69123 - Église Saint-Georges

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Église localisée quai Fulchiron (à proximité de la Place Benoît-Crépu), 69005 Lyon

Église Saint-Georges
Photo J-P GALICHON

H
Histoire.pngistorique

Après le siège de Lyon pendant la Révolution, l'église a servi de grenier à fourrage.
À la fin du XVIIIe siècle, l'église Saint-Georges occupée depuis le XIVe siècle par les chevaliers de l'ordre de Malte, était en très mauvais état.
En 1792, sur ordre de Louis VITET maire de Lyon, les églises sont fermées. Elles ne sont plus entretenues et le 30 avril 1796, une partie du clocher s'écroule : l'architecte de la municipalité préconise d'en faire démolir une partie, ce qui fut fait rapidement.
Le 20 octobre 1801, un nouvel architecte municipal constata qu'après à la démolition du clocher, les murs de la façade étaient détériorés suite aux intempéries et il préconisa la démolition d'une partie de ceux-ci.
À partir de 1803, époque ou l'église est redevenue lieu de culte et église paroissiale, une série de travaux de réparation furent entrepris :

  • Décembre 1803, remise en état des portes principales
  • 1805, la ville finance une partie de la reconstruction de la voûte de l'édifice
  • 1809, reconstruction du clocher et pose d'une horloge
  • 1826/1827, réparation de la toiture
  • 1829, restructuration des façades et agrandissement des fenêtres. C'est l'architecte Jean-Marie POLLET (1795-1839) qui est retenu. C'est Étienne BOSSAN (le père de Pierre) qui est en charge de la réalisation du chantier.
  • 1831-1834, nouvelle réfection de toiture.

En 1842, le vicaire Jean-Marie SERVANT devient curé de la paroisse, suite au décès du curé Antoine CHARTE. Dès sa nomination, il déclare vouloir faire bâtir une nouvelle église. La demande du curé reçut un accueil favorable de l'archevêque de Lyon Louis-Jacques-Maurice de BONALD.

Les plans de ce nouvel édifice et de l'ornementation furent confiés à un jeune architecte Pierre BOSSAN. Une fois les plans validés par les autorités locales, le garde des sceaux débloque début 1844 une subvention payable en trois tranches 1844, 1845, 1846.

Le nouvel édifice sera réalisé dans le style néo-gothique à l'emplacement d'une église fondée au IXe siècle et occupée depuis le XIVe par les chevaliers de l'ordre de Malte.

Le 1er septembre 1844, la première pierre est posée en présence du maire de Lyon Monsieur Jean François TERME et bénie par le vicaire général. L’exécution du chantier est confiée par Pierre BOSSAN à un jeune architecte Louis BRESSON (1817-1893).
La construction de cette nouvelle église se déroulera en plusieurs phases. La première se fera jusqu'en 1859 avec pour l'essentiel la réalisation de l’abside, du chœur du clocher.

La construction de ce nouvel édifice fut l'occasion d'une restructuration du quartier, avec entre autres la démolition de la commanderie et la création d'une passerelle.

En 1869, la nouvelle nef sera réalisée et la façade achevant cette phase sera terminée en 1873.

C'est l'architecte Charles FRANCHET qui suivra la réalisation de ce chantier.

Le mobilier a été dessiné par Pierre BOSSAN.

Le groupe principal de sculptures donnant sur la rue Saint-Georges représente saint Georges terrassant le dragon, il est l’œuvre de Charles DUFRAINE (1827-1900). La porte est « encadrée » par une sculpture de saint Jean (Évangéliste) et saint Pierre du même sculpteur.

Le 2 septembre 1944, les troupes allemandes détruisent à l'explosif les ponts de Lyon pour retarder l'avancée des troupes alliées. L'explosion des ponts de Tilsitt, d'Ainay et de la passerelle Saint-Georges détruisit les vitraux du peintre-verrier de Grigny, Jean Baptiste BARRELON (1852-1885) et du maitre-verrier « maréchal de Metz » mis en place entre 1850 et 1871. Les vitraux actuels sont l’œuvre des peintres lyonnais Robert ROLAND et Luc BARBIER et furent réalisés et posés par le verrier lyonnais LAMY-PAILLET. Les vitraux reprennent les blasons des Commandeurs de Saint-Georges et des baillis de Lyon.

