68226 - Munster

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Munster
Munster.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 68 - Blason - Haut-Rhin.png    Haut-Rhin
Métropole
Canton Blason Wintzenheim-68374.png   68-16   Wintzenheim

Munster.png   68-18   Munster (Ancien canton)

Code INSEE 68226
Code postal 68140
Population 4 884 habitants (1999)
Nom des habitants Munstériens/iennes
Superficie 864 hectares
Densité 565,27 hab./km²
Altitude Mini: 341 m
Point culminant 794 m
Coordonnées
géographiques
48.041944° / 7.134722° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
68226 - Munster carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Héraldique

D'argent au portail d'église , les deux tours et le fronton sommés de croix , le tout de gueules , ouvert du champ et ajouré de sable.

Document des archives : Description du blason

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-2015 : Munster - 2015-2017 : Wintzenheim

Chronologie

Maison traditionnelle de la vallée de Munster

634 : arrivée des trois premiers moines qui seront à l'origine du couvent éponyme (Munster = monastère).

1225 : premières concessions du pouvoir abbatial aux revendications de liberté de la population.

1272 : le Comte Rodolphe de Habsbourg ravage la vallée pour se venger qu'une querelle qu'il a avec l'évêque de Bâle, dont dépend Munster.

1354 : l'Empereur Charles IV élève la cité de Munster au rang de ville et lui octroie des libertés, que la ville saura se faire confirmer par chaque nouvel Empereur.

1465 : divers seigneurs passent par la vallée de Munster, chargés du butin qu'ils ont fait en Lorraine; les habitants de Munster, pour satisfaire aux engagements qu'ils avaient souscrits envers le Duc de Lorraine, les attaquent; ils sont vaincus et perdent leur drapeau; le noble Thiébaut STOERR est tué, percé d'une flèche.

1466 : pour se venger d'une injure faite à la ville de Turckheim par le comte de LUPFEN, les Munstériens assiègent et brûlent le château de Hoch-Hattstadt.

1525 : guerre des Paysans.

1523-1548 : Martin Bucer organise l'Eglise protestante à Strasbourg.

1530 : introduction de la Réforme à Munster; la ville s'y lance avec enthousiasme, comme tout ce qui peut contribuer à diminuer le pouvoir de ses abbés; la Réforme est d'abord prêchée dans l'église de Mühlbach par les curés BEGER et VEIL; la ville se lance dans la Réforme à la suite de son abbé Burghardt NAGEL, qui abjure le catholicisme en 1536 et qui se marie à l'exemple de Luther.

1539 : premier procès de sorcellerie connu à Munster: la victime est Agatha BOTZLER, de Munster.

1550 : construction de l'Hôtel de ville de Munster, siège du Conseil de la Communauté, dont on peut encore admirer la belle façade renaissance ornée d'un aigle bicéphale, symbole du Saint Empire Romain germanique ;

25 juillet 1582 à février1583 : une épidémie de peste coûte la vie à 500 personnes dans la vallée.

1583-1596 : encore des procès de sorcellerie : en 1583 (Catharina HAN, Johanna LAMEY, Kunigund VOGLIN, toutes trois de Mühlbach, Brigitte KREUTLIN de Breitenbach ; en 1584, Cladat CUSTER de Breitenbach ; Anna NEIDTLING, de Metzeral, Kunigund WIRREY, de Stemmelsberg ; en 1588, C. BUCKENTHALER, de Metzeral, et M. VOCKHENES, de Breitenbach ; en 1596, Anna GWINNER (village inconnu), Kunigunde HUG, de Soulzeren, Gertrud STAHEL de Metzeral.

1617 : plusieurs procès de sorcellerie; victimes: DOSER Merge, de Soulzeren; FEBREY Madalene, de Munster ; HADEY Anna, de Munster; HUINS Anna, de Soulzeren ; MOREY Barbara, de Soulzeren, WETZEl Catharina (village inconnu); KREUTLIN Martin, de Soulzeren.

1623 : plusieurs procès de sorcellerie: Bessei ; la femme de Klaus KLEINBUBS, de Soultzeren ; Barbara MÜLLER, de Sondernach ; la femme de Jacob KEMPF, de Soulzeren; LAMEY Catharina.

1630 : plusieurs procès de sorcellerie : LOYS Anna, de Sondernach ; NÖHR, Anna, de Munster ; SCHMITT Catharina, d'Amperbach ; VISCHER Christina, de Sondernach ; SEGER Hans, de Sondernach ; SASSIER Claus, de Sondernach.

