68036 - Biesheim

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Retour

Biesheim
Biesheim.png
Blason de Biesheim
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 68 - Blason - Haut-Rhin.png    Haut-Rhin
Métropole
Canton Blason Ensisheim-68082.png   68-06   Ensisheim

Blason Neuf-Brisach-68231.png   68-19   Neuf-Brisach (Ancien canton)

Code INSEE 68036
Code postal 68600
Population 2533 habitants (2014)
Nom des habitants Bieshemois - Bieshemoise
Superficie 1655 hectares
Densité 139 hab./km²
Altitude Mini: 184 m
Point culminant 194 m
Coordonnées
géographiques
48.0417° / 7.5439° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
68036 - Biesheim carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier


Histoire.png Histoire de la commune

Histoire générale

  • Une occupation romaine est attestée dans la région, entre Biesheim et Kunheim les ruines d'un ancien village Edenbourg ou Oedenbourg, et les fouilles archéologiques s'étendant sur 200 hectares (fragments de vases ornés de figures, céramiques de terre blanche, grises et rouges) effectuées à cet endroit, prouvent l'existence d'une ville romaine importante. [1]
  • Le Musée gallo-romain de la ville de Biesheim, présente tous les objets recueillis lors de ces nombreuses fouilles.
  • 1273, l'évêque de Colmar fit construire un château à Biesheim [2]

Rattachée à la France en 1648 (traité de Westphalie), Biesheim, incendiée en 1638 par les « Suédois » du Général DE MERCY, de nouveau fortifiée en 1643, fut entièrement détruite ainsi que Volgelsheim pendant le siège de Brisach en 1674 par les impériaux (guerre de Hollande). Les habitants se réfugièrent dans des huttes de paille sur une île du Rhin où sera édifiée à partir de 1675 la Ville Neuve Saint Louis ou Ville Neuve Brisach.
Ville Neuve Brisach sera le siège éphémère du Conseil Souverain d’Alsace (après son départ de Ensisheim et avant son transfert vers Colmar en 1699).
Cette agglomération fortifiée et protégée des crues du Rhin aura près de 330 maisons et 2000 habitants en 1698 y compris ceux de Biesheim venus après 1675.
Elle était protégée par deux forts : - le fort Mortier (seul vestige actuel de cette époque) ancien St Jakobs Schantze. - le fort St Jacques ou fort des Cadets ou « fortis inter pontes « (académie militaire de jeunes nobles) ancien Italiener Schantze

Dans les registres paroissiaux avant 1679, les RP Augustins la nommaient Villa Nova ou villa nova St Louis. En 1698, la dénomination ville neuve est difficile à situer entre l’ancienne ville neuve et la nouvelle de Neuf-Brisach. Entre 1685 et 1690, la mention « ex Bissen » apparaît quelquefois ce qui prouve que le village de Biesheim restait habité, et qu’il y avait même un cabaretier (GOLDMANN Jean Georges). De nombreux actes mettent en relief la forte présence de membres du Conseil Souverain d’Alsace (200 personnes environ) avec des signatures illustres : de ANDLAU, de BOISGAUTHIER, SERIGNON, Le LABOUREUR, BERTHIER, de SALOMON, GOME, de KLINGLIN, QUEFFEMME, SERRAFONS, ZIPPER d’ANGENSTEIN etc. et toute une cohorte d’employés et domestiques de ces illustres personnages.

Suite aux décisions du traité de Ryswick en 1698, Ville Neuve Brisach sera détruite et Biesheim reconstruite en partie avec les matériaux récupérés. Le CSA y siégea une dernière fois le 10/5/1698 et le 22 du même mois inaugura sa première session à Colmar.

A cette date sera également édifiée Neuf-Brisach sur plan de Vauban, dernière place forte de ce type en France. Des matériaux de l’ancienne Ville Neuve Brisach seront utilisés pour la construction.

Vogelgrün est l’annexe de la paroisse depuis 1715 et les actes de naissance, mariage et décès de cette commune figurent sous Biesheim jusqu’en 1792.

