68298 - Sainte-Marie-aux-Mines

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Sainte-Marie-aux-Mines
Sainte marie aux mines.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 68 - Blason - Haut-Rhin.png    Haut-Rhin
Métropole
Canton Sainte marie aux mines.png   68-15   Sainte-Marie-aux-Mines

Sainte marie aux mines.png   68-23   Sainte-Marie-aux-Mines (Ancien canton)

Code INSEE 68298
Code postal 68160
Population 5136 habitants (2015)
Nom des habitants Saint-Mariens - Saint-Mariennes
Superficie 4523 hectares
Densité 113,55 hab./km²
Altitude 375 m
Point culminant 1210 m
Coordonnées
géographiques
48.2475° / 7.184722° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
68298 - Sainte-Marie-aux-Mines carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier


HHistoire.pngistoire de la commune

Topo.jpg Toponymie

On trouve une première mention de cette commune en 1078. L'origine de son nom Sainte-Marie est une invocation à la Vierge protectrice des mineurs, et "Mines" particulièrement celles d'argent.

La commune a prit divers noms selon les époques :

  • Sous les romains : Sante Mariae, Sante Maria ad Fodina,
  • Sous la Révolution Française elle prit le nom de Mont Libre et de Val-aux-Mines
  • Les allemands la nommait Markirch ou Mariakirch

Histoire

Saintemarieauxmines.jpg
  • La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines ou Val de Lièpvre ou Val d'Argent fut créé il y a 10 siècles, c'est une vallée vosgienne qui s'étend sur 23 km de longueur situé dans le massif vosgien, en Alsace centrale. La principale commune est Sainte-Marie-aux-Mines. L'entrée en est défendue par la ruine de l'Ortenburg, très belle dans son vêtement de granite : son dernier possesseur fut la célèbre famille de Choiseul. Sur le versant opposé est situé le coquet village de Châtenois, et un peu plus loin, s'ouvre le Val de Villé. Sainte-Marie-aux-Mines est nichée au fond de la principale vallée, à 400 m d'altitude, tandis qu'en aval, trois vallées affluentes se faufilent au cœur de la montagne, les trois vallées de Rombach, celle du Petit Rombach étant couronnée par la ruine du château d'Echery pittoresquement perchée sur son socle de granit témoin d'un passé glorieux et souvent sanglant.
  • Au début du XVe siècle, nous retrouvons la vallée partagée entre les Ducs de Lorraine qui possèdent la « Welsche Sitt », et la dynastie des Ribeaupierre, qui sont les maîtres de la « Ditschi Sitt ». La lièpvrette marque la frontière. La rive gauche est lorraine et administrée par un « officier de Saint-Dié ». La rive droite est allemande et appartient aux Ribeaupierre vassaux de la Maison de Habsbourg d'Autriche.
  • Entre 1635 à 1648, la vallée fut appauvrie par les exactions des soldats suédois et la peste.
  • Au traité de Westphalie en 1648, Sainte-Marie-Alsace devint française et construisit l'église Saint-Louis grâce à une donation de Louis XIV, lors d'une visite en 1674. Par contre Sainte-Marie-Lorraine restait partie intégrante du duché de Lorraine et cela jusqu'à la mort de son duc Stanislas Leczinski, en 1766. La réunion de l'Alsace à la France, en 1648, n'influa pas d'une manière notable sur la position de la vallée de Lièpvre, car, outre que le côté lorrain resta toujours au duc de Lorraine, le côté alsacien resta sous l'administration des seigneurs de Ribeaupierre et puis sous celle des ducs de Deux-Ponts, leurs successeurs, et tous les actes continuèrent à se faire en leur nom, et la justice se rendait comme auparavant par le « Landrichter », nommé par le seigneur de Ribeaupierre. Le roi de France entrait seulement en lieu et place de l'empereur d'Allemagne comme suzerain.
  • Août 1673, Louis XIV passa par Sainte-Marie, accompagné de Melle de Montpensier. L'histoire populaire dit qu'il se serait arrêté à Echery dans l'ancienne maison du conseil des mines, mais aucun document ne prouve ces dires.
  • En 1756 eut lieu la construction de la nouvelle route de Sainte-Marie à Saint-Dié, environ dix siècles après la première, qui fut faite sous Pépin le Bref.
  • Le 31 Juillet 1914, les troupes allemandes entrèrent dans la commune.


