68343 - Ungersheim

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Retour

Ungersheim
Blason Ungersheim-68343.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 68 - Blason - Haut-Rhin.png    Haut-Rhin
Métropole
Canton Blason Wittenheim-68376.png   68-17   Wittenheim

Soultz haut rhin.png   68-24   Soultz-Haut-Rhin (Ancien canton)

Code INSEE 68343
Code postal 68190
Population 2177 habitants (2015)
Nom des habitants Ungersheimois, Ungersheimoises
Superficie 1351 hectares
Densité 161,14 hab./km²
Altitude Mini: 212 m
Point culminant 241 m
Coordonnées
géographiques
47.879444° / 7.305278° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
68343 - Ungersheim carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

  • Si la première mention écrite du village date de 735, des fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges datant de la fin du néolithique et des traces d'habitations gallo-romaines qui s'étendent du premier siècle au époques mérovingiennes et carolingiennes. En 1975 un nouveau site romain a été découvert sur les berges de la Thur, menacé par l'érosion fluviale. Occupé au Ier, IIIe et IVe siècles d'après les historiens, ce site s'étendait jusqu'à la commune voisine de Pulversheim. Dès le VIIIe siècle, de nombreuses communautés religieuses possédent des terres au village.
  • En 1130, Ungersheim devient la propriété des Habsbourg qui se fixent à Ensisheim pour y établir leur régence. Au XIIIe siècle le fief est donné à la maison d'Ongersheim, famille noble au service de l'abbé de Murbach et des Habsbourg, laquelle famille jouissait d'une forte considération dans la cité et fit construire un château dont il ne reste plus aucun vestige. Après l'extinction des Ongersheim dans la première moitié du XVe siècle, la commune passe aux mains des Rheinach. En 1534, le village est partagé : deux tiers rattachés à la seigneurie de Bollwiller, le tiers restant à la ville d'Ensisheim, jusqu'en 1791 où les deux parties sont réunies et forment désormais une commune indépendante.
  • En 1565 un moulin est attesté, situé sur le "Canal des douze moulins", qui correspond à une dérivation de "la Thur". Il ne reste plus de trace de ce moulin : à son emplacement s'est implantée au XXe siècle une cité minière.
Corps de garde Photo B.ohland
  • En 1878 est construit "La Facht", un corps de garde constitué d'une salle de garde et d'un local pour faire sécher les tuyaux des pompiers. Le pesage des récoltes s'effectuait devant l'édifice.
Décoration rappelant le passé minier
  • Alors que le village vivait d'une économie centrée sur l'agriculture, l'exploitation forestière et le tissage, sa destinée est bouleversée au XXe siècle suite à la découverte de potasse dans le sous-sol. Suite à l'exploitation d'un premier puits sur le carreau Rodolphe, commun à Pulversheim et Ungersheim, deux puits supplémentaires sont foncés sur le ban communal ungersheimois : Ungersheim I (de 1928 à 1931) et Ungersheim II (de 1929 à 1933). Puis le puits Rodolphe II. Parallèlement une zone industrielle se développe, animée par une voie ferrée entre Ensisheim et Ungersheim. Et rapidement se construit la Cité du moulin pour loger les travailleurs embauchés à la mine. La démographie augmente, mais les puits ferment en 1976, et le village doit réorienter ses activités.
  • Durant la première guerre mondiale, des troupes allemandes viennent s'entraîner sur le banc communal en raison de la proximité de la voie ferrée. La commune est libérée en novembre 1918.
  • En 1940, la 105e division de forteresse, commandée par le général Didion, établit son quartier général dans la commune. Cette dernière est prise par les Allemands dès le mois de juin de la même année et ne sera libérées que le 5 février 1945.
  • Au XXIe siècle, la commune s'oriente vers la transition énergétique. Elle crée aussi une monnaie locale : le "radis".


Héraldique

Blason et nom de la commune en alsacien


« D'azur à trois trèfles d'or, deux et un ».

D'après les Archives Départementales du Haut-Rhin, ces armoiries existent depuis la fin du XVIIe siècle.
Les trois trèfles pourraient symboliser la fertilité des terres de ce village de plaine. Mais ils pourraient aussi être mis en parallèle avec les trois roses du blason des comtes de Rosen de Bollwiller, trois roses que l'on retrouve d'ailleurs sur le blason de Pulversheim.

Toponymie

Quand le village est cité pour la première fois, il porte le nom de "Aunegis villa"[1]. Aunegis serait un ancien patronyme, et villa a été germanisé en suffixe "heim" signifiant "village".

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-2015 : Soultz-Haut-Rhin - 2015-2019 : Wittenheim

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

La commune est jumelée avec celle d'Amélie-les-Bains-Palalda dans les Pyrénées-Orientales.