Peu de patronymes cités dans les actes avant la guerre de 30 ans (1618-1648) ne subsistent à l’heure actuelle à Biesheim. Seuls les patronymes HAUMESSER, VOEGELIN , FUCHS, MULLER, MEYER, AMANN et OBERLIN (OBERLÉ) étaient déjà présents.

La période 1640-1700 voit un afflux massif d’étrangers. Les mariages célébrés à la Ville Neuve en sont la preuve puisqu’ils concernent à 80 % des personnes étrangères au village dont il ne devait subsister que très peu d’habitants. Les seuls familles encore présentes à l’heure actuelle sont : BOELLINGER, KEHRMANN, MARBACH, HUG, MAURER, BIELLMANN, MEYER, MULLER, WEISS.

Histoire religieuse

Religion Catholique
  • Il y avait un prieuré de Saint-Jean qui dépendait du prieuré de Saint-Albin de Bâle de l'Ordre de Cluny. Les Bâlois, qui s'étaient emparés de Saint-Albin, vendirent le prieuré de Saint-Jean à la ville de Brisach, en 1553, pour 380 florins.
Religion Israélite
  • Louis XIV accorda aux Israélites des facilités pour construire dans la Ville Neuve St-Louis. 35 familles sont déjà installées sur l'île en 1692.

En 1692, la communauté juive était gérée par un conseil de 3 membres élus le 30 Juin 1692 :

  • Wolf BLOCH
  • Isaac NETTER
  • Meyer RABYS
  • Cette communauté avait un budget de 50 livres tournoi annuels.
  • Lors du démantèlement de la Ville Neuve en 1699 et en application du traité de Ryswick, ces familles ont pu choisir leur nouveau lieu de résidence, soit Biesheim, soit Vieux Brisach ou bien partir pour d'autres lieux. En 1700, l'intendant de La Houssaye expulse les juifs de Neuf Brisach, nombreux sont-ils à venir s'installer à Biesheim. En 1703, on dénombrait 330 israélites au village.
  • Biesheim a été siège d'un rabbinat de 1674 jusqu'en 1910.
  • Les premières familles installées sur Biesheim venaient de Vieux-Brisach sont :
  • Famille Wolf BLOCH
  • Famille Joseph GREILSAMMER
  • Famille Samuel WERTH
  • En 1720, cette communauté, construisit une synagogue en bois. sans autorisation.
  • Le 1er Février 1726, selon un arrêté du Roi, le Conseil Souverain d'Alsace, sur la réquisition du Procureur Général du Roi, détruisit cette synagogue. La somme d'argent des matériaux vendus devaient être remis au profit de l'Eglise Catholique. Les juifs avaient l'interdiction d'en construire une autre, sous peine de punition corporelle.
  • 7 Juin 1775, Alexandre WEYL acheta, avec Jacob WURMSER de Grussenheim, un terrain communal à Mackenheim pour agrandir le cimetière dit Judengarten où était enterrés tous les juifs de la région depuis fort longtemps (Annuaire SHHR 2002).
  • En 1830 une nouvelle synagogue fut érigée ; elle fut remplacée par un bâtiment nouveau, il fut inauguré le 15 mars 1867 précédé par la musique du 27e régiment de ligne en garnison à Neuf-Brisach[3]
  • En 1842 le Conseil municipal décide d'acquérir du sieur Isaac Dreyfuss de Bâle une partie des bâtiments qu'il possède rue de l'église pour y établir l'école des juifs, un logement d'instituteur et un autre pour le rabbin. Auparavant l'école se tenait dans une grange, (de même que l'école laïque du village qui ne fut construite qu'en juillet 1838). La commune louera un autre bâtiment pour 5 ans, de 1857 à 1862, pour une seconde classe israélite.
  • Les juifs de Biesheim, exerçaient principalement en tant que marchands de bestiaux et d'immeubles, il y avait également une chemiserie, une mercerie, sept marchands ambulants de tissus, quatre bouchers, un homme d'affaires, un revendeur de matériel agricole. En 1920, on dénombrait 480 israélites au village.
  • Lors de l'évacuation du village, Monsieur Thierry Bloch accompagnera les réfugiés en Lot et Garonne et fera l'interprète entre la Préfecture et de la Gironde et la Mairie du Mas d'Agenais. Ils ne reviendront pas en Alsace occupée en 1940.
  • La synagogue sera détruite en même temps que la mairie-école, l'église et un grand nombre de maisons lors des bombardements du 3 février 1945.


