65479 - Visker

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Visker
Blason de Visker
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 65 - Blason - Hautes-Pyrénées.png    Hautes-Pyrénées
Métropole
Canton Blason en attente.png   65-16   Ossun
Code INSEE 65479
Code postal 65200
Population 343 habitants (2007)
Nom des habitants Viskerois, Viskeroises
Superficie 416 hectares
Densité 82 hab./km²
Altitude Mini : 397 m
Point culminant 560 m
Coordonnées
géographiques
43°08'19° / 0°03'56° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Avant-propos

Le narrateur M. J.F.Barrère-Gondrin

  • "Avant de commencer l'exposé sur l'histoire ancienne du village de Visker, (je préfère Visquer, ce qui serait plus logique) je voudrais dire aux lecteurs, que mon objectif est d'écrire une fois pour toute, la vérité historique sur ce village. Étant descendant des familles "Domec, Daquo, de Catalan, Murraté, Bajet", je connais ce village pour son passé, tel qu'il s'est transmis de bouches à oreilles depuis plusieurs siècles."
  • "Malheureusement, cette transmission orale se serait perdue dans la nuit des temps, mais grâce à Geneawiki, je peux écrire l'histoire de mon village, dans un cadre généalogique, tout en apportant le maximum d'informations notamment grâce aux minutes notariales des Notaires Daquo, aux recherches de M. J-B Larcher qui passa toute sa vie a rechercher et transcrire tous les documents trouvés concernant Visquer, grâce aux registres paroissiaux de "Visquer/Loucrup", qui s'arrêtent subitement en 1684, malgré une mise en page ordonnée qui laisser supposer l'existence de registres antérieurs...

J'intègre ici un fragment de texte, qui résume le résultat de quelques historiens: Il est mal aisé de trouver l'érection » du comté de Bigorre, parce qu'il ne se trouve presque » rien dans les vieilles chartes du pays, trop voisin des » Monts-Pyrénées pour avoir nourri de tout temps des » esprits délicats et curieux de conserver la mémoire des » antiquités du pays. » Les habitants des Pyrénées n'ont pas montré, il est vrai, une grande curiosité pour les monuments de leur histoire. Ils ont écrit trop peu : les étrangers beaucoup trop. Les uns ont quelquefois raconté assez mat ce qu'ils savaient très-bien , et les autres ont très-bien dit ce qu'ils savaient très-mal.

( Le peu que nous écrivons, nous Bigourdans des siècles inconnus, essayons de communiquer avec toute la force historique, dans sa simplicité, sans en rechercher une finalité qui pourrait nous ouvrir les grandes portes de l'Académie, afin de savourer des honneurs, qui ne seraient plus ceux de notre histoire locale...)

  • "Je dois aussi un grand merci à mon arrière grand-mère" Jeanne, Céleste, Clara, VIGNES-MURRATE", sans elle ma passion pour écrire cette histoire de Visquer ne serait pas, et c'est grâce à elle que je vais vous la faire partager."

(Certaines parties de textes sont intégrales, en latin, occitan et vieux français, afin de respecter les nuances linguistiques).

L'exposé ci-dessous est à la libre disposition de tous ceux qui feront des recherches sur le passé historique de Visker/Visquer,à but non lucratif, merci de respecter ce travail de recherches qui est toujours en cours depuis plusieurs années de ma vie. J-F.B

Histoire du village

  • Visker, ou plutôt Visquer tel qu'il est écrit dans sa forme ancienne jusqu’a la révolution.
  • L'étymologie du nom de Visker, semble bien attribué à sa forme allongée, tout le long de la crête, évoquant ainsi la ressemblance avec une "panne faîtière d'un toit " sur laquelle est construit le village. En notre langue Gasconne, la Bisqua d'eth tét = c'est cette panne faîtière se situant au sommet d'un toit.
  • En Occitan le "v" se prononce "b" comme en Espagnol, la langue Occitane n'utilise pas les lettres suivantes : K, Z, W, pour la simple raison que cette langue associe d'autres lettres qui offrent une phonétique plus usuelle pour la douceur de la langue.
  • L'origine de ce village, est assez difficile à connaître avec précision, mais les Romains étaient bien présents en Bigorre. * Avant l'arrivé des Romains, il y avait les Celtibères, qui était un peuple déjà issu d'une civilisation "Ibérique", et d'une peuplade Celte, qui était descendu le long de la façade Atlantique, pour s'installer définitivement sur tout le piémont Pyrénéen, et le nord de l'Espagne, y compris l'ensemble de la région de "Valencia". La Bigorre laisse parfois des zones d'ombres sur sa propre étymologie, à savoir sur une origine Latine et Occitane, car les Romains n'avaient jamais imposé le Latin, mais ils ont adaptés leur langue à la langue locale. Selon mes recherches linguistiques, et ma parfaite connaissance de l'Occitan, ou plus précisément de du Bigourdan, nous retrouvons dans le nom "Bigorre", le préfixe latin "bi" (qui veut dire 2) et en occitan "Gaou", ce qui veut dire rivière. Très sérieusement, le nom "Bigorre" viendrait de sa situation géographique entre "deux rivières". Force est de constater que ce pays de "Bigorre" est situé entre deux rivières, qui sont: l'Adour et le Gave, d’où le nom de " Bigaou" francisé avec le temps en "Bigorre".
  • Les documents disponibles sont très éparses, rares, mais heureusement que des hommes ont écrit l'histoire avant nous depuis l'an 800, sur les vallées environnantes de Visquer, afin de retrouver quelques traces de cette vie passée, dont ma modeste écriture, se limitera de regrouper un ensemble de transcriptions, de faits vécus à Visquer. Les "glanages de Larcher" sont précieux pour remonter le temps, les minutes des notaires, et plus particulièrement de la dynastie des DAQUO qui relatent bien souvent le mode de vie à VISQUER, et ses environs.