1632 : plusieurs procès de sorcellerie: KREMER Mathis, de Soulzeren ; LAU Melchior, d'Ampferbach ; KEMPF Katharina, de Soultzeren ; HABEY Georg et sa mère Catharina, de Soulzeren.

1632 : la vallée de Munster est occupée par trois régiments suédois qui se livrent aux pires excès, pillent l'abbaye et volent le bétail des paysans ; la population de Soultzeren se réfugia dans les bois, et célébrait ses cultes au rocher du Bichstein ; la chapelle Notre Dame des Trois Epis est incendiée; dans les parages du Franckenthal, au XIXe siècle encore, Jean Bresch s'est fait montrer «la caverne», qui aurait servi d'asile à quelques moines du couvent de Munster lors du pillage auquel se livrèrent les Suédois.

1635-1636 : peste.

1637: d'après Bresch : «Un détachement de l'armée impériale, composé de 100 mousquetaires et de 25 cavaliers, officiers pour la plupart et venant du côté de Gérardmer, avait fait une descente dans la vallée et enlevé une centaine de porcs et autant de bêtes à cornes. Cet acte de maraudage jeta l'alarme parmi les habitants, qui aussitôt se levèrent en masse pour reconquérir leur bien et punir les pillards. Suivant des sentiers qui leur étaient bien connus, ils gagnèrent la hauteur et s'y embusquèrent. Une rencontre eut lieu non loin des précipices du Franckenthal ; elle fut très sanglante; les gens de la vallée reprirent leur bien et tuèrent une trentaine de ces maraudeurs de haut parage, dont les cadavres furent jetés dans les précipices. Les autres se sauvèrent. Leur commandant, nommé Jean de Wervenne, fut fait prisonnier et conduit à Munster sous bonne escorte».

L'endroit, appelé le ravin des soldats, près de la cime du Hohneck, serait encore hanté par les âmes de ces soldats.

1648-1673 : encore plusieurs incursions militaires.

1673 : l'année 1673 voit la destruction des remparts de Munster sur ordre de Louis XIV. Cette destruction entre dans le cadre de relations toujours difficiles de Munster avec la France catholique et anti-autrichienne. En effet, l'alliance avec l'Empereur d'Autriche est une constante de la politique des habitants de Munster quand ils la déterminent librement. Le statut de ville impériale dont Munster s'enorgueillissait lui permettait de n'être sous la coupe d'aucun autre pouvoir que l'Empereur; elle y tenait, et il est bien évident que ce statut d'Empire était incompatible avec le rattachement à la France qui se profilait. D'où un sentiment anti-français qui se manifeste de façon vestimentaire ; étant donné que la France, c'est Paris, et que Paris, c'est la mode, l'habitant du Val de Munster mettait un point d'honneur à ne pas suivre la mode ; partout en Alsace, il impressionnait par son grand chapeau et par ses vêtements d'un autre âge qui lui donnaient l'allure d'un fantôme.

1648 : La vallée de Munster est totalement dévastée, l'abbaye de Munster est en ruines.

1652 : Des régiments lorrains sèment la désolation dans la vallée de Munster.

1720 : les paysans adoptent le costume français du siècle de Louis XIV.

1789 : la Révolution est approuvée sans réserve par la population, qui se sent enfin française à cette occasion.

Protestantisme

Munster en 1785
La Réforme, comme on l'a vu, avait été initiée par des moines de l'abbaye, dans des conditions parfois un peu folkloriques où la contestation de la hiérarchie et le désir de se marier avaient leur place. Elle est consolidée par le pasteur Paul LECKTEIG, personnalité éminente qui reste à la tête de la paroisse de 1564 à 1599.

Paul LECKTEIG ayant des descendants, on donnera ces données généalogiques le concernant :

Paul LECKTEIG, ou Leckdeig, ou Leckdey ; o 1537 Stafford, Pays de Bade (Allemagne) ; + entre le 12-8 et le 5-9-1599 Munster; pasteur de Munster de 1564 à 1599 ; x RUDLINGER/REDLINGER Salomé le 22 février 1564 (littéralement : «Zinstag nach invocavit 1564») à Strasbourg, paroisse Saint Thomas ; d'où Salomé (x François SCHWEITZER le 20-11-1587 à Munster), Zacharias (x Barbe MEYER le 21-5-1593 à Munster), Catherine (x Martin WIEDEMANN) xx Catherine GRAFF vers 1575 ; d'où Véronique (x Jean THURINGER le 29-9-1600 à Munster), Israel (x Marie BAUREN le 13-4-1602 à Munster) ; et six autres enfants morts prématurément

