 1835 Mis à l'écart sous la Restauration, François BICORNET retrouve la magistrature communale sous la Monarchie de juillet. Mais par décision préfectorale, à partir de 1832 c'est l'adjoint Louis Ferré qui est en charge de l'état civil. Il meurt 17 janvier 1838 à Lalheue à l'âge de 78 ans.  
Pierre ROZAND 1836 - 1846 Pierre ROZAND, propriétaire à Lalheue, était né à Boyer le 14 août 1791, fils en seconde noce de Pierre ROZAN (né à Hauterives, La Chapelle de Bragny), propriétaire et d'Elisabeth FERRE. Mort à Lalheue le 20 octobre 1876, âgé de 85 ans, il y était marié le 27 janvier 1812 avec Françoise Geneviève DUPREY, fille de ... Claude DUPREY, propriétaire à Lalheue et de Anne MONNOT. Voir supra. Née à Lalheue le 3 janvier 1793, Françoise Geneviève DUPREY y mourait le 8 octobre 1879, âgée de 86 ans.  
Louis FERRÉ novembre 1846 - août 1848 Louis FERRÉ, cultivateur propriétaire à Lalheue, était né à Vers, Saône-et-Loire, le 15 août 1793 fils de Louis FERRÉ, cultivateur et de Claudine RAGUILLET. Mort à l'âge de 76 ans le 17 mars 1869, à Lalheue il y était marié le 24 janvier 1820 à Jeanne DODEY, native de Lalheue, fille du propriétaire cultivateur François DODEY et de Françoise MORIN.  
Jean-Baptiste MAZOYER août 1848 - mars 1852 Jean-Baptiste MAZOYER, cultivateur puis aubergiste à Lalheue, était né le 14 septembre 1782 à Pierre-de-Bresse, Saône-et-Loire. Il était fils de Jean MAZOYER, "commis aux Bois" de Pierre, puis cultivateur à Lalheue, et de Reine BAUDOT. Mort à Lalheue le 11 novembre 1858, à l'âge de 76 ans, il y est marié le 12 août 1817 avec Marie GAUTHIER, veuve de Dominique GAGNARD, née à Nanton, de Hugues GAUTHIER, "tissier de toile" et de Anne CHAPUIS.  
Jean Pierre Louis DUPREY 1852 - 1870 Jean-Pierre-Louis DUPREY, cultivateur propriétaire à Lalheue était né dans ce village le 24 août 1809. Il était le fils de Jean-Pierre DUPREY propriétaire à Lalheue et de Françoise LABRY. Son père, qui signe Pierre DUPREY-LABRY, est le maire de Lalheue de l'automne 1816 jusqu'à fin 1830, période de restauration monarchique sous les règnes de Louis XVIII et Charles X. Lui, il clôt la parenthèse de la Seconde République et est maire nommé par les autorités mises en place par Napoléon III. La République du 4 septembre 1870 met un terme à son mandat. Il était marié à Lalheue le 28 novembre 1832, par l'adjoint Louis FERRE-DODEY avec Anne-Marie DODEY, âgée de 16 ans, né à Lalheue, fille de Claude DODEY et de Anne DUPREY (DUPRE), propriétaires à Lalheue. Il est mort à Lalheue à l'âge de 79 ans le 22 avril 1889. Inhumé au cimetière de Lalheue, sa tombe et celle de son épouse y est toujours visible en 2013.  
Louis LACOUR 1870 - 1876 Louis LACOUR, propriétaire, était né le 28 décembre 1827, à Saint-Loup-de-Varennes {Saône-et-Loire) fils de Louis LACOUR et de Louise SAGUET, propriétaires à Saint-Loup de Varennes. Par son mariage, à Lalheue le 16 février 1854, il devient Leurat. Son épouse, Claudine Philippe PASSERON, née à Rochetaillée (Rhône) en 1830, fille de "feu" François PASSERON et de Claudine PERROT, propriétaires est la nièce de Pierre-Louis PERROT, 52 ans, meunier à Lalheue. Louis LACOUR devient meunier de l'important moulin de Lalheue. En vocabulaire d'aujourd'hui c'est le patron de l'entreprise du village qui emploie le plus de salariés (de 5 à 6). Il devient maire de Lalheue, dès septembre 1870 et l'est toujours quand il meurt à l'âge de 48 ans le 28 février 1876. Inhumé au cimetière de Lalheue, la plaque tombale mentionne :
Louis LACOUR, 1827- 28 février 1876, Maire.  
Jean Claude BACHELET 1876 - 1880 Jean Claude BACHELET était nommé maire en mars 1876. 7 mois plus tard ont lieu les premières élections des maires par les conseils municipaux, élus eux-mêmes au suffrage "à moitié" universel, les femmes n'ayant pas le droit de vote. BACHELET est élu. Né à Lalheue le 30 octobre 1828, cultivateur, il était fils de Claude BACHELET et de Marie DUPREY propriétaires cultivateurs. Le 10 janvier 1853 il était marié à Lalheue avec Jeanne-Marie FREROT, fille de François FREROT et de Claudine RAMEAU, propriétaires à Lalheue. Jean Claude BACHELET mourait à Lalheue, le 17 mai 1900, âgé de 71 ans.  
Pierre Jules GUYOT 1880 - 1881 Pierre-Jules GUYOT, cultivateur, était né le 12 avril 1824,à Lalheue, fils de Jean GUYOT et de Anne RAMEAU cultivateurs propriétaires. Il se mariait à Lalheue, le 20 janvier 1854, avec Françoise Elisabeth DODEY, née en 1830, à Lalheue, fille de Claude DODEY et de Anne DUPREY, tous deux propriétaires à Lalheue. Il mourrait le 2 juillet 1896, âgé de 72 ans. Il a été inhumé au cimetière de Lalheue  
Louis FERRÉ (fils) 1881 - 1884 Louis FERRÉ, maire, c'est la tradition familiale. En effet, il naissait le 1er mai 1831 fils de Louis FERRÉ, adjoint, puis maire, sous La Monarchie de Louis-Philippe, propriétaire à Lalheue et de Jeanne DODEY, propriétaire. Cultivateur, il était marié à Lalheue le 26 décembre 1854, avec Anne Marie Clémentine DODEY, 23 ans, née à Lalheue, fille de Pierre DODEY et de Anne-Marie DUPREY. Adjoint depuis avant 1870, faisant fonction de maire régulièrement, il est maire de 1882 à 1884, puis de 1886 à 1892. Il mourrait à ... Lalheue le 13 septembre 1904, âgé de 73 ans.  
Claude BOYAUD 1884 - 1886 Claude BOYAUD, déclaré menuisier lors de son mariage, puis cultivateur propriétaire, était né à Lalheue le 20 septembre 1843. Fils de Claude BOYAUD, cultivateur et menuisier, originaire de La Chapelle de Bragny et de Anne BEUGNON, cultivatrice, il se mariait à Lalheue le 21 janvier 1866 avec Marie Reine BAUDIN, fille de François BAUDIN (laboureur à Lalheue issu des GOIN-BAUDIN,une des familles souches des terroirs de Lalheue,et de Messey-sur-Grosne.) et de Marie CHAMBION. Claude BOYAUD mourait à Lalheue, à l'âge de 88 ans le 5 février 1932. Il est inhumé au cimetière de Lalheue. (Cf l'index de Geneagrosne)  
Claude GOIN 1886 Claude GOIN était né à Lalheue le 7 mai 1831, fils de Claude GOIN et de Marie MONNOT. Aubergiste, marié à Félicité CHAUSSIN, , il mourait le 7 août 1895, âgé de 64 ans  
Louis FERRÉ (fils) 1886 - 1892 voir supra.  
François Charles BORD 1892 - 1893 François Charles BORD, né le 7 janvier 1830, à Savigny-le-Sec, Côte-d'Or, fils de Jean-Baptiste BORD, instituteur, et de Marguerite MONNOT, était instituteur public à Bresse-sur-Grosne. Il s'était marié à Lalheue le 23 avril 1854 avec Françoise BACHELET, née à Lalheue en 1833, fille de Claude BACHELET et de Anne DUPREY. Voir quelques lignes plus haut.... C'est alors qu'il était en retraite qu'il est maire de Lalheue durant cinq mois. Il mourait à Lalheue âgé de 71 ans, le 11 mars 1901. Son fils, Claude Ernest Bord, né à Lalheue en 1858 professeur à Beaune, Côte-d'Or, a été un des dirigeant de la fédération des "Esperantistes" de Bourgogne.  
Louis DODEY 1893 - 1898 Louis DODEY, cultivateur à Lalheue, y était né le 23 août 1850 fils de Claude Bazile DODEY et de Françoise FERRE, cultivateurs propriétaire. Sa mère, Françoise FERRE était fille de Louis Ferré maire en 1848 et soeur de Louis FERRE fils ancien maire. Il était marié à Lalheue, le 16 février 1879 avec Françoise Valentine VACHET, née à Lalheue en 1862 fille de François VACHET et de Anne Marie DUPREY aussi cultivateurs propriétaires à Lalheue. Louis DODEY mourait à l'âge de 74 ans, le 6 avril 1924  
Pierre GOURAT 1898 - 1908 Pierre GOURAT, cultivateur à Lalheue, y était né le 25 mars 1852. Fils de François GOURAT et de Anne JACQUEMET, cultivateurs, il se mariait à Nanton le 8 février 1890, avec Marie Hélène PASSERAT, fille de Claude PASSERAT et Jeanne MORIN, cultivateurs à Servelle, commune de Nanton. Pierre GOURAT est élu maire de Lalheue dans des circonstances particulières. En effet le 25 octobre 1898, le conseil municipal réuni pour élire le maire procède à l'élection de trois hommes qui se récusent successivement : Louis DODEY, maire sortant, Louis FERRÉ, Justin BALANDRE. Les raisons ne sont pas mentionnées... Le conseil se sépare sans avoir élu quiconque. Réuni trois semaines plus tard, le 18 novembre 1898, Pierre GOURAT-PASSERAT est alors élu par ses 10 collègues. Pierre GOURAT a une autre particularité : par une erreur lors de l'établissement de son acte de naissance à Lalheue, il est enregistré sous le nom de Pierre GOURET et seul un recours devant les tribunaux le rétablissait ultérieurement dans sa véritable identité. NB : une première version de cette liste des maires donnait pour élu un autre Pierre GOURAT, né en 1865. Mais la consultation du registre des séances du conseil municipal précise, pour distinguer les homonymes, le nom de leur épouse. Cela permet de certifier quel Pierre Gourat il s'agit. Pierre GOURAT mourait à Lalheue le 20 mai 1919.  
Claude Cyprien FREMY 1908 - 1919 Claude Cyprien FREMY (Frémy) était né à Villy-le-Moutiers, arrondissement de Beaune en Côte-d'Or, le 25 juillet 1847. Il était fils de Antoine FREMY et de Anne GERMAIN, propriétaires cultivateurs. Instituteur communal à Lalheue, il se mariait en seconde noce, le 2 avril 1874 à Lalheue avec Jeanne COURTOT, fille de Claude COURTOT propriétaire à Lalheue, et de Jeanne GUYOT. Le nom de l'instituteur Frémy est fréquent dans l'état civil de Lalheue car comme ses prédécesseurs recteurs d'école puis instituteurs, on "recourait" souvent à lui pour être le témoin de nombreux actes de l'état civil. Ce n'est que mis à la retraite qu'il est élu Maire. Il cesse ses fonctions en 1919. Son épouse meurt le 13 juillet 1919. Il mourait à Lalheue le 23 février 1921  
Louis DODEY 1919 - 1924 Voir plus haut. Lorsque Louis DODEY meurt en 1924, il est maire de la commune. Son acte de décès est enregistré par son successuer Antoine Denoyer, "faisant fonction de maire"  
Antoine DENOYER 1924 - 1925 Antoine DENOYER, cultivateur, était né à Bresse-sur-Grosne le 6 septembre 1860. Fils de Benoît DUNOYER et de Jeanne Marie-Louise PETIT, cultivateurs à Balleure, commune d'Etrigny. Il était marié à Lalheue le 20 janvier 1889, avec Marie-Louise CHAMPEY, fille de Francisque CHAMPEY et de Stéphanie GROSJEAN, propriétaires à Lalheue. Il mourait à Lalheue en 1951, où il est inhumé au cimetière.  
Antoine Auguste LIMONET 1924 - 1929 Antoine Auguste LIMONET, cultivateur à Lalheue était né à Laives le 8 octobre 1885, fils de François LIMONET cultivateur à Laives et de Anne Marie VERNACHET . Mort et inhumé à Lalheue en 1967, il s'y était marié le 29 août 1919 avec Françoise Delphine DUPREY, fille de François Louis Anatole DUPREY et de Justine DODEY, propriétaires cultivateurs à Lalheue.  
Julien BRESSAND 1929 - 1935 Julien BRESSAND, Inspecteur d'assurances après avoir été "maréchal" comme son père, est né à Lalheue le 5 octobre 1873, fils de Claude BRESSAND , maréchal-ferrant et de Hélène SORDEY. Il s'était marié à Lalheue le 28 avril 1895 avec Marie BOUGUET, née à Lalheue, fille de Louis BOUGUET cultivateur au Buisson-Roncin, hameau de Lalheue, et de Françoise GOUJON  
Armand DENOYER 1935 - 1944 Armand DENOYER, né le 12 juin 1895 à Lalheue, fils de Antoine DENOYER (voir plus haut) et de Marie Louise CHAMPEY, marié à Lalheue, le 5 avril 1921, avec Marguerite BONNOT, est mort le 17 février 1973 à Lyon 5e. Il est inhumé au cimetière de Lalheue (Source, Index Généagrosne)  
- -  
Louis DEVIGNARD novembre 1944 - octobre 1947 Installé maire de Lalheue en 1944, élu en mai 1945, Louis DEVIGNARD était né à Lalheue le 6 janvier 1884. Il était fils de l'artisan charron François DEVIGNARD et de Marie PICARD. Marié à Jeanne Thérèse BONNOT, il est charron lui-même. Le recensement de 1926 le présente comme Chef de famille (6 enfants sont recensés) et comme patron charron. Avec son fils Marcel DEVIGNARD ils élargissent l'entreprise artisanale qui devient une entreprise de Scierie à Sennecey_le-Grand. C'est à Sennecey-le-Grand que meurt 13 février 1961 Louis Devignard,âgé de 77 ans. Son acte de décès est transcrit à Lalheue, où il est inhumé au cimetière. (Cf le site Généagrosne)  
Julien BRESSAND octobre 1947 - janvier 1951 Julien BRESSAND meurt le 20 janvier 1951, il est inhumé au cimetière de Lalheue. La place du village porte son nom. Il est l'auteur d'une "histoire de Lalheue" (Cette histoire a été réalisée à partir de documents qui ne sont plus présents aux Archives communales). Voir la rubrique "bibliographie". Son adjoint Albert LIMONET lui succède.  
Albert LIMONET février 1951 - avril 1953 Albert LIMONET, agriculteur, né à Lalheue le 20 août 1920, décédé à Lalheue le 18 novembre 1996, inhumé à Lalheue (source : La Lhuye, décembre 1996.). Il était fils d'Auguste LIMONET, maire entre 1924 et 1929. Albert LIMONET, élu au conseil municipal en 1947, cède le fauteuil de maire en 1953, mais reste maire-adjoint jusqu'en 1977.  
Émile CHATILLON mai 1953 - mars 1977 Émile CHATILLON, minotier au Moulin de Lalheue était né à Chalon-sur-Saône le 11 septembre 1902, fils de Joseph CHATILLON, meunier et de Reine TORLANT. Il est mort à Lons-le-Saunier (Jura) le 10 février 1981. Il s'était marié à Chalon-sur-Saône le 10 avril 1928 avec Henriette Andrée BRAVARD, née à Chalon-sur-Saône en 1906, décédée à Lalheue le 31 décembre 1994.  
Maurice DUTREUIL mars 1977 - octobre 1985 Elu en mars 1977, réélu en mars 1983, Maurice DUTREUIL, enseignant, démissionne pour raisons familiales en 1985. C'est au début de son second mandat qu'est publié le numéro 1 du bulletin municipal "La Lhuye".  
Roger CASSARD novembre 1985 - mars 2014 Artisan plâtrier-peintre local, puis retraité, Roger CASSARD est élu conseiller municipal aux élections de mars 1977. Âgé de 67 ans, il ne se présente pas aux élections municipales de mars 2014 après 37 ans de mandature. Premier adjoint en 1983, il a été élu maire du village en novembre 1985 et le reste 29 ans. Il est élu au cours de son mandat Président du Syndicat du bassin de de la Grosne, qui regroupe les communes riveraines de la rivière depuis Cluny jusqu'à Marnay.
(Références : Le Journal de Saône-et-Loire, édition de Chalon, 11 novembre 2013. La Lhuye, divers numéros depuis 1983.)  
Christian CRETIN avril 2014 - Commerçant indépendant retraité, Christian CRETIN, né en 1953 (source : tableau officiel du conseil municipal.) a tenu avec son épouse durant plusieurs années (années 1980) un commerce de boucherie-charcuterie à Lalheue, au cours de sa vie professionnelle.  