Par définition, tous les "oppidums" Romains, sont devenus des tours de défenses, et des châteaux qui sont situés sur des hauteurs, et les coteaux ne manquent pas dans notre pays de Bigorre. A VISQUER, il y a eu un château, dans les temps anciens, mais à ce jour il n'existe pas de documents ayant référence à ce château. Certains témoignages d'anciens du village, disaient que ce château de VISQUER aurait brûlé, et que deux femmes auraient perdue la vie dans l'incendie, on ne sait trop quand cela ce serait passé... D'une manière plus précise, j'ai lu dans un acte de Me CARRERE notaire royal à Tarbes, qu'il existait bien une "maison seigneuriale de Saint-Sevié" située à 1/4 de lieue du lieu dit VISQUER, lors d'un bail de terre fait le 27 Juin 1656, par Marie de NOE, Dame douairière de MONTAUT, au profit de "François d'ESCOUBES, et d'Arnaud de CATALAN". L'emplacement du château, se trouverait à proximité de l'église actuelle (St Jean-Baptiste), et cette église serait à l'origine la chapelle du château. La maison "LATOUR", serait construite avec les pierres de ce château laissé en ruine après son incendie.

VISQUER fût une "seigneurie" un peu particulière, depuis "Pierre de Visquer", ou nous reprendrons une anecdote très connue pour présenter l'origine du nom de VISQUER: Ainsi, Pierre de Visker signe, le 9 Octobre 1292, une supplique adressée à Philippe le Bel constatant les droits de Constance au Comté de Bigorre. Pierre de Visker, chevalier, possède, sous la mouvance de messire Bos de Bénac, quinze livres morlas de revenu : Dominas Pelrus de Bisquerriis, miles, ïenet... in reddetibus quindecim libras morlan. Donot de Visker, son fils, vivait en 1317.

Arnaud-Guilhem de Barbazan, seigneur de Visker, était lieutenant dérobe courte en Bigorre les années 1443 et 1446. Le 8 juillet 1412 eut lieu le contrat de mariage entre noble Bernard,seigneur de Villembits et noble Brunette de Barbazan, sœur d'Arnaud-Guilhem de Barbazan, seigneur de Mauran et de Bisquer. Elle reçut en dot 300 florins d'or d'Aragon. Le 10 avril 1453, Gaston étant comte de Bigorre, et Roger, évêque de Tarbes, Manaud de Barbazan, moine de Saint-Sever, céda à Auçer de Villambits, son neveu, seigneur de Villambits et de Bisquer, ses droits sur Bisquer. Ce moine était le frère d'Arnaud-Guilhem de Barbazan, seigneur de Mansan et de Bisquer. L'acte fut retenu par Fortaner de Linea, notaire de Tarbes.

Auger fut père de Marguerite qui, par contrat du 20 juin 1462, passé à Mun, le siège de Tarbes étant vacant, fut mariée avec noble Arnaud-Guilhem de Mun, fils légitime et naturel de Odet de Mun, seigneur de Mun, en présence d'Aner de Gerderest, conseigneur de Montefalcone. Une autre de ses filles, nommée Mariotte, épousa Pierre d'Antin, fils de feu Bertrand, alias le Borne, de La Marca, diocèse de Tarbes. Elle consentit quittance de quatre-vingt-treize écus petits de dot, le 9 juillet 1495, devant Giboin, notaire de Tarbes. Elle y fut dite fille légitime et naturelle de feu Auger et sœur d'Auger, seigneur moderne. Auger II, seigneur de Villambits, Sère, Bisquer et Villefranche, fut marié en 1471 avec Esclarmonde d'Estarac.

On voit à Villambits le testament d'Esclarmonde en date du 13 juin 1506. Jean de Casalibono, notaire de Bonnefont, en fut le détenteur. Bernard de Soréac et Jean de Pardeilhan furent témoins. Arnaud de Osonio fut nommé exécuteur testamentaire. Auger n'eut que deux filles : Aune, qui fut son héritière et Marie, qui épousa Bernard de Pegulhano, seigneur de Thermes en Manhoac. Elle en eut une fille, nommée Jeanne, qui s'allia avec Jean de la Barthe, et d'elle descendait Paul de la Barthe, maréchal de Thermes. Marie, étant veuve, consentit, le 16 décembre 1509, conjointement avec sa fille et son gendre, quittance de dix écus petits, devant Jean de Buyserio, notaire de Castelnau en Magnoac, en faveur de Bernard de Arcisaco, seigneur moderne de Villambits, comme mari de Anne de Villambits, héritière de feu Auger de Villambits, seigneur dudit lieu. Anne de Villambits, dame de Villambits, Sère, Visquer et Villefranque, fut mariée avec Bernard de Soréac, de la branche d'Arcizac- Adour. Ses enfants furent : Jean, qui suif et Tristam ; il demanda sa légitime à Jean, son frère aîné, devant le sénéchal de Bigorre et transigea ensuite avec lui, le 15 janvier 1558, Antoine étant évêque de Tarbes, devant Jean de Beyrio ; Françoise, qui fut femme de Jean de Saint-Paul, fils de Manaud de Saint-Paul, seigneur de Bugard. Ces deux derniers consentirent, le 5 décembre 1321, quittance de 200 écus petits en faveur d'Anne et de Jean de Soréac, son fils aîné, et il est déclaré par cette quittance que Bernard de Soréac était mort. Hommage rendu par Annette de Villembits, dame de Visker, à Àner de Montaut, le 5 août 1509. Jean de Soréac, seigneur de Villambits, Sère, Visker et Villefranque, épousa, le 20 novembre 1521, Catherine d'Ossun, fille de Roger d'Ossun et de demoiselle Madeleine d'Arros. La même année, Anne de Villambits fit donation in casiro s've in sala de Villambits en faveur du premier enfant mâle, issu de ce mariage, des lieux de Villambits, Sère, Visker et Villefranque en présence de Jean d'Antin, sénéchal de Bigorre, et de Bonsom de Soréac, capitaine de Barbazan. Leurs enfants furent : Paul, qui suit, Arnaud et Catherine, qui, ayant épousé Jean de Montesquieu en Armagnac, lequel dissipoit et aliénoit tous ses biens, céda ses droits à Arnaud de Soréac, son frère.

Paul de Soréac seigneur de Villembits, Sère, Visker et Villefranque fut marié, par contrat retenu le 1er octobre 1557 par Pierre Turounet, notaire de Gausserine, dans le château de Viviers, sénéchaussée de Toulouse, avec demoiselle Georgette de Rochefort, fille légitime et naturelle de feu Jean de Rochefort, seigneur de Viviers. Georgette se constitua 200 livres du légat à elle fait par Mastas de Rochefort.