Administration royale

Sainte-Marie est composée de :

  • Maire Royal, chef de police
  • 1 Echevin
  • 1 Echevin Trésorier
  • 1 Procureur royal
  • 1 Secrétaire greffier
  • 1 Sergent de police

Prévôté royale qui dépendait du bailliage de Saint-Dié

  • La Révolution Française acheva l’unification en créant une seule commune par la jonction en janvier 1790 des deux paroisses jusqu'alors distinctes, de Sainte-Madeleine et de Saint-Louis.
  • L'année 1814 fut surtout marquée par le passage, dans la vallée, des troupes alliées qui franchissaient les Vosges pour s'avancer vers l'intérieur de la France.
  • Entre 1815 et 1818, une garnison s'installa sur Sainte-Marie.
  • Dès que la République eut été proclamée à Paris, une commission Municipale fut établie à Sainte-Marie pour la gestion des affaires de la commune, sous la présidence de M. Ch. Kroeber, maire.
  • 20 juillet 1848 le nouveau conseil municipal entra en fonctions, et le 4 septembre M. Laurent Muhlenbeck fut nommé maire de la ville de Sainte-Marie, Pour être élu député du Haut-Rhin, lors des élections du 13 mai 1849 pour l'Assemblée nationale.
  • Au mois de Janvier 1852, la garde nationale est dissoute, pour redevenir la compagnie des sapeurs-pompiers, et le 5 décembre l'Empire est proclamé à Sainte-Marie au son des cloches et d'une salve de 25 coups de canon.
  • 7 février 1858 eut lieu, dans la grande Salle de l'hôtel de ville, la distribution des médailles de Sainte-Hélène aux vétérans de l'armée qui avaient fait les campagnes de 1792 à 1815 et quarante anciens militaires du canton ont obtenu à cette occasion cette distinction.
  • C'est au cours de cette même année de 1858 que fut installé le gaz et que les premiers becs furent allumés le 31 décembre.
  • L'année 1860 fut inaugurée par l'établissement d'un service télégraphique qui commença à fonctionner le 1er janvier.
  • La voie de chemin de fer fut inaugurée, reliant Saint-Marie à Sélestat le 29 Décembre 1864.

Héraldique

Marianne.jpg Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-2017 : Sainte-Marie-aux-Mines

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :


