52353 - Nogent

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Nogent
Blason de Nogent
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 52 - Blason - Haute-Marne.png    Haute-Marne
Arrondissement Blason de Chaumont    Chaumont (Préfect.)
Métropole
Canton Blason de Nogent   52-21   Nogent
Code INSEE 52353
Code postal 52800
Population 4 343 hab. (1999)
Nom des habitants Nogentais, Nogentaises
Superficie 5463 hectares
Densité 79 hab./km²
Altitude 302 m / 467 m
Point culminant
Coordonnées
géographiques
5°20'43" E / 48°01'46" N
Localisation (avant 2015)
52353 - Carte administrative - Nogent.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

L’existence de mégalithes (dolmens, notamment celui de la Pierre-Alot) prouve son origine fort ancienne. A l’époque romaine le site se trouve sur le passage de la voie qui mène de Langres à Trêves. Ce n’est qu’en 610 que l’histoire fait mention de Nogent pour la première fois : Nogentum. On peut donc penser que la forteresse avait déjà une place importante à cette époque. On ne sait pourtant pas qui gouvernait alors, des seigneurs ? Si c’est le cas, il ne nous est resté aucune trace de leurs actes et de leurs noms.

D’après un historien, Roger, fils d’Eudes, comte de Blois et petit fils de Thibaut, comte de Champagne, aurait hérité de Nogent par son père et mourut en 1024. Il fut repris par des membres de la famille puis le seigneur de Broyes et Beaufort eut une fille qui pour son mariage apporta en dot la seigneurie de Nogent de cette union naquit Renier qui fut témoin avec Milon de Chaumont, d’une transaction passée entre le duc de Bourgogne et l’abbaye de sainte Bénigne de Dijon. Il refusa de reconnaître la suzeraineté de Robert de Bourgogne, évêque de Langres qui était alors un des plus riches seigneurs du royaume. C’était compter sans les alliances. En effet, Hugues Ier, Comte de Champagne, en épousant Élisabeth de Bourgogne était devenu le cousin de l’évêque de Langres et prit son parti, tous deux vinrent mettre le siège devant le château de Nogent. Ainsi qu’il résulte de la charte suivante, les vainqueurs donnèrent alors à l’abbaye de Saint Bénigne de Dijon l’église Saint Jean, l’église Saint Germain et une petite chapelle qui se trouvait dans les habitations seigneuriales. Cette charte se trouve désormais dans les archives départementales ; en français : « Moi Robert, par la grâce de Dieu, évêque de Langres, j’ai donné à Dieu et à saint Bénigne, patron de l’église de Dijon, la chapelle de Nogent, les églises et tout ce qui dépend de cette chapelle. [...] cela s’est fait dans le temps que j’assiégeais le château de Nogent ».

Une fois cette donation accomplie, l’abbaye de Dijon envoya aussitôt un prieur pour administrer. L’église saint Germain était alors l’église mère et la cure de Nogent y était attachée ; l’église saint Jean n’était que la succursale. La construction de l’église saint Germain, faite par les soins de l’abbé Guillaume, le réformateur de l’église saint Bénigne, remonte à la fin du Xe siècle. Sa charpente élégante que masque aujourd’hui un vulgaire plafond, indique bien cette date ; mais l’église parait avoir été presque totalement reconstruite au XVe siècle car les fenêtres du chœur appartiennent à la dernière période de l’architecture ogivale. Cette église est dédiée à saint Germain l’auxerrois évêque d’Auxerre au Ve siècle.

C’est à cette époque ainsi que nous l’avons expliqué que la coutellerie s’implanta à Nogent et le nombre d’habitants dût s’accroître considérablement puisque l’église Saint Jean devient l’église mère et Saint-Germain la succursale.

S’ensuivit une période calme jusqu’à ce que Thibaut V, comte de Champagne qui avait déjà de grandes propriétés dans le Bassigny voulut s’accaparer de toute la région. Tous les seigneurs se liguèrent contre lui et le sire de Nogent également. Thibaut n’avait point de forteresse pour défendre ses domaines sur la frontière de l’est c’est pourquoi il avait tout intérêt à occuper la forteresse de Nogent. Après quatre années de combats acharnés, le sire de Nogent, Rénier IV succomba d’une attaque et ses fils signèrent en 1235 une transaction par laquelle ils abandonnèrent la terre et le château de Nogent au comte de Champagne. Et comme l’année précédente Thibaut avait hérité du royaume de Navarre, Nogent fut appelé Nogent-le-Roi. Son premier soin fut de réparer et d’agrandir les fortifications puis il confia la garde du château à un gouverneur. Il aimait beaucoup Nogent qu’il venait souvent visiter et s’attira l’affection et l’estime de tous en affranchissant, en juin 1235 les habitants du pays, qui jusque là soumis aux lois du servage étaient attachés aux terres qu’ils cultivaient moyennant redevance et étaient vendus avec elles.