Paul Leckteig est trop jeune de quelques années pour avoir vu l'introduction de la Réforme à Munster, mais il a été au cœur de tous les évènements suivants, selon dates ci-dessous (source: Annuaire de la société d'histoire du Val et de la ville de Munster, tome 8, 1934; peut être lu à la bibliothèque nationale et universitaire à Strasbourg):

Paul LECKDEIG est nommé en tant que «gendre de REDLINGER» ; il arrive à Munster en 1564 et y officie jusqu'en 1599, année de son décès; son lieu d'origine est au Pays de Bade et non, comme l'affirme Rathgerber, à Strasbourg. Il est sans conteste le pasteur le plus important de Munster. C'est à Strasbourg qu'il fit de remarquables études et qu'il acquit une excellente formation et culture le rendant apte à affronter son adversaire catholique.

Au début de sa fonction en tant que pasteur, peu de résistance se manifesta, mais, en 1569, quand le nouvel abbé Henri de JETSTETEN arriva au couvent, la paix prit fin dans la vallée et la ville de Munster. Paul LECKTEIG le qualifia d'ailleurs, dans une menton manuscrite en marge d'un calendrier historique, de mauvais, colérique et porté sur la chair.

Le 11-12-1568, alors que JETSTETTEN voulait dire la messe, il s'en est fallu de peu qu'une bagarre générale éclate entre les valets du couvent et les habitants de Munster, mais les Hohrodberger arrivèrent prestement armés de lances et de gourdins pour venir en aide aux habitants de Munster.

Le 20-11-1569, alors que les cloches du Temple sonnaient pour appeler les fidèles au culte, JETSTETTEN arriva avec ses gens et occupa le temple, soutenu par le sous-bailli de Haguenau qui venait d'arriver à Munster; celui-ci dissout immédiatement le Conseil. Les habitants de Munster, fidèles à leurs croyances, réussirent, pendant une courte absence de JETSTETTEN, à reprendre possession du Temple.

La querelle avec JETSTETTEN dura plusieurs années, et ce n'est qu'en 1575, suite au Traité de Kintzheim, qui avait abouti grâce à l'intermédiaire du célèbre Lazare von SCHWENDI, que les choses se calmèrent; ce traité ayant eu pour effet de faire reconnaître par l'abbé le culte protestant dans la vallée.

1576 : les habitants de Munster érigent la Fontaine au Lion pour fêter la victoire du protestantisme, reconnue par le traité de Kientzheim en 1575.

En 1577, LECKTEIG, son aide Théodore ECKHART et le pasteur de Muhlbach signent le concordat de Strasbourg par lequel les protestants de la vallée de Munster se rapprochent de l'église luthérienne de la Confession d'Augsbourg.

LECKTEIG et son épouse acceptaient volontiers de parrainer des enfants de tout niveau social.

1590 : en présence du Sénat de la ville, Paul Leckteig pose la première pierre de l'actuelle tour de l'église Saint Léger (aujourd'hui catholique; autrefois protestante, puis simultanée).

Bataille de Turckheim

La bataille de Turckheim est un évènement militaire majeur qui a lieu à l'occasion de la guerre de Hollande (qui eut des contrecoups importants en Alsace).

Nous sommes le 5 janvier 1675 ; Turckheim n'est qu'à 11 kilomètres de Munster, et Turenne est passé par cette vallée avant d'atteindre le futur champ de bataille ; l'armée de Turenne comptait 30000 hommes, et l'armée impériale davantage ; la bataille de Turckheim proprement dite engagea 800 hommes côté français ; elle fit 1 200 tués (900 kayserlicks, 300 Français) ; elle aboutit à une victoire totale puisque, quelques jours après, soit le 11 janvier, les "kayserlicks" (Impériaux) repassent le Rhin à Kehl.

Turckheim est distant de Munster de quelques kilomètres, mais la vallée a vu plus que les contrecoups des combats.

Les soldats engagés dans cette bataille hantent encore, dit-on, une prairie dite des Bensen, située par Jean Bresch «à la base occidentale du Tenzenberg» ; laissons lui la parole :

« L'ombre des héros semble planer encore sur ces lieux jadis témoins de leur valeur, et la tradition populaire raconte que, chaque année, la veille des Trois Rois vers minuit, à la pâle lueur de la lune, des milliers de fantômes exécutent sur ce tapis lugubre des évolutions stratégiques. Ce sont les ombres des armées du roi de France et de l'empereur d'Allemagne, qui se heurtent sur les bords glacés de la Fecht et célèbrent, par une pantomime pleine de lugubre énergie, l'anniversaire de la bataille de Turckheim, dont le souvenir ineffaçable trouble l'âme des vieux guerriers jusqu'au milieu de la paix profonde de la tombe. »

Légendes et traditions populaires

Nains fabricants de fromage

Le chaume du Kerbholz, appartenant aux communaux du village de Soultzeren, fait l'objet d'un partage précis entre les habitants du monde visible et ceux du monde invisible : les hommes peuvent y faire paître leurs vaches de la Saint Michel (équinoxe de printemps) à la Saint Georges (équinoxe d'automne) ; durant le reste de l'année, ce sont les gnomes qui utilisent les pâturages pour leurs propres troupeaux et la fabrication de leur propre fromage.