Les enfants du mariage de Paul de Soréac avec Georgette de Rochefort furent : Jourdain, qui suit Bartélemy, qui fut seigneur d'Areizac-Adour, Caterine, dame d'Ornessan et de Visker. Le 3 novembre 1593, Caterine de Soréac, dame d'Ornessan et de Visker, vendit cette dernière seigneurie à François de Saint-Sevié pour le prix et somme de 800 écus, devant Dallaes, notaire de Masseube, insinué à Tarbes le 27 janvier 1594.

François de Saint-Sevié eut une nombreuse famille : Bernard, Étienne, Pierre, seigneur d'Arbouix. Françoise, veuve de Simon. (Larchcr J.-B. Glanage, t. XII. p. 84).

Bernard de Saint-Sevié, seigneur de Saint-Sevié et Visker, épousa Marie d'Incamps de Loubie, le 5 avril 1607. Il en eut Antoine, mort sans alliance ; Paule, mariée, le 15 janvier 1641 à Étienne de Castelnau, marquis de La Loubère ; Isabeau, mariée à Antoine d'Esparbez, seigneur de Coignac. Étienne de Saint-Sevié devint, après la mort de Bernard, seigneur de Montaut sur Garonne, de Saint-Sevié et de Visker. Il se maria, par acte retenu le 17 septembre 1649 par Piquepé, notaire de Beaumont, avec Marie de Noé. De son mariage, Étienne eut deux enfants: Roger et Françoise. Roger garda la baronnie de Montaut qui fut érigée en marquisat, laissant à sa sœur Saint-Sevié et Visker. Françoise de Montaut-Saint-Sevié, dame de Saint-Sevié et Visker, reçut à son mariage avec Louis de Lescure, chevalier, seigneur baron de Lescure, Trébons, Maviel, Caldeires et autres places, toutes les terres de Bigorre pour sa part à l'héritage paternel.

Françoise de Montaut Saint-Sevié vendit ses terres de Saint-Sevié et Visker à Mc Dominique d'Intrans, avocat en Parlement, le 12 juillet 1715. (Diana Goti, veuve de noble Rigault de Higonois, ratifia la vente de Visker, le 7 août 1715).

Les Seigneurs

Prénom(s) NOM Période Observations
Pierre de VISKER 1292 - Petrus de Bisqueriis, était vassal de Bos de BENAC ( enquête de 1300 )  
Donot de Visker 1317 - Il était le fils de Pierre de Visquer = Petrus de Bisqueriis  
Arnaud-Guilhem de Barbazan 1443 -  
Auger 1° de Villanbits 1453 -  
Auger 2° de Villambits 1471 -  
Bernard de Soréac 1509 -  
Jean de Soréac 1521 -  
Paul de Soréac 1557  
Catherine de Soréac 1593 -  
François de Saint-Sevié 1594 -  
Bernard de Saint Sevié 1607 -  
Étienne de Saint Sevié 1649 -  
Françoise de Lescure 1715 - fin Vente à Dominique d'Intrans, qui ne fut jamais seigneur, mais simple propriétaire de terres titrées, qui ne pouvaient pas lui conférer ce titre de seigneur..  

Pour les périodes non renseignées, Visquer dépendait toujours de "Bénac", y compris dans les périodes renseignées ou les "de Saint-Sevié " ont fait alliance avec la famille " de Bénac de Montaut ", et devenir héritiers. ( voir ouvrage sur les : de St-Sevié, écrit par l'abbé DUFOURC, dont l'abondance des documents actés par mes aïeux les notaires Royaux DAQUO, ont permis à cet auteur de s'illustrer . Ne pas confondre avec le "Bénaquès".

Dominique d'Intrans, vendit les terres plus tard à une ou plusieurs familles de Visker, mais ce dernier ne possédait pas la totalité de cette seigneurie, car elle appartenait en partie à différentes familles de Visker. Selon un inventaire fait devant Marie de Noé, cette dernière aurait possédée 2 métairies situées au lieu-dit du Biscarmiau . Il était d'usage à l'époque, comme de nos jours, d'acheter toujours les terres attenantes à un tènement existant, les descendants de ma maison "de Murraté", auraient achetés des terres titrées au lieu dit "Biscarmiau", selon mes informations familiales. Ce qui peut se justifier par la présence d'une importante superficie de terre autour de la maison de Murraté. Le lotissement actuel, était inclus dans les terres de la propriété...

Composition de la seigneurie

Nous allons voir maintenant comment était constituée la seigneurie de Visker, afin de comprendre cette particularité, qui fait que le seigneur ne possédait qu'une partie, qui ne représentait pas la moitié des terres. Pour Visker, voici ce que nous dit un Inventaire des biens. Quand on a dressé en 1776 le livre terrier de Visker, fait « par conséquence d'une délibération passée entre la communauté, retenue par Mc Daquo, notaire, habitant du lieu de Lairisse », Dominique d'Intrans, ne possédait qu'au total cent vingt deux journaux et demy et demy quart, une latte et deux tiers de latte au lieu dit du "Biscarmiau". Soit environs 25 hectares de terre, si on considère que : 1 journal de terre = 20 ares. L'évaluation de conversion est variable dans tout le pays de Bigorre, entre 1 journal = 18 ares et 32 ares (Le principe était la base qu'un homme pouvait labourer avec une paire de bœufs, en fonction de la qualité du sol). Autrefois il était de mise de posséder des terres pour démontrer sa capacité financière. Ce qui justifie que "François d'Escoubes et Arnaud de Catalan" remplissaient ces conditions, pour prétendre à une extension de leur activité, par le bail du 27 Juin 1656, dont voici la copie :

