59248 - Fort-Mardyck

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Fort-Mardyck
Blason Fort Mardyck.JPG
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 59 - Blason - Nord.png    Nord
Métropole
Canton {Blason Grande-Synthe-59271.png   59-73   Grande-Synthe
Code INSEE 59248
Code postal 59430
Population 3586 habitants (2006)
Nom des habitants Fort-Mardyckois(es)
Superficie 141 hectares
Densité 2543.26 hab./km²
Altitude Mini: 2m.
Point culminant 9m.
Coordonnées
géographiques
2°18'19" E - 51°01'49" N
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

  • Créée en 1867, à partir de Grande-Synthe / Petite-Synthe

Une colonie de marins

Quinze années de guerres franco-espagnoles se terminent sur le littoral dunkerquois après la bataille des Dunes en 1658.
La ville de Dunkerque et le Fort-de-Mardyck, enlevés aux Espagnols et remis aux Anglais, puis rachetés en 1662, deviennent définitivement des possessions françaises.

L'idée d'une grande puissance maritime, qui a pris corps en France dès le début du XVIIème siècle, devient l'une des préoccupations de Jean-Baptiste Colbert, ministre du roi Louis XIV.

Le 22 septembre 1668, il crée l'inscription maritime en prescrivant un recensement général de tous les mariniers et matelots dans toutes les villes et communautés des côtes maritimes.
Les marins dunkerquois sont alors plus concernés par la guerre de course et la pêche d'Islande que par le service du roi.

L'administration royale, consciente de l'instabilité habituelle des familles de matelots et des circonstances particulières du port de Dunkerque, conçoit en 1670 l'installation d'une colonie de marins sur le sable des dunes, à l'emplacement des ruines de l'ancien fort.
L'arrivée de ces familles, originaires du littoral de Gravelines à Étaples, répond à une volonté plus stratégique et militaire qu'économique. (Raymond de Bertrand, dans son histoire de Mardyck, en 1852, explique que le but n'était pas uniquement de peupler cette partie de son royaume mais de trouver là, sous sa main, en toutes occasions, une pépinière de marins, dont il comprenait toute l'utilité.

Quel paysage s'offre alors aux premiers arrivants ?
Ils trouvent un espace de dunes, où ils sont appelés à vivre, quelques huttes de torchis, un arrière-pays formé de champs et de fermes isolées et une ville toute proche, nouvellement rattachée à la France, qui se sent encore plus flamande que française.

Les premières familles, qui ne connaissent qu'un patois picard, ont du mal à se lier aux populations environnantes.
Leur installation dans un milieu hostile est encore précaire et, souvent, des alliances sont déjà tissées préalablement dans le milieu d'origine.
De nombreuses familles de pêcheurs viennent de Marck, près de Calais.

Les conditions de vie sont difficiles et misérables. Pourtant, cette colonie de marins parvient à s'implanter et à subsister dans ce milieu hostile, tant au niveau du sol qu'à celui de la langue.
Elle le doit à cette communauté de biens et d'intérêts qui se met en place avec quelques droits qui leur sont octroyés dans le cadre d'une concession royale, confirmée par les successeurs de Louis XIV.

Dès les origines, la petite colonie de marins pêcheurs se trouve partagée en deux, de part et d'autre de la rue du Corps de Garde, accès vers la mer (actuelle rue de l'Amirauté). Ces deux parties sont administrées par les paroisses de Grande-Synthe et Petite-Synthe. Cet état de fait durera jusqu'à la Révolution.

Toute cette adversité resserre non seulement les liens, créant une solidarité familiale et professionnelle, mais elle trempe en même temps ce caractère particulier des marins fort-mardyckois, fiers de leur origine et attachés à leurs droits, leur permettant d'affronter les nombreuses tempêtes qui s'abattent sur la communauté.

Sur la paroisse de Grande-Synthe est érigée en 1707 une confrérie de Saint-Pierre pour les hommes de mer du hameau des matelots-pêcheurs.

