69123 - Basilique Notre-Dame de Fourvière

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Basilique localisée place de Fourvière, 69005 Lyon

Basilique Notre-Dame de Fourvière
Photo J-P GALICHON

H
Histoire.pngistorique

  • En 1168, Olivier de Chavannes, doyen de la cathédrale, fait édifier une chapelle modeste sur les ruines du forum romain.
  • En 1170, assassinat de Thomas BECKET à Canterbury. L'église d’Angleterre et celle de Lyon étant très liées, on ajoute le vocable de Saint-Thomas à celui de la chapelle.
  • 1562, Lyon est pris par les troupes du baron des ADRETS. Les cloîtres de Saint-Just et Fourvière sont détruits. Fourvière mettra vingt ans à se relever. Un nouvel autel consacré à la Vierge sera consacré en 1586. La chapelle est cantonnée sous le clocher.
  • En 1638, Louis XIII consacre la France à la Vierge Marie. Une épidémie de scorbut décime les orphelins de l'hôpital de Lyon. Selon la légende, l'épidémie aurait disparu après des prières à N.D de Fourvière.
Fourvière en 1820
  • En 1643, alors que la peste a frappé 10 fois en 100 ans et que la dernière pandémie est en décroissance, l'administration municipale décide le 12 mars de s'engager à ériger une statue mariale sur le pont du Change et à offrir à Fourvière chaque 8 septembre "7 livres de cire blanche et un écu d'or". Cette scène est immortalisée par le vitrail de Lucien BÉGULE de 1882.
  • Au XVIIe siècle ,l'affluence des pèlerins augmente et on réalise une prolongation de la chapelle. La consécration officielle a eu lieu le 2 octobre 1751 par l'évêque de Die.
  • En 1790, l'inventaire des biens de Fourvière est réalisé en vue de leur vente au titre de "Bien National".
  • Le 11 juillet 1796, la chapelle et les constructions attenantes sont acquises par Mme Ennemont BESSON qui l'ouvre à un prêtre assermenté.
  • En 1805, le cardinal Joseph FESCH, neveu de Napoléon 1er frappe d'interdit la chapelle et obtient de son oncle l'ouverture au culte de celle-ci. La cérémonie de réouverture a lieu le 19 avril 1805. Elle est présidée par le pape Pie VII de retour du sacre de Napoléon. À ce moment, la chapelle est dotée d'indulgences particulières.
  • Le 8 septembre 1843, le cardinal Louis-Jacques-Maurice de BONALD renouvelle le vœu des échevins.
  • En 1848, le clocher de la chapelle s'écroule et en 1850 sa reconstruction est confiée à l'architecte Alphonse Constant DUBOYS. Le projet est original car il prévoit d'implanter une vierge monumentale au sommet du dôme. Cette idée étant acceptée par le cardinal le 15 juin 1850, un concours est lancé pour la réalisation de cette statue. C'est Joseph Hugues FABISCH, fils d'un tisseur polonais émigré à Aix-en-Provence qui sera retenu, reléguant Jean Marie BONNASSIEUX (Grand Prix de Rome) au second rang. L'inauguration de cette réalisation devant avoir lieu le 8 septembre 1852.
  • L'inauguration de la vierge eut finalement lieu le 8 décembre 1852. En effet les crues de la Saône ont perturbé le bon déroulement des travaux en atelier. La météo désastreuse de ce jour n'a pas permis de faire cette inauguration et les lyonnais placent spontanément des bougies à leurs fenêtres ce 8 décembre est l'origine des illuminations devenu depuis fête des lumières.
  • 1856, approbation par le cardinal de BONALD d'un projet de Pierre BOSSAN et des gravures de SÉON illustrant le projet .
  • 1862, décès de Pauline JARICOT et acquisition des terrains.
  • En 1870, le 1er septembre, le Second Empire s'effondre et le pays fut à nouveau victime d'une invasion prussienne. Une délégation des "Dames Lyonnaises" fut reçue le 8 septembre, par le cardinal Jacques-Marie-Achille GINOULHIAC, pour proposer le vœu d'édifier à côté de la chapelle un vaste sanctuaire si Lyon est protégé de l'invasion. Le 1er mars 1871, la paix est signé sans que Lyon ait été occupé. Le cardinal prononça le vœu au nom de tous les diocésains le 8 octobre 1871.
  • 7 décembre 1872, pose de la première pierre.
  • 1880, mise hors d'eau de la basilique.
  • Lundi de Pentecôte de 1882, le cardinal CAVEROT archevêque de Lyon bénit le gros œuvre.
  • 23 juillet 1888, décès de Pierre BOSSAN à La Ciotat, c'est Sainte Marie PERRIN, son adjoint, qui deviendra l'architecte en chef de Fourvière.
  • 1895, fin du fronton par DUFRAINE.
  • 1896, destruction de la nef Saint-Thomas pour la réalisation d'une sacristie. 16 juin 1896, le cardinal COUILLÉ consacra le sanctuaire en présence de quatre archevêques, dix-neuf évêques, trois abbés mitrés, huit cent prêtres et plusieurs dizaines de milliers de fidèles.
  • Elle est érigée en basilique par le pape Léon XIII, en 1897.
  • 1897, Charles LAMEIRE reçoit la commande des cartons pour les mosaïques de la basilique de Fourvière, Début des vitraux réalisés chez rené MARTIN suivant des cartons de Georges DÉCÔTE et des sculptures des chapelles latérales par DUFRAINE et Paul Émile MILLEFAUT.
  • 1910, décès de LAMEIRE à la fin de la mosaïque "Saint Pothin arrivant à Lyon " les dessins des mosaïques seront achevés par le peintre Georges DÉCÔTE en 1918.
  • 1916, début de la chapelle de L’Annonciation par Louis CASTEX.
  • 19 juillet 1917, décès de Sainte Marie PERRIN.
  • 1923, le clocher de chapelle de Fourvière est restauré par Antoine Sainte Marie PERRIN (fils de Louis Sainte Marie PERRIN).
  • 1930, chaire réalisé par Louis BERTOLA.

