57463 - Metz

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Metz
57463 - Blason - Metz.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 57 - Blason - Moselle.png    Moselle
Métropole -
Canton Canton de Metz-1 (57-11)

Canton de Metz-2 (57-12)
Canton de Metz-3 (57-13)


Anciens cantons :
57463 - Blason - Metz.png   57-17   Metz-Ville-1, 57463 - Blason - Metz.png   57-18   Metz-Ville-2
57463 - Blason - Metz.png   57-19   Metz-Ville-3, 57463 - Blason - Metz.png   57-46   Metz-Ville-4

Code INSEE 57463
Code postal 57000
Population 119 551 habitants (2012)
Nom des habitants Messins, Messines
Superficie 4 194 hectares
Densité 2 850 hab./km²
Altitude Mini : 162 m
Point culminant 256 m
Coordonnées
géographiques
49.119722° / 6.176944° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Antiquité

Préhistoire

  • Dès le néolithique moyen (vers 3000 avant J.C.), un foyer de peuplement s'installe sur le site primitif de Metz « comme l'attestent quelques céramiques décorées de la culture Rössen »[1]. Ce site correspond à la colline de Sainte-Croix, au Nord de la ville actuelle.
  • À l'âge du bronze, la civilisation se développe, notamment lors de la période du bronze moyen (1500-1100 avant J.C.). Des fondeurs étaient installés à Pouilly, près de Metz, et un de leur abri « renfermait 23 faucilles et 11 haches »[2].

Période celtique

Vers le VIe siècle avant Jésus-Christ, des Celtes s'installent dans le secteur : la tribu des Trévires au Nord, celle des Leuques au Sud (aux alentours de Toul), et les Médiomatriques entre les deux. Ceux-ci organisent leur oppidum sur les hauteurs de Sainte-Croix. En témoigne le four de potier découvert sous la basilique Saint-Pierre-aux-Nonnains lors des fouilles du milieu du XXe siècle.

Période gallo-romaine

  • Quand Jules César arrive en conquérant, le territoire médiomatrique est alors rattaché à la Gaule Belgique. Les Ier et IIe siècles correspondent à une période de paix. En 68-70 après J.C. la ville est « mentionnée pour la première fois par Tacite »[3], sous le nom de Divodorum Mediomatricum.
  • Le bâti s'agrandit petit à petit hors de la colline. Les Romains enseignent l'appareillage des pierres grâce au mortier et il en reste quelques vestiges : un amphithéâtre, par la suite enseveli, des thermes, au nombre de quatre, une piscine ronde de plus de 25 mètres, l'aqueduc de Gorze dont des arches sont encore visibles à Ars-sur-Moselle et Jouy-aux-Arches.
Mithraeum, musée de la Cour d'Or
Photo E. Grosmangin
  • Les Romains réaménagent les routes déjà tracées par les Celtes. Metz était alors située à la jonction entre deux grands axes : celui de Lyon à Trèves, et celui de Reims à Strasbourg. Cette situation contribue largement à l'essor de la ville. Artisans et marchands prospèrent grâce au commerce. Une partie de la population est aisée. Les médiomatriques sont aussi très religieux et vouent un culte à diverses divinités, comme à Mithra par exemple, comme en témoigne le Mithraeum, retable découvert en 1895 à Sarrebourg, et exposé au musée de la Cour d'Or à Metz[4].
  • Au IIIe siècle, pour limiter les invasions qui commencent, une enceinte appelée castrum est élevée sur « 3,5 kilomètres de périmètre »[5]. Des aménagements de la ville se réalisent : nouvel amphithéâtre, basilique Saint-Pierre-aux-Nonnains, qui pour l'archéologue Xavier Delestre, serait peut-être la palestre[6] d'un grand établissement thermal. Le christianisme se répand petit à petit.
  • Puis arrivent les invasions du Ve siècle, d'abord des peuplades fuyant les Huns. Puis Attila et ses guerriers envahissent Metz : la ville est « enlevée, pillée et incendiée le 7 avril 451 »[7].