Démographie Juive selon les âges

Année Nb de Juifs Année Nb de Juifs Année Nb de Juifs Année Nb de Juifs
1680 38 1784 256 1861 460 1905 260

(Sources : l'Univers israélite)

Héraldique

« D'azur au saumon d'argent posé en bande, la queue recourbée, à la filière cousue de gueules ».
Armoiries créées en 1965. Elles font référence à la pêche dans le Rhin, activité prépondérate des villageois jusqu'au XIXe siècle.

Toponymie

Entre 900 et 1643, la commune prendra plusieurs noms

  • Bieƒƒen, Biiƒƒesheim
  • Büƒƒheim, Büƒƒen

Dans les actes officiels à partir du 18e siècle

  • Biesheim

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-2015 : Neuf-Brisach - 2015-2020 : Ensisheim
  • Commune - 1801-2020 : Biesheim

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Église Saint-Jean-Baptiste

68600 - Biesheim Saint Jean Baptiste.JPG
Photo M. POLLET


  • L'église de Biesheim a été détruite en 1638 (Guerre de Trente Ans), puis sinistrée en 1674 (l'artillerie brandebourgeoise était installée au village) ; démolie en 1678 pour être reconstruite dans la Ville Neuve St-Louis.
  • Les Pères Capucins avaient aménagé à Biesheim une grange de 20 mètres de long sur 5 mètres de large servant d'hospice pour les voyageurs se rendant aux pélerinages où ils recevaient le coucher et le vivre pour un ou deux jours. La petite chapelle de l'hospice ne put accueillir tous les fidèles restés au village. Ainsi la partie centrale de la grange (sur 24 m de long) fut transformée en église.
  • Monseigneur Freyther de Strasbourg écrivit : En 1700, les Pères Capucins avaient aménagé une grange transformée en église pour dire la messe ; en 1704, le père François Gondart effectua son premier baptême dans la grange aménagée ; le 31 mars 1715, on célébra le dernier baptême dans la grange-église. Le 10 avril 1715 une nouvelle église existe à Biesheim.
  • Après le traité de Ryswick en 1698, l'église Saint Jean Baptiste sur l' Île de Paille disparut sous la pioche des démolisseurs. Les tas de moellons devaient être transportés à Biesheim pour la reconstruction. L'agrandissement de la nef et la construction d'un clocher nécessitaient l'achat de 1 100 m³ de matériaux. Moins chers en Pays de Bade, le conseil municipal demanda au Préfet l'exemption du paiement des droits de douane pour leur entrée en France.
  • L'entreprise Georges Glasser de Bergheim a pu mettre l'église à la disposition des paroissiens dès l'hiver 1826, mais les travaux ne furent terminés qu'en 1827.
  • La fonderie Charles Kress de Colmar a livré 4 cloches : la première dédiée à St Jean Baptiste, patron de la paroisse, accordée en Do, d'un diamètre de 0.78 m et d'un poids de 280 kg fut livrée en 1821 pour le clocher provisoire ; la Marie-Josèphe sonnant en La, arriva en 1836 ; Alphonse accordée en Mi, et la plus petite Antoine accordée en Mi (octave supérieure) furent livrées en 1840. En 1919, trois de ces cloches avaient été requises pour être fondues dans les usines Krupp en Allemagne, furent payées 5 539 Marks en septembre 1919, ont pu être récupérées après la guerre. L'une d'elles était fêlée, il a fallu la refondre pour 3 000 F.
  • En 1860, le conseil municipal décida de démolir le chœur de l'église qui ne mesurait que 4,5 mètres de haut, alors que la nef en avait 10 mètres.
  • Monsieur Xavier Muller, entrepreneur de Colmar, s'est vu confier en 1860 la construction du beffroi pour y installer les cloches neuves. En 1861-62, le menuisier ébéniste J.B. Klemm livra le maître-autel, les autels latéraux et installa les stalles en sapin, et les vitraux d'art furent livrés par J.B. Petit Gérard.