- note 1 -Ce tableau résulte de recherches généalogiques menées en basse vallée de Grosne. Il a été dressé d'après l'état civil de Lalheue (le nom et la signature du maire figurant sur la plupart des actes) consulté en mairie de Lalheue et sur le site internet des Archives départementales de Saône-et-Loire, et les feuillets nominatifs des recensements de 1836 à 1936, sur le même site. Les dates de naissance et de décès proviennent des registres de l'état civil du lieu de naissance, Lalheue pour beaucoup. Le lieu d'inhumation consulté sur Généagrosne, a été vérifié au cimetière de Lalheue dans la mesure où la sépulture demeure. Quelques manques ont été corrigés grâce aux informations collectées et communiquées par les secrétaires de mairie (18 juin 2013). Qu'elles en soient remerciées. Il a été fait recours également aux Archives municipales de Lalheue consultées (2015) grâce à l'obligeance du maire de la commune. Merci.

- note 2 -La plupart des actes de l'état civil de Lalheue sont signés par les maires, officiers de l'état civil, dont ils sont garants. Mais quand le maire est absent, voire décède en cours de mandat, ou quand simplement ils sont partie prenante de l'acte comme parents ou témoins, ce sont les "adjoints" qui ont délégation d'officier de l'état civil. Plusieurs de ces adjoints ont été maire ensuite. Louis FERRÉ, adjoint de 1832 à 1845, est maire du village de 1846 à 1848. Claude DUPREY, le premier magistrat communal est l'adjoint de François BICORNET sous le Premier Empire. Mais quelques autres adjoints dont on retrouve la signature entre 1793 et 1900 peuvent être mentionnés : trois d'entre-eux furent adjoints délégués (institutionnels) à l'état civil entre l'an II et l'an VIII :

Les adjoints chargés de l'état civil entre 1792 et 1798

  • Jean DUPREY - Né le 13 août 1765, était fils de Jean DUPREY, laboureur et de Marie LORY. Un de ses frères est Pierre DUPREY, dit DUPREY-LABRY. Laboureur à Lalheue il est marié le 15 janvier 1788, à Madeleine BICORNET... une des soeurs de François BICORNET. Celle-ci meurt en avril 1793 à l'âge de 29 ans. Jean DUPREY est remarié à Laives l'année suivante avec Anne GUICHARD. Jean DUPREY meurt à Lalheue le 15 janvier 1834
  • Pierre RAMEAUX - Né le 27 avril 1768, fils de Nicolas RAMEAUX, laboureur à Lalheue et de Jeanne DURAND. Cordonnier, il se marie le 24 novembre 1789, à Nanton, avec Claudine DUREAU, fille de Claude DUREAU, laboureur à Nanton, et de Marie POURCHER. Pierre RAMEAUX mourrait à Lalheue le 12 septembre 1828.
  • Pierre MALESCOT - Né le 26 septembre 1750 à Gigny-sur-Saône, était fils de Jean MALESCOT, manouvrier à Gigny, et de Marie LONG. Manouvrier puis laboureur à Lalheue, il se marie à Lalheue le 26 novembre 1782 avec Benoîte ROLLAND, fille de François ROLLAND, et de Jeanne JACQUEMET. Il mourrait à Lalheue le 2 juin 1823.
    Trois autres hommes ont été adjoints sur de longues périodes après 1848 et remplacent en plusieurs occasions le maire dans ses fonctions d'officier de l'état civil  :

Des adjoints entre 1848 et 1899

  • Claude BRETHENET (N°1), petit-neveu de Claude BRETENET (le maire de la République naissante) a été adjoint de 1848 à 1857. - Claude BRETHENET était né à Lalheue le 15 mars 1801, fils de Louis BRETHENET, laboureur puis propriétaire et de Marie REGNIER. Il se mariait à Lalheue le 26 avril 1830 avec Philiberte DUPREY, fille d'Antoine DUPREY, laboureur et de Marie BICORNET. Il mourrait à Lalheue le 27 novembre 1882
  • Claude ROZAND, fils du maire Pierre ROZAND, a été adjoint à partir de 1857. - Claude ROZAND, né le 30 mars 1813 à Boyer, fils de Pierre ROZAND et de Françoise DUPREY, se mariait le 6 juin 1846 avec Marie MAZOYER, fille de Jean-Baptiste MAZOYER et de Anne ROY (J-B MAZOYER est le maire de Lalheue sous la Seconde République...) Marie MAZOYER mourrait âgée de 33 ans, en décembre 1846. Claude ROZAND, cultivateur, se remariait à Lalheue le 12 mai 1869 avec Françoise FLAMMAND. Il mourrait le 3 juillet 1896.
  • Claude BRETHENET (N°2) a pris la relève de son père et est élu adjoint entre 1892 et 1899. - Né à Lalheue le 30 octobre 1834 Claude BRETHENET, fils de Claude BRETHENET et de Philiberte DUPREY, cultivateur, il se mariait à Lalheue le 13 janvier 1862 avec Reine MORIN, fille de Jean MORIN et de Anne Marie DODEY. Il mourrait le 23 avril 1899. Inhumé au cimetière de Lalheue, sa tombe y est encore visible. Un de ses frères, François Paul BRETHENET, né en 1842 à Lalheue, avait été ordonné prêtre en 1867 : il fut chanoine de la cathédrale d'Autun, puis curé de la paroisse de Saint-Cosme à Chalon-sur-Saône dans le dernière décennie du XIXe siècle. Mort à Chalon-sur-Saône en 1904, il est inhumé à Lalheue, dans le "carré" des curés au cimetière du village.