Histoire religieuse.jpg Histoire religieuse

  • Le Val de Sainte-Marie-aux-Mines doit son origine à deux monastères qui ont été, comme en de nombreuses régions montagneuses, les agents de peuplement et de colonisation :
  • 1er Prieuré de Liepvre
  • mentionné dans une donation de Charlemagne, de774 à l'abbé Fulrade de Saint-Denis. Cette donation été composée de vastes territoires dans la haute vallée de la Lièpvrette, principalement des forêts et des pâturages qui furent partagés en 6 villarés sur chacun desquels furent élevés une chapelle.
  • Fulrade qui possédait 7 autres monastères, décida d'installer un certain nombre de ses moines sur ses terres alsaciennes. Avec eux s'établirent les serfs sans doute originaires de Saint-Dié et des régions environnantes. Ces moines et leurs paysans constituèrent le premier embryon de population de Fulrade-Villare, c'est-à-dire de Lièpvre. La preuve de ce premier établissement nous est donnée par la construction d'un chemin reliant l'Alsace à la Lorraine, ancêtre de l'actuelle route du col. Les moines défrichent, déboisent et commencent la mise en Culture. Les paysans se groupent en chaumières.
  • 2e, Couvent d'Achery
  • Blidulphe, princier de Metz devint moine de Gorz, cherchant une solitude se retira dans la vallée de Liepvre, où il bâtit un prieuré du nom de Belmont. Deux hommes Villaume et Achery s'y retirèrent avec lui, le petit prieuré prit le nom d'Achéry.
  • En 1653 l'église réformée allemande s'installa à Sainte-Marie-aux-Mines, grâce à l'arrivée des migrants allemants.
  • En 1666, un pasteur fut nommé, en la personne de Jean Bischoff.
  • En 1673, Le roi Louis XIV autorisa la construction d'une église catholique sur la partie alsacienne de Sainte-Marie, y contribua pour une somme de 5500 F et fit présent à cette nouvelle église, qui porte le nom de Saint-Louis d'un calice d'argent.
  • En 1686, M. Thouvenet fut installé comme premier curé de cette nouvelle église catholique, et dans la même année, les catholiques furent mis en possession du chœur de l'église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte, que leur accorda le roi Louis XIV et que les réformés avaient possédé pendant 120 ans ; néanmoins, ces derniers gardèrent la nef de l'église, où ils célèbrent encore aujourd'hui leur culte.
  • 31 août 1696 fut établie, par un édit du duc Léopold, la prévôté à Sainte-Marie-Lorraine. L'église réformée, qui avait été réunie depuis 1666, se sépara en 1698, en deux paroisses : l'une française, l'autre allemande ; mais comme le temple était la propriété de l'ancienne paroisse française, qui l'avait fait construire en 1634, la paroisse allemande paya aux Français une somme de 40 florins par an, comme location pour la célébration de son culte.
  • 6 octobre 1754, à l'issue du service divin, la belle et ancienne église des mineurs sur le Pré, construite en 1542, fut détruite par le feu. Elle contenait une quantité de tombes des hauts fonctionnaires des mines.
  • En 1757, l'église de Sainte-Marie-Madeleine fut construite, sur le côté lorrain de Sainte-Marie. L'ancienne église se trouvait sur l'emplacement du cimetière et de la petite chapelle qui existe encore aujourd'hui et qui formait le chœur de l'ancienne église, pendant que la place qu'occupe la nouvelle église, faisait partie du jardin de l'ancien châtelet des ducs de Lorraine, abandonné à la ville par adjudication du conseil des finances du roi Stanislas du 7 septembre 1754 sous un cens annuel de 195 livres.
  • 24 août 1794 (7 Fructidor de l'an II) la Convention nationale déclare que le gouvernement ne payera plus les frais d'aucun culte ni les salaires de leurs ministres, et qu'aucun local ne sera alloué aux différentes sectes pour y célébrer leurs pratiques religieuses. Les églises, devenues propriétés nationales, furent fermées, et celles de Sainte-Marie durent subir le sort commun. Les portes des temples, fermées au culte, ne se rouvrirent que pour donner entrée aux membres des divers clubs révolutionnaires qui y tinrent longtemps leurs séances. L'église catholique du côté de la Lorraine fut transformée en temple de la Raison, et dans le temple réformé se réunissait le club des Jacobins. Les chaires, privées de leurs curés et de leurs pasteurs, furent occupées par les orateurs des clubs, qui y prononcèrent quelquefois les discours les plus extravagants. Ainsi, un jour, un orateur, dans son enthousiasme pour la nouvelle forme du gouvernement, commença ainsi son discours dans le temple de la Raison : « Citoyens, avant l'origine du monde il y avait des républiques ».
  • 15 Germinal de l'an X (8 avril 1802), un décret rétablit les divers cultes. Michel Paira, originaire de Sainte-Marie et banquier à Paris, fit construire près de la cure luthérienne, un quai qui porte encore aujourd'hui son nom et qui lui coûta 8000 F.
  • 1845, la nouvelle église luthérienne fut inaugurée.
  • 1846, la nouvelle église Saint-Louis fut construite à la place de l'ancienne, qui datait de 1674.
Anabaptistes à Sainte Marie aux Mines
  • 1ère époque
  • Elle prend naissance à l'époque même de la Réforme Radicale et a été retrouvée par les auteurs de la GAMEO qui la décrivent ainsi :
Sainte-Marie-aux-Mines (German, Markirch), an Alsatian town in the Leber Valley (Department. Haut-Rhin), near the junction of three departments, Haut-Rhin, Bas-Rhin, and Vosges. There were Anabaptists in the Markirch Valley in the early years of the movement, as is indicated in a complaint made by the mining association to Count Egenolph III on 29 May 1561. It is directed against the "Anabaptists, Schwenckfelders, and divisions of these: Bilgerer (from Pilgram Marpeck?), Gabrielites, Sattlerites, and the like." This would indicate that the first Anabaptists here came from Strasbourg. They were quite numerous and lived on remote farms as well as near the town. They were possessed of a strong missionary zeal; the document mentioned above complains that "they creep into the houses everywhere, teach and preach without a calling, surround the common people with their subtleties." It points out the danger to which they expose the country by opposing military service.
But the count was not to be moved to expel them, not even when the chancellery at Ensisheim on 5 July 1562 ordered him in rather rude terms finally to take serious steps to get rid of Anabaptists, Sattlerites, and the like. This period of calm lasted until the Thirty Years' War. In the terror of 1635-1636, the population was nearly wiped out by hostile attacks, hunger, and plagues. The survivors moved to quieter regions, so that the country lay desolate. Traces of these refugees are found in the Münster Valley and in Strasbourg. The records of the church convention of 9 December 1640 mention a Jakob Mangold, an "Anabaptist Schwenckfelder, who has recently come from Markirch, where this sect has long had its synagogue." Does this mean that the Anabaptists in Markirch had built a church? Other records state that they met in a forest between Markirch and Schlettstadt. Tradition confirms this; the spot is still known."