Autour du feu

«Les hommes de feu (dans la vallée de Munster, on a donné ce nom aux pavots rouges, papaver rhoeas) sont, dans la croyance populaire, les âmes de ceux qui, de leur vivant, ont fait tort aux veuves et aux orphelins, qui ont déplacé les bornes, ou mordu avec leur charrue sur le champ du voisin; après leur mort, on dit qu'ils doivent être des revenants dans le feu. On donne le même nom aux feux follets, considérés comme des âmes de cette même espèce.

Il y en a d'autres qui ne reviennent qu'aux Quatre Temps et ne sont aperçus que par les enfants nés aux Quatre Temps; ils sont tout noirs et ont une tache lumineuse à l'endroit du cœur. Ce sont des esprits qui demandent à être rachetés et attirent l'attention de ceux qui ne prennent point garde à eux en les frappant (d'après le témoignage d'une personne née aux Quatre Temps de l'Avent.)

Les hommes de feu peuvent être rachetés si ceux à qui ils apparaissent lumineux dans la nuit les remercient. Mais qui prend la main qu'ils lui tendent retrouve dans sa main des traces noires de brûlure. »

(Claude Seignolle extrait des Evangiles du Diable, Collection Bouquins)

La chapelle de l'Emm, près de Metzeral

«Au sommet, se trouve une petite chapelle, anciennement bâtie par l'abbaye de Munster, et connue sous le nom de l'Emm. Toute trace de l'ancien culte a disparu de l'intérieur; on n'y voit que les murs nus, mais elle est garnie de bancs où viennent s'asseoir les paysans luthériens de Metzeral et de Sondernach, et renferme une chaire du haut de laquelle l'un des pasteurs de Muhlbach lit et explique aux fidèles, dans l'après midi de chaque dimanche, le texte des épitres. A cette chapelle, se rattache l'une des plus belles légendes de l'Alsace; elle a trait aux amours de la fille de Charlemagne et de Roland, son neveu, qui s'y donnent des rendez-vous nocturnes à la clarté de la lune.»

(écrit par Jean Bresch en 1871)

La vallée du Kolben, près de Metzeral

«Cette contrée était anciennement le refuge d'animaux sauvages, de sangliers, de loups et même d'ours. Le dernier individu de cette espèce fut tué au Kolben en 1740 par un chasseur intrépide de Metzeral, nommé Gassen-Wold. J'ai causé avec des personnes âgées qui prétendaient avoir vu, au Kolben, le long des torrents, des roues mues par les eaux et faisant un bruit continuel. C'était là le moyen de tenir éloignées des chaumes ces bêtes féroces, toujours à la recherche d'une proie facile.»

(écrit par Jean Bresch en 1871)

Le Silberwald, près de Stosswihr

Il y aurait eu là des mines d'argent, et il y en aurait encore, à l'intérieur de la montagne, exploitées par un vieux génie aidé de son filleul, jeune homme d'une beauté remarquable ; il jour, il sortira de sa captivité avec des richesses fabuleuses pour se marier avec la jeune fille la plus vertueuse de la vallée de Munster...

De l'autre côté de la montagne, la légende du Glitzerstein est plus ambiguë. Les personnes avides croient parfois y voir miroiter de l'argent ou de l'or, mais en général, elles sont trompées par des êtres surnaturels malveillants.

Le Bisteinswald, près de Soulzeren

(de Beichstein : pierre de la confession)

Il paraît que des Huguenots fuyant les dragonnades, après avoir franchi les montagnes des Vosges, établirent ici leur camp. Se voyant enfin à l'abri des poursuites, ils célébrèrent un service divin pour remercier Dieu de leur heureuse arrivée en pays ami. Le pasteur qui les accompagnait choisit, pour servir d'autel, un énorme bloc de pierre autour duquel les fugitifs communièrent ; d'où ce nom de pierre de la confession.

L'Alsace fourmille de pierres surnaturelles. Voir à ce sujet Magique Pays de Salm.