Quelques détails

La toiture de la basilique est réalisée avec un charpente métallique dite de type « Polonceau » recouvert par de l'ardoise.
La zone de recouvrement d’une ardoise sur l’autre, trop réduite par rapport aux prescriptions de l’architecte de la basilique, a engendré des pénétrations d’eau dans les combles.
Cette eau a entraîné l’oxydation prématurée des sabots de fermes qui, de fait, ne permettaient plus le glissement des pièces de charpente au cours de leur dilatation sous l’effet des variations de température.
Les poussées dues aux dilatations de la charpente métallique ont produit des fissurations des murs.
Des travaux de réfection ont été réalisés de 2009 à 2011.

Les quatre tours caractéristique de Fourvière sont hautes de 48 mètres. Elles sont octogonales à l'extérieur et cylindrique à l'intérieur.
Elles représentent les quatre vertus cardinales : la Prudence (tour Nord-Est), la Tempérance (tour Sud-Est), la Force (tour Nord-Ouest) et la Justice (tour Sud-Ouest).

La tour Sud-Ouest ou la Tour de la Justice possède au total 23 cloches formant un carillon électrifié. On relève le noms de deux fondeurs PACCARD d'Annecy et MONET de Lyon.
La tour Sud-Est ou tour de la Tempérance devait recevoir en 1889 un bourdon de plus de 9 000 kilos. Mais celui était trop gros et ne rentrait pas dans l'espace prévu à cet effet. MONET dû refaire une cloche similaire plus petite mais cette c'est fois son système d'amarrage qui se révéla défectueux. Une troisième cloche conforme en dimension et attache se fendit...
Une quatrième cloche, exécuté par BURDIN en 1895 a fonctionné jusqu'en 1919 puis fût déposée du fait que le son de celle-ci avait évolué. Depuis La Tour de la Tempérance est orpheline de toute cloche.