2e époque

Il s'agit d'une immigration suisse postérieure à la Guerre de Trente Ans, dont Sainte Marie aux Mines commence par être la tête de pont, avant de s'effacer, à la suite de l'édit d'expulsion de 1712, devant des implantations moins visibles (fermes vosgiennes, ...) ; pour plus de renseignements, voir Généalogie anabaptiste.
On notera que le mouvement Amish, fondé par Jacob AMMAN a pris naissance à Sainte Marie aux Mines vers les années 1690. AMMAN s'indigne du fait que certaines personnes soient intermédiaires entre l'anabaptisme et le protestantisme classique, il prône la fermeture et la constitution d'une église anabaptiste totalement séparée.
Voici la problématique, décrite par l'historien Jean SEGUY : En effet, certains anabaptistes de Sainte-Marie-aux-Mines participaient à la vie civique de l'endroit en acceptant de servir de Heimburg ; d'autres ne refusaient pas de monter la garde pour protéger les récoltes et les biens contre les maraudeurs ; d'autres, ou les mêmes, fréquentaient les églises ou les prêches luthériens sans pour autant abandonner les assemblées anabaptistes ; certains enfin prétendaient qu'un individu pouvait être sauvé même dans une église de multitude. Cette dernière affirmation représentait, selon AMMAN, un mensonge grossier et devait être traité comme tel par l'Assemblée, c'est à dire par l'excommunication."
Couvent des Cordeliers