L'an 1656 et le 27 juin, dans la maison seigneuriale de Saint-Sevié... constituée en sa personne propre dame Marie de Noé, dame douairière de Montaut et autres places, en qualité de mère et légitime administrairesse de ses enfants ; laquelle de son bon gred et volonté pour iceux et les leurs à l'advenir a mis et bailhé, met et bailhe en afferme et rentement à François d'Escoubès et Arnaud de Catalan, ces subjects, du lieu de Visquer, à ce présens et acceptans, sçavoir est une borde quy est seize au lieu de Visquer avec toutes et chascunes les pièces de terre qu'ils possèdent audit lieu de Visquer pour icelles cultiver. Laquelle afferme et rentement a esté faicte pour le tems et espace de troys annuyttés comphiictes et récolte faicte desdits fruits. Et commençant ledit rentement à la teste de Saincte-Madeleine passée et finissant en semblable jour, lesdits troys années inspirées. Le tout moytié à perte et moytié à proftict et suyvant l'estil du priz, et pour continuer lavourer et travailler toutes et chascunes lesdites terres dépendantes de ladite borde, ladite dame douérière de Montaut a bailhé et bailhe auxdits d'Escoubès et Catalan cinq testes de baiches qu'ils ont dict avoir et tenir en leurs mains pour cultiver et travailler lesdites terres sçavoir : un bomet, une seigue, un centre et doutze ferris quy seront tenus rendre en pareilh estât qu'ils les ont antérieurement. Comme aussy conté—.; avoir et tenir en leurs mains en faict de gazailhe la quantité de cinquante-cinq testes de bestailh à laine, sçavoir : trente-huict grosses et le restant aigneaux et bassins le tout moytié à perte et moytié à proffict et suyvant l'estil du prix et seront teneus de travailler et cultiver lesdites terres en bons pères de famille. Comme aussy a esté arrêté que la semence pour semer lesdites terres, ladite dame douérière fera tenir et bailher la moytié, et lesdits d'Escoubes et Catalan l'autre moytié, et ladite dame consent à la cancellation de l'obligation cy debuant faicte ; et ainsin cy-dessus a esté arresté, et pour asseurance de ladite afferme lesdits d'Escoubes et Catalan ont obligé tous et chescun leurs biens... et ainsin l'ont promis et juré. Présens : noble Bernard de Faguiac, seigneur dudit lieu, et Me Jean Balle, prebre du lieu d'Arboix... (M. de Noé, de Faguiac, Balle, de Carrère, N. R. 1)

Les baux de terres se faisaient aussi auprès des prieurs, dont les exigences étaient parfois au-delà des possibilités des fermiers. Pour illustrer cette explication, voici un exemple de terres louées: Visker. — Le 7 juillet 1658, ... 'Jean Dulac dict Gelet et Jacmes de Laborde, habitans de Visquer. Ont confesse tenir en afferme de vénérable personne Jean Magenties, prebre et prieur dudit Benac... la dixme que ledit sieur prieur perçoit au lieu de Visquer pour le grain, vin et lin, soy reservant touttefois lesaigneaux, la laine, la paille et les fromaiges... Ladite afferme ce faict pour doutze sacs bled, troys sacs froment, troys sacs avoine, troys sacs millet, deux pères chapons, deux pères poulets et six cannes de toile fine... (J. Carrère, N. R.)

La monographie de Visker en 1887, nous informe que le domaine agricole comprend environ 190 hectares de terres labourables, 80 hectares de prairies naturelles, 30 hectares de vignes, 35 hectares de pâturages, landes et bruyères et 30 hectares de bois, forêts et terres incultes. La propriété y est divisée ; on y compte 1082 parcelles possédées par 140 propriétaires.

Le mode de vie autrefois

Durant plusieurs siècles, le mode vie n'évoluait pas de manière significative, et le travail de la terre était une priorité vitale pour les habitants. Les maisons d'Escoubes et de Catalan, en qualité de notables, offraient le travail à des journaliers, car ce principe de travail à la journée était très usité, et était plus adapté aux travaux saisonniers. Ces travailleurs saisonniers, était des paysans qui effectuaient des taches pour le compte d'autrui. On retrouve parfois l'appellation de : Maître laboureur, qui en réalité était un homme qui possédait son matériel, charrue et bœufs, et proposait ses services de la même manière qu'un entrepreneur agricole de nos jours. L'habillement était plutôt élégant pour l'époque, ce qui est le témoignage de la fierté Bigourdane. De deuil, était porté par les épouses jusqu'a la fin de leur vie, par une tenue vestimentaire de couleur noire, ainsi que le port du "capulet" noir. Les filles aînées, étaient héritières des maisons, au même titre que les garçons, contrairement au reste de la France. Cette particularité Pyrénéenne, imposait au futur époux la perte (parfois) de son patronyme, et celui de l'épouse héritière de la maison devenait l'unique patronyme. J'ai remarqué à Visquer, lors du mariage de "François Domec avec Laurence Catalan"( mariage vers 1680) qui était la fille "d'Arnaud de Catalan" (dont un bail est ci-dessus), leur fils "Jacques", portait le nom de la maison "Catalan", si bien que mon travail de recherche généalogique ne pouvait pas se limiter sur une seule personne, mais plutôt sur un ensemble familial ( Jacques Catalan s'est marié le 28 décembre 1711 avec Marie de Prat, fille de Pascal de Prat et d'Arnaudie de Peyrat, habitants à Loucrup). Le fils de Jacques Catalan,qui était François Domec, portait irrégulièrement le patronyme "Domec dit Catala" quand il s'était marié avec Catherine Daquo Murraté (petite-fille de Sieur Pierre Daquo notaire royal à Layrisse) le 22 juin 1751. Le double patronyme était une référence familiale, car le nom de la maison à Visquer, n'est autre que le nom de famille des héritiers de la maison, qui était toujours en adjonction. Le nom de la maison, est la colonne vertébrale de la recherche généalogique.

Pour terminer cette description, voici le récit de Madame de Motteville, se rendant au mariage de Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz (1660), séjourna au château de Bénac. Elle en parle dans ses mémoires :

« Après avoir passé l'hiver à Niort, nous allâmes à Bénac, qui est situé dans l'entrée des Pirénées. Nous attendîmes en ce lieu, le retour de la Cour, qui, de Provence, devait prendre cette route pour aller selon le dessein des deux Rois, sur la frontière, conclure la paix...

Je m'étais toujours imaginé que les Pirénées étaient des montagnes désertes et incultes où nulle beauté ne se pouvait rencontrer, que celle d'une affreuse solitude, jointe à leur prodigieuse hauteur, pouvait donner. Mais je fus étonnée de voir l'agréable et l'horrible y faire un mélange admirable de toutes les différentes beautés de la nature. Il se forme d'espace en espace, dans ces hautes et monstrueuses montagnes, de très belles vallées. D'un côté, on voit une montagne, dont la hauteur est voisine du ciel, couverte de neige par le haut, ayant de nuées qui se forment à la moitié de la montagne ; et, de l'autre, on en voit de moins hautes, qui sont labourées et plantées, de la même manière que le sont les collines d'autour de Paris... Il y a, dans toutes ces vallées, de beaux villages et de grands bourgs fort peuplés. Les églises y sont bien servies ; il y a plusieurs prêtres... Le langage est un espagnol corrompu, qu'il est difficile de pouvoir entendre. Les paysans sont tous grands, de bonne mine et bien habillés. Ils allaient autrefois armés de pistolets et de poignards ; mais alors, Monsieur de Tarbes, leur évêque, leur avait défendu d'en porter, à cause que souvent ils se tuaient les uns les autres et se donnaient entre eux de petites batailles.