Moyen-Âge

Metz, capitale de l'Austrasie

L'Austrasie aux VIe et VIIe siècles,
selon un dessin de Xavier Delestre
  • Quand Clovis meurt, en 511, la partie orientale du royaume franc appelée Austrasie revient à son fils Théodoric, et Metz en devient la capitale. La ville prospère et la population augmente. Le palais des rois s'établit sur la colline de Sainte-Croix et prend le nom de Cour d'Or. Les rois mérovingiens se succèdent (avec parfois querelles et assassinats) jusqu'à Childéric III. Ce dernier est enfermé par Pépin le Bref en 751 : commence alors une autre dynastie.
  • Sous les Carolingiens l'ancienne Austrasie devient Francia media et Metz y a toujours une place de choix. Charlemagne s'intéresse vivement à la ville et « par son grand diplôme d'immunité de 775 »[8] lui confère certains privilèges. Pendant ce temps les activités commerçantes sont moins florissantes mais la culture et la religion progressent (Écoles de latin et de grec à la Cour d'Or, école de chant ecclésiastique, ...)
  • À la mort de Louis le Pieux, en 840, le royaume carolingien est partagé en trois et la partie qui donnera son nom plus tard à la Lorraine s'appelle alors Lotharingie, du nom de son roi Lothaire Ier. Mais cela ne dure pas longtemps. En 925, la ville de Metz est assiégée par l'Oiseleur, roi de Germanie.


Metz, "la Riche"

  • La cité devient un puissant évêché où les évêques assument un rôle politique de plus en plus fort. Au Xe siècle : plus de représentant royal, l'évêque a tous les pouvoirs. Celui de Metz est « Prince d'Empire »[9]. La richesse messine surpasse celle des autres villes lorraines et les trois évêchés sont surnommées "Metz la Riche", "Toul la Sainte" et "Verdun la Noble".
  • L'essor économique entraîne une évolution sociale et l'apparition d'une bourgeoisie souhaitant prendre part à la gestion de la ville. La querelle des investitures entre Empire et Papauté affaiblit la puissance épiscopale et favorise les velléités d'indépendance. Si bien qu'en 1180 un acte reconnait l'existence de la "commune urbaine" de Metz.

Metz, ville libre

Tour camoufle, classée M.H.
  • En 1300, Metz compte environ 3000 âmes. L'enceinte gallo-romaine devient trop petite et un nouveau rempart est construit. La cité est alors gouvernée par la communauté bourgeoise et des associations indépendantes appelées "paraiges"[10]. Progressivement, ces derniers parviennent à dominer la communauté urbaine et une oligarchie structurée se met en place, mais le petit peuple, soumis au patriciat, proteste...
  • Des menaces extérieures apparaissent. La cité fortifie les remparts en rajoutant 38 tours, telle la tour Camoufle, et 18 portes ou poternes, comme la porte des Allemands ou la porte Serpenoise.
  • Metz vit alors en paix et prospère davantage, notamment avec l'essor de la tannerie et de la draperie. La ville est à son apogée au XIVe siècle et durant la première moitié du XVe.
  • Mais des épidémies et soulèvements sociaux entraînent un déclin. La cité est aussi un enjeu pour les ducs de Lorraine, de Bourgogne, ou pour Charles Quint. Puis, « le 18 avril 1552 »[11], Henri II prend possession de Metz et y laisse une garnison de 3400 soldats, rattachant ainsi la république messine au royaume de France.