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

  • Jusqu'au Concordat (26 Messidor an IX /15 juillet 1801)
Prénom(s) NOM Période Observations
Nicolas MOISSON 1577 Annexe de la paroisse de Nanton, la cure de Lalheue est remise en 1577 par Antoine LEGROS, curé de Nanton et Lalheue, à Nicolas MOISSON, prêtre.
(Source : Léopold Niepce, Histoire du canton de Sennecey-le-Grand, rééditon 2002, tome 2 et 3, page 164)  
Pierre LORY
prêtre, curé de Nanton et Lalheue
1599 La même source que précédemment note :En 1599 les habitants traitent avec Pierre Lory, prêtre, curé, qui cumulait les cures de Lalheue et de Nanton. Pierre Lory est plus tard aumônier de l'évêque de Chalon. Il a alors cédé ses deux cures au prêtre suivant  
Hugues GROFFIER
prêtre et curé de Nanton et Lalheue
vers 1600 (Source supra : "L. Niepce")  
Pierre LEBRUN avant 1668 - ? 1671 Le 6 mai 1668 Le prêtre Pierre LEBRUN, desservant la paroisse ouvre le "registre des baptêmes, sépultures et mariages qui seront faits dans la paroisse de Lalheue, diocèse de Chalon". Le premier acte est une sépulture, celle de Jean GUYOT, maître charron,âgé de quarante huit ans. Ce registre est tenu trois années pleine. Il se clôt le 18 octobre 1671 par un acte de baptême. C'est celui de Jean MORIN, fils d' Antoine MORIN et de Jeanne RABUT.  
Noël BAREAUD
(né vers 1642,
inhumé le 5 juin 1697
à La Chapelle de Bragny)
 ? mars 1675 - novembre 1678 Noël Baraud, prêtre, vicaire. Curé de la paroisse de La Chapelle-de-Bragny, Noël BAREAUD y meurt en 1697 à l'âge de 55 ans Il y est inhumé par Estienne IMBER(T), curé de Chapaize et par André LITAUD, curé de Bresse-sur-Grosne. (Source : registre paroissial de La Chapelle-de-Bragny. )  
Pierre MUGNIER novembre 1678-décembre 1680 Signe : "Mugnier, prêtre". Le prénom du curé MUGNIER apparaît sur un acte de baptême du 26 septembre 1679, où il est parrain de "Claude Villiot, fils de Nicolas Villiot, laboureur à Lalheue et de Benoiste Dodet"  
R. RICHEPANCE décembre 1680-avril 1681 Signe :"Richepance, concuré". RICHEPANCE spécifie dans les actes qu'il enregistre qu'il est concuré de l'église de Saint-Gengoux-le-Royal et qu'il officie "par ordre de Monseigneur (l'évêque) de Chalon"  
Bernard THEVENOT
curé de Nanton et de Lalheue
septembre 1681 La paroissse de Lalheue semble n'avoir pas de desservant a-titré durant quelques mois en 1681. Le curé THEVENOT rédige quelques actes. Puis en 1682 c'est lui qui mentionne dans le registre paroissial l'érection de la Croix de la Mure par Maître Nicolas Rameaux "bourgeois de Lalheue"  
G. FOUSSELIER avril 1681-juillet 1693 D'après les registres paroissiaux de cette plage temporelle de 12 ans, le curé FOUSSELIER signe d'abord en tant que "vicaire du curé de Nanton".  
Nicolas BLANCHET
(né vers 1661
inhumé le 9 février 1727
à La Chapelle-de-Bragny)
août 1693-novembre 1698 Devenu curé de la paroisse de La Chapelle-de-Bragny, Nicolas BLANCHET y meurt en 1727, âgé de 64 ans. Il y est inhumé en présence de nombreux curés des alentours dont Jacques SIMONNOT curé de lalheüe.  
E. GIRARDEAU décembre 1698- février 1700  
E.J.B. BARDON avril-mai 1700 signe "EJB Bardon, bénédictin"  
MAUTREY mai 1700-mai 1701 signe "Mautrey curé' ou "Mautrey prêtre"  
BATAILLARD Juin 1701-Décembre 1703 Signe les actes par "Bataillard, Prêtre"  
Antoine GAILLARD
(né vers 1671
mort à Lalheue
le 28 octobre 1707)
janvier 1704-octobre 1707 L'acte de décés/sépulture est dans le registre paroissial : Antoine GAILLARD meurt à l'âge de "36 ans environ". Il est inhumé le 29 octobre dans l'église de Lalheue, par le prêtre VILLEMOT, "curé de Nanton et Lalheue", en présence du curé de La Charmée, François FALIEX, du curé de La Chapelle de Bragny, Nicolas BLANCHET, et par Maitre honoré ST JEAN,, prêtre du diocèse de G.... (nom incompréhensible)  
ST JEAN, prêtre,
F.LANESLAY, religieux
F. DE CHANY, religieux
octobre 1707-décembre 1711 Trois desservants se succèdent à l'église de Lalheue en quatre années. IL se peut que les deux religieux soient des moines de l'Abbaye de La Ferté-sur-Grosne  
Jacques SYMONNOT Janvier 1712-juin 1743 Jacques SYMONNOT, "curé", précise-t-il au début de son Ministère, est le prêtre resté le plus longtemps à Lalheue, d'après les signatures relevées sur les registres de l'état civil paroissial. 31 ans sans discontinuité. Son prénom n'apparaît jamais en clair dans le registre paroissial de Lalheue, sauf en une occasion où il se trouve être parrain d'un enfant qu'il baptise... et il se nomme et prénomme. Mais le registre paroissial de La Chapelle-de-Bragny nous renseigne de meilleure façon : présent aux obsèques du curé Nicolas BLANCHET en 1727, le curé de Lalheue est mentionné Dom Jacque SYMONNOT (écrit Simonnot) religieux de La Ferté.  
frère THEOPHILE Juillet 1743-décembre 1743 Moine "recollet", "desservant commis"  
FERAUD juillet 1744-Janvier 1757 signe Féraud prêtre  
GAUTHEY février 1757-novembre 1762 prêtre, vicaire desservant de Lalheue.  
Jacques Abraham CAJON
( né vers 1730-
mort le 9 février 1764
à Lalheue)
décembre 1762-février 1764 Jacques Abraham CAJON, prêtre desservant la succursale de Lalheue, meurt le 9 février 1764 à l'âge d'environ 33 ans. Il est inhumé le 11 février dans l'église de Lalheue, en présence des curés des paroisses voisines : DROZ, archiprêtre, curé de Champlieu, (Gaspard)CARRELET, curé de Laives, Nicolas GROS, curé de Messey-sur-Grosne, MABY, curé de La Chapelle de Bragny, VUILLARD, curé de Nanton et Lalheue, ESPOIR, curé de Bresse-sur-Grosne, GOYET, prêtre et, soussigné d'une signature très ouvragée, (Philibert) GENETET, curé d'Etrigny. Celui-ci, nul ne sait en ce jour d'hiver 1764 bien sûr, sera en 1789 élu Député du Clergé du baillage de Chalon aux Etats Généraux proclamés en Assempblée Constituante. Voir en notes  
Joseph BOURCIER
(né vers 1732
mort le 2 mars 1769
à La Ferté sur-Grosne)
1764-août 1768 Le sieur Joseph BOURCIER, prêtre desservant la paroisse de Lalheue, âgé d'environ 37 ans, est mort muni des sacrements de l'église à l'abbaye de La Ferté-sur-Grosne le 2 mars 1769 et a été enterré le lendemain au milieu de la nef (de l'église) de la paroisse de Lalheue. La cérémonie est célébrée par Voillard, curé de Nanton et Lalheue, en présence de Maby, curé de La Chapelle-de-Bragny, H. Cornille, vicaire à Nanton, de Pernin, curé desservant (nommé en remplacement de Bourcier).)  
Estienne PERNIN décembre 1768-juin 1769 Plusieurs curés desservant se succèdent en 1769 (L. ETIENNE, H. CORNILLE)  
François ADENOT
(né vers 1738
mort le 3 avril 1772
à Lalheue)
janvier 1770-avril 1772 Maître François ADENOT, prêtre desservant de Lalheue, mort d'hier muni des Sacrements, âgé d'environ 36 ans, est inhumé dans l'église par le curé de Laives CARRELET, en présence de MABY, curé de La Chapelle-de-Bragny, GENETET curé d'Etrigny (voir supra), DROZ curé de Champlieu, le 4 avril 1772. (Gaspard CARRELET a été le curé de Laives (St-Martin de Laives) de 1744 à 1780)  
Jean-Baptiste BRUNET avril 1772-Juillet 1782 Le curé de Lalheue, Jean-Baptiste BRUNET, est présent lors des obsèques du marchand Claude Carré, à La Chapelle de Bragny en février 1782. Le registre paroissial de ce village permet de le prénommer.  
DRILLIEN Septembre 1782-Juillet 1787  
Louis PAGEAULT
(né vers 1728
mort en juin 1800
à Lalheue)
Août 1787 - Juin 1800 Religieux à l'Abbaye de La Ferté-sur-Grosne, Louis PAGEAULT remplace le curé Drillien en août 1787. Il signe dès lors les actes de baptême, les bénédictions nuptiales et les actes de sépulture :Dom. Pageault, desservant de la paroisse ou Dom. Pageault prêtre desservant de Lalheue. Il signe la totalité des actes de l'état civil de Lalheue jusqu'en décembre 1792. Acceptant la "Constitution civile du clergé, il accepte la République pour laquelle il jure serment et reste ci devant curé de Lalheue jusqu'à sa mort le 4 messidor an VIII.  
  • A partir de 1801
Prénom(s) NOM Période Observations
BRUNET AN XI- ? Selon la chronique locale dressée par Julien Bressand (retranscrite dans le bulletin La Luye, numéro 34, en janvier 1986) le curé "BRUNET (ainé) prête serment en l'an XI. Mais en l'an XI le Concordat entre la France, bientôt Empire, et la Papauté, règle les relations avec l'Eglise en faisant des curés des quasi-"fonctionnaires" de l'Etat qui les rétribue. Le serment va alors de soi, comme il est demandé à tout agent de l'Etat.  
DULAC 1820 - août 1827 voir en note 2 (en instance)  
François Gaspard JEUNET
(né le 4 juin 1802 à Montcenis,
mort le 14 novembre 1865 à Nanton)
août 1827 - décembre 1844 Lors du recensement de 1836 le prénom du curé JEUNET semblait pouvoir être lu "Balthazard"...Mais en 1841 la relecture des feuillets de recensement lève le voile. Le curé se nomme François Gaspard JEUNET. La possibilité d'une recherche par patronyme, en consultant aux Archives départementales de la Saône-et-Loire les bases de données des deux sociétés généalogiques citées en sources, permet de se rendre via internet aux archives communales de Montcenis, où l'on trouve après quelques pianotages du clavier d'ordinateur, l'acte de naissance de "notre" curé. François Gaspard JEUNET était né le 16 prairial an X (4 juin 1802) fils de Ignace JEUNET, horloger à Montcenis, et de Jeanne Emiliane GUICHARD. Les deux témoins semblent être ses parrain et marraine. L'un, Gaspard JOBEY 40 ans, est propriétaire au Breuil, commune dont il est maire. La marraine est Françoise Delachaize, 27 ans, demeurant à Montcenis. Quand il est nommé vicaire de Lalheue Jeunet...est un jeune homme de 25 ans. En 1841 le prêtre JEUNET bénit la Grande Croix qui est érigée par Claude DUPREY, fort de ses 91 ans, sur le terrain qui allait devenir quelques années plus tard, cimetière communal. Jeunet fait suivre sa signature de mentions qui évoluent au fil du temps : vicaire de Nanton, desservant de Lalheue, il devient curé de Lalheue. François JEUNET quitte la paroisse de Lalheue pour celle de Nanton. En 1853 il bénit dans le cimetière près de l'église de ce village une grande Croix en fer forgé érigée au vocable de Saint Laurent. Elle y est encore. Le 14 novembre 1865 le maire de Nanton Pierre CHANUT enregistre le décès du curé François JEUNET à l'âge de 63 ans.  
Louis Joseph VITTEAULT 1845 - avril 1850 Né en 1804, L.J. VITTEAULT, prêtre, meurt le 5 avril 1869, à Buxy où il est inhumé (Cf index Geneagrosne). Il a été aussi curé de La Chapelle-de-Bragny  
Emiliand GENOT
(né le 14 décembre 1804, à Mervans,
mort le 26 avril 1874 à Lalheue)
1850 - avril 1874 Frédéric Emiliand GENOT était originaire de Mervans, où il naît le 25 frimaire, an XIII (14 décembre 1804), fils de Pierre GENOT, officier de Santé, et de Julie MORIZOT. Le curé GENOT mourait en fonction, à Lalheue le 26 avril 1874, à l'âge de 70 ans. Il repose au "carré des curés" au cimetière de Lalheue, non loin de la Croix "Duprey", évoquée plus haut. Son ministère à Lalheue est de 26 ans.  
Louis CHEMIER 1873-1890 Lors du recensement de l'année 1876 le curé desservant Louis CHEMIER est âgé de 49 ans. Il était né le 16 septembre 1827 à Saint-Racho fils de Jean CHEMIER, cultivateur et de Marie DELORME. Vivent alors à son domicile, trois autres membres de sa famille : sa soeur, âgée de 40 ans, une cousine et un neveu.  
Antoine PERRIN
(né le 15 octobre 1858 à Martailly-lès-Brancion,
mort en 1937 à Royer)
1890 - 1937 Antoine PERRIN, a été pendant 47 ans le curé de Lalheue. Le recensement de 1936 (AD de Saône-et-Loire, internet) permet de connaître son lieu de naissance. Il était né le 15 octobre 1858 à Martailly-lès-Brancion, fils de Pierre PERRIN grangier à Martailly (alors hameau de la commune de Brancion), et de Marie TOUZOT. Il est nommé curé de Lalheue en fin d'année 1889. Il est alors âgé de 32 ans. La fiche du recensement de 1936 est datée de mars. Antoine Perrin y est noté "desservant", et chef de ménage, selon les classements stricts des catégories socio professionnelles. Il est aidé par une servante, classifiée "domestique", Annette P., originaire de Saint-Sernin-du-Bois et qui a le même âge que son "patron". Antoine Perrin mourait l'année suivante, en 1937, à l'âge de 79 ans. Il a été inhumé à Royer, où sa tombe porte la mention "ancien curé de Lalheue" (Cf index Geneagrosne). Le curé Perrin s'occupait de religion bien sûr, mais "pas que". En 1904 il découvre dans la cour du presbytère "un pavement de dalles" d'origine gallo-romaine. Il communique sa découverte au Musée de Tournus, où elle est enregistrée. (Cf note 3)  
Abbé RÉROLLE
(mort à Lalheue le 25 juillet 1956)
années 1940-1956 L'abbé RÉROLLE est curé du village en 1947. Sans doute l'est-il déjà avant. Son nom est mentionné à cette date lors d'une délibération municipale concernant des travaux d'entretien de la cure du village. Son nom apparaît une dernière fois (pour cause...) lors de son décès en 1956. Lors d'un conseil municipal le maire annonce qu'il a fait sonner les cloches de l'église lors du décès du curé le 25 juillet 1956. Il semble que ce curé ait été le dernier desservant à résider dans la paroisse même de Lalheue. Son successeur réside en effet à La Chapelle-de-Bragny.  
Abbé Henri BONNAMOUR 1956-années 1970 L'abbé Henri BONNAMOUR était curé de La Chapelle-de-Bragny, desservant la paroisse de Lalheue. A la fin de l'année 1959 il adresse ses "souhaits religieux" de bonne année sur un carte postale représentant un Christ bois sculpté (XVIIIe siècle) du village de Nanton (Collection "Art religieux de Bourgogne", photo André Gaudillère). Henri Bonnamour est mort le 16 avril 1982 à La Chapelle-de-Bragny
(référence : Index Généagrosne des actes d'état civil de La Chapelle-de-Bragny.)  
Abbé DEVILLARD années 1980-août 1998 L'abbé DEVILLARD est curé de Bresse-sur-Grosne à partir de 1965. Au début des années 1980 il devient aussi desservant (entre autres) de la paroisse de Lalheue. La commune de Lalheue verse chaque année une rétribution à la commune de Bresse-sur-Grosne, où le curé réside. En août 1998, le curé Devillard quitte son secteur pastoral.
Références : La Lhuye, juin 1989 (pour les 25 ans de présence à Bresse-sur-Grosne, l'évêque d'Autun fait le déplacement), délibérations annuelles du conseil municipal de Lalheue, tract municipal pour son départ en 1998.  
  • note sur Dom Louis PAGEAULT
    L'acte de décès de Dom Louis Pageault est enregistré à Lalheue par l'adjoint municipal Jean Duprey : Ce jourdhuy quatre messidor, l'An huitième de la République française à huit heures du matin par devant moi (...) s'est présentée Philiberte Mazoyer laquelle m'a dit et déclaré que ce jourdhuy est décédé le citoyen Louis Pageault cy devant curé de Lalheue âgé de 82 ans (...). Cependant une autre source fait pencher pour une date de naissance postérieure de 10 ans. Cette source est Louis Pageault lui-même ...Le 3 vendémiaire an 6 (24 septembre 1797) il est venu déclaré en mairie le décès de Marie Barthélémi Perret, sa belle soeur. Voici ce qu'enregistre l'adjoint municipal(Cf Etat civil de Lalheue, AD de Saône-et-Loire, internet)
    Ce jourdhuy trois vendémiaire sixième année Républicaine (....) est comparu le citoyen Louis Pageau ministre du culte catholique, âgé de Soixante dix ans...etc. on peut supposer que c'est l'intéressé lui-même qui fournit le renseignement et qu'il convient de lui donner meilleure écoute que le témoin. Louis Pageaut n'aurait eu "que" 72 ans lors de sa mort. Cet acte montre aussi les relations des acteurs de la Révolution dans leur microcosme : pacifiées. On est loin des fureurs déchristianisatrices d'une part, et loin aussi du refus de la nouvelle situation de la part du clergé.
    La personnalité du prêtre Pageault y joue son rôle. Lorsqu'il est nommé desservant, il n'est pas inconnu. Quinze ans plus tôt, sa signature se rencontre dans les registres paroissiaux de Lalheue. Il semble avoir été un "suppléant" des curés en cas d'absence de ceux-ci. Sa signature apparaît également dans les registres paroissiaux de 71249 - Laives. Comme le curé d'Étrigny, Genetet, et sans doute bien d'autres, il est de ce "bas clergé" qui accueille les événements de 1789 en les accompagnant. La constitution civile du clergé puis l'obligation de prêter serment fait diverger leurs parcours. Louis Pageault acceptait, alors que (sensiblement de la même génération) GENETET, qui avait quitté sa cure semble avoir refusé.
  • note 2 - La liste des curés de Lalheue pour le XIXe siècle est établie à partir des registres de la Paroisse de Lalheue, tenus de 1822 à 1904 par les curés. Reliés en 3 volumes, ils ont probablement été versés à la commune au moment de la Séparation de l'église et de l'Etat.
  • note 3 - Voir Alain Rebourg, auteur du volume "Saône-et-Loire", tome 4, de la Carte archéologique de la Gaule, Fondation Maison des Sciences de l'homme, Paris 1994. Lalheue est en page 430 de cet opus, le canton de Sennecey-le-Grand, détaillé par communes, est pages 424-439.
  • Source principale de ce paragraphe : les registres d'état civil de la paroisse puis ceux de la commune de Lalheue, consultés en mairie et sur le site des archives départementales de la Saône-et-Loire. La biographie de GENETET curé d'Etrigny, est dans le Dictionnaire des Constituants. Le curé de Laives (Paroisse : Saint-Martin-de-Laives), Gaspard Carrelet est listé parmi d'autres dans Jean Louis Bazin, Laives, notice historique sur le village, livre paru en 1907, réédité en 2010. Ont été consultés aussi le registre paroissial de La Chappelle de Bragny, et les états civils des villes et villages d'où sont issus les curés du XIXe siècle.

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

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Les meuniers

Sur le territoire de Lalheue, paroisse puis commune, étaient implantés deux moulins.