Saint-Georges actuellement

L'église est désaffectée entre la fin des années 1970 et 1989. En 1989, Saint-Georges est confiée par le cardinal Albert DECOURTRAY à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre en application du Motu proprio Ecclesia Dei qui accorde la pratique des livres liturgiques de 1962, en latin.

Depuis octobre 2006, Saint-Georges n'est plus confiée à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, mais est desservie par des prêtres issus de la Fraternité Saint Pierre qui ont rejoint le diocèse dans le cadre du Motu proprio Ecclesia Dei.

Patrimoine.png Patrimoine

L'orgue
L'orgue est situé au dessus du tambour d'entrée. Il a été construit par la société MERKLIN-SCHÜTZ de Paris en 1862, puis transformé et agrandi par Joseph MERKLIN et installé sur la tribune en 1873. Les travaux effectués dans l'église en 1973 l'ont détérioré.

La chaire
La cuve polygonale est ornée sur cinq pans des statuettes des quatre évangélistes et de saint Pierre. L'abat-voix en forme polygonale et couronné d'un ange ailé n'existe plus aujourd'hui.

Le baptistère
La cuve baptismale est en marbre beige. Elle est décorée sur son pourtour de lancettes ogivales trilobées. Elle repose sur un pied de section hexagonale. L'armoire aux saintes huiles est enchâssée dans un portique.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Extérieur

Intérieur

Exemples de vitraux

Exemple A
De gauche à droite :

  • Coupé de gueules au chevron d'or accompagné en pointe de une étoile du même et d'azur à une étoile d'or. Blason de Marc de la GOUTTE (Forez) vers 1581.
  • De gueules au sautoir engrêlé d'or. Blason de Jacques de MONTJOUVENT (Bresse) commandeur de Saint-Georges vers 1759.
  • D'azur à la fasce d'argent accompagnée de quatre étoiles d'or, 1 en chef et 3 en pointe. Gilbert de FOUGIÈRES (Bourbonnais) Bailli de Lyon en 1706.

Exemple B
De gauche à droite :

  • Blason de FOUGIÈRES de Cluzeau.
  • D'argent à la fasce crénelée de gueules. Pierre DUMONT de la LANDE (Bretagne) commandeur de Saint-Georges en 1664.
  • D'azur à l'huis ou porte d'or cloutée verrouillée de sable accompagnée de trois étoiles d'or. Aimé d'USSEL (Limousin) commandeur de Saint-Georges en 1768.

Curés de Saint-Georges

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
GOURDIAT 1803 - ?  
Antoine CHARTRE 1828 - 1843 (1773 - ?)  
Jean Marie SERVANT 1843 - 1886 Vicaire de 1803 à 1832 - Décès le 6 octobre 1886  
BERJON 1887 - 1898 (1832 - 1899) - Ex curé de Charbonnières  
François SOULIER 1899 - 1907 Ex curé de Sainte-Consorce - Curé interdit d'acte religieux [1] puis rétablit [2]  
Charles GUITTON 1907 - 1914  
Pétrus PROTON 1915 - 1916 (1869 - 1937) - Puis curé du Bon Pasteur  
Maurice BESSON 1917 - 1925  
Emmanuel CHENEVAZ 1925 - 1942 Ancien curé de Saint-Didier-sous-Riverie  
Gilbert GARNIER 1942 - 1948 Ancien curé de Blacé  
Henri LORTON 1948 - 1955  
Albert PEYRIEUX 1956 - 1966  
- -  

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Les Clefs de Saint-Georges, de Michel FRANCON ISBN 2-907922-60-2
  • Guide des églises de Lyon, de Dominique BERTIN, JF REYNAUD et Nicholas REVEYRON ISBN 2-84147-106-3

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