Patrimoine.png Patrimoine de la Basilique

Le fronton (13)
Le fronton situé à l'ouest a été exécuté par Charles DUFRAINE de 1891 à 1895 et symbolise le "Double vœu" . Coté gauche, le vœu des échevins représenté par : le pestiféré, J. BLANCHON, les échevins Lucien BRUN, A. FRAPET, P. DUGAS, A. de BOISSIEU, P. BRAC de la PERRIERE.
Coté des archevêques : cardinal COUILLÉ, cardinal FOULON, cardinal CAVEROT, Mgr GINOULHIAC, Cardinal de BONALD, a l'extrême droite P. BOSSAN.

Marie et les apôtres au cénacle (1)
Sculpture installée en 1943 œuvre de Joseph BELLONI (1898-1964).
Les apôtres sont en cercle. C'est l'église qui débute. Marie est au centre de cette église naissante. Au-dessus des personnages figurent la trinité et ils envoient sur tous l'Esprit figuré ici par la colombe.

Plan du site de Fourvière

Le Vœu de Louis XIII (2)
Composition du peintre Charles LAMEIRE installée en 1902 et conçue après la mort de BOSSAN. La réalisation a été effectuée par les ateliers Martin de Paris.
Le Vœu de Louis XIII est l'occasion de rappeler le rôle de la royauté catholique .

L'inscription : Le 10 février 1638, le roi Louis XIII proclame la Vierge Marie patronne de son royaume et lui consacre la France.
La mosaïque comprend dans sa partie inférieure quelques églises de France en allant de gauche à droite nous trouvons : la cathédrale de Chartres, le Sacré-Cœur de Montmartre, la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, l'église du Val-de-Grâce, la cathédrale de Reims et enfin la basilique de Fourvière avec un lion avec une banderole portant la parole du pape Léon XIII "Lugdunum Suum" .
Le haut de la mosaïque est une galerie de la France chrétienne avec à gauche Clovis, saint-Louis et Duguesclin et Jeanne d'Arc et Pauline JARICOT.
La partie centrale comprend le roi Louis XIII présentant son sceptre et sa couronne à la Vierge Marie avec derrière lui la reine Anne d'Autriche s'associant à la prière. Entre le roi et son épouse un berceau vide, celui d'un héritier qui tarde à venir.
Au-dessus, deux anges portent les écus des plus hautes distinctions du royaume : les ordres de Saint-Michel et celui du Saint-Esprit.
Les quatre colonnes d'or portent les armoiries du roi de France et de Navarre.

Dogme de l'Immaculée Conception (3)
Composition du peintre Charles LAMEIRE installée en 1905 et conçue après la mort de BOSSAN. La réalisation a été effectuée par les ateliers Martin de Paris.
La basilique étant consacrée à Marie, le dogme de l'Immaculée Conception proclamé par le pape Pie IX le 8 décembre 1854 trouvait fort logiquement sa place en ce lieu.

L'inscription : le pape Pie IX proclame solennellement le 8 décembre 1854 la conception immaculée de la Vierge Marie mère de Dieu.
La mosaïque représente en fond la place Saint-Pierre à Rome avec son dôme et ses colonnades.
Au centre le pape debout sur la "sedia" revêtu de la chape et coiffé de la tiare proclame solennellement le dogme. À noter que le pape ne portait pas la tiare. Cette mosaïque est un clin d’œil à l'histoire politique puisque à cette époque les relations diplomatiques entre la France et le Vatican étaient interrompues. Le pape est entouré de nombreux évêques dont on ne voit que la mitre. Devant le pape on voit de dos l'archevêque de Lyon en chape dorée le cardinal De BONALD. Aux extrémités d'humbles fidèles se réjouissent de la proclamation. À droite le laboureur de Lorette avec ses bœufs.
Au-dessus deux représentations de Marie. À droite la Vierge dorée de Fourvière et à gauche une représentation des apparitions de Lourdes.

Marie est présentée au temple (4)
Sculpture de Paul Émile MILLEFAUT installée en 1897.
Le temple est évoqué en haut de la sculpture par le chandelier à sept branches. Marie, encouragée par Anne et accompagnée de Joachim se présente au Grand-Prêtre. L'habit de cérémonie du Prêtre porte le "Pectoral" portant 12 pierres précieuses représentant les douze tributs d'Israël.