Le Wurtzelstein

Rocher isolé près de Soultzeren Très mal famé. Ce serait un lieu de sabbat.

Chapelle de Notre Dame des Trois Epis, près de Turckheim

Très ancien lieu de pèlerinage, nombreux ex-voto, centre important de piété populaire; Notre Dame des Trois Epis est la patronne des moissons; les paysans ramassaient la poussière du sanctuaire et la mélangeaient à leurs semence pour en augmenter la fécondité; invoquée particulièrement les lundis de Pâques et de Pentecôte.

Comme souvent, la légende a plusieurs versions, certaines plus dévotes, d'autres moins (comparer avec la légende du lac de la Maix et les légendes-sœurs dans Magique pays de Salm ; peut être y avait-il conflit de mémoire entre les villageois d'une part, l'Eglise d'autre part)

Version populaire :

En 1491, un habitant d'Orbey avait vu la Vierge apparaître, un bloc de glace dans une main et trois épis dans l'autre.

Version dévote :

Un homme impie alla communier, bien décidé à profaner l'hostie. Il garda en bouche jusqu'à sa sortie du sanctuaire, puis il la jeta dans un champ. Au lieu de tomber à terre, l'hostie fut retenue pas trois épis. La nuit venue, la Sainte Vierge descendit du ciel, recueillit les trois épis et les planta au paradis. Depuis ce temps, les gens pieux qui passent par cet endroit par une nuit calme entendent le son d'une musique merveilleuse et sont invités à assister à l'office en même temps que les anges.

Noter l'extrême ambigüité de la version dévote. Certes, c'était le sacrilège par excellence de profaner l'hostie en la gardant en bouche, soit pour la jeter, soit en vue d'actes de magie. Mais ici, vu le contexte, il est vraisemblable qu'il s'agit de magie blanche, et que le «profanateur» n'a pas jeté l'hostie au sol avec colère, mais a cherché à la mêler à sa terre pour augmenter ses récoltes. Ce qui est un sacrilège, certes, mais pas du niveau de gravité d'une messe noire ou choses de ce genre. Et l'attitude de la Vierge est très ambigüe, puisque le résultat final est qu'on vient au sanctuaire des Trois Epis pour obtenir l'augmentation des récoltes. Elle récompense donc la « profanation ».

Le Hohneck

Montagne objet de nombreuses légendes.

La nuit, les sorcières viendraient y faire leur cuisine dans les cuvettes naturelles.

Il y a aussi la légende dite du tombeau du Géant.

Quand Dieu créa le monde, ce géant l'aida et créa plus particulièrement la vallée de Munster. Usant de sa force prodigieuse, il libéra une masse d'eau qui nettoya les déblais qui se trouvaient là et libéra ainsi l'espace qui constitue la vallée de Munster. Puis, le géant, épuisé, s'endormit. Attention à ne pas le réveiller: il pourrait, dans sa colère, remettre les déblais en place, faisant disparaître la vallée de Munster.

Chapelle de la Sainte Croix à Wihr au Val

Très ancien lieu de pèlerinage pour la santé ; nombreux ex-voto.

Soulzbach : le Pfingstpfletteri ou l'exorcisme de l'hiver

(pris le site de la commune de Soultzbach)

La cage du Pfingstpfletteri
«Le Pfingstpflétteri ou le Pfingstapflétteri est une coutume d'origine mystérieuse. A Soultzbach, l'existence de cette tradition est liée au symbolisme de l'eau et à son action purificatrice. Elle relève d'un rituel magique dont se méfiait jadis une partie de la population.

Les acteurs du rite sont exclusivement des garçons de 12 à 14 ans, donc d'âge non nubile et symboles d'innocence. Ils sont chargés d'enfermer l'hiver (la mauvaise saison, l'esprit du malin) dans une grande hutte de branches et de feuillages. Ils le promènent ensuite par les rues à la vue et au su de tous et le précipitent dans la rivière (purification par l'eau), proclament par là la victoire symbolique du renouveau printanier sur les maléfices.

Ainsi, quelques jours avant la Pentecôte, le brancard est confectionné et porté en procession le dimanche de Pentecôte par les 6 ou 8 garçons les plus forts du groupe et protégé par les autres munis de rameaux pour écarter les curieux. En le promenant par les rues, ils récitent une mélopée monocorde en dialecte alsacien dont le refrains peut se traduire ainsi «Voici qu'arrive l'hiver, enfermé dans son bel habit, tira, tira, tira». On peut interpréter cela comme une moquerie adressée à l'hiver, vaincu par la belle saison.