Il fut détruit en 1777 lors d'un incendie

Industrie.jpg Histoire industrielle

  • Aux Xe siècle, les moines d'Achery découvrirent près du Rauental des mines d'argent qu'ils ouvrirent, firent valoir et en retirèrent un grand profil. Celles-ci furent abandonnées au XIIIe siècle. Au XVI[[ème}} vers 1536 des seigneurs allemands venus de Saxe et de Bohême reprirent son exploitation.
  • Outre les fameuses mines d'argent, les draperies, coutelleries, tanneries, bonneteries, fabriques de cobalt, galons d'or et d'argent faisaient le renom de la cité.
  • En 1668 Charles IV, duc de Lorraine, établit les marchés et les foires du côté lorrain de Sainte-Marie. La douane (Kaufhaus), où se trouvait le dépôt des marchandises, était sur le même côté à l'angle formé par la rue principale et la rue d'Achery.
  • Au XVIIIe siècle devait se développer une autre industrie : le textile. Elle fut introduite par le Mulhousien Jean Georges Reber, en 1755, et Sainte-Marie devint une des places maîtresses dans la fabrication des tissus de haute qualité.
  • de 1755 â 1825, siamoises, mouchoirs et cravates étaient les articles essentiels.
  • 1825 une véritable révolution se produisit : le Guin-Gham, un tissu fantaisie supplante la siamoise. D’origine hindoue, plus exactement bengalaise, c’était un tissu de coton haut en couleurs et luisant. Son renom fut immense et fit du même coup la réputation de Sainte-Marie, sur le marché mondial. :* Le textile francisa Sainte-Marie plus que ne l'avait fait le traité de Westphalie. Les grandes maisons parisiennes envoyèrent des représentants qui associèrent étroitement nos fabriques au marché parisien. début d'une solide collaboration entre la haute couture et nos fabricants qui ont assuré à l'article de Sainte-Marie sa place sur le marché textile international et cela, malgré les aléas du grand commerce.
  • De 1825 à 1840, avec des hauts et des bas, le guinguamp se maintint. La population atteignit son plafond de 12.500 habitants et Sainte-Marie-aux-Mines était alors la troisième ville du Haut-Rhin.
  • A partir de 1840,les industriels fabriquèrent le casimir écossais, les valencias et les mérinos écossais.
  • A la suite de la crise textile, de nombreux établissements furent fermés et les responsables locaux durent s'orienter vers l'implantation de nouvelles industries, mais malgré ces fermetures, Sainte-Marie-aux-Mines produit encore actuellement plus de deux millions de mètres de tissus haute-nouveauté et a conservé son titre.
  • L'industrie continua à progresser à Sainte-Marie jusqu'à la fin de 1813, époque désastreuse, où l'invasion des troupes alliées en France mit brusquement fin à cet état prospère qui, pendant les 14 années du Consulat et de l'Empire, avait pris de grands développements. Les fabriques de tissus subirent de grandes pertes sur la vente des tissus, qui, ayant été fabriqués avec des matières achetées fort chers sous le régime prohibitif de l'Empire, furent vendus très bas prix lors de l'introduction des marchandises anglaises en France.
Manufactures de tissus

Vie quotidienne

  • En septembre 1828 fut créé la première Compagnie de sapeurs-pompiers, de 150 hommes et divisée en 5 pelotons commandés chacun par un lieutenant.

Patrimoine.png Patrimoine

  • 1833, la commune construisit son hôtel de ville, sur l'emplacement de l'ancien, démoli pour vétusté. Construit au 16e siècle, ce fut autrefois le châtelet des ducs de Lorraine. Peu de constructions avaient été réalisées au cours des douze années qui suivirent le départ des alliés. Ce ne fut que dans la période de 1830 à 1840 que la ville fut embellie par plusieurs constructions publiques et par un assez grand nombre de maisons particulières. Ce fut encore une époque florissante, et la vie culturelle reprit. En 1844 fut fondé le journal de Sainte-Marie-aux-Mines, par M. A. Jardel, journal qui prit par la suite le titre de « Messager des Vosges ».
  • Sur le plan religieux, il existe neuf lieux de culte catholique, réformé, luthérien. Il n'y a pas de synagogue.