Très vite, la pêche côtière connaît un développement économique intéressant pour les pêcheurs de la concession, qui profitent un moment de la construction du canal de Mardyck (1713) et de la démolition de son écluse (1717) pour devenir les approvisionneurs des Dunkerquois en poissons frais.

En 1723 et 1730, un commissaire de la Marine, Lemasson du Parc, se rend sur le littoral dunkerquois pour mener une enquête sur les pratiques de pêches, examiner les instruments et les filets, établir la liste des noms et qualités de tous les marins pêcheurs à pied s'activant journellement sur le littoral de l'amirauté de Dunkerque.

La concession en péril

En 1769, le comte de La Morlière, maître de la Garde Robe de la reine Marie Leczinska, puis de la dauphine Marie-Antoinette, présente au conseil royal une requête sollicitant à titre de fief tout le terrain vague qui règne le long de la mer, en deçà et au-delà des dunes, depuis le fort de Mardyck jusqu'à Gravelines.

A l'issue des relevés de terrains et d'un inventaire des titres de propriété, un arrêt royal de 1773 accepte la demande du comte de La Morlière.
Louis XV, cependant, conscient de l'intérêt stratégique de cette population de marins à proximité du port de Dunkerque, émet quelques restrictions telles que laisser jouir les matelots des fonds sur lesquels leurs maisons et jardinages sont établis. Les marins pêcheurs se voient alors attribuer un peu plus de 112 hectares de terrains.

L'année suivante, Louis XV meurt. Quelques jours plus tard, l'intendant des Flandres accueille une requête du comte de La Morlière, visant un échange de terrains, des salines en pâture sur la concession contre des terres sablonneuses et souvent inondées entre les habitations des matelots et la digue du comte Jean.

Le syndic des matelots-pêcheurs, qui administre les biens de la concession et qui représente la communauté dans la défense de ses droits, oppose des réclamations qui ne sont pas entendues.
Certaines familles menacent de quitter le hameau si aucune réparation n'est accordée.

En 1780, c'est le départ de plusieurs familles vers la Belgique.

Finalement, en 1785, le roi Louis XVI reconnaît le bon droit des matelots-pêcheurs, dont cinq représentants se sont rendus à Saint-Cloud et ont été reçus en conseil royal. Les deux parties se retrouvent respectivement en tel et semblable état où ils étaient avant l'ordonnance de 1774.

Long chemin vers l'autonomie

En 1791, le fort Mardick devient l'une des 671 communes du département.
Le premier magistrat désigné est un Loonois de 35 ans, Félix Berteloot. Ce n'est qu'en 1792 que l'état civil passe des paroisses de Grande-Synthe et Petite-Synthe à la nouvelle commune.

En 1800, du fait de la faible population (250 habitants), l'administration raie le fort Mardick de la liste des communes pour le ramener au rang de hameau, rattaché dans son ensemble à la commune de Mardyck.

Sous le règne de [Louis XVIII de France|Louis XVIII]], les pêcheurs fort-mardyckois se voient octroyer la concession des lais et relais de mer. C'est enfin l'accès de la concession royale à cette mer qui s'est éloignée au fil du temps et dont les terrains n'ont jamais été attribués aux matelots.

Grande pêche d'Islande

Cette époque correspond à l'apogée de la grande aventure de la pêche à Islande, dans laquelle les marins fort-mardyckois se lancent dans les années 1815-1820.

Ces expéditions en mer du Nord apportent à la communauté de pêcheurs un rythme de vie particulier avec la belle saison d'hiver, le temps des épousailles, et un caractère spécifique lié aux dures conditions de navigation et de pêche.

Les nombreuses campagnes et l'expérience de la mer permettent à de nombreux marins de s'élever au rang de maître de pêche, dont la réputation dépasse les limites de la Picardie, voire de la Normandie.

Vers 1900, on compte encore 271 hommes de mer (80 % de la population mâle active), parmi lesquels plus d'une centaine de capitaines.