Pour bien incarner l'hiver enfermé dans sa hutte de verdure, le plus petit garçons est caché dans les branchages du brancard. A quatre endroits différents du village, près des fontaines, le chargement est posé verticalement sur ses béquilles. Le petit prisonnier agite alors un rameau pour signifier une présence vivante au spectateurs. Pendant ce temps, les gardiens trempent leurs longs rameaux dans l'eau de la fontaine et arrosent la population et les maisons, les protégeant contre le mauvais esprit en dispersant les curieux. En fin de parcours, le petit prisonnier est libéré très discrètement, son identité devant resté ignorée. «L'hiver dans son cercueil printanier» et ensuite jeté sans ménagements du haut du pont dans l'eau purificatrice de la rivière.

Le nom de ce rite, le Pfingstpflétteri, est littéralement intraduisible. Dans les familles nombreuses, on nommait «Pfétteri»le dernier-né ou le plus faible de la couvée. Mais le verbe «pfléttra» signifie aussi greloter, avoir froid, ce qui peut faire référence à l'hiver, ses maladies et ses privations.»

Soulzbach: culte du feu

(pris sur le site de la commune)

Fêtes avec feu
«Le Saint Patron de Soultzbach est Saint Jean-le-Baptiste. Aux alentours du 24 juin a lieu la crémation des bûchers de la Saint Jean, coutume extrêmement prisée à Soultzbach, occasion de fêtes, d'amusements et de rires.

Chaque année, et cela depuis longtemps, deux bûchers sont construits sur le Rebberg dominant Soultzbach. Le plus petit nommé «Maïe» qui comporte en son centre un jeune sapin offert par la commune est gardé par les futurs conscrits. Le grand bûcher est entièrement constitué de sarments de vignes. Le soir du jour choisi pour la crémation des bûchers, à la nuit tombée, le petit bûcher est allumé par les futurs conscrits (les Maïeloescher).

Quand les flammes ont bien pris, les conscrits (les Mélisses) y allument leur torches en partent en courant faire le tour du Rebberg. Pendant ce temps, les jeunes filles (les Mélissemeidler) allument le grand bûcher. A leur retour, les conscrits retrouvent le brasier et un couloir de cendres matérialisé sur le sol. Depuis ce couloir, ils devront par trois fois bondir au dessus du feu. Les Maïeloescher, plus jeunes, devront traverser le feu seulement une ou deux fois. Ce rite symbolise le retour de l'été. Mais à Soultzbach, il est aussi une preuve de courage et de virilité. Dans la coutume populaire, on raconte que ces manifestations avaient une influence sur les récoltes à venir et donc sur la fécondité de la nature et même sur celle des couples du village. »

Sorcellerie

(extraits de l'article de R L Cole)

« ... Les documents de Munster révèlent que le pacte avec le Diable met presque toujours en scène une femme plutôt qu'un homme, et généralement une paysanne. Au moment de sa première rencontre avec le Diable, la paysanne est en général présentée comme une femme mariée, désespérée sous le poids de sa condition conjugale. Son mari est généralement présenté comme un pauvre hère, fréquemment ivre, sans le sou, et battant sa femme et ses enfants. L'épouse craintive ne connaît que les longues heures de dur labeur, sans répit aucun. Son statut social et sa condition économique peuvent se décrire intolérables, et son rapport avec les paysans du voisinage, les femmes surtout, hostile à l'extrême, vindicatif et rancunier »

« ... La destruction de récoltes a toujours été associée avec la grêle ou le mauvais temps nés du pouvoir magique de la sorcière. Dans la vallée de Munster, on trouve généralement les sorcières sur les hauteurs, travaillant fréquemment en groupes ou par deux. Sur un feu bleu, elles placent un chaudron dans lequel elles jettent en pluie de l'avoine et ajoutent, en tournant constamment, grenouilles, serpents et poils d'animaux, jusqu'à ce qu'elles obtiennent le mauvais temps et la grêle. »

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Temple protestant

Photo M. POLLET
  • L'église simultanée Saint Léger était devenue trop petite pour accueillir les deux communautés religieuses, un décret impérial du 15 mars 1862, autorise la construction de cette église protestante, ce qui amorça la destruction d'une trentaine d'habitations et le démontage de la halle Laub.
  • Elle a été construite entre 1867 et 1873 selon les plans de l'architecte suisse Frédéric de Rutté. L'édifice a été inauguré le 1er janvier 1874.
  • La famille des industriels du textile Hartmann a largement contribué financièrement à cette réalisation
  • Elle est en grès rose des Vosges provenant des carrières du Schratzmannelé, du Baerenstall et du Honnack.
  • Les sculptures ont été réalisées par l'atelier d'Eugène Dock de Strasbourg. De style est néo-roman, le clocher reprend la silhouette de la tour droite de l'église Saint Léger à Guebwiller.
  • A l'intérieur se trouve un baptistère du sculpteur suisse Henri Vallette (1877-1962).
  • Très endommagée pendant la première guerre mondiale, elle ne rouvre ses portes qu'en 1928.
  • Les verrières du chœur ont été réalisées par l'atelier strasbourgeois Ott Frères en 1927 d'après les dessins de Louis-Philippe Kamm (1882-1959). Quatre fresques représentant :