En 1832, le cimetière attenant à l'église s'avéra trop petit pour les inhumations, la commune acquèrera un terrain au nord du village.

  • Le 3 février 1945, l'artillerie allemande, lance depuis la butte de Vieux-Brisach des obus incendiaires sur le village, l'église est réduite en cendres avec tout son mobilier de grande valeur : l'orgue au buffet sculpté, les statues en bois et les trois autels de style Renaissance.
Photo A. Dubus
  • En attendant la reconstruction de l'église, le curé célébrait la messe dominicale dans l'ancienne fabrique de cigares et les messes quotidiennes aux bains municipaux. En 1947, l'entreprise Neve de Neuf Brisach, après avoir enlevé les murs endommagés, reconstruira l'église et élèvera le clocher. Le curé A. Simet fera restaurer l'intérieur de l'église et fera installer le chauffage central.
  • Le 2 juin 1952, l'évêque J.J. Weber consacrera l'église.
  • Pour remplacer les 3 cloches emportées par les nazis en mars 1942, (la quatrième fut la proie des flammes le 3 février 1945) le conseil de fabrique et la municipalité firent appel à la Fonderie Caussard de Colmar. La plus importante, consacrée au Sacré Cœur de Jésus, fut dédiée aux victimes civiles et militaires des deux guerres, elle pèse 1 550 kg et sonne en Ré dièse.
  • Pendant le ministère du curé J.P.Freudenreich de 1971 à 1981, l'intérieur de l'église fut rénové.
  • En 1981, le curé Xavier Schillinger a fait mettre en place un maître-autel et des ambos, conçus et réalisés par la maison Erny de Colmar, ils sont en noyer massif.



Musée gallo-romain

  • En 1972 une société archéologique a été créée par M.François Henry, Directeur Régional des Antiquités Historiques d'Alsace, afin de délimiter la zone archéologique d'une vaste agglomération gallo-romaine, à l'emplacement d'un domaine médiéval disparu Oedenburg situé au nord du village ; il fallait surveiller et signaler les pilleurs, collecter les objets muséologiques et les déposer dans un local désigné et faire parvenir au Musée des Unterlinden à Colmar les objets exposables. Les membres ont participé aux fouilles de la Direction Régionale des Antiquités historiques d'Alsace, et ont pu effectuer des fouilles de sauvegarde autorisées par elle. M.Paul Carl, ayant fortement contribué aux fouilles, en a été nommé Président.
  • Le site couvre environ 200 ha, la capitale Augusta Raurica se trouvait face à l'oppidum gaulois du Mons Brisiacus, sur un point de franchissement du Rhin et au carrefour de nombreuses routes.
  • Le musée a été installé en 1990 dans un immeuble contemporain le Capitole



Musée de l'instrumentation optique

Le Musée présente plus de 450 objets relatifs à l'évolution de l'optique à travers les siècles dans le domaine de la microscopie, de l'astronomie marine, de la topographie et de la médecine.