  • L'un était le Moulin de Cruzille sur le Grison à la limite des territoires communaux de Nanton, de Laives et de Lalheue. C'était, géographiquement l'ultime moulin dans la partie aval du cours d'eau avant sa confluence dans la Grosne.
  • Le plus important était celui qui était dénommé "Moulin de Lalheue", sur la rivière la Grosne. Le débit de la rivière avait permis la construction d'un imposant bâtiment, au centre d'un réseau de biefs permettant de canaliser la rivière et d'en utiliser au mieux le fort potentiel énergétique. Il était capable de de contenir une machinerie de meules et des espaces pour l'entreposage des sacs du produit à transformer, les grains, et du produit final la farine. De plus le moulin, à la fin du XIX e siècle, utilisait une force motrice supplémentaire à la seule mécanique du dénivelé de l'eau : la vapeur puis l'électricité, qui actionnaient dans un bruit sourd un appareillage de poulies et de courroies. Les cartes postales du début du Vingtième siècle montrent bien la grande cheminée qui domine les quatre étages du bâtiment. Cette utilisation d'une énergie autre que la seule force mécanique de la chute l'eau n'était pas spécifique au Moulin de Lalheue. Aujourd'hui encore l'ancien Moulin d'Hauterive, en amont, sur le territoire de La Chapelle de Bragny présente une haute cheminée de brique, témoin du rôle de la vapeur. Un peu plus haut encore sur le cours de la Grosne, le Moulin de Sercy devenait une usine productrice d'électricité.
  • La plus lointaine mention concernant le moulin de Lalheue est consignée dans le recueil des transactions établies entre les moines de l'abbaye de La Ferté et les différents personnages qui leur faisaient des dons ou avec lesquels des marchés étaient conclus. Ce recueil est connu sous le titre que lui a donné l'historien Georges Duby, Recueil des pancartes de l'abbaye de La Ferté-sur-Grosne 1113-1178. La pancarte N° 17, datant de l'année 1155, rédigée en latin, cite le "molendinum de Laloia", dont la possession est contestée. Le texte de cet acte est aux Archives départementales de Saône-et-Loire.
    Note - Un panneau d'affichage (d'initiative privée) en permet actuellement fort opportunément la lecture du document original, près du pont du bief supérieur du moulin de Lalheue.

Lorsqu'en l'an 1478, les Abbés de La Ferté affranchissent les habitants de Lalheue, tout au moins ceux qui étaient serfs (Les lexicographes font remarquer que l'origine du nom de Lalheue, communément attribuée à la transformation du vocable la Loya, peut provenir aussi du terme Alleu, dénomination de terres, qui dans le Haut-Moyen-Âge, étaient "libres" de la relation du servage. Cf Georges Taverdet, Les noms de lieu en Bourgogne, la Saône-et-Loire, CRDP Dijon, 1963.), il semble qu'ils détenaient un pouvoir économique autrement supérieur au droit de "mainmorte" servile : la possession des moulins qu'ils affermaient, pour ce qui est celui de Lalheue, et la perception de droits quant à l'utilisation de la rivière, tant en pècheries, qu'en minoterie. Selon Marguerite Rebouillat (Voir bibliographie) en 1790 le fermage du Moulin et des terres et près qui y étaient liés rapportait aux Abbés 2266 livres, 13 sols, 4 deniers auxquels s'ajoutaient la Dîme et autres redevances.

- Au Moulin de Lalheue

Prénom(s) NOM Période Observations
Georges BONNOT avant 1671 Georges BONNOT, père de Milland BONNOT, est meunier à Lalheüe. Il est marié à Nicole ROZAND  
Emilland dit Milland BONNOT meunier vers 1671-1701 ? La première mention de Milland BONNOT, "munier", dans le registre paroissial de Lalheue, est en date du 23 mai 1682. Ce jour là le curé Fousselier note que a été baptisée par le prestre soussigné Reine, fille légitime de Milland BONNOT, munier au lieu et de Reyne BICORNET, ses père et mère et a eüe pour parrain François BICORNET, fils de Jean BICORNET et de Jacqueline TEYTOUT, et pour Marraine Reine MOTOT, fille de Yves MOTOT, laboureur au dit lieu, lesquels n'ont sçu signer enquis. Le registre paroissial d'Etrigny, en date du 24 novembre 1671 acte le mariage de Emilland BONNOT, meunier à La lheüe , fils de Georges BONNOT et de Nicole ROZAND, avec Reyne BICORNET  
Loüis ROY
François ROY
meuniers en 1702-1711 Les ROY, deux familles de meuniers au début du XVIIIe siècle.
En juin 1702 un acte de baptême mentionne comme marraine Magdeleine RAMEAUX, femme de Loüis ROY, munier à La Lheüe. En effet. Le registre de la paroisse voisine, à La Chapelle de Bragny nous renseigne . Les deux frères François ROY et Louïs ROY, originaires de Laives, fils de François ROY et d'Emiliane MONNOT, sont mariés le même jour, 27 février 1702, à La Chapelle de Bragny à deux soeurs, Magdeleine RAMEAUX et Jeanne RAMEAUX, filles de Nicolas RAMEAUX, maître maréchal ferrant à La Chapelle-de-Bragny et de Pierrette JACQUEMET.
Les deux couples installés meuniers au moulin de Lalheue ont des enfants : Le 25 janvier 1703, naît Claude ROY, fils de Louis ROY, munier au Moulin de la lheüe et de Magdelaine Rameaux. Le parrain est Claude POURLIN, manouvrier à Layves, la marraine est Anne Rameau, femme de François JACQUEMET, maître cordonnierau dit la Lheüe.
le 15 avril 1706 naît et est baptisé Jean ROY, fils légitime de Louis ROY, munier à Lalhuië et de Magdelaine Rameau. Son parrain est Jean RAMEAU, marchand au dit lieu et sa marraine est Pierrette JACQUEMET, femme de Nicolas RAMEAUX, maréchal à La Chapelle de Bragny.
Un autre enfant suit : le 1er novembre 1707 nait Jean ROY, fils de Louis ROY meunier de Laleüe et de Magdeleine RAMEAULT (sic). Le parrain est Jean COULON, maréchal (ferrant) de La Ferté, la marraine est Françoise VILLOT de La Chapelle de Bragny.