Époque moderne

Une ville française

  • Vexé, Charles Quint projette une riposte. Le duc de Guise prépare la défense de la ville : il fait démolir nombreux bâtiments et faubourgs, creuser un fossé et amasser des vivres pour tenir le siège. C'est une réussite. Charles Quint abandonne en janvier 1553. À partir de là les Messins acceptent leur sort avec loyauté envers le roi. L'épiscopat reprend une bonne place, aux côtés des gouverneurs. La garnison est toujours là et la citadelle est construite vers 1565.
  • À l'époque d'Henri IV, l'autorité se renforce. Sous Louis XIII le parlement est créé. En 1630, avec les ambitions de Ferdinand II, la menace rôde mais finit par avorter. En 1648, le traité de Westphalie reconnait officiellement l'appartenance de Metz à la France.

À nouveau une capitale

  • Quand Louis XIV arrive au pouvoir, la situation n'est pas brillante : guerre de Trente Ans, peste et famine ont décimé une bonne part de la population. C'est l'époque des Lazaristes et des largesses d'Anne d'Autriche, la reine-mère. Cependant, Metz se repeuple petit à petit, accueillant par ailleurs protestants et juifs, ce qui permet une progression du commerce. La cité, à nouveau un centre actif, devient la capitale administrative de la partie Est du royaume.
  • Au XVIIIe siècle la priorité est à l'urbanisme : autres fortifications selon Vauban, hôpital royal, casernes, élargissement des rues et nouveaux quartiers, créations de places, nouveaux édifices religieux... C'est également l'époque d'un nouvel élan artistique et culturel, d'une reprise économique, sans toutefois retrouver la prospérité du XIIIe siècle.

Époque contemporaine

Aléas politiques

  • Ayant déjà connu une République, les Messins ne sont pas trop perturbés par la Révolution. Durant l'Empire, la population s'accroit et l'économie embellit. Metz résiste vaillamment à l'invasion prussienne, ce qui lui vaut le surnom de "Metz la Pucelle", ou ville inviolée. Mais la Lorraine est mutilée.
  • Restauration et second Empire n'entraînent pas de bouleversements importants. La citadelle est démantelée, une esplanade est aménagée. C'est le début du réseau ferroviaire et la construction de la première gare, en bois, en 1852.

Coups durs

  • En octobre 1870, les troupes allemandes pénètrent dans Metz. Une partie de la population fuit, l'autre reste dans la ville en deuil et essaye de résister à la germanisation tandis que les allemands réaménagent la ville et installent le tramway en 1901.
  • Durant la Grande Guerre, la ville est tellement bien défendue qu'aucune bataille n'a lieu sur son territoire jusqu'à l'offensive de la délivrance. Enfin l'armistice est signée et Metz, redevenue française, reçoit le 27 octobre 1919 la Croix de la Légion d'honneur.
Malgré le recul économique dû à l'annexion, la ville s'accroche et parvient à retrouver son ancienne place de capitale de l'Est.
  • Mais tout bascule à nouveau en 1939. Cette fois-ci la germanisation est systématique et le système draconien. Les bombardements de début 1944 font 78 victimes civiles. Metz est libérée le 21 novembre. Le 3 juillet 1948, elle reçoit la Croix de Guerre. Mais elle n'oublie pas la tragédie : « plusieurs dizaines de milliers de Messins expulsés par l'ennemi, 2500 déportés »[12].
  • Enfin, après les reconstructions d'après-guerre, Metz parvient à renouer avec le dynamisme d'une grande ville.

Héraldique

Blason sur la fontaine Coisin,
datant du XVIIIe

« Mi-partie d’argent et de sable ».
Le blanc et le noir sont les couleurs du baucent[13].
L'étendard bourgeois est déjà mentionné au XIIIe siècle.
La devise de la ville de Metz est « Si nous avons paix dedans, nous avons paix dehors ».

