66208 - Théza

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Théza
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 66 - Blason - Pyrénées-Orientales.png    Pyrénées-Orientales
Métropole
Canton Blason en attente.png   66-12   La Plaine d'Illibéris

Blason Elne-66065.png   66-28   Elne (Ancien canton)

Code INSEE 66208
Code postal 66200
Population 1910 habitants (2015)
Nom des habitants
Superficie 483 hectares
Densité 395 hab./km²
Altitude Mini: 13 m
Point culminant 27 m
Coordonnées
géographiques
42.6389° / 2.9536° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
66208 - Théza carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier


Histoire.png Histoire de la commune

Le village de Théza se situe dans l'actuel département des Pyrénées-Orientales, ancienne province du Roussillon. Le village se situe environ 10 km au sud de Perpignan, la capitale provinciale et 5 km au nord d’Elne, siège de l’évêché depuis le VIe s. jusqu’au XVIIe siècle (époque à laquelle il est transféré à Perpignan). Il s’agit de l’un des plus petits territoires du département des Pyrénées-Orientales et le village, quoique proche de Perpignan, garde tout son charme et l’accroissement de sa population est jusqu’ici resté relativement modeste : il regroupe actuellement 1300 habitants environ (en 1802, il n’en comptait que 102).

Bref historique

  • Les antécédents au village

Les plus anciennes traces d’occupation identifiées sur le territoire de Théza remonte à l’époque romaine. En effet, deux sites de cette époque ont pu être jusqu’ici identifiés, occupé pour l’un d’entre eux depuis la fin du IIe siècle avant notre ère jusqu’au milieu ou la seconde moitié du Ve siècle de notre ère. L’autre a une durée de vie plus courte (IIIe-IVe siècles). Puis, vers la fin du Ve siècle, on perd toute trace d’une occupation humaine sur ce territoire jusqu’à la période carolingienne, lorsque le village apparaît parmi les plus anciens documents écrits conservés pour cette région.

  • L’origine du village

Les premières mentions dans les textes du village de Théza remontent au IXe siècle. C’est une concession (ou confirmation de cette concession) de Charles le Simple en faveur d’Esteve, époux d’Anna (petite fille de l’ancien comte de Barcelone Bera Ier) de la possession de la villa Tezanum le 18 des calendes de juillet 899 qui nous donne la première mention d’un bâtiment à vocation religieuse dans la villa carolingienne à l’origine du village. Cette dernière existait déjà le 15 des calendes de janvier 832 . Puis on le retrouve régulièrement mentionné jusqu'à l'époque actuelle. Depuis cette époque reculée, le village ne s’est jamais déplacé : illustrant cela, on constate que les églises successives sont restées au même emplacement entre le IXe et le XXe siècle et ce n’est qu’en 1924 qu’un nouvel et plus grand édifice fut construit 100 mètres plus loin, dans un secteur où le village était alors en pleine expansion. Une fouille fut effectuée en novembre 2002 dans le cœur de l’église romane.

  • La seigneurie de Théza

Dès au moins 1272 , la seigneurie de Théza est divisée en deux : une moitié appartient à la famille Gros et l’autre à la famille Fabbe, deux lignées de bourgeois perpignanais. Plusieurs membres de la famille Gros portent successivement le titre de coseigneurs de Théza : Ermengaud Gros (1272, 1283), Vital Gros (1317), Ermengaud Gros (avant 1354). En 1354, la légitime possession de cette portion de la seigneurie de Théza est entre les mains de Joana Gros, religieuse au couvent de Notre Dame de l’Eule. Ses biens sont cependant usurpés par sa tante Jauma gros, épouse de Bernard Durban. Malgré un procès intenté avec l’aide du couvent , il semble que la décision l’ait emporté en faveur de la tante puisqu’on retrouve en 1371 une certaine Jauma, fille de Vital gros et épouse de Galceran de Santa Coloma, dans une transaction concernant, entre autres « la mitat del castell de Tesa y sa jurisdiccio y censos » . Les membres de la famille Fabbe qui se transmettent l’autre coseigneurie sont (la liste n’est probablement pas complète) : Pierre Fabbe (1272), Bérenguer Fabbe (1306), Bérenguer Fabbe (1337), Pierre Fabbe (1348), Bérenguer Fabbe (1361). Par la suite, elle est entre les mains de Catherine Fabbe, épous de Guéraud d’ardena puis de Ramon Ça Portella. C’est probablement elle qui réunit définitivement la seigneurie entre les mains d’une seule personne, probablement avant la fin du XIVe siècle.