Des enfants naissent aussi de l' autre couple : le 12 janvier 1703 est venu au monde François, fils des François ROY, munier au moulin de La Lheüe et de Loüise Rameaux. Baptisé le lendemain, le parrain est François RAMEAUX, fils de Nicolas RAMEAUX, maréchal (ferrant) de La Chapelle de Braigny, sa marraine est Emilande ROY, fille de François ROY, vivant (suit un mot que je lis "déchevin", car François ROY fut effectivement échevin de Laives et Sermaisay en 1672) à Layves. Cet enfant meurt le 15 février à l'âge de un mois
Des mêmes naît le 25 mai 1704 Benoiste ROY, baptisée le même jour. Son parrain est François BONNOT, fils de Jacques BONNOT, maître charpentier à La Lheüe, et sa marraine Benoiste LALLEMENT fille de Jean LALLEMENT, laboureur au dit lieu. Cette fille meurt en septembre de la même année
Puis le 22 janvier 1706, naît
Jean ROY, fils légitime de François ROY, meunier à la Lheüie, et de Louyse RAMEAU a été baptisé, son parrain a été Jean MONNOT, vigneron à Layves, sa marraine a été Pierrette JACQUEMET. L'enfant ne vit que 4 jours : le curé porte en marge :"inhumé le 26 janvier".
Naît encore de François ROY et Louise RAMEAUX, Madelaine ROY, le 8 décembre 1709. Le parrain en est Maître Didier RAMAUX et sa marraine est Dame Madeleine RAMEAUX.
Après 1711, le registre paroissial ne cite plus les deux meuniers. Ou plutôt il les acte mais leur statut a changé. Ils ne sont plus qualifiés "meuniers", mais "laboureurs". Ainsi de Louis ROY et Magdeleine RAMEAUX naîssent le 30 janvier 1714 les enfants Benoiste ROY et Loüis ROY, fille et fils de LOUIS ROY, laboureur à lalheue.
Une séquence de dix sept ans s'écoule et Louis ROY est mentionné de nouveau par le curé SYMONNOT. le 22 mai 1731 celui procède à la bénédiction nuptiale, en présence de leurs parens et amys de François ROY, fils de Louis ROY, vivant mugnier à Cersy (Sercy) et de Magdeleine RAMEAU, avec Françoise GOIN BAUDIN,fille de Benoist GOIN BAUDIN et de Jeanne COLIN. Le bonheur qui transparaît de la rédaction du curé, est pourtant tempéré par l'acte écrit à la suite du mariage, mais qui chronologiquement aurait dû figurer avant.
Ce jourduy 23e avril 1731, par moi soussigné, Louis ROY,mugnier à Sercy, muny de tous ses Sacrements a esté inhumé en l'Eglise de la Lhüe.  
Jean GALAT père
( né vers 1655,
mort à Lalheue le 4 avril 1727) &
Jean GALAT l'aisné
& Jean Galat le cadet
1711-1730 ? Les trois meuniers GALAT
C'est encore par un acte de Baptême, où il est présenté comme parrain, le 19 mars 1711, que le registre de l'état civil paroissial renseigne sur le meunier Jean GALAT. Le 4 mars 1715, une acte de mariage assez sommairement rédigé indique que Jean GALAT l'ainé, fils de Jean GALAT mugnier à Lalheue était marié à Jeanne MAIGNIEN, fille de Yves MAIGNIEN, et à sa suite, Jean GALAT le cadet l'était à Marie MAIGNIEN (le curé a écrit Marie MUGNIER ?). Ce Jean GALAT l'aisné est ensuite mentionné comme meunier à Lalheue (naissance d'un fils le 30 mai 1716, sépulture d'un enfant en janvier 1720. On retrouve le cadet en 1727 :le premier mars 1727(...) Claude, fils de Jean GALAT puisné, meunier au Moulin de la Lheüe et de Anne GOSSELIN, est baptisé. Son parrain et sa marraine ont éte Claude GOSSELIn et Marie BOY.
Quant au père,
Ce jourdhuy 3e d'avril 1727, par moy soussigné (i.e.le Curé SYMONNOT) a été inhumé Jean GALAT père, âgé de soixante et douze ans, munis des sacrements.
Puis c'est au foyer de Jean GALAT laisné, mugnier à la lhue que naît Anne, fille légitime de lui et de Jeanne MAIGNIEN. Le parrain est Charles MISSILET, boulanger à Tournus, et la marraine est Anne Gosselin, femme de Jean GALAT puisné. L'enfant meurt le 10 septembre 1729. Le 24 novembre 1730 c'est Magdelaine qui naît des deux précédents ; le parrain est François GOIN, laboureur et la marraine est Magdelaine MAIGNIEN  
Louis BLONDEAU meunier ? 1733 / ? 1742 Le 5 septembre 1740, le registre paroissial de Lalheue enregistre un baptême. Le curé qui officie est Maby, curé de La Chapelle-de-Bragny, en l'absence du curé Symonnot. Le nouveau né Louis, fils de Nicolas GOIN, maistre d'école et de Margueritte MOREAU a été baptisé et a eu pour parrain et marraine Louis BLONDEAU, mugnier à La Lhüe et Philiberte GOIN qui se sont soussignés. Ainsi, du seul fait de son parrainage en cette occasion on découvre le meunier des années 1730-1740. En effet le curé ne précisait pas (ou rarement), durant cette période, le statut social des paroissiens dont il enregistrait les actes. Or ce Louis BLONDEAU figure dans le registre paroissial du village au moins depuis le 11 janvier 1733. Ce jour là, le curé Symonnot baptise Jean, fils de Louis BLONDEAU et de Anthoinette GANICHE. En 1734 ce même Loüis BLONDEAU est parrain du jeune Louis BALLANDRE, fils de François BALLANDRE et de Jeanne GUICHARD. Notons que François Ballandre est le meunier suivant... Puis le huitième septembre 1736 est baptisé François fils légitime de Louis BLONDEAU et d'Anne GANICHE . Les parrain et marraine du garçon sont François RAMEAU et Pierrette DUPREY, issus de familles de laboureurs notables locaux. Une autre naissance est enregistrée le 23 juin 1741. L'acte de l'état civil paroissial est explicite : le baptême concerne Jeanne Marie Blondeau, fille légitime de Louis Blondeau, fermier du Moulin de La Lhüe et de Anthoinette Ganiche.  
François BALANDRE
(né à Lalheue vers 1690
mort le 8 septembre 1762)
meunier ? 1747-1750 Le 10 mai 1747, est inhumé à Lalheue, le jeune LOUIS BALANDRE, âgé de 11 ans, fils de François BALANDRE, meunier à Lalheue, et de Jeanne GUICHARD. Puis Le 27 janvier 1750 ces mêmes François BALANDRE, meunier au moulin de Lalheue et Jeanne GUICHARD son épouse (née vers 1698, morte le 1er mars 1763) marient deux de leurs enfants : l'un Benoît BALANDRE avec Benoîte BAUDIN, fille de Antoine BAUDIN et de feue Françoise ROBERT; et la deuxième, Madeleine BALANDRE avec Claude BONNOT, fils de Georges BONNOT, fermier à St-Nicolas (mort à 60 ans le 8 février 1751) et de feue Franoise RAMEAUX. Le registre précise : " Saint Nicolas, paroisse de Lalheue", ce que ne confirme aucune des sources présentées en bibliographie.  
Benoit BALANDRE
(né le 23 avril 1723 à Lalheue
baptisé le 25 avril 1723
mort le 27 décembre 1788)
meunier de 1750 à 1755 Benoît BALANDRE et son épouse Benoiste BAUDIN (fille de Antoine BAUDIN, laboureur et de Françoise ROBERT) ont 3 enfants entre 1750 et 1755, tous morts en bas âge. Benoit BALANDRE, le père est inscrit comme Meunier à Lalheue.D'autres naissances ont lieu au foyer Balandre. Parmi elles celle de Magdeleine BALANDRE est à noter en date du 22 juin 1766. Celle-ci épouse le 4 février 1788, un certain Claude BRETHENET, qui en décembre 1792,... voir plus haut la notice des maires de Lalheue.  
Claude BONNOT
né en 1725
mort à Lalheue le 7 février 1780)
meunier de ? 1755 à 1780 Claude BONNOT et Madeleine BALANDRE ont trois enfants. Mais le 5 mai 1754 Madeleine meurt à l'âge de 28 ans. Le 10 septembre il est remarié avec Nicole BRETHENET, elle-même veuve de Jean VINCENT, fille de Philibert BRETHENET, laboureur à Beaumont-sur-Grosne et de Jeanne BRY. A la naissance de leur premier enfant, Louis BONNOT le 15 janvier 1756, fils de Claude BONNOT et de Nicole BRETHENET, Claude BONNOT est présenté en meunier à Lalheue  
Claude BONNOT (fils)
né à Lalheue le 4 mai 1759
mort en 1813
meunier de 1780 à 1791 Claude BONNOT était un des fils de Claude BONNOT, laboureur et meunier, et de Nicole BRETHENET. Il était marié à Messey-sur-Grosne le 10 février 1781 avec Françoise GREPET, fille Laurent GREPET de de Pierrette LATTAUD. Il cesse d'être meunier à Lalheue en 1790 ou 1791.  
Claude DUPREY
(né en 1750, Lalheue,
mort en 1845,à Lalheue
voir le tableau de présentation des maires)
"Citoyen meunier" en 1792/1793 - ? Le 20 janvier 1793, an II de la République française, 4 heures du soir la "maison commune" du village est animée. Le maire Claude BRETHENET s'apprête à célébrer un célébrer un mariage, le second depuis qu'il est maire. Antoine DUPREY, laboureur âgé de 23 ans, est à marier avec Magdeleine BICORNET, âgée de 25 ans. Frère de la future épouse, François BICORNET, 32 ans, procureur de la nouvelle entité administrative dont il est maire, est témoin de la future épouse. Claude DUPREY, 43 ans, oncle du futur époux, qui fut l'un de ses deux prédécesseurs à mairie de la commune est là aussi...Depuis peu de temps ce laboureur est aussi meunier au moulin de Lalheue, dont ont dû se dessaisir les religieux de l'ancienne Abbaye de La Ferté. Telle pourrait être la mise en scène de ce premier mariage où le curé de la paroisse n'intervient pas dans le protocole cérémoniel. L'état civil enregistre la mutation sous une forme originale  : Claude DUPREY est qualifié de citoyen meunier.  
Jean DUPREY
(né à Lalheue le 2 février 1778
mort le 20 avril 1838)
"fils meunier" de l'an VI 1798 à 1809? Jean DUPREY est le troisième enfant qu'aient eu le couple Claude DUPREY et Anne MONNOT. Sept autres suivront (sur les 11 naissances enregistrées entre 1775 et 1793, 5 des enfants meurent en très bas âge pour 6 qui vivent au delà de leur majorité civile) Jean DUPREY (à ne pas confondre avec le "Jean DUPREY, adjoint") doit sans doute aucun d'assurer la relève de son père comme meunier au fait qu'il est l'aîné des garçons. Est-il meunier en titre et son père, définit ensuite dans les actes de l'état civil comme "propriétaire", continue-t-il la gestion des biens ? A partir de 1809, le statut social de Jean DUPREY change, semble-t-il. Il n'apparaît plus comme meunier, mais comme propriétaire (terme utilisé lors de son décés) ou comme "marchand". Entre temps il se marie, ou est marié, dans la commune voisine de Saint-Ambreuil, le 10 Nivose an VIII, avec Jeanne DODEY (née à Saint-Ambreuil en 1772, elle mourait à Lalheue en 1835), fille de François DODEY et de Magdeleine BICORNET. Ce François DODEY est un des frères de Pierre DODEY, maire de Lalheue en 1795. Quant à Magdeleine BICORNET (1736 - 1804), c'est une tante du maire François BICORNET. Quand Jean DUPREY mourait en 1838 à l'âge de 60 ans, son père Claude DUPREY, personnage clé du village durant soixante ans, vivait encore.  
Pierre ROZAND
(né le 14 avril 1791,
à Boyer, mort à Lalheue
Voir le tableau des maires)
vers 1820 Lorsque le 7 janvier 1811, Françoise Geneviève DUPREY,fille de Claude DUPREY et de Anne MONNOT, prend pour mari Pierre ROZAND, laboureur à Boyer faut-il voir dans cette union le résultat d'une stratégie familiale ? Il y a de forte présomption. Pierre ROZAND est issu d'une famille dont le territoire de domiciliation comprend le hameau Hauterive, paroisse puis commune de La Chapelle de Bragny. Il y sont présents comme meuniers ou comme laboureurs. Vers 1820, on trouve parmi les témoins de plusieurs mariages à Lalheue : ainsi le 11 juin 1820, " Pierre ROZAND, âgé de 28 ans, demeurant à Lalheue où il exerce la profession de meunier" est le premier témoin cité de Marie MONNOT, épousant Claude GOIN, cultivateur à Lalheue et de sa soeur Françoise MONNOT, épousant Jean NICOLET, aussi cultivateur. Pierre Rozand n'est plus meunier en 1836, où lors du dénombrement de la population il est recensé "maire".  
Claude MORETEAU
né vers 1800
 ? 1835- 1840 Enquête sur le meunier MORETEAU
Vers 1836, le meunier à Lalheue est un certain MORETEAU. Ce Moreteau n'a pas auparavant son nom à l'état civil de Lalheue. Les seuls renseignements qu'on ait de lui sont écrit dans l'histoire de Lalheue, selon Julien Bressand :1836, poursuite de la commune contre Morétaux, propriétaire du moulin qui accapare le chemin communal. Le procès dure jusqu'en 1838 et Morétaux le perd. Il s'engage à entretenir le chemin et à réparer le pontCf le bulletin La Lhuye, N°60, mars 1988 On ne peut en rester là. L'annuaire de Saône-et-Loire indique qu'en 1839, le meunier de Lalheue figure parmi les six électeurs que compte le village. Il s'agit de Claude MORETEAU, redevable d'un cens de 216 francs. Un retour aux feuillets du recensement de 1836 fait faire marche arrière à l'auteur de cette notice et effacer ses suppositions antérieures . En effet le meunier de Lalheue ne se prénomme pas François, mais Claude. Il est recensé en page 22, sous le numéro 636. Il est âgé de 36 ans et marié avec Claudine FERRAND, âgée de 31 ans. Le couple a deux enfants, Paule 6 ans et Pierrette (Augustine ?) née à Lalheue le 6 mai de cette année 1836. Elle a donc un mois lors du recensement, daté du 15 juin 1836. Une autre fille, Anne-Marie, naît à Lalheue le 9 juin 1838. En 1836, 4 ouvriers (nommés "domestiques") travaillent et résident au Moulin : ils sont âgés de 36, 37, 18 et 17 ans. Une servante de 17 ans est aussi employée.  
Pierre PERROT
(né le 26 septembre 1801
à Fontaines-Saint-Martin,
[Rhône]
mort le 10 juillet 1888,
à Lalheue)
1840/1841 - 1856 En 1841 le Moulin de Lalheue change de mains. Le propriétaire Louis PERROT est un ancien marchand farinier de Fontaines-Saint-Martin, âgé de 74ans. Né à Fontaines-St-Martin, près de Neuville-sur-Saône, il n'a plus vraiment l'âge d'un meunier actif. De fait le recensement l'enregistre comme propriétaire en 1841, avec son épouse Claudine Maitre. Mais le meunier en titre est le fils de ce rentier-investisseur. Il se nomme Pierre Louis PERROT. Né à Fontaines (le "Saint-Martin" est alors remisé pour cause de déchristianisation) le 5 vendémiaire de l'an X (26 septembre 1801), il est âgé de 39 ans. Dans sa tâche de meunier, il est aidé par trois ouvriers. Une servante est employée au service de la famille Perrot. En 1846, Pierre-Louis PERROT est nommé chef de famille par l'agent recenseur. Ses parents vivent avec lui, qui n'est pas marié. Preuve s'il en est besoin que l'affaire tourne bien, outre la servante Françoise ROUGELET, 35 ans, ce sont cinq ouvriers, toujours nommés domestiques, que le Moulin de Lalheue emploie : Claude COURTOT, 44 ans, Roger COURTOT, 20 ans, Jean-Baptiste MORANDET, 23 ans, Claude FLAMMAND, 24 ans et Félix CESAR, 32 ans.
En 1849, la mère du meunier meurt à 76 ans. L'année suivante, le 7 mars, Louis PERROT, âgé de 84 ans, décède à Lalheue. Viennent alors habiter au moulin une soeur aînée du meunier, Claudine PASSERON et la fille de celle-ci, Philippine PASSERON.
En 1851, l'agent du rencensement enregistre ces changements et recense le même nombre de personnes employées au moulin. Mais leur profession est mieux précisée : Marie COURTOT, domestique est âgée de 19 ans, Claude COURTOT, 29 ans est charretier, Louis BONNOT, 29 ans, Pierre FLAMMAND, 29 ans, Antoine COCHER, 19 ans, et Constant BESSON, 17 ans sont "fariniers".
Le meunier PERROT n'est toujours pas marié et la famille doit penser à sa succession... En 1854 c'est chose faite.  
Louis LACOUR vers 1866-1876 Le 16 février 1854, la nièce de Pierre Louis PERROT, Philippine PASSERON, épouse Louis LACOUR (Voir supra la notice du futur maire de Lalheue). Ce dernier vient résider au Moulin de Lalheue et les recensements de 1856 et 1861 le nomme simplement "neveu par alliance". A partir de 1866 (peut-être avant) Louis LACOUR est enregistré comme "propriétaire meunier". Louis PERROT est recensé comme "rentier". Le Moulin de Lalheue est un pôle économique important. En 1866, les emplois, outre le meunier, sont au nombre de 7, et il est notable que ce sont essentiellement des jeunes. Le farinier a 24 ans, les ouvriers (domestiques) sont âgés de 26, 22, 17 et 17 ans. Deux servantes ont respectivement 20 et 14 ans. En 1872, sont recensés 5 "domestiques" : 3 ouvriers et 2 servantes ; Henri RENAUD, 30 ans, Antoine JANDIN, le seul déjà présent en 1866, 30 ans, Jean-Baptiste MAURICE, 20 sont les fariniers, Etiennette BORDET, 29 ans et Marie BERNARDON, 16 ans sont les servantes. Louis LACOUR et Philippine PASSERON vivent au moulin avec leur fils Pierre Louis LACOUR, 17 ans; et leur oncle PERROT, rentier. Maire de Lalheue depuis l'avènement de la République en septembre 1870, Louis LACOUR meurt au début de l'année 1876.  
Louis LAMAIN 1876 ? Le rencensement de 1876 n'a lieu qu'en fin d 'année(Il est signé par le maire Bachelet le 29 décembre 1876. Cf recensement 1876 à Lalheue, archives départementales de Saône-et-Loire, site internet). Curieusement le meunier qui succède à Louis LACOUR se nomme Louis LAMAIN, originaire de Nanton, village où il est né le 6 février 1838, fils de Jean-Baptiste LAMAIN, cultivateur et de Marie DURAND. Marié à Marie LEVEQUE, originaire de 71- Saint-Cyr, il est présenté comme "propriétaire-meunier" au Moulin de Lalheue.  
Jean MAUGUIN
(né en 1839,
à Nanton,
mort en 1905, inhumé à Lalheue.)
vers 1880-1895 ? De 1881 à 1891, trois recensements enregistrent le meunier Jean MAUGUIN. Lui aussi est natif de la commune de Nanton, où il voit le jour le 1er décembre 1839, fils de Jean MAUGUIN et de Jeanne DARD, propriétaires à Servelle, hameau de Nanton. Il se mariait à Nanton le 1er décembre 1857 à l'âge de 18 ans avec Elisabeth MILLON, âgée de 16 ans, née à Chalot, commune de Nanton le 6 janvier 1842, fille de Claude MILLON et de Marie DUPREY, propriétaire à Chalot. Meunier, en 1881, Jean MAUGUIN a 43 ans. Mais ce n'est le hasard qui l'amené au moulin. Pierre-Louis LACOUR, né en 1854 à Lalheue, fils de Louis LACOUR est marié avec Julie Flavie MAUGUIN. En 1881 demeurant à Lalheue il y est recensé comme propriétaire. Il semble qu'il soit pour partie propriétaire du Moulin.
EN cette année 1881, aux côtés du meunier Mauguin, quatre ouvriers sont employés comme fariniers : François CRETIN, 57 ans, Claude PONSOT, 31 ans, Charles LATTAUD, 26 ans et François BRENOT, 18 ans. Une servante, Marguerite BERNARD, 18 ans est au service du couple MAUGUIN-MILLON.
Dix années plus tard (recensement de 1891) ce sont trois ouvriers et un servante qui y sont salariés : Françoise BERNARD, 23 ans, est ménagère, Claude GRUAUD, 48 ans y est farinier, Claude TUSSIAUD, 32 ans, est charretier, Pierre BERNARD, 39 ans est manoeuvre.  
Pierre CONTASSOT, régisseur
(né le 1er janvier 1852,
à Lalheue);
Pierre Louis LACOUR, "patron"
(né en 1854, à Lalheue,
mort et inhumé à Lalheue
en 1936).
vers 1896-1910 ? A partir de 1896( peut-être avant), les recensements enregistrent plusieurs phénomènes nouveaux. D'une part il y a dissociation entre le métier de meunier et le capital, c'est-à-dire la possession du moulin. Le meunier est "régisseur du moulin", il habite dans les bâtiments connexes à celui-ci. Mais le patron, pour lequel il travaille est nommé. Il s'agit de Pierre Louis LACOUR, fils du maire et meunier Louis LACOUR, qui hérite du moulin en 1899, au décès de sa mère, Philippine PASSERON. Celle-ci, comme son fils sont déclarés "rentiers" par l'agent recenseur, qui note en complément à partir de 1901, son statut social : "patron".
Le second phénomène notable est que les salariés du patron du moulin ne résident plus au Moulin lui-même, mais dans le village de Lalheue. Ainsi en 1901, ne résident au moulin, que le régisseur Pierre CONTASSOT, son épouse Marie CHAMBION, leur fille âgée de 8 ans (en mettant à part la présence du pére du régisseur, Claude CONTASSOT, âgé de 77 ans), et deux "domestiques", Louise Villeneuve, âgée de 15 ans et Joseph THEVENET, ouvrier farinier de 29 ans.
Plusieurs habitants du village travaillent pour le "patron" Louis LACOUR : Jean-Claude MORIN, 63 ans, farinier; Jean-Marie JOLIVOT, 29 ans, charretier; Eugène VILLENEUVE, 40 ans, farinier, Henri RENAUD, 58 ans, charretier. En tenant compte des familles de ces salariés et du patron, le Moulin de Lalheue, fait vivre directement 24 personnes.  
Claude SOTHY, meunier
(né en 1886,
à Toulon-sur-Arroux)
1911  
Joseph BILLET, meunier
(né en 1877
à Baussans ? (Doubs)
1921  
Joseph CHATILLON, minotier
(né en 1863,
à Chalon-sur-Saône,
mort en 1941 à Lalheue
& Emile CHATILLON, minotier
(né en 1902,
à Chalon-sur-Saône,
mort en 1981)
vers 1926-1971
arrêt de l'exploitation
du Moulin.
Après une période où il est difficile de cerner à qui appartient le moulin de Lalheue, tenu par des régisseurs relevant du Moulin de La Ferté-sur-Grosne, le recensement de 1926 enregistre une nouvelle configuration. Cela relève de l'histoire du Temps présent. C'est pourquoi cette notice s'arrête sur les derniers meuniers de Lalheue. Renommés "minotiers", ils ont comme leurs prédécesseurs un rôle économique, et l'ultime meunier comme certains de ses prédécesseurs aussi, occupait une fonction élective locale. En 1926 travaillent et résident au Moulin de Lalheue : Annette DUBOIS, 68 ans, ménagère, Antoine Douchet,68 ans, jardinier. Les autres salariés résident au village de Lalheue. Ils sont recensés comme "meuniers" dont le patron est "CHATILLON" : Auguste LAVIGNE, 41 ans, manoeuvre; Louis MOUCHET, 49 ans (né en 1877 à Lalheue), meunier; François MOUCHET, 24 ans, meunier; Julien JOLIVOT, 21 ans (né en 1906 à Lalheue), meunier.  
- -  

La liste des meuniers du Moulin de Lalheue est établie ici en se fondant sur les seules données livrées par les registres de l'état Civil et les feuillets de recensement. C'est bien sûr insuffisant. En particulier les transmissions successorales sont peu explicitées, faute de recherche dans les archives notariales.