Cependant le tribut payé à cette mère nourricière est lourd avec, certaines années, des familles touchées par le deuil de marins disparus en mer et, parfois, des catastrophes, comme en 1839 ou 1888, où plusieurs bateaux disparaissent et des équipages sont décimés au cours des tempêtes d'avril.

Au début du XXème siècle, des campagnes désastreuses et des conflits entre marins et armateurs précipitent le déclin de cette lointaine pêche à la morue.

En 1910, beaucoup de marins ne touchent aucun salaire en raison de la pêche peu abondante.

Malheureusement, le roi Charles X, un mois après son accession au trône en 1824, remet tout en question et une ordonnance de 1829 rejette définitivement la demande des matelots-pêcheurs de Fort-Mardyck.

L'année suivante, en 1830, le hameau est rattaché administrativement à la commune voisine de Grande-Synthe. Les syndics des pêcheurs seront remplacés par une commission syndicale de cinq membres, présidée par le maire de Grande-Synthe.

Sentant le besoin de l'instruction, les responsables de la communauté font construire dès 1844 un vaste bâtiment pouvant accueillir une école pour les enfants des deux sexes, mais aussi pour les adultes, une salle consacrée aux réunions administratives et un logement nécessaire au secrétaire-archiviste.

Vers 1860, comme la population augmente sensiblement et que l'église du village de Grande-Synthe est éloignée, les habitants souhaitent avoir un édifice paroissial dans leur hameau. La commission syndicale émet un vœu en ce sens et les autorités religieuses et civiles approuvent le projet.

Un nouveau clocher se dresse dans la concession des matelots-pêcheurs. Il est livré au culte le 18 février 1862 et un décret impérial de Napoléon III du 13 mai 1863 crée la nouvelle paroisse, indépendante de Grande-Synthe.

Quatre ans plus tard, un nouveau décret impérial du 12 février 1867 crée la commune de Fort-Mardick, faisant suite à une demande d'autonomie des responsables de la concession.

Le premier acte d'état civil est signé en mars 1868 par le nouveau maire Jean Léonard Gens.

  • Source : Histoire sur la site de la Mairie


Blason en attente.png Héraldique

Champs de gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé d'un soleil à face humaine, rayonnant d'or, enfermé dans une bordure bretessée d'or.

Repère géographique.png Repères géographiques

Située à 5 km de Dunkerque, à 69 km de Lille et à 240 km de Paris


Patrimoine.png Patrimoine bâti

  • Mairie de 1844
  • Église Notre-Dame-du-Fort de 1955
  • Église Saint-Nicolas des années 1950 (Mardyck)

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Démographie.png Démographie

Année 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
Population 1 070 1 225 1 375 1 481 1 607 1 672 1 678 1 785 1 879 1 964
Année 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
Population 1 967 1 977 1 882 1 577 2 501 3 252 4 007 4 802 4 229 4 074
Année 1999 2006 - - - - - - - -
Population 3 770 3 586 - - - - - - - -
Année - - - - 2011 2016 2021 - - -
Population - - - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cfr : INSEE & Cassini


Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
- - -  
BUTEL - en fonction en 1806  
- -  
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- -  
- - -  
- - -  
- - -  
Jean Léonard GENS 1868- en fonction en 1870  
- -  
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- -  
- -  
Roméo RAGAZZO 2001- réélu en 2008  
- -  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés


Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h - -
Après-midi 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 7 rue Jean Deconinck, BP 57 - 59430 FORT MARDYCK

Tél : 03 28 27 40 50 - Fax : 03 28 27 25 63

Courriel :

Site internet : http://www.fort-mardyck.fr

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr (novembre 2012)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Archives départementales

  • Accés tables décennales départementales de Fort-Mardyck [1]

Patronymes

Remarques

  • "Géant" de la commune :
-TIT Frère, créé en 1992, hauteur 2m80, poids 70kgs

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références