Patrimoine.png Patrimoine

Église Saint Michel

C.Angsthelm

L'église est entourée du cimetière communal.
L'édifice, composé d'un clocher roman séparé de la nef, est classé aux Monuments historiques depuis 1991[2].
- le clocher, « remontant au dernier tiers du XIe siècle »[3], n'est pas solidaire du mur de la nef. Sa base romane reflète le style de l'école d'Hirsau en Forêt-Noire et présente une décoration originale faite d'arceaux supportés par des demi-colonnes. Une des faces présente une meurtrière et soutient la thèse d'un clocher à vocation défensive. Le deuxième niveau témoigne lui aussi de son époque romane. Les autres niveaux ont été remaniés au XVIIIe siècle, le dernier adoptant une forme polygonale, coiffée d'un bulbe allongé.
- la nef est accessible depuis la façade occidentale elle aussi originale : reconstruite en 1749, elle présente un portail dominé par un fronton semi-circulaire dans lequel s'insère une niche avec une statue, et son pignon est doublé d'un tympan cintré encadré de deux balustrades et surplombé par une autre statue.


L'intérieur

Maître-autel et baldaquin

La nef est plafonnée et l'abside présente trois pans avec vitraux mais le pan central est entièrement occupé par le maître autel à retable et baldaquin qui est classé au titre des objets historiques[4].
Ce maître-autel est présent depuis 1808, « il provient de l'abbaye cistercienne de Pairis »[5]. Il représente la Vierge Marie s'élevant vers la Trinité ; ses reliefs et ornementations sont typiques du second quart du XVIIIe siècle.
La chaire en chêne taillé et peint date probablement de la fin du XVIIIe sans que l'on connaisse son auteur.
L'orgue à positif en chêne est l'œuvre du facteur François Ignace HÉRISÉ en 1844. Il a été remplacé par un instrument pneumatique au début du XXe siècle ; puis l'orgue mécanique a été reconstitué en 1990.
Deux statues en bois doré et polychrome datent du premier quart du XVIe siècle et se font écho à l'entrée du chœur. Elles sont classées au titre des objets historiques : saint Paul [6] et saint Pierre [7].

Chapelle de la Sainte-Croix, dite "Schaecher"

Oratoire restauré, rue de la Chapelle

Le village ayant été épargné par la peste lors de la Guerre de Trente ans, les habitants décidèrent d'élever un petit oratoire en guise de remerciement.
D'après la légende, un bouquet de fleurs accroché à la sainte Croix aurait refleuri chaque année, et des miracles se seraient produits.
Cette petite chapelle devient un lieu de pèlerinage dès 1762 pour y vénérer la sainte Croix. Elle a été restaurée en 1993.

Écomusée d'Alsace

Tour forte. C. Angsthelm
  • En 1971, l'association des "Maisons paysannes d'Alsace" qui travaille à la préservation de maisons rurales traditionnelles destinées à la destruction, décide de les déplacer et les reconstruire à l'identique pierre par pierre. La volonté est de présenter au public un patrimoine architectural unique.
  • En 1980 la commune d'Ungersheim qui adhère à leur projet leur propose un grand terrain, une friche industrielle. Le projet peut se développer : pour chaque maison, une fiche d'identité indique sa fonction initiale, sa région, son démontage et sa reconstitution. Outre l'aspect architectural, les métiers anciens sont également à l'honneur : potier, barbier, charron, forgeron, tonnelier, tailleur de pierre, sellier.
  • En 1984, le parc peut ouvrir ses portes au public et est inauguré par Jack Lang. Il y a à cette époque une vingtaine de maisons. L'année suivant commence la construction de la Tour forte, élevée en partie avec des vestiges des remparts médiévaux de Mulhouse (XVe siècle). Puis la scierie de Moosch est reconstituée sur le site.
  • Enfin, en 1987, l'écomusée rachète le carreau Rodolphe : les démontages et démolitions s'arrêtent, un "Groupe Rodolphe" se crée et entreprend de restaurer le patrimoine minier et de le faire revivre au travers de manifestations.


Repère géographique.png Repères géographiques

La commune d'Ungersheim est située dans la plaine d'Alsace, dans le secteur du bassin potassique.
Son ban communal s'étire sous la forme d'un rectangle du sud-ouest au nord-est. Il est longé par la Thur et traversé par le canal des douze moulins.
À mi-chemin entre Mulhouse et Colmar, la commune se situe à 5 km d'Ensisheim et 6 de Soultz-Haut-Rhin.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 666 686 730 805 988 1 058 1 029 1 016 970 906
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 961 953 894 828 849 825 787 768 810 856
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 817 757 794 949 885 1 010 1 129 1 161 1 113 1 280
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 1 430 1 457 1 633 1 947 2 043 2 259 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Jean BIEHLI 1790-1792 -  
Nicolas SCHREYER 1792-1795 -  
Jean BIEHLI 1795-1797 -  
Jean ABT 1797-1800 -  
Jean BIEHLY 1800-1835 -  
Joseph RANTZ 1835-1848 Cultivateur  
Nicolas BIEHLY 1848-1859 Cultivateur  
Adolphe MOYSES 1859-1885 -  
Jean-Baptiste WEINZAEPFLEN 1885-1892 -  
Joseph MAUSES 1892-1919 -  
Théodore MOYSES 1919-1925 -  
Paul DEVERGRANNE 1925-1945 -  
Émile HASSENFORDER 1945-1953 -  
Ernest ARRUS 1953-1965 -  
Gilbert FRICKER 1965-1989 -  
Jean-Claude MENSCH 1989-(2020) - [ Photo]  
- - -  