Les "recteurs d'école" et instituteurs

Prénom(s) NOM Période Observations
Benoid LALLEMAND 1675-1677 Louis XIV règne, Colbert administre et un maître d'école est au village
Dès 1675, mention est faite d'un recteur d'école à Lalheue dans les registres de l'état civil paroissial. Sans doute l'est-il avant cette année où le registre paroissial reprend son cours après un vide (archivistique) entre 1671 et 1675, mais le 28 avril 1675 est baptisé Lazare, fils de Maître Benoid LALLEMAND recteur d'école du village de la Lheüe et de Catherine BRESSAND. Puis le 16 février 1677, Jeanne LALLEMAND, fille de Benoid LALLEMAND, épouse Philibert DESROZIERS, recteur d'école à Saint Vallerin. Benoid LALLEMAND, recteur d'école meurt le 16 juin 1677. Son décès est mentionné sur le registre paroissial. Sa femme, Catherine Bressand, veuve de Benoid LALLEMAND, recteur d'école, se remarie le 3 janvier 1679 avec Jean Cersot, laboureur à Lalheue.  
Philibert DESROZIERS 1678-1680 Le gendre de Benoid Lallemand lui succède. En effet, le 23 février 1678 est baptisé Benoist, fils de Philibert DESROZIERS, recteur d'école à Lalheue et de Jeanne LALLEMAND. Mais Philibert DESROZIERS meurt deux années plus tard (aucune mention de sépulture au registre paroissial de Lalheue), car le 21 mai 1680 naît Jeanne, fille de feu Philibert DESROZIERS, recteur d'école et de Jeanne LALLEMAND. Son parrain est Jean RAMEAUX, fils de Pierre RAMEAUX, maréchal à Lalheue, et sa marraine est Jeanne RAMEAUX, fille de Nicolas RAMEAUX, marchand à Lalheue. Ces parrainages situent le recteur d'école parmi les notables du village.  
Claude SOLEIL 1701-1705 Claude Soleil, un beau nom pour enseigner !
Le nom de Claude SOLEIL apparaît dans le registre paroissial de Lalheue le 20 février 1697, date où est baptisé son fils André, de lui et de sa femme Barbe PERRAUD (PERROT). Puis jusqu'en 1701 Claude SOLEIL est parrain de plusieurs enfants, mais il est qualifié de "manouvrier". Curieusement ce manouvrier sait écrire car il signe les actes de baptême. Mais le 26 décembre 1701 sa fonction de recteur d'école est nommée : ce jour est venue au monde Françoise, fille de Claude SOLEIL, recteur d'école à la Lheüe et de Barbe PERROT, ses père et mère et a été baptisée sur les fonds baptismaux de l'église de La Lheüe par le soussigné (le prêtre Bataillard) et a eu pour parrain maître Pierre RAMEAU, serrurier audit lieu et pour marraine dame Françoise GOIN, veuve de Benoid BICORNET lequel RAMEAU s'est soussigné et non ladite Françoise GOIN. On retrouve la signature de Claude SOLEIL au bas de nombreux actes de baptême au cours des années 1702-1704. Il a un fils, François né à Lalheüe le 9 novembre 1704, baptisé le lendemain. Le parrain est François JACQUEMET, fils d'honorable François JACQUEMET, maître cordonnier au dit lieu, sa marraine est Jeanne BICORNET, fille de feu Benoid BICORNET, vivant laboureur au dit lieu. Fait remarquable, le parrain et la marraine signent l'acte de baptême avec le prêtre. Sauf erreur de lecture, son nom n'apparaît plus après le 14 avril 1706. Ce jour là il est parrain de Françoise, née la veille à Lalheue, fille et Jacques BOULEREAU, marchand de la paroisse de Commaille, diocèse de Besançon, et de Magdeleine SOLEIL sa femme. On peut penser qu'il s'agit de sa petite fille. L'acte spécifie : Claude SOLEIL, "jadis recteur d'école à lalheue".  
- - Durant une période de 30 ans environ, il n'est pas possible de discerner la présence ou la non présence d'un recteur d'école car le curé Jacques SYMONNOT ne mentionne que rarement sur les registres de l'état civil le statut ou la profession des ouailles qu'il marie et des parents, parrains et marraines des enfants qu'il baptise... Ce n'est qu'à partir de 1735/1736 qu'il précise à nouveau les professions.  
Nicolas GOIN
(1706-1764)
né le 23 septembre 1706 à Lalheue
(acte de baptême) Nicolas GOIN, fils légitime de Nicolas GOIN, laboureur à Lalheüe et de Jeanne THIBAUDET sa femme, est venu au monde le 23 septembre 1706 et a été baptisé le 26 du dit mois sur les fonds baptismaux de l'église du dit lieu par moy soussigné (le prêtre GAILLARD) vicaire du lieu. Son parrain a esté Monsieur Maître Nicolas BLANCHET, très digne prêtre et curé de La Chapelle de Bragny, sa marraine Jeanne GEY, femme de Mr Jean COLLONGY, maître maréchal à La Ferté-sur-Grosne. (suivent trois signatures, celles du curé et des deux parrains)
décédé à Lalheue le 15 août 1764
(acte de sépulture) Nicolas GOIN, laboureur, décédé le 15 août 1764, âgé de 57 ans, a été inhumé dans l'église le lendemain en présence de Philibert PERROUX et de Jean DECOUDRAS, recteur d'école, lesquels se sont soussignés)
L'acte de sépulture porte aussi la signature du prêtre desservant BOURCIER
1738-1762 Nicolas Goin, maître d'école au village au siècle des Lumières
La signature de Nicolas GOIN, qualifié de "manouvrier" se rencontre régulièrement à partir de 1736 au bas d'actes de baptême. Puis le 17 novembre 1738 le curé Symonnot inhume un certain Philibert GUILLEMEAU, âgé de soixante et dix ans munis de ses sacrements, en présence de Nicolas GOIN maistre d'école et de Jean DESANGLES qui signent tous les deux l'acte de sépulture. Nicolas GOIN n'est pas un inconnu. Il est natif du village et le 30 juillet 1726 ce même curé Symonnot avait enregistré le mariage de Nicolas GOIN, fils de Nicolas GOIN, laboureur à Lalheue et de Jeanne THIBAUDET, avec Margueritte MOREAU, fille de Denis MOREAU et de Nicole (nom illisible). La profession de Nicolas GOIN est reprécisée le 5 septembre 1740 : Ce jourdhuy cinquième septembre 1740, par moy soussigné (Il s'agit du curé MABY) Louis fils de Nicolas GOIN maître d'école et de Marguerite MOREAU a ésté baptisé et a eu pour parrain Louis BLONDIAU, mugnier à La Lhue et Philiberte GOIN qui se sont soussigné avec moy commis.
Nicolas GOIN est encore "maitre d'école" en 1758. Le curé GAUTHEY acte une sépulture le 28 mai 1758 j'ai inhumé dans l'église de la paroisse de lalheüe, Jean PICARD fermier à la grange dite de St-Nicolas, mort d'hier muni des sacrements de l'église et âgé d'environ 55 ans en présence de Nicolas GOIN maistre d'école et de Denis MATHEY qui se sont soussignés. Il l'est encore le 30 janvier 1760, jour où le curé inhume dans le cimetière de Lalheüe Claude POIRIER natif de Vincelles, paroisse de Nanton, vagabond mort d'hier muni des sacrements de l'église en présence de Nicolas GOIN, maitre d'école qui a signé et de François MASSON illettré de ce enquis, les deux de la paroisse.
Puis le 13 janvier 1761 le curé GAUTHEY donne la bénédiction nuptiale à Antoine BAUDOT, fils de Jean BAUDOT, laboureur résidant à Bissey et de füe Etiennette LARDET et à Benoiste DUPREY, fille du sieur Claude DUPREY marchand à Lalheüe et de füe Magdeleine BROUHET, en présence du sieur DUPREY, de Nicolas GOIN maitre d'école, de Philibert PILLOT cousin germain de l'époux, qui se sont tous soussignés, et de Jean-Baptiste GRILLOT, cousin issu de germain dudit époux illettré de ce enquis. Nicolas GOIN, requalifié de recteur d'école, signe encore plusieurs actes de sépulture en avril, mai, et décembre 1762, puis son nom disparaît des registres. On le retrouve sur les pages du registre des sépultures le 15 août 1764... en tant que "laboureur", terme définissant ici un statut social.  
Jean DECOUDRAS
né à Jully-lès-Buxy
marié à Lalheue en 1766.
1763-1770 Le premier acte où le nom de Jean DECOUDRAS, recteur d'école apparaît dans le registre de l'état civil est un acte de sépulture en date du 18 juin 1763. Nous avons vu que l'année suivante il figure comme témoin sur l'acte d'inhumation de son prédécesseur.
Son acte de mariage à Lalheue renseigne l'homme : le 5 août 1766 après les trois publications faites du mariage entre Jean DECOUDRAS, recteur d'école à Lalheue fils majeur d'Antoine DECOUDRAS, vigneron à Jully et de feue Reine ROUX, d'une part et Jeanne JACQUEMET, veuve de François ROLLAND, marchand en son vivant au dit Lalheue, et fille de François JACQUEMET demeurant à La Ferté(-sur-Grosne) et de feue Jeanne MAGNIEN, d'autre part (/...), je soussigné (BOURCIER, vicaire de Lalheue) leurs ais donné la Bénédiction nuptiale (/...) en présence de Claude DUPREY, marchand au dit Lalheue, de Jean MORIN, laboureur au dit lieu, de Claude ROLLAND, beau-frère de ladite épouse et de Claude PICARD, bourelier à Lalheue. (suivent les signatures de C. Duprey, de Jean Morin et du prêtre). On recense la signature de Jean DECOUDRAS, recteur d'école, au bas de plusieurs acte d'état civil jusqu'en mars 1770.  
François JANIN
né le 21 août 1744 à Sennecey-le-Grand
(acte de baptême) :François, fils légitime de Pierre JANIN, vigneron à Sennecey et de Marie GUERET, est venu au monde le 21 du mois d'août 1744 et a été baptisé par le soussigné (BLERCHY, curé) le même jour. Il a eu pour parrain François CARÉ, cordonnier à Sennecey et pour marraine Denise DERIAUD, bouchère à Sennecey.
marié à Nanton le 12 janvier 1768
(acte de mariage) : L'an 1768, le 12 janvier, après la publication de trois bans et toutes les formalités prescrites par le Concile de Trente, François JANIN, âgé de 23 ans, garçon taillandier résidant à Sennecey fils de furent Pierre JANIN, vigneron au dit Sennecey et de Marie GUERARD (?!), (/...) et Marie MILLON, âgée de 22 ans, fille de Nicolas MILLON, serrurier à Chalot et de Jeanne PONSOT, ont contracté mariage et reçu la bénédiction nuptiale du soussigné (le curé VOILLARD) en présence de Nicolas MILLON, père de l'épouse, de Jacques MILLON, vigneron à La Farge et son oncle, de Benoist GAILLOT, taillandier à Sennecey, et de Louis FERREY (FERRÉ), laboureur à Chalot (hameau de la paroisse de Nanton) qui a signé avec l'époux et non les autres pour ne le savoir de ce enquis.
Mort le 15 janvier 1818, à Bresse-sur-Grosne
1772-An IX de la République (1800) François Janin, de l'Ancien régime à la République
Le 28 mars 1772 meurt à Lalheue un des notables de la paroisse : Jean DUPREY, marchand à Lalheue est mort le 28 mars 1772, âgé d'environ 35 ans, et a été inhumé le lendemain en présence de François JANIN, recteur d'école au dit Lalheue, de Michel BONNOT et de plusieurs autres. Les dits JANIN et Michel BONNOT, laboureur au lieu ont signés enquis. L'acte est signé par eux et le prêtre BRUNET. François JANIN est pour la première fois mentionné sur le registre paroissial. Il y apparaît deux ans plus tard en tant que père :Charles, fils de François JANIN, recteur d'école à Lalheue, et de Marie MILLON, est né et a été baptisé le 24 novembre 1774. Le parrain sieur Charles PACOTE, fils de François PACOTE, chirurgien à Sennecey, la marraine Marie-Claudine BONNE, fille de Jean BONNE, notaire royal à Nanton qui ont signé enquis.
Voilà les seuls éléments de départ pour tenter de cerner l'origine du recteur d'école. Et en effet la recherche dépasse le cadre paroissial... Après moultes recherches et la consultation des registres paroissiaux de ces lieux, son état civil va nous mener de Sennecey-le-Grand où il est à né, à Nanton, où il s'est marié en première noce. François JANIN reste "recteur d'école" de façon continue jusqu'en vendémiaire de l'an Six de la République, au moins. Un peu comme le curé Dom Louis PAGEAULT, il accompagne les événements de la Révolution en y prenant sa place. En février 1791, il marie à Lalheue l'une de ses filles mineures , Marie JANIN, avec Jacques JOLY, maréchal ferrant à Étrigny. Les témoins sont Claude BALLARDIN, caporal au Régiment de Saône-et-Loire, François MARCHAND, notaire royal à Nanton, Claude DUPREY, maire au dit Lalheue et Claude BALLANDRE, marchand au dit lieu...
En l'an Deux de la République, il est âgé de 50 ans et un acte de mariage le mentionne en tant que témoin. Il est alors présenté comme "greffier de la commune de Lalheue". Son gendre Jacques JOLY s'établit maréchal à Lalheue, où l'état civil enregistre plusieurs naissances à son foyer.
Le 16 ventôse de la "Cinquième année républicaine" (6 mars 1797) François JANIN déclare en la "maison commune", le décès de son épouse Marie MILLION, morte la veille à Lalheue à l'âge de 54 ans. Il a alors le titre d'instituteur. Il se remarie à Lalheue, le 12 vendémiaire de la sixième année républicaine (3 octobre 1797) avec Françoise VOLAUT, fille de feu Pierre VOLAUT, vigneron à Saint-Boil et de Jeanne GRIVAUD. Les témoins sont le citoyen Dominique GAGNARD, 35 ans, aubergiste à Lalheue, le citoyen Jean DURAND, 38 ans, maréchal à Lalheue, le citoyen François JANIN, son fils âgé de 25 ans, marchand à Tournus, et le citoyen François MASSON, manouvrier dans la commune de Lalheue âgé de 60 ans.
Avec sa nouvelle épouse, il redevient père : le 4 vendémiaire de l'an IX (25 septembre 1800) l'état civil de Lalheue enregistre la naissance de François Janin né le 3 vendémiaire, fils légitime de François JANIN instituteur à Lalheue et de Françoise VOLAUT. La biographie passionnante de cet homme qui dépasse les frontières des villages et des cantons se poursuit à Bresse-sur Grosne où il marie une de ses filles en 1806 et où il est installé instituteur. Il y meurt à l'âge de 73 ans, le 15 janvier 1818. Le décès de François JANIN, instituteur, est enregistré ce même jour par le maire Louis Belin, sur les déclarations notamment De Claude Charles Antoine Dugrivel, prêtre desservant de Bresse.  
Claude Joseph SOUPEY
(né en 1759)
AN 10 de la République
(1801-1802)
Le nom de l'instituteur Joseph SOUPEY apparaît dans le registre de l'état civil leurat en frimaire de l'an Dix de la République (novembre 1801), comme témoin d'une déclaration de décès. D'autres actes font apparaître son âge : 42 ans. Puis le 21 prairial de ce même an X le maire adjoint Claude DUPREY enregistre la naissance de Joseph SOUPEY, né à six heures du soir ce jour (10 juin 1802), fils légitime de Claude Joseph SOUPEY, instituteur à Lalheue et de Marguerite MORTUREUX. les témoins du père de l'enfant, dont on peut penser que ce sont les parrain et marraine sont ... François BICORNET propriétaire à Lalheue (ce n'est rien moins que le maire du village, voir plus haut), âgé de 41 ans, et Magdeleine BALANDRE, femme de Claude BRETENET, propriétaire à Lalheue (c'est le premier maire de Lalheue sous la République !), âgée de 35 ans. Hélas cet enfant meurt à l'âge de 3 mois le quatrième jour complémentaire de l'an X (20 septembre 1802).  
Claude-Philibert MATHEY
né le 23 août 1772 à Saules,
fils de Jean MATHEY, maréchal à Saules, (puis instituteur à Saint-Boil), et de Philiberte RIGOUDOT,
marié à Saint-Boil à l'âge de 30 ans
le 20 vendémiaire an 11 (12 octobre 1802) avec Marie POTHERAT, 28 ans, native de Saint-Boil, fille de Pierre POTHERAT, laboureur et défunte Jeanne LATTAUD,
mort le 25 novembre 1828 à Saint-Boil
AN 11 (1802-1803)-Décembre 1816 Instituteur sous le Premier Empire