Après avoir satisfait notre curiosité sur la beauté des Pirénées, nous partîmes de Bénac le 2 de mai (1660) pour aller à Bayonne, où la Cour était déjà arrivée. »''

Les productions agricoles autrefois

A toutes les époques, nous pouvons constater les mêmes productions agricoles à Visquer, et ses villages voisins. Nous trouvons les animaux, vaches, porcs, les moutons en très grand nombre, cette production était dominante à Visquer, la laine était utilisée pour l'habillement après être filée sur des "quenouilles". Les productions végétales étaient aussi très importantes, (le maïs n'existait pas), mais il y avait le lin, qui permettait tous les ans de refaire la lingerie des maisons, le blé, le millet, l'avoine, les prairies naturelles, le vin, les glands et les châtaignes, sans oublier les nombreux noyers, dont l'huile était pressée pour l'utilisation familiale. Les veillées se faisaient autour d'une table de noix, il fallait préparer les cerneaux, et mettre en sacs pour le pressoir à huile au moulin de Bénac. Les productions de volailles, comprenaient un grand nombre de poules, poulets, oies, très peu de canards et pas de lapins. Les habitants de Visquer, étaient reconnus pour les talents de braconniers, pour capturer les lièvres qui se trouvaient en abondance dans les bois de la paroisse, ce qui peut expliquer que l'élevage du lapin ne les intéressait pas, le lièvre était un mets plus succulent. Pour illustrer la qualité reconnue du lièvre, Mon arrière-grand-mère, "Jeanne, Céleste, Clara Vignes-Murraté" née le 4 mai 1884, se souvenait de cette tradition de braconnage, pratiquée encore par son père à Visquer "Bernard Vignes". Pour préparer une fête, il était d'usage de capturer un ou plusieurs lièvres, et de les conserver vivants au grenier de la maison (én soulhai), et ces lièvres courraient toute la nuit en frappant de leur pattes le plancher... Toutes ces productions agricoles, étaient en partie consommées par les paysans (gens du pays)qui les produisaient, mais elles servaient pour payer le fermage des terres, et parfois aussi d'autres services. J'ai trouvé sur un registre paroissial du 23 décembre 1711, lors du baptême d’Antoinette de Murraté (fille de Dominique Murraté et de Laurence Bajet), le vicaire de Visquer fut rétribué par : dix sept pots de vin, deux poules... Ces productions agricoles soufraient parfois de la grêle, voici ce que nous dit un extrait des minutes de Me DAQUO : Les années 1665 et 1756 furent deux années désastreuses pour la baronnie de Bénac. Paule Guarry, de Visker, fut déchargée par la fabrique de cette paroisse de la redevance qu'elle lui faisait pour les fruits décimaux qu'elle percevait à Visker, évalués 21 écus petits et demi, « attendeu que la gresle est passée ladite présente année 1665 par les fruicts du terroir que ladite esglize perçoit les fruicts décimaux. » L'an 1756, il fut impossible à Visker et à Saint-Martin de faire « L'afferme » des fruits de la fabrique, la grêle ayant tout anéanti. (Daquo. Étude Candellé à Ossun.)

La religion catholique au temps des seigneurs

La religion à Visquer était respectée avec la plus grande dévotion, les vicaires avaient obligation d'y célébrer les offices, mais il arrivait parfois que les paroissiens faisaient valoir leurs droits. La population de Visker supporte avec peine que le curé les ait abandonnés pour résider à Saint-Martin. Inde iroe. Que le pasteur se tienne bien et qu'il ne néglige aucun de ses devoirs, ou qu'il s'attende aux revendications d'un peuple froissé. Il était d'usage que le curé chantât la messe de minuit à Noël dans l'église de Visker. L'année 1758, ces derniers en furent privés; mais le surlendemain ils protestaient contre cette infraction à un de leurs droits le plus sacré : Le 27 décembre 1758... dans la place où la communauté a coutume de s'assembler, en la forme ordinaire, au son de la cloche... Jean Murraté dit Baget darré, Jacques Cazalas, consuls... lesquels ayant obtenu une ordonnance sur pied de requettes, le 20 du courant, portant que M. Durand, curé dudit lieu de Visquer y célébroit la messe de la minuit, comme c'étoit d'usage chacune année, offrant de le prouver ; néantmoings ledit sieur curé, pour intervertir cet usage, s'est pourveu en opposition envers ladite ordonnance, par exploict du 24 courant, uniquement pour priver lesdits constituants de la messe de minuit, ce qui a causé beaucoup de scandale audit lieu de Visquer ; ne voulant pas abandonner un droit qui leur est acquis, lesdits constituants d'un accord unanime, de leur bon gré, pour la poursuitte de l'instance formée en la cour de M. le sénéchal de Tarbes, créent pour leur sindic spécial et général... Pierre Tramezaïgues, laboureur, habitant dudit Visquer, auquel ils donnent plein pouvoir de poursuivre ladite instance, tant audit seneschal qu'en la Souveraine cour de parlement de Toulouse, si besoin est, et de constituer audit seneschal tel procureur qu'il trouvera à propos, de même qu'audit parlement, luy donnent en outre plein pouvoir d'accorder, transiger à ce sujet... Conveneu en outre entre toutes parties que ledit sindic justifiera de l'employ de l'argent par un état fidel quy sera visé. Fait, leu et passé en présence d'Anthoine Baget cadet dict Caussade, de Visquer, et Jean Prat dict Bordenave, de Locrupt... Barrère, Prat, Baget, Moura, Cazalas. Daquo N. R. 1