Église Sainte Madeleine

C.Angsthelm
  • L'église a remplacé une chapelle du XIe devenue trop exiguë. De style baroque, une façade en grès des Vosges, surmontée d'un clocher à bulbe. Elle dispose d'une grande nef unique, de vastes baies cintrées et un choeur polygonal. Elle possède un orgue de Joseph Callinet de 1849 , modifié par Rinckenbach en 1904, puis restauré en 1948.


Temple réformé

68298 - Sainte Marie aux Mines Temple réformé.jpg
  • La Réforme a été introduite en 1550 à Sainte Marie aux Mines. En 1630, les calvinistes obtiennent l'autorisation de construire un lieu de culte. C'est le temple le plus ancien de France ayant servi au culte sans discontinuité.
  • Le style architectural est celui que l'on nomme en pays de langue germanique Breitsaalkirche (salle large) Ce temple, de construction typiquement huguenote, d'influence gothique, est l'un des trois exemples d'architecture réformée en Alsace. De forme rectangulaire avec les bancs autour de l'autel et de la chaire. Edifié à l'origine sans clocher, celui-ci fut rajouté en 1807, ce qui a modifié la symétrie extérieure d'origine, caractérisée par une parfaite harmonie de l'élévation extérieure, trois portails sur la façade principale, séparés par deux fois deux fenêtres à lancettes ogivales.
  • Le temple est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1984.


Saint Pierre sur l'Hâte

68298 - Sainte Marie aux Mines Eglise Saint Pierre sur l'Hâte.jpg
  • Selon la coutume, cette église aurait été construite vers 1140 sur le site de l'ancien prieuré d'Echery du IXe siècle.
  • Réaménagée au début du XVIe siècle par les sires de Ribeaupierre, l'église est attribuée par les propriétaires à la communauté réformée française en 1561. Celle-ci ayant fui la France des Guerres de religion pour venir s'installer à Sainte Marie aux Mines.
  • Les protestants français détruisent les représentations de la Vierge et des Saints présents dans l'église, ce qui provoque quelques tensions avec la population locale.
  • Suite à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, les catholiques se réapproprient le chœur de l'église, tandis que les protestants conservent la nef. Ce partage se nomme le simultaneum. L'église de Saint Pierre de L'Hâte est ainsi la seule église de France à accueillir trois cultes (catholique, réformé et luthérien).


Tribunal des mineurs

68298 - Sainte Marie aux Mines Tribunal des mineurs.jpg
  • Au XVIe siècle, la tour sert de siège à la justice des mineurs. Elle abrite un tribunal au premier étage et un cachot dans les sous-sols.
  • Le juge des mines à cette époque est un personnage puissant. Il surveille les exploitations minières, tranche dans toutes les affaires relatives à la mine et aux mineurs. Ces derniers lui doivent obéissance tandis que les "civils" relèvent du juge seigneurial le Landrichter.
  • L'édifice est également le siège social de la Caisse des mineurs. Regroupés au sein d'une confrérie, Knappschaft, les mineurs ont mis en place une caisse d'assurance maladie, précurseur de notre sécurité sociale. Chaque semaine les mineurs versent un centième de leur salaire dans une caisse. L'argent récolté permet de payer le pasteur, l'entretien de l'église des mines, le salaire de l'instituteur et les soins pour les mineurs malades. Cette caisse est mentionnée pour la première fois en 1563.
  • Suite à la dissolution de la Caisse des Mineurs à la fin du XVIIIe siècle, le bâtiment devient quelque temps la résidence et la salle de classe de l'instituteur d'Echery.