Le nom de l'instituteur Claude Philibert MATHEY apparaît à l'état civil de Lalheue le 18 thermidor de l'an XI (5 août 1803). Instituteur à Lalheue, il déclare la naissance la veille à son domicile de Philiberte Jeanne Mathey, fille légitime de lui et de sa femme Marie POTHERAT. L'acte est signé par le maire François BICORNET. Mais son intérêt tient aussi dans le nom des deux témoins de la naissance. L'un est Pierre Potherat, laboureur à Saint-Boil, l'autre est Philiberte Rigoudot, femme de Jean Mathey, à son décès instituteur à Saint-Boil. C'est par ces témoins que l'origine de Claude Philibert MATHEY a pu être débusquée et son état civil reconstitué...L'année précédente en effet, déclaré propriétaire à Saint-Boil il s'y est marié avec Marie Potherat. De fil en aiguille on remonte à sa naissance. Claude Philibert MATHEY, probablement nommé instituteur à Lalheue après son mariage et le départ de son prédécesseur SOUPEY fin 1802 demeure instituteur à Lalheue jusqu'en décembre 1816. Pendant les 14 années de son exercice effectué sous le Premier Empire et les débuts de la Restauration, sa signature très ouvragée figure au bas de très nombreux actes d'état civil, comme témoin de naissances et de mariages. Il déclare aussi deux autres naissances survenues à son foyer : une fille Christine, née le 29 prairial an XIII (juin 1806), un garçon Pierre, né le 12 octobre 1814. Il retourne à Saint-Boil en 1817, où il est signalé comme percepteur des Contributions directes vers 1820. Il y décède, sans qu'une profession soit mentionnée à l'âge de 56 ans le 25 novembre 1828.  
Pierre FRÉROT
(né le 27 juillet 1766 à Montceaux-Ragny (paroisse de Laives), marié âgé de 26 ans à Nanton le 13 ventôse an II (3 mars 1794) avec Geneviève LAUBRESAC, âgée de 25 ans, fille de Antoine LAUBRESAC, laboureur au hameau de Vincelles, et de Marie FÈVRE, mort à 78 ans révolus à Montceaux-Ragny, le 21 octobre 1844)
1817-1831 Le nom de Pierre FRÉROT, successeur de Claude Philibert Mathey est présent sur un acte d'état civil de Lalheue dès février 1817. Pierre FRÉROT, témoin d'une naissance est alors âgé de 50 ans. Lui aussi est fréquemment sollicité pour être le témoin de nombreux actes d'état civil, mais il n'apparaît jamais comme époux, "fils de", ou pour "père de". Après de nombreuses recherches on le retrouve en 1832 comme instituteur du petit village de Montceaux-Ragny. De fait il y décède en 1844, veuf (depuis avril 1835) de Geneviève LAUBRESAC. Le décès est déclaré par Claude Frérot, 36 ans, porteur de contrainte à Buxy, fils du défunt. L'acte de décès permet aussi d'apprendre que Pierre FRÉROT était né en ce lieu en 1766, fils de François FRÉROT, vigneron à Montceaux, et de Marie GUY. On découvre aussi qu'il se marie à Nanton en 1794 : il est alors mentionné qu'il est vigneron. Il reste le maître d'école de Lalheue jusqu'en 1831. À cette date, et suite à la Révolution de juillet 1830, l'histoire locale (voir en sources.) mentionne que l'instituteur FRÉROT est révoqué pour... analphabétisme et incompétence ! Ce qui semble surprenant et incongru pour un homme qui est resté 13 années à enseigner et qui trouve ensuite un nouveau poste d'instituteur. Plus sûrement peut-être, les nouvelles autorités municipales (c'est le retour du maire BICORNET) font le "ménage" et éliminent l'instituteur en raison de son âge (63 ans) pour insuffler du sang jeune dans l'institution. Sauf à penser à une purge politique.  
Antoine Joseph CLÉROTTE
(né le 12 novembre 1810 à la Chaux-des-Crotenay (Jura))
1831-1839 Quand l'instituteur Antoine Joseph CLÉROTTE figure pour la première fois mentionné sur le registre de l'état civil de Lalheue, en août 1831, il est âgé de 21 ans. En fait il n'a pas encore 21 ans. La différence est de taille avec l'âge de son prédécesseur! Il reste instituteur du village au moins jusqu'en juillet 1838. Nous n'en saurions guère plus sur lui, mais il a la bonne idée de se marier à Lalheue le 10 octobre 1837. Il est alors âgé de 27 ans. L'acte nous apprend qu'il est fils de François Désiré CLÉROTTE et de Marie Madeleine CHAGNE, propriétaires résidant à la Chaux-des-Crotenay, département du Jura. Ceux-ci ont adressé par un acte dressé le 27 juin 1837 par Maître Fromoy, notaire royal aux Planches (Jura), enregistré au tribunal d'Arbois, leur consentement au mariage, où ils sont représentés par un "mandataire spécial" en la personne de François BICORNET, âgé de "septante six" ans, propriétaire à Lalheue, bien connu des lecteurs de cette page. L'instituteur épouse Françoise NUZILLAT, âgée de 24 ans, née le 14 octobre 1813 à Bissy-sous-Uxelles, fille de Claude NUZILLAT et de Françoise PROST, propriétaires à Bissy, présents et consentants à l'union. Le mariage est célébré par le maire Pierre ROZAND, en présence des 4 témoins suivants, tous domiciliés à Lalheue : Pierre DUPREY-VINCENT, 48 ans, propriétaire, Jean-Baptiste MATHEY, 51 ans, propriétaire, Jean BACHELET, 26 ans, maréchal, Claude GABEURE, 37 ans, perruquier ... Un acte de mariage est toujours une mine de renseignements, mais nous ne savons rien du destin de l'instituteur CLÉROTTE après son départ de Lalheue.  
Jean-Baptiste TERCY
(né le 8 mai 1811 à La Tour-du-Meix (Jura), mort le 15 avril 1873 à Cruzille (Saône-et-Loire))
1839-1871 Jean-Baptiste Tercy, un record de longévité : 32 ans d'enseignement au village
En mai 1839, un nouvel instituteur prend place dans les registres de l'état civil de Lalheue. Jean-Baptiste TERCY est âgé de 28 ans. Son nom disparaît des registres en juin 1871; il est alors crédité de 60 ans. Ainsi il est l'instituteur "recordman" du village. Il enseigne sous quatre régimes : la monarchie du roi Louis-Philippe, la Seconde République, le Second Empire, les débuts de la IIIe République. Multi récidiviste dans le rôle de témoin de naissances et de mariages à Lalheue, il ne comparaît qu'en deux occasions en tant que sujet d'un acte. Le 10 août 1841 il déclare la naissance la veille à son foyer d'un enfant Anne Delphine TERCY, fille légitime de lui, âgé de 30 ans et de son épouse Jeanne Baptiste Adélaïde GERRIER, âgée aussi de 30 ans. Un des témoins de la naissance se nomme Auguste Désiré GERRIER, âgé de 33 ans, propriétaire à Courbouzon (Jura). Cela laisse supposer le lieu d'origine de l'épouse. Mais rien ne renseigne sur le lieu de naissance de l'instituteur ...Or le 8 juillet 1848, celui-ci vient déclarer en mairie la naissance d'un second enfant, Philomène TERCY, née ce même jour. Or parmi les deux témoins de la naissance figure un certain Joseph TERCY, 39 ans, "instituteur demeurant à Laives". Toujours en quête de renseignements sur l'état civil de l'instituteur leurat, on se rend sur les registres de l'état civil de Laives en quelques "clics" d'ordinateur et l'on trouve, miracle ! l'acte de mariage de celui qui apparaît être son frère. Le 16 avril 1833 Joseph Marie TERCY, instituteur à Laives s'y marie avec Jeanne Marie MONNOT. L'intérêt tient en son état civil : il est né à La Tour-du-Meix (Jura), fils de Claude Antoine TERCY, cultivateur, et de Marie MAIGRET. C'est ainsi que l'on peut avec une très faible marge d'erreur attribuer le même lieu de naissance à "notre" instituteur de Lalheue. (vérification sur le site des Archives départementales du Jura effectuée le 28/04/2018). Curieusement donc le département voisin du Jura a fournit deux instituteurs successifs à ce gros village (près de 900 habitants à l'époque) de Lalheue en Saône-et-Loire. Reste à mesurer combien d'élèves sont passés sur les bancs de l'école de l'instituteur TERCY en ses 32 ans d'enseignement...  
Claude FRÉTIAUX
(né vers 1848 à Saint-Maurice-en-Rivière)
1871-1872 Selon les feuillets du recensement de 1872, l'instituteur de Lalheue est Claude FRÉTIAUX, âgé de 24 ans, né à Saint-Maurice-en-Rivière. Mais cette mention ne peut être vérifiée car ce nom ne figure pas au registre d'état civil de ce village de la Bresse chalonnaise. Le recensement fait aussi état de son épouse, Flavie COTTIN, 24 ans, née à Simandre, ce qui est avéré par l'état civil de Simandre. FRÉTIAUX est resté un an en poste entre novembre 1871 et juillet 1872.  
Claude Cyprien FRÉMY
(né le 25 juillet 1847 à Villy-le-Moutier (Côte-d'Or)
mort à Lalheue le 23 février 1921)
1872-1878 On relève dans les registres de l'état civil du village le nom de l'instituteur communal Claude Cyprien FRÉMY à partir de novembre 1872. Il est alors âgé de 25 ans. Il est assez facile de restituer son identité car le 26 avril 1874 il se marie à Lalheue avec Jeanne COURTOT, âgée de 18 ans, née à Lalheue le 10 octobre 1855, fille de Claude COURTOT, propriétaire et de "défunte" Jeanne GUYOT. L'instituteur, âgé de 26 ans est né dans un village de la Côte-d'Or, dans l'arrondissement de Beaune, Villy-le-Moutier, fils de "défunt" Antoine FRÉMY et de Anne GERMAIN, propriétaire cultivatrice. Il est veuf en première noce de Edmée Cécile Charlotte DENIZOT, décédée à Mâcon le 30 juillet 1873. Le mariage est célébré par le maire Louis LACOUR, en présence de Claude GOUIN, 43 ans, aubergiste, de Claude BOYAUD, 30 ans, cultivateur, de Jean-Marie GARCHET, 37 ans, cordonnier, et de Louis FERRÈ, 43 ans, cultivateurs, tous domiciliés à Lalheue. Claude Cyprien FRÉMY est instituteur à Lalheue jusqu'au moins en novembre 1878. Il revient au village quand il est mis à la retraite, et il est élu maire de Lalheue lors des élections de 1908 : voir notice supra (Maire de Lalheue de 1908 à 1919)  
François ROUX
(né le 27 mai 1849 à Curtil-sous-Burnand
Inhumé en 1936 à Curtil-sous-Burnand)
1879-vers 1908 Instituteur de la République de Jules Ferry
François ROUX est instituteur à Lalheue en avril 1880. Tout au moins il est mentionné à l'état civil en tant que témoin d'un acte de mariage. Il est donc probablement en poste un peu auparavant. Il déclare à Lalheue le 6 février 1881 la naissance à son domicile d'un fils Antoine Marcel, de lui et de son épouse Marie THÉVENOT. Il est alors âgé de 31 ans. En effet il est né le 27 mai 1849 au village de Curtil-sous-Burnand, fils de Pierre ROUX, cordonnier à Curtil et de Catherine BARDOT.. Il se marie dans ce village le 22 avril 1878 avec Marie THÉVENOT. Selon les recensements de la population, il est encore instituteur à Lalheue en 1906. Il a sans doute quitté son emploi vers ses 60 ans, pour se retirer dans son village natal où il meurt et est inhumé en 1936. Son épouse est aussi décédée à Curtil-sous-Burnand en 1931. François ROUX est l'instituteur de la République au moment où celle-ci met en place l'obligation scolaire, sa gratuité et sa laïcité. Les historiens appellent communément les instituteurs de ces temps les "hussards de la République". En voici l'un d'eux, dont la longévité à Lalheue est presque égale à celle du "recordman" Jean-Baptiste TERCY.
Complément : index geneagrosne des Roux inhumés à Curtil-sous-Burnand.  
Françoise ROY, épouse GUYOT
(née le 11 novembre 1865 à Couches-les-Mines
inhumée à Lalheue en 1936)
Institutrice
1887-1914 (au moins)
Les institutrices
Outre l'école communale des garçons, il existe à Lalheue depuis le Second Empire un école de filles. Les rencensements de la population du village attestent de la présence de sœurs religieuses à partir de 1856. Nous ignorons la date de la sécularisation de cet enseignement. À partir de 1886 ou 1887, l'institutrice laïque est Françoise ROY, probablement plus connue sous son nom marital de Françoise GUYOT. Née à Couches-les-Mines, le 11 novembre 1865, fille d'Antoine ROY et de Jeanne FLÈCHE, cultivateurs à Couches, elle se marie à Lalheue, où elle est institutrice, le 29 janvier 1888 avec Pierre GUYOT, menuisier à Lalheue, où il est né le 24 octobre 1852, fils de Jean-Marie GUYOT, menuisier, et de Marie FLAMAND. Le mariage est célébré par le maire Louis FERRÈ, en présence des témoins Claude BÉNASSE, 57 ans, cultivateur, Claude BÉNASSE fils, 26 ans, cultivateur, Claude GOIN, 57 ans, aubergiste, les trois de Lalheue, et de Philibert FLÈCHE, 70 ans, cultivateur à Couches, grand-père de l'épouse. Au recensement de l'année 1911 elle est toujours institutrice. Elle est décédée en 1936, son mari décédait en 1943 (Source : index Généagrosne des sépultures en vallée de Grosne.).  
Jean Jules MAZOYER
(né le 5 août 1856 à Chapaize)
1909-1916 ? Instituteur à Lalheue en 1911 (recensement), Jean Jules MAZOYER est originaire de Chapaize, où il nait le 5 août 1856, fils de Claude MAZOYER, aubergiste dans ce village, et de Marie BERNARDON. Avant d'enseigner à Lalheue, il a été instituteur à Bonnay où est né en 1884 un fils, Louis Aimé, de lui et de son épouse Anne CADOT. Son épouse est originaire de Sennecey-le-Grand. Nous situons la date de son départ de Lalheue à 1916, car cela correspond à l'âge de la retraite des instituteurs. Mais cette date n'est pas une certitude...  
Étienne BARRIÈRE
(né le 26 décembre 1881 à Vabres (Aveyron))
1919-1938 Les recensements de la population sont suffisamment précis au XXe siècle pour retrouver l'état civil des personnes recensées. Les quatre recensements de 1921 jusqu'à 1936 (date limite actuelle de leur publication par les Archives départementales de Saône-et-Loire), mentionnent des institutrices différentes (Jeanne BALLANDRAS, Charlotte BOUILLOT, Denise LEFORT), mais un seul et même instituteur : Étienne BARRIÈRE. Son lieu de naissance étant indiqué, rendons-nous (Archives départementales de l'Aveyron, site internet.) dans le département de l'Aveyron, arrondissement de Saint-Affrique, commune de Vabres. Le 26 décembre 1881 Étienne Antoine BARRIÈRE y naît, fils de Jean BARRIÈRE, forgeron au hameau de Rayssac, âgé de 43 ans, et de Hortense CROS, sans profession, 37 ans. Le mariage est noté en mention marginale : il se marie le 11 août 1908 à Sanvignes en Saône-et-Loire avec Marie DESBAS, née dans cette commune le 9 septembre 1888. Celle-ci décède à Lyon en 1964, mais aucune annotation ne permet d'indiquer la date et le lieu de décès d'Étienne BARRIÈRE, instituteur à Lalheue pendant tout l'entre-deux guerres. Il avait cessé d'exercer à Lalheue en 1938(source : révision de la liste électorale de Lalheue pour l'année 1939, archives communales.)  
Émile BRUNET
(né le 17 mars 1912, à Tournus, inhumé à Lalheue en 1978)
1938-vers 1968 Des années 1940 aux années 1960
Émile BRUNET est nommé instituteur à Lalheue en 1938. Né à Tournus, il était précédemment instituteur à Varennes-le-Grand où il résidait, selon l'annotation de son transfert sur la liste électorale de Lalheue en 1939 . Il est également comme c'était le cas pour ses prédécesseurs secrétaire de mairie du village (source : une délibération du conseil municipal de 1952, en vue de renouveler l'attribution d'une rémunération pour ce service, précise que M. Brunet est instituteur depuis 1938.) Instituteur jusqu'à son départ en retraite, son nom, sa maison et son jardin évoquent encore aujourd'hui des souvenirs chez ses anciens élèves.  
Madame MARTIN Années 1990 Madame MARTIN, institutrice puis professeure d'école à Lalheue à partir de 1989 (tout au moins, elle est mentionnée cette année là dans le bulletin municipal.), prend sa retraite en juin 1999. La municipalité organise à cette occasion une petite fête pour son départ. En plusieurs occasions le bulletin La Lhuye avait publié des textes de ses élèves.  
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Sources : la liste des recteurs d'école et des instituteurs et institutrices dressée ci dessus résulte du dépouillement des registres de l'état civil paroissial puis laïque de Lalheue, consultés sur le site Internet des Archives départementales de Saône-et-Loire et à la Mairie de Lalheue. Également consultés ont été les recensements quinquennaux de la population entre 1836 et 1936 visionnés sur le site très complet des Archives départementales de Saône-et-Loire. Merci à celles-ci pour cette documentation gratuite. Les renseignements concernant l'état civil des instituteurs proviennent, quand faire se peut des registres des communes concernées. Les Archives communales de Lalheue ont aussi été consultées.