Il y eut une affaire hors du commun à VISQUER, qui mérite d'être rapportée dans ces écritures, elle nous permet de constater que la foire de Lourdes existait déjà en 1736. Le 18 octobre 1736, jour de foire à Lourdes, Pierre Junquières avait acheté un cheval à M. Dupont, prieur commendataire de Saint-Orens ; le cheval était de toute beauté, on s'en aperçut. Dans la nuit du 29 au 30 décembre 1739, on s'introduisit dans l'écurie ; on obligea la pauvre bête à quitter le logis où chaque jour elle trouvait : Bon soupe, bon gîte... Comment découvrir le coupable? Dans la paroisse, on n'a vu ni le cheval ni le voleur. Les tribunaux civils ont poursuivi l'affaire, mais les bouches sont restées closes. Les juges laïques réclamèrent alors le monitoire 5 de l'autorité ecclésiastique : l'évêque fit appel à la foi de cette population ; l'excommunication fut lancée contre toute personne qui se refuserait à dire ce qu'elle savait sur le vol du cheval. Offi.cia.lh Tarbkns's capellaivs de Tarbia et aliis, salutem in Domino. Mandamus vobis quatenus ad instantiam de M. Pierre Junquières, prêtre et curé de Saint-Martin, par ordonnance de M. le sénéchal de Bigorre, juridiction criminelle du jour d'hier, ex parle nostra canonice et peremptorie moneatis omnes et singulos parochianos vestros utrius que sexus, oelatem perfectam habentes, qui sciant res infra scriptas, révèlent intra sex dics, sub peena excommunicationis quam feremus si huic monitioni nostroe non paruerint cum effeclu, nisi causam juslam et rationabilem allegare voluerint, ad quam allegandam ad diem juridicam Tarbioe assignalis. Dalum Tarbia', die undecima mensis februarii, anno Dominï IJ40, Contre toute personne de quel état, sexe ou condition qu'elle soit, qui sache pour l'avoir fait, fait faire, veu, ouy dire, ou autrement, qui sont les personnes ou personnages qui entreprirent, la nuit du 29 au 30 décembre 1739, d'entrer dans la grange du presbytère de l'impétrant, au lieu de Semmartin, et de lui voler son cheval, poil noir, trois pies blancs, sçavoir deux de derrière et un de devant, avec une marque au front, de l'âge d'environ quatre ans ; que les mêmes personnages eurent le soin de mettre la scelle audit cheval, garnie d'une housse de drap violet, les boucles de la scelle d'argent achetée avec une bride mors de maître et houssette jaune ; que les mêmes personnages pour entrer dans ladite grange, afin de mieux commettre le vol, abattirent les croisées de la porte principale, et s'étant ainsi frayés du chemin, ils en menèrent et volèrent ledit cheval harnaché. Item qui sont les mêmes personnes ou personnages, qui ont prêté la main aux voleurs pour commettre le vol dudit cheval; qui sont ceux qui les ont réfugiés chez eux et, par la retraite cachée qu'ils leur ont prêtée, ils ont participé audit vol en leur donnant les indices et les moyens convenables pour y parvenir. Item qui sont les mêmes personnages qui ont veu le cheval entre les jambes du voleur, et s'ils n'ont pas reconnu celui qui le montoit et que c'étoit le cheval de l'impétrant. Item qui sont les personnes qui se sont jactées que devant faire voyage, il ne leur manquoit que le cheval de l'impétrant, qu'ils auroient ce même cheval dussent-ils ravir la vie pour l'avoir à l'impétrant. Item qui sont les mêmes personnages qui sçavent que le cheval fut conduit immédiatement après le vol et mené dans une grange et maison, où il resta caché le reste de la nuit du vol, et qu'on eut le soin de le faire partir un peu avant le jour. Item qui sont les personnages qui sçavent qu'on a fait séjourner ledit cheval, pendant vingt quatre heures, au lieu de Viger, qu'on a reconnu celui qui le montoit, qui ensuite prit la fuite, monté sur ledit cheval, tirant du costé d'Aspin. Estimant la perte ci-dessus la somme de huit cens livres. Tous concents, sachants et intelligent l'ayent à dire et révéler sur peine d'excommunication. Souville officiai. J. Lacaze pour le greffier. 1 Sceau de l'officialité. 3 P ages papier in-8°. Le cheval est-il revenu à l'écurie de M. Junquière?... Je l'ignore.

Héraldique

De sinople à deux renards d'or, passant l'un sur l'autre.

Patrimoine.png Patrimoine

Église Saint Jean-Baptiste

Il existe de nombreux sites qui apportent des informations précises sur l'église St Jean-Baptiste de Visquer, aussi nous retiendrons que l'église à été brûlée en 1569 par les protestants venus du "Béarn". En Bigorre, plus particulière dans les paroisses ou furent incendiées les églises, l'amertume était resté longtemps et perdure encore pour certains sujets. J'ai noté ici une anecdote dont voici le récit :

Le 17 juin 1720, huit marchands de capes, domiciliés à Pontac,
portèrent plainte devant « haut et puissant seigneur messire Philippe
de Montaut, seigneur baron de Bénac » contre Guilhem Marque, de
Visker, « lequel Marque, assisté du gendre de la maison d'Abbadesse
où ils s'estoient arrêtés, leur auroict prins les brides de leurs chevaux
et marchandises, leur jurant et blasphémant la mort, la teste, que tous
qu'ils en passeraient par ledit villaige de Visquer, qu'ils les tueroient à
coups d'arquebuzades ».
Le seigneur ne donna pas suite à cette affaire, sachant bien que ce
fait était dans les mœurs du pays.

Il est bon de rappeler, l'effort fait par toutes les familles de Visquer, par leur contribution volontaire, à la hauteur de leurs possibilités financières, soit selon les 2 livrets : 3082 Francs pour permettre la reconstruction de l'église. Un tremblement de terre en 1660 avait fortement secoué toute la Bigorre, causant des dégâts importants.

D'autre part, sur un document familial, il est dit qu'il y eut un "ouragan" à Visquer en date du 31 décembre 1876 (Me L. Gazagne à Lourdes).

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1649 1794 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 60feux 230 258 302 358 404 381 388 384 378
Année 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
Population 349 357 358 - - 359 338 336 324 307
Année 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
Population 298 288 213 221 222 216 185 189 185 183
Année 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 -
Population 182 223 245 309 331 343 329 328 345 -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Source : Cassini avant 2006 & INSEE 2006 Pour l'année 1763 nous avions 28 feux ( source dictionnaire géographique et politique des Gaules et de la France ( A-B ) année 1763, de Mr l'Abbé EXPILLY.