- Luther traduit le Nouveau Testament à la Warburg - Moïse devant le buisson ardent - Conversion de Saul de Tarse sur le chemin de Damas - le baptême de Jésus par Jean-Baptiste ont disparu lors de la rénovation de 1977.



Église catholique Saint Léger

C.Angsthelm
  • A l'origine, cette église est une chapelle construite au XII e siècle, destinée à accueillir les habitants de Munster. L'église abbatiale étant réservée aux moines de l'Abbaye bénédictine Saint-Grégoire.
  • En 1287 elle se trouve à l'extérieur de la ville nouvellement fortifiée et, en 1354 est détruite par un incendie.
  • En 1553, la messe catholique est remplacée par le culte protestant. De 1569 à 1574, elle est l'objet d'affrontements entre les luthériens et l'abbé Henri de Jestetten qui dirige l'abbaye bénédictine. A partir de 1575 elle est destinée au culte protestant, les catholiques se rendant à l'église abbatiale.
  • en 1686, son chœur revient au culte catholique, et jusqu'à la construction du temple protestant, elle devient église simultanée, ouverte aux deux cultes. A partir de 1874, elle est exclusivement réservée au culte catholique.
  • L'église est alors agrandie et rénovée au cours du XIXe siècle. Le clocher datant de 1590 est rehaussé d'un étage,les cloches ayant été confisquées pendant les deux guerres, deux nouvelles cloches seront installées en 1927 et en 1950, quatre autres cloches seront ajoutées en 2006.
  • Depuis 2008 une horloge astronomique de sept mètres de haut, pesant 1/2 tonne, est visible sur la tribune de l'église. Le mécanisme conçu par les établissements Ungerer, après la première guerre mondiale, a été restauré par les ateliers Voegelé de Strasbourg. Cet ensemble est surmonté de quatre cadrans réalisés par l'artiste Didier Chanut indiquant les mois, les phases de la lune, les jours et l'heure. Le tout est coiffé d'un coq qui chante trois fois et sort ses ailes tous les midis à l'Angélus en référence au reniement de Saint Pierre.




Hôtel de Ville

68226 - Munster Hôtel de Ville 1550 armoiries ville.jpg
  • L'hôtel de ville a été édifié en 1550 sur un terrain mis à disposition par l'abbaye. En dehors des séances du conseil des représentants de la communauté d'habitants du Val Saint Grégoire et de l'abbaye, la salle servait de cabaret aux membres du conseil. Un contrat liait le cabaretier ("Stubenwirth") à la ville.
  • En 1789 il est pris d'assaut par les habitants de la grande vallée. Il a été fortement endommagé pendant la Première Guerre mondiale.
  • la façade de style Renaissance a été classée Monument Historique le 16 janvier 1928.
  • Au-dessus de la porte d'entrée, les armoiries de la ville et de l'ancienne communauté d'habitants, attestées à partir de 1587, rappellent que l'origine de la ville est en relation étroite avec l'ancienne abbaye bénédictine (660-1791).
  • En-dessous du pignon figure l'aigle bicéphale déployant ses ailes. Il est le symbole du Saint Empire romain germanique dont Munster a fait partie pendant plus de six siècles.


La Laub

68226 - Munster la Laub 1503.jpg
  • A l'origine le bâtiment érigé en 1503 était sur la place du marché et à été démonté entre 1867 et et 1869 pour laisser la place à la construction du Temple protestant. Il servait de marché couvert et de lieu de réunion des représentants de l'abbé, de la communauté d'habitants de la vallée et de la Cité. C'est du haut de la plateforme au dessus de l'escalier de l'ancienne Laub que l'appariteur annonçait les publications et décisions municipales.
  • De l'ancienne Laub il reste la pierre d'angle intégrée dans la façade de l'actuelle Laub et deux arcades situées rue du Presbytère, l'une d'entre elles porte la signature d'un des tailleurs de pierre qui avait travaillé sur ce chantier.