Les moulins

  • En 1769, M. Jean Langenbach désire construire un moulin à farine sur le bras du Rhin (Giessen) sur un terrain appartenant à M. Lafaye, directeur des postes à Neuf Brisach. L'administration cantonale lui donne l'autorisation, laissant entendre qu'il devait le détruire à ses frais lorsqu'il en sera requis par l'Ingénieur en chef pour des raisons militaires.
  • Lors du blocus de Neuf Brisach en 1814 par les troupes Wurtembourgeoises, bavaroises et autrichiennes, les moulins du XVIIIe furent incendiés par elles : celui de la famille Aloyse Langsche (Fourier) qui datait de 1769, a été incendié dans la nuit du 25 au 26 janvier par la capitaine Maiern et sa compagnie, et celui de M.Kruny Razzi (Wolfensperger) fut réduit en cendres dans la nuit du 11 au 12 février. Les deux furent reconstruits.
  • Le moulin Fourier :

M. Michel Fourier, agent comptable des Substances militaires en devient propriétaire. Le Giessen divisé en deux bras, alimentait son moulin ainsi que celui de Mme Vve Wolfensperger. Il fonctionnera avec deux tournants mis en mouvement par deux roues verticales établies dans des coursiers de 1.16 m et de 1.45 m de large. Ayant obtenu une ordonnance royale pour son usine, il a pu vendre le moulin à M. Gsell. Après la Grande Guerre, la famille Peterschmitt continuera son exploitation jusqu'en été 1992 où il ferma ses portes.

  • Le moulin Razzi:

Le moulin a passé aux mains de la famille Wolfensperger qui l'exploitait encore pendant la guerre de 1914-1918. Un nouvel incendie le détruisit et il ne sera plus reconstruit par les descendants Spitz.

  • Le moulin Arnold:

Situé à la sortie du village, il était en bois avant 1776 et appartenait à André Oberlin. Il fonctionnait alors avec deux meules en grès rouge. Le meunier le vendit à la famille Michel Werlen qui agrandit le dépôt de grains et de farine. En 1804, M.Georges Arnold l'acheta. Son fils l'exploitait encore en 1903, il ne moulait le grain qu'avec une seule meule. Il s'arrêta de moudre à la fin de la guerre 1914-1918. En 1851, M.Georges Arnold barre provisoirement le bras du Giessen pour jeter les eaux dans le canal usinier. Sur réclamation de M.Wolfensperger, il est obligé de détruire ce barrage par ordonnance du 11 mars 1852 dans un délai de trois jours. Passé ce délai, la Commune de Biesheim enlèvera ce barrage aux frais du meunier. Par contre il sera autorisé à fixer une échelle métrique de 10 cm de large sur la pile du Point de la Redoute, pour usage personnel. Il pourra aussi construire un 2e tournant, deux coursiers de manoeuvre de 1.35 m de large, une vanne de décharge de 1.65 m de large sur un seuil de 2.60 m en contre-bas, un seuil transversal en saillie dans la passe droite du Giessen. (Source: ADHR N°7 S 257 - Biesheim au fil des ans par Paul Carl)


Canalisation du Rhin

  • Jusqu'au début du XVIII{{e]] siècle, Biesheim a très souvent subit les inondations du Rhin, qui modifiait son lit au fil des crues. Dès 1766, une grande digue fut mise en chantier sur les îles de Reinach et Saint Louis, pour canaliser le Rhin dans son Thalweg. En 1787, l'Assemblé Provinciale d'Alsace décide la construction d'une digue de Bâle à la frontière Nord de l'Alsace à une centaine de mètres du chenal pour éviter la divagation du Rhin tous les printemps. Souvent emportée, les paysans assuraient la surveillance de la digue nuit et jour.
  • En 1820, l'ingénieur Chassain, résidant à Biesheim, propose de surhausser et de renforcer la Grande Digue du Rhin dans le canton de l'ïle de Paille sur près de 500 mètres de longueur depuis le bras du Rhin barré par une digue du Damm Grien jusqu'au barrage au lieu-dit Sand Grien.
  • Le 8 mai 1820, onze journaliers de Biesheim ont eu le malheur de se noyer dans le Rhin en face de Chalampé. Ils se sont rendus dans la forêt de Neuenburg (Duché de Bade) pour confectionner des fascines destinées aux travaux de consolidation de la digue du fleuve, quand leur barque chavira. Le Rhin tumultueux aux eaux fraîches empêcha les ouvriers de regagner la rive à a la nage.
  • En 1919, par le traité de Versailles, la France obtint l'autorisation de construire le Canal d'Alsace, et le droit de produire de l'énergie électrique. En amont du barrage, les berges du Rhin ont été surélevées d'environ 4 mètres alors que celles du Canal atteignent une douzaine de mètres permettant une chute de 16 mètres pour faire tourner les turbines de l'usine EDF de Vogelgrun.