Histoire administrative

  • Département - 1801-1871 : Moselle, 1871-1919 : Moselle (Allemagne), 1919-2019 : Moselle
  • Arrondissement - 1801-1873 : Metz, 1873-1919 : Stadtkreis Metz et Landkreis Metz, 1919-1982 : Metz-Ville et Metz-Campagne, 1982-2015 : Metz-Ville, 2015-2019 : Metz
  • Canton - 1801-1873 : Metz-1, Metz-2 et Metz-3, 1873-1982 : Metz-Ville-1, Metz-Ville-2, Metz-Ville-3 et Metz-Campagne, 1982-2015 : Metz-Ville-1, Metz-Ville-2, Metz-Ville-3 et Metz-Ville-4, 2015-2019 : Metz-1, Metz-2 et Metz-3

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :
  • Metz absorbe, entre 1790-1794, l'ancienne commune Sainte Agathe.
  • Metz absorbe, en 1906, l'ancienne commune Plantières.
  • Metz absorbe, en 1907, l'ancienne commune Devant-les-Ponts.
  • Metz absorbe, en 1910, l'ancienne commune Le Sablon.
  • Metz absorbe, en 1961, les anciennes communes Borny, Magny et Vallières-lès-Metz.

Patrimoine.png Patrimoine

Patrimoine religieux

Pour une ville dont le site patrimonial remarquable est un des plus grands de France depuis « l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2010 »[14] et qui a reçu le label "Ville d'art et d'histoire" « le 18 novembre 2011 »[15], le patrimoine religieux est très riche et digne de grand intérêt.
De la modeste chapelle des Templiers à la cathédrale surnommée « lanterne de Dieu », en passant par le cloître des Récollets ou les ruines de l'église Saint-Livier, ce patrimoine vaut le détour.

Pictos recherche.png Article détaillé : Édifices religieux de Metz


Patrimoine civil et militaire

Durant sa longue histoire, la cité messine a vu défiler beaucoup de monde. Que ce soit des Romains, des banquiers, des rois, gouverneurs, intendants, empereurs, ou des soldats, il a fallu les loger et administrer la société.
Cela explique un patrimoine riche et diversifié.

Pictos recherche.png Article détaillé : Patrimoine civil et militaire de Metz

Patrimoine contemporain : Centre Pompidou-Metz

Centre Pompidou-Metz,
parvis des Droits de l'Homme
Photo B.ohland

Ce projet est né d'un partenariat débuté en 2003 entre le Centre Pompidou et la Ville de Metz dans le but de réaliser la première décentralisation d'une institution culturelle française. Les plans ont été confiés à trois architectes : le japonais Shigeru Ban, le parisien Jean de Gastines et le londonien Philip Gumuchdjian, ayant opté pour un concept écologique. Shigeru Ban, surnommé "maître de la transparence", a aussi réalisé le Consortium de Dijon. Il est également connu pour ses structures en papier et carton et ses habitats temporaires pour sinistrés, lui ayant valu un autre surnom : "architecte de l'urgence".

Charpente vue depuis le troisième niveau Photo B.ohland

Description : Autour d'un mât de 77 mètres de haut, se déroule une charpente en bois inspirée des chapeaux chinois en bambou tressé. L'ensemble des poutres en lamellé-collé représente 18 kilomètres linéaires de bois, et leur assemblage est unique au monde. Sur cette charpente s'épanouit une voile blanche en fibre de verre et Téflon qui laisse transparaître la lumière. Le mur de la grande nef mesure 18 mètres de haut, permettant l'accrochage d'œuvres monumentales.
Ouvert en 2010, le lieu est devenu une sorte d'emblème de la ville. Il accueille toutes sortes d'expositions temporaires, centrées sur l'art contemporain, que ce soit design, sculpture et peinture, photographie, mais aussi danse, théâtre et cinéma.