Repère géographique.png Repères géographiques

Le Val de Munster
L'histoire et la généalogie de Munster ne se conçoivent qu'en liaison avec celles des deux vallées du Val de Munster. Sous l'ancien régime, les habitants de tous ces villages avaient la qualité juridique de bourgeois de Munster ; jusqu'en 1755, il y avait deux paroisses protestantes au Val de Munster ; la première: Munster, Luttenbach, Eschbach, Griesbach, Gunsbach, Hohrod, Stosswihr, Ampfersbach, Soultzeren ; la seconde: Muhlbach, Breitentach, Metzeral, Sondernach ; noter aussi le village de Soultzbach, resté catholique.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 3 027 2 227 2 861 3 545 4 340 3 953 3 350 4 437 4 646 4 914
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 4 995 4 762 4 616 5 148 5 136 5 390 5 664 5 800 6 085 6 082
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 5 974 3 932 4 641 4 907 4 772 5 064 4 974 4 965 4 888 4 932
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 4 661 4 657 4 884 5 041 4 864 4 560 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos


Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Johann ISENARM 1790 - Premier maire  
BARTH 1790 - 1792 -  
André HARTMANN 1792 - 1795 -  
Jean-Christian LUCÉ 1795 - 1799 -  
André HARTMANN 1799 - 1914 -  
Frédéric LUCÉ 1815 - -  
Jean-Baptiste ROTH 1815 - 1820 -  
Georges-Charles BARTHOLDI 1820 - 1832 -  
Jean HUMMEL 1832 - 1842 -  
Jean RUHLAND 1842 - 1848 -  
Henri LOEWEL 1848 - 1848 -  
Jean RUHLAND 1848 - 1857 -  
Frédéric HARTMANN 1857 - 1880 Né le 14/01/1822 à Munster. Décédé le 4/06/1880 à Paris. Industriel. Conseiller Général du canton. Député à l'Assemblée Nationale de Bordeaux. Il a négocié le rachat de la ligne de chemin de fer de Colmar à Munster  
Frédéric CHRISTMANN 1881 - 1885 -  
Jean RUHLAND 1885 - 1907 -  
Alfred SPINDLER 1908 - 1919 -  
Jacques LEONHART 1919 - 1919 -  
Martin RUHLAND 1919 - 1925 -  
André HARTMANN 1925 - 1929 -  
Georges HEID 1929 - 1940 -  
Occupation 1940 - 1945 -  
Othon BACH 1945 - 1945 -  
Aloyse GUTZWILLER 1945 - 1947 -  
Othon BACH 1947 - 1952 -  
Frédéric HAAS 1952 - 1961 -  
Robert SCHMITT 1961 - 1977 -  
Christian WOLLBRETT 1977 - 1995 -  
Marc GEORGES 1995 - 2008 - [ Photo]  
Pierre DISCHINGER 2008 - (2014) -  
- - -  

Cfr: Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les pasteurs

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières

Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h00-12h00 8h00-12h00 8h00-12h00* 8h00-12h00 8h00-12h00 8h00-11h00* -
Après-midi 14h00-18h00 14h00-18h00 14h00-17h00 * 14h00-18h00 14h00-18h00 - -
68226 - Munster Mairie.JPG

Mairie
Adresse : 1 Place du marché - BP. 65 - 68140 MUNSTER

Tél : 03 89 77 32 98 - Fax : 03 89 77 04 55

Courriel : Contact

Site internet : Site Officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : * Fermé au public

Source : Site Officiel (Mai 2012)

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Munster et sa vallée - Tome II
  Une architecture pour l'estive

  • Jean Bresch. La vallée de Munster et les Vosges centrales, guide du touriste. Paru en 1871. Réimprimé récemment
  • Jahrbuch des Geschichtsverein für Stadt und Tal Münster, année 1934, tome 8
  • Les deux églises de Munster, brochure réalisée avec la collaboration des églises des deux confessions
  • Annuaire de la société d'Histoire du Val et de la Ville de Munster, 1954, tome 38 : Les documents relatifs aux procès de sorcellerie dans les archives de Munster: une étude sommaire de la sorcellerie sur le plan local, par le Dr Roger L Cole, Western Michigan University, USA
  • Documents notariés relatifs à Paul Leckdeig : 4 E Munster 4, 4 E Munster 10, 4 E Munster 11

La plupart de ces documents sont disponibles à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

  • françois IGERSHEIM, L'Alsace des notables 1870-1914, la bourgeoisie et le peuple alsacien, Strasbourg, bf éditions, 1981, 318 pages (CDI collège de Lutterbach)

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