Repère géographique.png Repères géographiques

Biesheim est situé dans la plaine du Rhin, à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau du fleuve, son ban touche à celui de Kunheim au nord, de Widensolen à l'ouest, de Wolfgantzen et de Vogelsheim au sud, de Vogelgrun au sud-est et au Rhin à l'est.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 407 1 472 1 570 1 632 1 767 1 790 1 757 1 861 1 942 1 755
Année 1861 1866 1870 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
Population 1 606 1 537 1 448 1 448 1 476 1 430 1 432 1 377 1 340 1 296
Année 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 275 1 205 1 146 1 164 1 053 847 962 1 019 1 149 1 874
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 1 959 2 125 2 315 2 329 2 472 2 567 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini , INSEE 2006, 2011 & 2016.

Records Généalogiques
  • 1925 : Madame veuve Abraham Weill était âgée de 105 ans [4]

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

68036 - Biesheim ''L'Alsacienne''.jpg
  • Le premier monument aux morts, construit en grès des Vosges par les Frères Roth de Neuf Brisach avait été inauguré le 22 juillet 1924 par le Préfet du Haut Rhin et le Conseiller Général-Maire de Biesheim M.Joseph Althusser. Il fut complètement détruit lors des bombardements du 5 février 1945.
  • Heureusement les sculpteurs possédaient encore la maquette, elle leur permit de tailler après la guerre une Alsacienne identique à l'originale, le texte français fut regravé ainsi que les noms des victimes des guerres de 1870, de 1914-1918, de 1939-1945, les noms des victimes civiles de 1945 ainsi que les déportés. La seconde inauguration eut lieu en été 1955 par M.le Préfet et le maire M.Lucien Fohrer.


Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Consulter la liste


Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Gaspard THEVENIN 1794 - 1802 Né en 1750 ; Inspecteur des Îles du Rhin, décède en cours de mandat  
Joseph Ignace MARCK -  
- -  
François Augustin WEISS 1802 - 1816 Né en 1759 ; a été adjoint de 1800 à 1802  
Jean Georges DUCASSE 1816 - 1834 Né en 1754 ; Inspecteur Divisionnaire des Douanes ; Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, fut choisi parmi 96 citoyens fortunés du département pour faire partie d'un Régiment de la Garde d'Honneur royale  
Georges GAMP 1834 - 1837 N" en 1774 ; aubergiste, démissionnera en septembre 1837  
François-Antoine WAGNER 1837 - 1848 Né en 1787  
Gustave Adolphe PABST 1848 - 1855 Né à Colmar en 1816 ; quittera Biesheim pour devenir Adjoint au maire de Colmar  
Jean Baptiste HUG 1855 - 1860 Né en 1808  
Sébastien ENGASSER 1860 - 1889 N" en 1819 ; Décède en cours de mandat le 12 mai 1889  
Henri SEILER 1889 - 1918 Né en 1849  
Édouard Joseph ALTHUSSER 1918 - 1941 Né en 1878. Exploitant agricole. Conseiller général de l'ancien Canton de Neuf-Brisach de 1932 à 1940.  
Marie Jean-Pierre BIELLMANN -1941 - 1945 Né en 1913 ; Maire sans pouvoir sous l'Occupation  
Lucien Joseph FOHRER 1945 - 1965 Né en 1908 à Wolfgantzen  
François Xavier HUG 1965 - 1977 Né en 1924  
Emile JAEGER 1977 - 1983 Né en 1912, commandant en retraite ; Légion d'Honneur  
Georges TRESCHER 1983 - 1994 Né en 1940 à Tonneins (Lot et Garonne)  
- -  
Georges TRESCHER 2001 - 2014  
Gérard HUG 2014 - (2026) Réélu en 2020  
- -  