L’Annonciation (5)
Sculpture : œuvre de Louis CASTEX installée en 1922.
Marie la main sur le cœur accueil l'annonce. Un lys rappel sa pureté.

La chaire (6)
Réalisation effectuée en 1930 par les ateliers GUINET d'après un modèle de Louis BERTOLA (1891-1973) prix de Rome de sculpture en 1923.
Sainte-Marie PERRIN établit un dessin général, sur le thème de Jésus prêchant, qui sera repris par son fils Antoine. Un projet de LARRIVÉ sera refusé par la Commission.

Jeanne d'Arc à Orléans (7)
Composition du peintre Charles LAMEIRE et réalisée par les ateliers Martin de Paris.

Arrivée de Saint Pothin à Lyon (8)
Composition du peintre Charles LAMEIRE et réalisée par les ateliers Martin de Paris.

La bataille de Lépante (9)
Composition du peintre Charles LAMEIRE et réalisée par les ateliers Martin de Paris.

Le concile d’Éphèse (10)
Composition du peintre Charles LAMEIRE et réalisée par les ateliers Martin de Paris.

Statue de Saint Michel Archange (14)
Saint Michel Archange terrassant le dragon sculptée par Paul-Émile Millefaut (1840-1907). La statue placée sur le dôme du chœur de la basilique est en bronze.

Patrimoine.png Patrimoine de la chapelle de la Vierge

Vierge de Joseph Fabisch (11)
En 1830, le clocher de la chapelle doit être refait car en mauvais état. À ce moment il est décidé de le reconstruire et de le coiffer d'une Vierge monumentale du sculpteur Joseph-Hugues FABISCH. La statue en bronze dorée à la feuille d'or mesure 5,60 mètres et pèse plus de trois tonnes.
Elle a été inaugurée le 8 décembre 1852. Les Lyonnais ayant mis des "lampions" à leurs fenêtre, cette spontanéité serait l'origine des illuminations du 8 décembre devenues depuis la fête des lumières.

Le Vœu des Échevins (12)
Vitrail de Lucien BÉGULE, ancien élève de BOSSAN installé en 1882, représentant l'offrande des échevins lyonnais venus remercier la Vierge d'avoir enrayé la peste de 1643. Le prévôt des marchands Alexandre MASCRANY est face au cardinal Alphonse de RICHELIEU (frère du ministre de Louis XIII).

Particularité

La basilique est l'un des rares sites religieux n'appartenant ni à l'Église, ni à l'État, ni à la commune. Construite à l'initiative directe des Lyonnais, elle est la propriété d'une fondation privée, la Fondation Fourvière, qui en assure la gestion et l'entretien, sous la présidence d'un laïque.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Les architectes de Fourvière

Détails architecturaux Basilique

Extérieur

Circuit découverte

Intérieur

Vitraux

Détails architecturaux de la crypte

Vitraux de la crypte de Lucien BÉGULE

Chapelle de la Vierge

Quelques recteurs de Fourvière

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Jean Marie AUJOGUE 1807 - 1844  
- -  
DAUVERGNE 1860 - Décès  
Pierre PATER - 1893 Décès  
Pierre CHATELUS 1893 - 1901 (?) Évêque de Nevers en 1910  
LONGIN -  
Etienne FAUGIER 1908 - 1922 Puis vicaire général à Saint-Etienne  
Antoine BERJAT - Vice recteur  
- -  
- -  
Pierre GACOGNE -  
Jean-Marie JOUHAM - 2011  
Daniel MURARD 09/2011 - Ex curé de Saint-Pothin  
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Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • La colline de Fourvière, sa basilique, son parc, ses musées, d'Élisabeth HARDOUIN-FUGIER ISBN 2-910979-172
  • Histoire des églises de Lyon, de Louis Jacquemin publiée par Elie Bellier éditeur
  • Guide des églises de Lyon, de Dominique BERTIN, Jean François REYNAUD et Nicholas REVEYRON ISBN 2-84147-106-3
  • Lyon et ses églises, de Dominique BERTIN, Jean François REYNAUD et Nicholas REVEYRON ISBN 9-78284147-220-8

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