Repère géographique.png Repères géographiques

Vue sur la ville Metz en 1900

Metz se situe au Nord-Ouest du département, à environ 50 kilomètres de la frontière allemande ou du Luxembourg. La ville est traversée par la Moselle et la Seille. c'est d'ailleurs le point de confluence de ces deux rivières qui a attiré les premières peuplades et favorisé développement et essor, grâce aux possibilités de communication. La cité messine se trouve à l'Est de la côte de Moselle, qui, avec celles des Bar et de Meuse, constituent les contreforts du Bassin parisien. Cette côte de Moselle est garnie de vignobles.
La ville de Metz a su tirer profit de sa situation et de son histoire et fait partie depuis 2000 du réseau transfrontalier Quattropole, avec Trèves, Sarrebrück et Luxembourg.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 36 878 32 099 39 131 42 030  ? 42 793 39 767  ?  ?  ?
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 56 888 54 817 51 332 45 856 53 131 54 072 60 186 59 794 58 462 60 419
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 54 965 62 311 69 624 78 767 83 119 70 105 85 701 102 771 107 537 111 869
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 114 232 119 594 123 776 124 435 119 962 117 890 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2014.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Pictos recherche.png Article détaillé : Liste des maires de Metz

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Liste des titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
- - -  
Louis Maurice BOMPARD 17 mai 1854 - Dossier - Ambassadeur de France - Sénateur de la Moselle - Licence en Droit - Grand Officier de la Légion d'honneur - Époux de Gabrielle Le Barbier de Blignières  
Gustave KAHN 21 décembre 1859 - Dossier - Homme de Lettres - ancien élève de l'École des Chartes - ancien élève de l'École des Langues Orientales - Officier de la Légion d'honneur  
- - -  

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance et de décès de

Naissances :

  • Micheline BOUDET, actrice née le 28 avril 1926
  • Jacques CHARRIER, acteur producteur né le 6 novembre 1936
  • Philippe CONTAMINE, historien né le 7 mai 1932
  • Isabelle COREY, actrice née le 29 mai 1939
  • Olivier DELAITRE, musicien né le 1er juin 1967
  • Paul DUCHESNAY, patineur artistique, né le 3 juillet 1961
  • Jessie FOCOS, chanteuse, actrice mannequin sous le nom de THALLIA, née me 15 mars 1979
  • Bernard-Marie KOLTÈS, auteur dramatique né le 9 avril 1948, décédé à Paris le 15 avril 1989
  • Georges LANG, journaliste né le 16 novembre 1947
  • Henri Constant Gabriel PIERNÉ, compositeur chef d'orchestre, né le 16 août 1863, décédé à Ploujean (Finistère) le 17 juillet 1937
  • Paul LESCHHORN : artiste peintre alsacien, née le 09/10/1876, décédé à Constance le 21/09/1951.
    Paul LESCHHORN sur Alsace-collection
  • François PILÂTRE de ROZIER, aéronaute né le 30 mars 1754, décédé à Wimille (Pas-de-Calais) le 15 juin 1785
  • Claude SANTELLI, réalisateur scénariste producteur né le 17 juin 1923 (décédé le 14 décembre 2001)
  • Jean-Marie STRAUB, réalisateur né le 8 janvier 1933
  • Ambroise THOMAS, compositeur né le 5 août 1811, décédé à Paris le 12 février 1896
  • Gaël TOUYA, escrimeur né le 23 octobre 1973
  • Paul VERLAINE, poète, né le 30 mars 1844, décédé à Paris le 8 janvier 1896

Décès :

  • Jules BOCANDÉ, footballeur né à Ziguinchor (Sébégal) le 25 novembre 1958, décédé le 7 mai 2012
  • Jean MOULIN, héros de la Résistance, né le 20 juin 1899 à Béziers et décédé par tortures le 8 juillet 1943.


Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts

Émigration

Émigration en Algérie

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste ...

La légende du Graoully

Effigie du Graoully,
crypte de la cathédrale

Elle date du Xe siècle, à l'époque où saint Clément est chargé d'évangéliser la cité messine.
D'après la tradition relatée par Paul Diacre au XVIIIe siècle[16], c'était le chaos dans l'amphithéâtre de Metz à cause de créatures mi-dragons, mi-serpents, qui rendaient l'air insalubre et défiaient quiconque d'entrer en ville. Saint Clément parvient à les dompter, à ligoter leur chef avec son étole et à lui ordonner de quitter la ville avec ses congénères.
Dès lors, la cité retrouve sa tranquillité.