Afin de situer Visquer dans la démographie du pays de Bigorre en l'an 1763, le pays de Bigorre comprenait :

   276 ... paroisses .
10 662 ....feux . 
65 000.....âmes ( habitants )

(Source dénombrement des paroisses en 1763 Diocèse d'Ausch ( AUCH ).

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Il y avait à Visquer des familles de notables, de par leur position sociales dont on ne connais pas avec précision l'origine. Toutefois nous pouvons supposer, dans la mesure ou les divers seigneurs de Visquer, qui ne possédaient pas en totalité les terres de cette seigneurie, force est de constater malgré tout que quelques familles possédaient de nombreuses terres qui n'étaient pas venues par le fruit du hasard, mais bien par quelques branches éloignées des anciens seigneurs, par des donations, ou par mariage des filles nobles, car ces dernières n'avaient pas beaucoup de choix. Si ces filles nobles ne se mariaient pas avec un riche roturier, ou un marchand, ou encore avec un notaire, il ne leur restait que l'obligation d'entrer au couvent. A Visquer on retrouve des familles d'origine noble, mais je n'ai pas encore approfondi ce sujet honorifique, car les petites propriétés et les doléances anciennes que j'ai recensées, ne font état que de très faibles rentes des domaines, même dans les cas de terres titrées (Bernard de Montaut Bénac écrivait le 15 janvier 1615, à Louis XIII une lettre qui, dans un style savoureux, fournit des détails intéressants sur la pauvreté de la noblesse béarnaise et bigourdane).

Selon mes informations, il y avait 6/7 familles importantes à Visquer vers 1600-1800, l'importance de la terre définissait le rang social. Les familles : de Catalan, Murraté, d'Escoubes, Bajet, Casalas, Domec, Dulac, étaient considérées comme notables, ainsi que les notaires royaux de la famille Daquo.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Dominique BAGET 1792 - 1796  
Paul BAGET 1796 - 1799  
Jean COURTADE 1799 - 1799  
Dominique CARRET 1799 - 1800  
Antoine CAPDEVIELLE 1800 - 1802  
Pierre CAPDEVIELLE 1802 - 1832  
Dominique DULAC 1832 - 1835  
Jean PAYS 1835 - 1854  
Dominique DULAC 1854 - 1870  
Pierre Etienne CARRET 1870 - 1878  
Jean Marie DULAC 1878 - 1881  
Jean Pierre DOMEC 1881 -1888  
Arnaud ABADIE 1888 - 1892  
Jean Pierre DOMEC 1892 - 1904  
Zoé BAGET 1904 - 1909  
Jacques POURTALET 1909 - 1912  
Antoine DOMEC 1912 - 1915  
Dominique ABADIE 1915 - 1919  
Célestin DOMEC 1919 - 1920  
Jean Marie DOMEC 1920 - 1929  
Célestin DOMEC 1929 - 1933  
Jean Pierre DOMEC 1933 - 1942  
Jean Marie POMES 1942 - 1977  
André DOMEC 1977 - 1995  
André BERTRANNE 1995 - 2001  
Jean DUCO 2001 - 2008  
Maryse VERDOUX 2008 - ???  

Source : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
Jean DAQUO 1643-1665 Père de Pierre DAQUO. Marié à Visker le 15/01/1643 avec Marie de Passet.  
Sr Pierre DAQUO 1679-1731 Création de l'office le 27 septembre. Habitant de Layrisse.  
Dominique DAQUO 1732- Notaire royal, fils de sieur Pierre DAQUO NR.  
Dominique DAQUO 1777 Fils de Jean DAQUO de Bénac, frère d'Hilaire DAQUO Archiprètre à la cathédrale de Tarbes. Cousin du précédent Dominique DAQUO.  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Ramond LAFARGUE 1567- Registre indisponible.  
Bernard ABADESSE 1587- Registre indisponible.  
Bernard ABEDEILLE 1600- Registre indisponible.  
Arnaud ABADIE 1621-1641 Registre indisponible.  
Michel SOUBIROU 1643- Registre indisponible.  
Pierre CASANABE 1653-1668 Registre indisponible.  
Henry de MOUSSART 1686-1707 Visker/Loucrup.  
Gabriel DUCLOS 1707-1708 Visker/Loucrup.  
Jacques LABAN 1708-1720 Visker/Loucrup.  
Pierre JUNQUIERES 1720-1724 Visker/Loucrup.  
Bernard DURAND 1754-1771 Visker/Loucrup.  
Joseph BARRERE 1772-1777 Visker/Loucrup.  
... DURAND 1778-1794 Visker/Loucrup.  
Jacques VERT 1794-1837 Visker/Loucrup.  
Dominique GLERE 1837-1844 Visker.  
Joseph CUILLE 1844-1865 Visker.  
Etienne DUFFOURC 1865-1874 Visker.  
Pierre FOURCADE 1874-1876 Visker.  
Hector-Justin CAZENAVE 1876-1903 Visker.  
Jean-Louis MOULES 1903-1907 Visker.  
Léon MATHET 1907-1922 Visker.  
Carloman BAGET 1922-1936 Visker.  
Pierre DULAC-DUFFOURC 1936-1941 Visker.  
Jean-Louis EON 1941-1948 Visker.  
Jean-Marie MAILHENC 1948-1966 Visker.  
Arnould GOESTEN 1966-1997 Visker/Loucrup.  
............ 1997-1998 Poste vacant.  
Henri FRECHOU 1998-2002 Visker/Loucrup.  
André CABES 2002-2008 Visker/Loucrup.  
Christian SAINT-MARTIN 2008-2013 Visker/Loucrup.  
Antoine MERILLON 2013-2... Visker/Loucrup.  

Ces vicaires avaient parfois 3 paroisses : Visquer, Loucrup et Saint-Martin.

Les confréries

Voici le récit du curé de Visquer, qui n'appréciait pas le côté festif des confréries...