Cf. : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Prêtre supérieur HUMMEL Martin 1622- en place dans le village  
Père supérieur SCHNEPF Chrysostome 1631- s'occupe de la paroisse. Vieux-Brisach pourvoie la paroisse en Pères Bénédictins de 1664 à 1675  
Père SPIRER Alexis 1664-  
Père BERTHOLD Antoine 1665-  
WIENTZ Jean Jacques 1669-1674  
MULLER Joseph 1674-1675 Installés à la Ville Neuve, indépendante, les Pères Augustins se séparent de Vieux-Brisach. Ils signèrent les livres paroissiaux des naissances, mariages et décès  
Père GONDART 1675-1703  
Père SCHWARTZ Jacques  
Père GONDART Pierre 1704-1753 Officiant pendant 49 ans à Biesheim il sera enterré dans le choeur de l'église  
LASABLIERE Antoine 1753-  
GONDART Antoine 1797-1803 s'exila dans le sud du Pays de Bade, revint en cachette sous le Directoire. Arrêté il obtient l'autorisation d'exercer son ministère au village à condition de prêter serment, ce qu'il fera 5 ans plus tard ; en 1802 il passa sous le doyennée de Neuf Brisach  
ADAM Jean 1803-1810 Dominicain Père Ambroise qui jura fidélité à la Constitution (1809) et à Napoléon (1804), fut nommé curé de Biesheim et de Weckolsheim  
BARTEL 1810-1817  
BERGER 1817-1818 de Neuf Brisach  
MEDER 1818-1826 qui retrouva le presbytère racheté pour 10 000 F  
KRANTZ 1826-1835 il agrandit l'église et put installer 4 cloches dans le beffroi  
J. WERNER 1836- de mars à juin 1836  
WAGNER Antoine 1836- de mars à octobre 1836  
- 1836-1860  
SCHNATTER Hippolyte 1860-1880 agrandit l'église d'un nouveau choeur et d'une embrasuree de fenêtre. Entérré à Biesheim en 1882  
HERTZMANN Édouard 1880-1883  
LACH Victor 1883-1910 d'Oberhergheim  
DURRWELL Joseph 1910-1926  
Joseph BAUR - Curé à Biesheim, puis à Allenwiller. Né à N/C le N/C, décédé à N/C en 1912  
Abbé Grünenwald André.jpg André GRÜNENWALD 1926-1937 Aussi curé de Barembach et de Raedersdorf. Né le 31 janvier 1880 à Dieuze et décédé le 28 janvier 1957 à Colmar  
MARRER Alphonse 1937-1949 s'occupa particulièrement de la population évacuée au Mas d'Agenais  
SIMET Aloyse 1949-1971 s'occupa de la reconstruction de l'église sinistrée  
FREUDENREICH Jean-Paul 1971-1981 rénovera l'intérieur de l'église, habitera le nouveau presbytère  
SCHILLINGER Xavier 1981-1994 modernisera l'intérieur de l'église  
-  
-  

Source : Biesheim au fil des ans par Paul Carl, 1994

Les Directrices et directeurs d'école

École des filles

Prénom(s) NOM Période Observations
Soeur Fidès MOER 1831-  
Soeur Isidore ROESCH 1842-1847  
Soeur Berthilde FLEISCHEL 1847-1850  
Soeur Jeannette ERNWEIN 1850-  
Soeur Thomaïse MEYER 1859-1865  
Soeur Eudoxia 1877-1918  
Soeur Maria Généreuse 1918-1940  
Fraülein BERGER (Fribourg, RFA) 1940-1945  
Soeur Adolphine 1945-1953  
Soeur Irénéa 1953-1968  