Cf. : Mairesgenweb
Autre source : Archives départementales du Haut-Rhin : liste des maires des communes

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Georges Joseph Tobias GOETZMANN 1759-1804 Né en 1725. Décède en 1804 à Ungersheim.  
François BIEHLY 1804-1818 Décède en 1808.  
Michel MOYSES 1818-1823 Auparavant curé à Wittelsheim. Sera ensuite curé à Lautenbach.  
Henri GSCHWIND 1823-1837 Auparavant curé à Lautenbach. Sera ensuite curé à Leymen.  
Morand KNYBIEHLER 1837-1864 Auparavant curé à Berrwiller. Décède en 1864.  
Jean-Pierre RUST 1864-1885 Né en 1807. Auparavant curé à Kruth. Retiré à Soultz-Haut-Rhin. Décède en 1899.  
François Xavier KOENIG 1885-1897 Auparavant curé à Wintzfelden. Décède en 1915.  
Joseph KNECHT 1897-1902 Auparavant curé à Munchhouse. Décède en 1902.  
Mathias ROMINGER 1902- ? Auparavant curé à Magstatt-le-Bas.  
- -  
- -  

Les titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
André JOCHUM 29 novembre 1812 6 avril 1867 Capitaine d'artillerie de marine employé à la Guadeloupe.

Chevalier en 1862. Son dossier  

Jean KIMPFLIN 9 février 1809 - Maréchal des logis à la 5e compagnie du train des équipages militaires.

Chevalier en 1840. Son dossier  

Nicolas PETER 27 janvier 1834 4 juin 1921 Capitaine de première classe de l'État major au Génie.

Officier en 1875. Son dossier  

Michel ROMANN 5 avril 1777 9 octobre 1827 Maréchal des logis de hussards.

Chevalier en 1809. Son dossier  

Jean-Jacques SIES 7 novembre 1756 3 avril 1828 Hussard du 3e régiment, en retraite.

Chevalier en 1803. Son dossier  

Jacques SÜSS Hussard au 3e régiment.

Chevalier en 1803. Son dossier  

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts
La Sentinelle de la Paix

Le monument aux morts de la commune se compose de deux parties :
- une stèle contemporaine où les noms des victimes sont écrits sur une feuille de trèfle.
- et à l'arrière, la "Sentinelle de la Paix" : installée sur le bloc de granit, renversé, de l'ancien monument aux morts, "elle veille pour nous rappeler que l'action non violente est la seule alternative pour la construction d'un Monde fraternel". (Source : panneau à proximité)

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste des soldats inscrits sur le monument.

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 10h00 - 12h00 10h00 - 12h00 10h00 - 12h00 10h00 - 12h00 10h00 - 12h00 - -
Après-midi 14h00 - 17h00 14h00 - 17h00 - 14h00 - 17h00 - - -
68343 - Ungersheim Mairie.JPG

Mairie
Adresse : 1 place de la Mairie - 68190 UNGERSHEIM

Tél : 03 89 48 11 28 - Fax : 03 89 48 24 08

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Daniel Delattre, Le Haut-Rhin, les 377 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8
  • Marie-Philippe SCHEURER, Canton de Soultz Haut Rhin, images du patrimoine, collection "L'Inventaire", Illkirch, Le Verger éditeur, 1991, 80 pages, ISBN 2-908307-25-4
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Alsace, dictionnaire des monuments historiques, Strasbourg, Éditions La Nuée Bleue, 1995, 662 pages, ISBN 2-7165-0250-1

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. Archives départementales du Haut-Rhin : armoiries des communes
  2. Fiche Mérimée
  3. Page 606, in Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Alsace, dictionnaire des monuments historiques, Strasbourg, Éditions La Nuée Bleue, 1995, 662 pages, ISBN 2-7165-0250-1
  4. Fiche Mérimée
  5. Page 67, in Marie-Philippe SCHEURER, Canton de Soultz Haut Rhin, images du patrimoine, collection "L'Inventaire", Illkirch, Le Verger éditeur, 1991, 80 pages, ISBN 2-908307-25-4
  6. Fiche Mérimée
  7. Fiche Mérimée