L'exode de 1872

L'Alsace-Lorraine était annexée par l'Allemagne. Ceux qui ne voulaient pas être allemands devaient partir. Maurice Barrès nous dresse un tableau de cet exode, dans la région de Metz.
Madame Baudoche raconte à sa petite-fille Colette ce qu'elle vit en septembre 1872, des hauteurs qui dominent Metz, le spectacle le plus tragique de l'histoire de la Lorraine.

Regarde cette route, en bas, la route de Metz à Nancy. Nous y avons vu, ton grand-père et moi, des choses à peine croyables.
C'était à la fin de septembre 1872, et l'on savait que ceux qui ne seraient pas partis le 1er octobre, deviendraient Allemands. Tous auraient bien voulu s'en aller, mais quitter son pays, sa maison, ses champs, son commerce, c'est triste et beaucoup ne le pouvaient pas. Ton père disait qu'il fallait demeurer et qu'on serait bientôt délivrés. C'était le conseil que donnait Mgr Dupont des Loges. (nb : évêque de Metz).
Quand arriva le dernier jour, une foule de personnes se décidèrent tout à coup. Une vraie contagion, une folie. Dans les gares, pour prendre un billet, il fallait faire la queue des heures entières. Je connais des commerçants qui ont laissé leurs boutiques à de simples jeunes filles.
Croiriez-vous qu'à l'hospice de Gorze, les octogénaires abandonnaient leurs lits ! Mais les plus résolus étaient les jeunes gens, même les garçons de quinze ans. "Gardez vos champs, disaient-ils au père et à la mère; nous serons manoeuvres en France." C'était terrible pour le pays, quand ils partaient à travers les prés, par centaines et centaines. Et l'on prévoyait bien ce qui est arrivé, que les femmes, les années suivantes, devraient tenir la charrue.
Nous sommes montés, avec ton grand-père, de Gorze jusqu'ici, et nous regardions tous ces gens qui s'en allaient vers l'ouest. A perte de vue, les voitures de déménagement se touchaient, les hommes conduisant à la main leurs chevaux, et les femmes assises avec les enfants au milieu du mobilier. Des malheureux poussaient leur avoir dans des brouettes.
De Metz à la frontière, il y avait un encombrement, comme à Paris dans les rues. Vous n'auriez pas entendu une chanson, tout le monde était trop triste, mais, par intervalles, des voix nous arrivaient qui criaient : "Vive la France !". Les gendarmes, ni personne des Allemands n'osaient rien dire; ils regardaient avec stupeur toute la Lorraine s'en aller.
Au soir, le défilé s'arrêtait; on dételait les chevaux, on veillait jusqu'au matin dans les voitures auprès des villages, à Dornot, à Corny, à Novéant. Nous sommes descendus, comme tout le monde, pour offrir nos services à ces pauvres camps-volants. On leur demandait : "Où allez-vous ?". Beaucoup ne savaient que répondre: "En France...". Et quand ton grand-père leur disait : "Comment vivrez-vous ?", ils répétaient obstinément : "Nous ne voulons pas mourir Prussiens."
Nous avons pleuré de les voir ainsi dans la nuit. C'était une pitié, tous ces matelas, ce linge, ces meubles entassés pêle-mêle et déjà tout gâchés. Il paraît qu'en arrivant à Nancy, ils s'asseyaient autour des fontaines, tandis qu'on leur construisait des baraquements sur les places. Mais leur nombre grossissait si fort qu'on craignit des rixes avec les Allemands, qui occupaient encore Nancy, et l'on dirigea d'office sur Vesoul plusieurs trains de jeunes gens... Maintenant, pour comprendre ce qu'il est parti de monde, sachez qu'à Metz, où nous étions cinquante mille, nous ne nous sommes plus trouvés que trente mille après le 1er octobre...
(Maurice Barrès, Colette Baudoche, Emile Paul, éditeur.)