La famille Ça Portella fait partie des damoiseaux proches des vicomtes de Canet. Gros propriétaires fonciers, ils vivent largement du bail de leurs biens. Cette famille conserve ce titre jusqu’au milieu du XVe siècle, se succédant de père en fils : Bernat-Guillem Ça Portella hérite des biens de ses parents – mentionnés plus haut – en 1416 puis les transmet à son tour à son fils Joan Ça Portella. Ce dernier meurt sans héritier en 1457, transmettant ses biens à une famille affiliée, celle des Peyrepertuse d’Ortaffa, l’une des plus puissantes familles seigneuriales de cette province. Celle-ci conservera la seigneurie jusqu’en 1634, date à laquelle Joana de Grimau i de Llupia, veuve de Joan d’Ortaffa i Claret et sans héritier direct, lègue à son frère Francesch de Grimau i de Llupia tous les biens qui lui restent issus de son mari. C’est de cette famille, les Grimau, que les comtes de Torramlba tirent la seigneurie de Théza, qu’ils conserveront jusqu’à la Révolution Française et l’abolition des privilèges et des droits seigneuriaux (en 1791).


Monuments de Théza

Les monuments anciens conservés dans le village de Théza ne sont pas très nombreux. Les transformations rendues nécessaires par la pression démographique ont entraîné bien souvent la destruction des vestiges anciens. Quelques-uns, très rares malheureusement, sont encore partiellement visibles :

  • L’église médiévale de Théza n’est conservée que pour un tiers en élévation, mais une grande partie des fondations est encore enfouie. En élévation, il ne reste qu’une partie de l’abside semi-circulaire avec sa fenêtre et le mur latéral est de la nef. Cette église (construite au XIVe siècle sur les ruines d’une plus ancienne) est tombée en ruine suite à sa désaffection en 1927 au profit d’un nouvel édifice puis a partiellement été rasée lors de la construction d’un château d’eau en 1957. Un projet de conservation et de mise en valeur des vestiges encore présents est actuellement en cours de réalisation. De cette église provient un certain nombre d’éléments encore conservés : deux inscriptions d’époque romaine, un bénitier en granit probablement très ancien (à l’origine, il s’agissait d’une borne miliaire d’époque romaine), un réceptacle d’autel avec sa lipsanothèque et une épitaphe du Xe ou début XIe siècle retrouvées en connexion, une épitaphe de 1260, des fonts baptismaux du XIIIe siècle, une statue de St Pierre en brique (XVIIe s.), une autre de St Jean Baptiste en bois (XVIIe-XVIIIe siècles), une croix processionnelle (XVIIIe siècle), etc.
  • Au nord du village, en bordure d’une voie très ancienne (peut-être d’époque romaine), se trouve un oratoire en briques sous l’invocation de ND du Bon Remède. On le retrouve mentionné dans les textes dès 1699, ce qui fait penser qu’il date du XVIe ou du XVIIe siècle. D’autres oratoires devaient exister dès le XVIe siècle au moins dans d’autres secteurs du village, mais il n’en reste actuellement aucune trace.

D’autres vestiges auraient pu être de nos jour digne d’intérêt, mais ils ont disparu il y a déjà bien longtemps, quoique quelques vestiges peuvent rester enfouis dans le sous-sol. Il s’agit tout d’abord du château seigneurial (mentionné dès 1100) situé sur la place publique du village (où l’on trouvait et l’on trouve toujours le puits communal) et déjà abîmé au milieu du XVe siècle puis signalé comme pratiquement disparu au début du XVIIe siècle. Le souvenir de son emplacement a disparu depuis le XIXe siècle, mais quelques documents d’archives permettent de le situer avec précision. Ce château devait border le village, probablement entouré au Moyen-Âge de remparts (une mention de « portal » à proximité immédiate du château se retrouve dans un document du XVIe siècle).

Vie et subsistance

Le territoire de Théza est caractérisé par la variété de son paysage : on retrouve tout aussi bien des caillouteuses, compactes (à l’ouest) que d’autres riches en apports d’alluvions du Réart (petit fleuve côtier intermittent qui coule à la limite nord du territoire) (au nord) ou d’autres encore très propices aux inondations (au sud et à l’est). Ce large éventail de micro-paysages a donc de tous temps permis de développer une polyculture basée essentiellement sur la céréaliculture (froment, orge, etc.) mais qui depuis le courant du XIXe siècle s’est fortement tourné vers la culture de la vigne. De nos jours, l’agriculture est toujours l’un des pôles d’activités essentiels de la vie du village.

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 112 102 113 155 190 188 211 198 213 219
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 204 266 257 287 312 333 345 383 427 510
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 455 560 536 535 505 503 513 532 554 780
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 929 1 013 1 252 1 334 1 509 2 011 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2013

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
Charles BATLLE 1993-1995 -  
Léonce CAMBRES 1995-1999 -  
Michel DEUMIE 1999-2008 -  
Jean Jacques THIBAUT 2008-(2020) - [ Photo]  
- - -  


Cf. : Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : - 66200 THÉZA

Tél : - Fax :

Courriel :

Site internet :

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