"Il y a à Visker, une confrérie de N.-D. de Montserrat et à Loucrup celle de Saint-Jacques et celle de la Sainte- Vierge. Ces confréries se soutiennent à Visker et à Loucrup. Le jour de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, on fait des repas. Voilà l'abus, abus que je n'ai jamais pu détruire dans les deux paroisses. On s'y autorise de l'exemple du voisinage. 2 » La confrérie de Montserrat, à Visker, possède quelques biens dont le revenu sert aux besoins de l'association. 3 Les confrères faisaient, avec l'argent de la caisse, un petit commerce. Ils achetaient du blé, qu'ils revendaient à crédit à un prix un peu plus élevé ; quelquefois même, ils achetaient une ou plusieurs vaches, des bêtes à laine, qu'on revendait aux particuliers ; et le petit pécule grandissait chaque année. Les deux confréries de Loucrup, celle de Saint-Jacques et celle de Notre-Dame de Montserrat, continuent la tradition. i. Etat des paroisses, tome I, page JJ2. 2. Etat des paroisses, t. VI, page 4;;. 5. Le 2 octobre 1650... Domenge de Passanet reconnaît devoir aux confrères de Notre-Dame de Montserrat deux sacs de seigle que le débiteur veut semer. Il s'engage à paver à la fête Notre-Dame d'août prochaine... Daquo N. R. (Candellé à Ossun). Le 29 novembre 1664... Arnaud d'Escoubès reconnaît devoir aux confrères de Notre-Dame de Montserrat la quantité de « unze cartères bled et seigle » qu'il payera à la fête Notre-Dame d'août prochain..." (Candellé à Ossun.)

Le 15 novembre 1697... Raymond d'Escoubès donne à la confrérie Notre- Dame de Montserrat, représentée par Jean Baget(Jean Bajet était marié avec Marguerite de Vignes, ils sont les parents de Laurence Bajet née le 24 Mars 1689), baile, « en propriété et jouissance deux journals de champt, sçittué au terroir dudit Bisquer et parsan de Buala, à prendre de majeure pièce par le costé de septentrion, confrontant d'oriant à terres d'autre Baget. midy à terre restante, occident à Bureu, septentrion audit acceptant, à la charge d'en payer le fief et taille, et de la rente d'icelle en faire célébrer des messes pour'le solagement des âmes tant de confrères décédés que de ceux quv descèderont... Escoubès, Baget, Daquo N. R. (Gazagne à Lourdes.) nota:« (unze=onze) cartères bled et seigle » La cartère était une unité de mesure équivalent à : 20Litres. La moitié d'une cartère, était le "coupet" qui représentait: 10Litres. Ces unités de mesures s'employaient pour mesurer les céréales.

Monument aux morts

Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
DOMEC Antoine 12 février 1881 02 mai 1915 1914-1918  
PUJO Jean-Pierre 19 avril 1895 07 septembre 1918 1914-1918  
ABADIE Jean-Marie 04 avril 1889 06 décembre 1915 1914-1918 Abadie dit Garde  
ABADIE Augustin 24 juillet 1893 25 septembre 1915 1914-1918 Jean Auguste  
BORIE Alfred 30 avril 1884 16 avril 1917 1914-1918 Adolphe Alfred  
BAGET Bertrand 06 mai 1883 19 avril 1915 1914-1918 Jean Bertrand  
BAGET Jean-Marie 22 février 1814 02 mars 1818 1914-1918  
COURTADE Hilaire 25 mars 1888 15 septembre 1915 1914-1918  
DOMEC Jean-Marie (Porte) 12 février 1881 02 mai 1915 1914-1918 Antoine Jean-Marie  
DOUCET Maximilien 03 janvier 1893 22 décembre 1914 1914-1918  
DOUCET Gabriel 10 avril 1895 10 aout 1916 1914-1918 Laurent Gabriel  
DOMEC Jean-Marie 12 mai 1892 20 octobre 1918 1914-1918  
LAPORTE Martial 22 novembre 1895 18 septembre 1914 1914-1918 Martial Augustin  
CLAVERIE Paul - - Algérie  


^ Sommaire

Titulaires de l'Ordre de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
Jacques CARRET 18/02/1787 22/03/1851 Nommé le: 13/10/1829, Lieutenant au 9° Dragons  
Jean-Baptiste, Marie DOMEC 31/03/1865 Nommé le:11/07/1918, Officier d'administration  
Jean-Pierre DULAC 06/04/1800 Nommé le:07/08/1870, Instituteur public  
Jean-Louis DUPRAT 20/08/1820 Nommé le:30/09/1863, Caporal au 1° grenadier  
Jean-Louis PAYS 29/10/1894 Nomé le: non communicable ?  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés


Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - 17h-19h - 17h-19h - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 2, Carrera de Marca Devath - 65200 VISKER

Tél : 05 62 45 30 92 - Fax : 05 62 45 30 92

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr (08/2011)

Archives & Dépouillements des registres paroissiaux

  • Registres paroissiaux 1684-1905
  • Registres paroissiaux sous forme de microfilms : BMS 5MI462, et 5MI463
  • Mairie de Visker
  • Registres d'état civil de 1848 à nos jours,
  • Accueil chaleureux de cette mairie.
  • les "Glanages de Larcher"
  • Censier de Bigorre
Ce Censier de 1429, est un inventaire des biens détenus par les chefs de familles dans les paroisses, Visquer doit être dans cet ouvrage.
  • Minutes des notaires,
  • Minutes de Me DAQUO,
  • Minutes d'Autres notaires Archives Départementales de Tarbes'.
  • Ces minutes des notaires ne sont pas micro filmées.
  • Pour vous aider l'association GENHP65,

Archives notariales

Patronymes

J'ai retrouvé les patronymes suivants sur les registres paroissiaux, depuis 1684, et sur les minutes de Me de Carrère NR, et Me Daquo NR à Layrisse et son fils Dominique NR à Visquer, et par la suite l'état-civil :

DOMEC, 'MURRATE, CARRET,'
CATALAN (de), RASPIDE, VIGNES,
D'ESCOUBES, LARRE, ABADIE,
PORTE, CAUSSADE, TOURRE,
ABADESSE, DAQUO, DUPRAT,
LAC, CAZALAS, POMES,
DULAC, PAYS, LABORDE,
BARRERE, OUSTALET, DUCLOS,
GELLET, COURTADE, FRECHOU,
'BAJET, CAPDEVIELLE,'PASSET, SARTE ( de Lacourade), LATOUR,
PUJO,

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Pictos recherche.png Office de notaire royal de Pierre Daquo
Pictos recherche.png Généalogie de la Famille Daquo
Pictos recherche.png Office de notaire royal de Dominique Daquo

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références



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