École des garçons

Prénom(s) NOM Période Observations
Jean HUTTER 1787 -  
Michel WEBER 1827 -  
Gustave ECKERT 1866-1891  
Emile PETER 1891-1914  
Joseph REINER 1914-1923  
Alphonse CARL 1923-1945  
Henri FOHRER 1946-1953  
Martin PFUND 1953-1954  
Paul CARL 1954-1968  

École maternelle

Prénom(s) NOM Période Observations
Soeur Magrina 1919-1939  
Soeur Rolinde 1947-1963  
Soeur Marie Raphaël 1963-1969  
Marguerite SCHMITT 1969-1974  
Jacqueline LAURENT 1974-1992  
Guy BONHOMME 1992 -  

École mixte

Prénom(s) NOM Période Observations
J.L. SCHMITT 1969-1982  
Gaston DUPUIS 1982-1991  
Guy BONHOMME 1991-1992  
Richard HOFFER 1992 -  

Jardin d'enfants (Kindergarten)

Prénom(s) NOM Période Observations
Fraülein Hildegard HODS (RFA) 1940-1945  

Source : Biesheim au fil des ans, Paul CARL, imprimerie Mack de Meyenheim 68890, 1994

Liste des titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
François Joseph FEHR 1838 1938 Capitaine trésorier au 9e Régiment d'infanterie.

Chevalier en 1885. Son dossier  

Gabriel GREILSAMMER 1832 1915 Caporal au 4e Régiment de la Garde.

Chevalier en 1856. Son dossier  

Jean Antoine Joseph LAVERGNE 1796 1879 Sergent au 6e d'Infanterie légère.

Chevalier en 1851. Son dossier  

Maurice LEVY 1882 1974 Président du Syndicat des négociants grossistes en fruits et légumés du Haut-Rhin.

Chevalier en 1954. Son dossier  

Achille Léon LEVIS 1865 Directeur commercial aux Tréfileries et Laminoirs du Havre.

Chevalier en 1922. Son dossier  

Louis THEVENIN 1788 1841 Capitaine Trésorier au 2e Régiment de Hussards.

Chevalier en 1826. Son dossier  

Emile WECKER 1898 1968 Lieutenant à la Légion de la Garde de Paris.

Chevalier en 1944. Son dossier  

Les éclusiers à Biesheim

Pictos recherche.png Consulter la liste des éclusiers de Biesheim ...

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 9h à 12h de 9h à 12h de 9h à 12h de 9h à 12h de 9h à 12h - -
Après-midi de 15h à 18h de 15h à 18h - de 15h à 18h de 15h à 17h - -
68036 Mairie.jpg

Mairie
Adresse : 13 Grand'Rue - 68600 BIESHEIM

Tél : 03 89 72 01 40 - Fax : 03 89 72 01 41

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel]

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Mairie (Avril 2014)

Dépouillements des registres paroissiaux (et autres documents nominatifs)

  • La communauté juive de Bisheim du XVIIème au XXème siècle ; paru dans le numéro 151 du Bulletin du Cercle généalogique d'Alsace, pages 464 à 470 ; suivi de données généalogiques relevées sur des "mappot" de Bischeim (Archives du Haut Rhin, cote 5E56), données allant de 1667 à 1795 ; les "mappot" sont des pièces de tissu ayant servi lors de la circonscision ; le nom du petit garçon, celui de son père et la date de naissance y sont brodés

Archives notariales

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie


  • Biesheim au fil des ans par Paul Carl, 1994

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. L'Alsace illustrée ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des Celtes, des Romains, des Francs, des Allemands et des Francais - Johannes Daniel Schoepflin - Ed. Francois Perrin, 1851
  2. Histoire de dix villes jadis libres et impériales de la Préfecture de Haguenau - Jean-Daniel Schöpflin - Ed.Decker, 1829
  3. Univers Israelite - 1849-1940
  4. Univers Israelite - 1925



Medaille geneawiki.png
Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie Geneawiki.