Les titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
Claude LEBEAU 21 mai 1773 1er juillet 1857 Gendarme. Fils de Pierre LEBEAU, manouvrier, et de Anne PERRAUD  
Jules Auguste DUPREY 15 janvier 1845 29 septembre 1913
Sennecey-le-Grand
Médecin major de la Division d'Alger. Fils de Jean Pierre Louis DUPREY propriétaire cultivateur (maire de Lalheue de 1852 à 1870) et de Anne-Marie DODEY  
Jean Baptiste MUTIN 29 septembre 1861 5 janvier 1910
Lyon (3e)
Capitaine au 1er Régiment d'Infanterie. Fils de Jean Baptiste MUTIN, cultivateur, et de Jeanne FLAMAND  
Jean-Paul BRETHENET 5 novembre 1863 16 décembre 1938
Paris
Inspecteur général des PTT. Fils de Claude BRETHENET, cultivateur, et de Reine Marie MORIN  
Jean Baptiste Antoine DUTRONCY 20 mai 1877 23 février 1955
Chaumergy (Jura)
Lieutenant au 16e Régiment de Tirailleurs tunisiens. Fils de Claude DUTRONCY, cultivateur, et de Anne Marie RIGAUD, couturière  
Claude Paul BONNOT 9 décembre 1877 26 juin 1964
Montceau-les-Mines
Instituteur puis directeur d'école primaire supérieure. Lieutenant d'infanterie en 1914-1918 (3 citations). Conseiller municipal de Montceau-les-Mines (1946-1958). Fils de Claude BONNOT, cultivateur, et de Anne Marie BONNOT  
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Source : Base Leonore Saône-et-Loire, Base Leonore pour Lalheue

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - 15h - 17h - - 15h - 18h - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 13, route de la Chapelle - 71240 LALHEUE

Tél : 03 85 44 83 59 - Fax : 03 85 44 83 59

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Mairie & L'annuaire Service Public (Août 2017)

Dépouillements des registres paroissiaux

Les registres paroissiaux postérieurs à 1740 sont consultables en mairie.

Archives notariales

Quand les actes de mariages mentionnent qu'il a été procédé à un contrat de mariage, les notaires auxquels se réfèrent les actes de l'état civil du milieu du XIXe siècle sont :

  • Maître CHARPY, à Sennecey-le-Grand
  • Maître SIREDEY, à Tallant, commune d'Etrigny, puis à partir de 1866 Maître LALOUET

Vers 1900, ce sont

  • Maître LAMY, à Sennecey-le-Grand
  • Maître LAFORGE, à Tallant Etrigny

Patronymes

Cimetière

Remarques

Des aides pour les généalogistes locaux:

  • Une petite structure généalogique a créé un site internet, geneagrosne.org. Elle publie sur son site un "index des sépulture en basse vallée de Grosne", fondé sur un relevé des inscriptions des pierres tombales des cimetières de la plupart des villages. Cet index est aussi nominal. En questionnant sur un nom la réponse renvoie sur tous les porteurs de ce nom inhumés dans les villages étudiés et dont la tombe subsiste.
  • Une société généalogique rayonnant sur l'ensemble du département le Cercle généalogique de Saône-et-Loire a effectué un Relevé systématique des actes de mariages d'après les registres paroissiaux et d'état civil de Lalheue. Le livret - Dossier N° 658 - publié par le CGSL couvre les mariages célébrés entre 1668 et l'An 10.
    • Pour d'autres communes avoisinantes des dossiers similaires du CGSL sont accompagnés de dossiers sur les baptêmes/naissances et sépultures/inhumations. C'est le cas pour les villages ou paroisses de Beaumont-sur-Grosne, Champlieu, La Chapelle-de-Bragny, La Chapelle-sous-Brancion, Etrigny, La Ferté-sur-Grosne, Saint-Ambreuil (liste non limitative)
  • Un autre site de Saône-et-Loire entractes71.org publie des listes de relevés d'actes de l'état civil, mais les actes de Lalheue ne figurent pas (2013) dans le champ des villages répertoriés par La géniale généalogie du 71.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • La notice de base, mais elle n'est que de quatre pages (p. 161-164, volume 2) concernant la commune de Lalheue est consultable dans
    • Niepce Léopold, Histoire du canton de Sennecey-le-Grand, 1877, Lyon, réédité en 2002, Librairie ancienne Darreau, Mâcon.
      L'intérêt de cet ouvrage réside dans la première partie, où le canton est étudié dans sa globalité. Dans celle-ci s'inserrent les dix-huit communes (dix-sept à partir de 1971) qui depuis 1791 (pour onze d'entre-elles dont Lalheue) et 1802 (pour sept autres) constituent l'entité administrative appelée canton de Sennecey-le-Grand.
  • Le complément de la documentation concernant l'espace administratif est l'indispensable
    • Bourquin Roland, Limites administratives et religieuses en Saône-et-Loire aux XVIIIe et XIXe siècles, 2007, Cercle généalogique de Saône-et-Loire, Mâcon.
  • L'histoire de la paroisse puis de la commune de Lalheue est relatée (en seconde main) par deux autres auteurs,
    • Rebouillat Marguerite, Le canton de Sennecey-le-Grand, 211 p., imprimé en 1972 à Dijon. Cf Lalheue, p. 119-128.
    • Lecomte Max, Sennecey un canton méconnu ( 2 volumes), 2002 & 2003, Editions Hérode, Nanton.. Cf Lalheue, p. 103-112, volume 1.
  • Ces deux auteurs se réfèrent à des notes d'histoire locale consignées par un ancien maire du village, Julien Bressand. Ces notes ont été publiées sous forme d'articles à suivre dans le quotidien départemental Le Courrier de Saône-et-Loire les 3, 4 , 15 juin, 23, 24 juillet, 3, 4 août 1959 puis dans La Lhuye, bulletin municipal au cours des années 1980.
  • Georges Duby , dans sa thèse de Doctorat :
    • La société aux XIe et XIIe siècle dans la région mâconnaise (rééditée en 1971) mentionne le village de Lalheue dans plusieurs notes. Il en est de même dans sa thèse complémentaire :
    • Recueil des Pancartes de l'abbaye de La Ferté-sur-Grosne 1113-1178, datée de 1953 et rééditée depuis.
  • Le Chalonnais et le Mâconnais au XIXe siècle ont été le terrain de recherches de l'historien Pierre Goujon, de l'Université de Lyon :
    • La cave et le grenier, édité en 1989 (Presses universitaires de Lyon)
    • Le vigneron citoyen 1848-1914, paru en 1993 aux éditions du CTHS, à Paris.
      Ce livre en particulier est nourri d'exemples. Le lecteur faisant connaissance de la construction culturelle du citoyen au village, voyage de Sennecey-le-Grand (p. 142) à Bresse-sur-Grosne (p. 148), de La Chapelle-de-Bragny (p. 121) à Saint-Ambreuil (p. 131), non sans passer à Nanton (p. 140) et Lalheue (p. 198).
  • Tout au long du XIXe siècle les éditions de l'Annuaire administratif, statistique, agricole, industriel et historique de la Saône-et-Loire permettent un utile suivi des activités et des personnages éminents (maires, adjoints, curés, instituteurs) du village. Plusieurs ont fait l'objet de réédition. L'annuaire de l'année 1829 est consultable en son entier sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.
  • Les résultats électoraux postérieurs à 1962 sont issus des numéros "après élections" du journal départemental Le Courrier de Saône-et-Loire. Les résultats antérieurs proviennent des Archives communales consultées.
  • A propos des moulins, il existe une excellente étude qui permet de replacer le moulin de Lalheue parmi de nombreux autres (un réseau dirait-on aujourd'hui) :
    • Gérard Mignot, Les moulins de Saône-et-Loire, Association Moulins en Saône et Loire, imprimé à Tournus, 2010. 120 pages où chaque bassin est décrit par une localisation cartographique précise et chaque moulin est photographié en son état actuel. Le bassin de la Grosne est en pages 69 et suivantes. L'auteur remarque la présence de 150 moulins environ, au pays des 4G : Grosne, Guye, Grison et Gande.

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