^ Sommaire


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 8 h ... de 8 h ... de 8 h ... de 8 h ... de 8 h ... 9 h - 12 h -
Après-midi ... à 18 h ... à 18 h ... à 18 h ... à 18 h ... à 18 h - -
57463 - Metz Hôtel Ville.jpg

Mairie
Adresse : 1, place d'Armes - BP 21025 - 57000 METZ

Tél : 0 800 891 891 - Fax : 03 87 55 62 77

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : Service de l'état civil du lundi au vendredi de 8 h à 16 h.

Source : L'annuaire Service Public & Mairie (Juin 2015)

Associations d'histoire locale

Dépouillements des registres paroissiaux

  • Le registre des baptêmes protestants de Badonviller 1567-1624 contient des mentions de réfugiés en provenance de Metz : Dépouillement de Badonviller

Remarques

  • Les évêques de Metz (comme ceux de Strasbourg), sont nommés par le Président de la République.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Les vaincus de Metz
  Metz d'antan
  Metz ancien et moderne ou description des monuments, rues, antiquités, etc.
  Metz en guerre 1939-1945
  Metz d'hier à aujourd'hui - Tome II
  Cuisine messine

  • Livre des familles de la paroisse Saint Eucaire de 1599 à 1730 par le Cercle Généalogique du Pays Messin
  • René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  • François-Michel Chabert, Metz ancien et moderne, collection "Monographies des villes et villages de France", Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse éditeur, 2012, 192 pages, ISBN 978-2-7586-0634-5
  • Xavier Delestre, Saint-Pierre-aux-Nonnains, collection "Guides archéologiques de la France", Paris, Imprimerie nationale Éditions, 1992, 63 pages, ISBN 2-11-081268-0

Sur Google Books :

  • Annuaire militaire de la République française pour l'année ... : publié sur les documents communiqués par le Ministère de la guerre - 1848-1870
  • Qui êtes-vous ? - Volume 3 - C. Delagrave

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. Page 7, in Xavier Delestre, Saint-Pierre-aux-Nonnains, collection "Guides archéologiques de la France", Paris, Imprimerie nationale Éditions, 1992, 63 pages, ISBN 2-11-081268-0
  2. Page 19, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  3. Page 8, in Xavier Delestre, Saint-Pierre-aux-Nonnains, collection "Guides archéologiques de la France", Paris, Imprimerie nationale Éditions, 1992, 63 pages, ISBN 2-11-081268-0
  4. Retable de Mithra
  5. Page 11, in Xavier Delestre, Saint-Pierre-aux-Nonnains, collection "Guides archéologiques de la France", Paris, Imprimerie nationale Éditions, 1992, 63 pages, ISBN 2-11-081268-0
  6. Dans l'antiquité, lieu grec ou romain, parfois proche des thermes, où les jeunes hommes exerçaient des activités sportives
  7. Page 36, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  8. Page 43, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  9. Page 61, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  10. Lignages patriciens, que l'on pourrait apparenter à la noblesse, et qui ont pris une grande place sur le plan politique.
  11. Page 98, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  12. Extrait de la citation accompagnant la remise de décoration, page 263, in René Bour, Histoire de Metz, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, 300 pages, ISBN 978-2-87692-728-5
  13. Le terme baucent a pour sens "mi-partie" ou "bi-partie", ce qui était le cas de la bannière de l'Ordre du temple, et qui se dit aussi d'un cheval de deux couleurs
  14. Site patrimonial remarquable de Metz
  15. Metz, ville d'Art et d'Histoire
  16. Dans les écrits Gesta episcoporum mettensium


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