Repère géographique.png Repères géographiques

  • Sainte-Marie-aux-Mines est une commune située sur le Leber (Liepvre), cette rivière la divisait autrefois en deux parties, l'une en Alsace et l'autre en Lorraine

Démographie.png Démographie

  • La commune de Sainte-Marie-aux-Mines a absorbé avant 1806 les anciennes commune de Echery ; Fertru ; Saint-Blaise.
Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 4 559 6 158 7 494 8 089 9 961 11 542 11 429 11 548 11 613 11 660
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 12 332 12 425 12 322 11 661 11 524 11 407 11 870 11 584 12 373 12 363
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 11 778 9 623 9 469 9 011 9 061 7 930 8 078 7 897 7 417 6 703
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 6 358 5 767 5 816 5 604 5 387 5 118 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

68298 - Sainte-Marie-aux-Mines-vue-générale.jpg 68298 - Sainte Marie aux Mines costume d'apparat des mineurs.jpg 68298 - Sainte Marie aux Mines Directeur Général des mines XVI e.jpg



Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Jean Baptiste AUBY 1853  
Hippolyte PETITDIDIER 1858-  
Joseph Émile BOURGEOIS 1919 - 1927  
- -  
Franz HILDBRAND 1942 - 1944  
Louis KAPPS 1945 - 1945  
Robert ZELLER 1945 - 1953  
Louis MARCHAL 1954 - 1965  
Paul BAUMANN 1965 - 1977  
Jean Paul KUHN 1977 - 1983  
Paul BAUMANN 1983 - 1984  
Roland MERCIER 1984 - 1995  
Paul BAUMANN 1995 - 2001  
Claude ABEL 2001 - (2020)  
- -  


Cf. : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h00-12h00 8h00-12h00 8h00-12h00 8h00-12h00 8h00-12h00 - -
Après-midi 14h00-17h30 14h00-17h30 14h00-17h30 14h00-17h30 14h00-17h00 - -
68298 - Sainte Marie aux Mines Mairie.jpg

Mairie
Adresse : B.P.8 114, Rue de Lattre de Tassigny - 68160 SAINTE-MARIE-AUX-MINES

Tél : + 33 (0)3 89 58 33 60 - Fax : + 33 (0)3 89 58 33 88

Courriel : contact@ville-saintemarieauxmines.fr

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Site officiel (Janvier 2014)

Archives & Dépouillements des registres paroissiaux

  • Registre des baptèmes protestants de Badonvillers 1657-1624 ; contient de nombreuses mentions de familles destinées à s'installer plus tard à Sainte Marie aux Mines (c'est d'ailleurs la mairie de dernière cette ville qui possède l'original du registre, que les réfugiés ont amené avec eux) ;
  • Paul HOSTETTLER Taüferwanderung 1580-1750 ; 2002 ; en allemand ; sur l'émigration des anabaptistes-mennonites de Suisse vers, entre autres, Sainte Marie aux Mines ; permet de prolonger ses lignées anabaptistes ; contient des relevés de registres paroissiaux des paroisses suisses de départ, ainsi que de nombreux éléments biographiques ; peut être consulté (référence : CD ROM n° 8) au Cercle généalogique d'Alsace, 5 rue Fischart 67000 Strasbourg.

Les Différentes Paroisses

Alsace
  • Paroisse Saint-Louis, religion Catholique, créée en 1674.
  • Paroisse Saint Guillaume à Saint-Pierre sur l'Hâte, de religion catholique
  • Eglise réformée française, calviniste à Achery et Surlatte, elle fut créée en 1553
  • Eglise réformée allemande, calviniste, crée en 1679
  • Eglise sur le Pré à Fertrupt, luthérienne, créée en 1558

A cette liste il faut ajouter trois communautés anabaptistes. Elles sont de langues allemandes et en générale originaires de Suisse.

Lorraine
  • Paroisse Sainte-Marie Madeleine, catholique créée avant 1550

On notera qu' au moins 114 Familles Protestantes quittent Sainte-Marie-aux-Mines pour la Suisse en 1636.

Archives notariales

Patronymes

Remarques

1871 - 1918 : Administrée par l'Allemagne arrondissement Kreis Ribeauvillé

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Sainte-Marie-aux-Mines et ses environs
  Documents historiques concernant Sainte-Marie-aux-Mines
  Chronique des faits de guerre de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines 1914-1918

  • Description de la Lorraine et du Barrois Veuve Leclerc - Nicolas Luton Durival - Nancy 1778

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