En 1285, Nogent, avec la Champagne, est intégré au domaine royal. Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les Anglo-Bourguignons s’emparent de la ville en 1417. En 1486, par suites des guerres, il n’y avait plus à Nogent que 92 chefs de familles.

Arrivèrent ensuite les guerres de religion. Après quoi, Richelieu arriva au pouvoir et fit détruire la plupart des forteresses. Les châteaux de Montigny et de Coiffy quoiqu’appartenant à la couronne, furent rasés. Toutefois, le château de Nogent qui devait avoir le même sort, échappa à cette destruction. Les habitants demandèrent qu’on le conservât et l’ordre de démolition fut retiré à la condition qu’ils se chargeraient seuls de le garder (à cette époque, 50 villages des environs devaient fournir les subsistances nécessaires à la garnison du château et y faire le service militaire) sous le commandement d’un gouverneur nommé par le roi.

C’est à ce moment que de grands malheurs vinrent frapper la population. D’abord la guerre commence avec l’empire d’Allemagne et Nogent, ville frontière a rudement à souffrir de toutes ces horreurs ; puis la peste, suite inévitable de la guerre apparaît en 1637 et fait plus de 500 victimes en moins de 60 jours. En 1639, il n’y avait plus que 120 habitants à Nogent-le-Haut tandis que la population de Nogent-le-Bas n’atteignait que le tiers de ce chiffre.

Quant à la forteresse de Nogent, depuis Richelieu, elle ne se rattache plus à aucun évènement historique ; comme tous les anciens châteaux forts, son rôle est terminé. Les remparts existaient encore intégralement au commencement du XVIIIe siècle mais comme depuis longtemps on n’y faisait plus de réparations, ils s’écroulèrent bientôt et aujourd’hui, il n’en reste plus que des ruines. Seule subsiste aujourd’hui une tour d’angle, reconstruite au XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, la coutellerie prend son essor et atteint son apogée à la fin du XIXe siècle. L’activité industrielle est prospère : des usines se créent et le bassin nogentais compte alors 6000 couteliers. La renommée de la fabrication nogentaise est si bien établie vers la fin du XVIIIe siècle et le patriotisme de ses habitants si bien connu que le 10 septembre 1793, le Comité de Salut Public ordonne au citoyen Pradier, inspecteur et contrôleur général des armes blanches à l’assemblée nationale, de se transporter à Nogent pour y monter des fabriques de sabres à l’usage de la cavalerie. Le 25 septembre, l’assemblée de la ville de Nogent rédige une proclamation qui porte que les ouvriers aient à cesser leur travail ordinaire pour ne s’occuper que de celui propre à l’utilité de la chose commune. Les maîtres couteliers soumissionnent en commun une fourniture de 15000 lames de sabres. Si les sabres arment la cavalerie, les baïonnettes manquent à l’infanterie. Dans le mois de Floréal an 3 (avril 1795) la Convention ayant demandé d’ajouter la fourniture des baïonnettes, la Société Populaire de Nogent réunit tous les ouvriers en ciseaux, les encadre par des ouvriers couteliers et livre les baïonnettes demandées. Ces armes ont été fabriquées pour la plus grande partie à l’usine des étangs qui depuis a été transformée en une imprimerie et dans l’église Saint-Germain qui fut transformée en manufacture de sabres pour les besoins de la cause.

A la fin du XIXe siècle, avec le développement de l’administration des postes, la cité change plusieurs fois de nom : Nogent-les-Couteaux puis Nogent-le-Roy et Nogent-en-Bassigny en 1890.

  • 01/06/1972 : Donnemarie (52176), Essey-les-Eaux (52191), Nogent-en-Bassigny (52353) et Odival (52361) fusionnent dans Nogent.
  • Par anecdote, les habitants de la ville haute sont surnommés les "Fouéroux" et les habitants de la ville basse les "Balibeux".

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Bâtie sur un éperon rocheux, la ville haute domine la vallée de la Traire, affluent de la Marne. Aujourd’hui, Nogent, ville de 4500 habitants se trouve à proximité des autoroutes A31 et A5. Dans un cadre boisé, calme et verdoyant, elle n’est plus qu’à 2 heures et demie à peine de Paris, Lyon, l’Allemagne. Cette situation favorable place le bassin nogentais en pleine modernisation, en excellente position dans l’Europe.

  • Carte routière d'accès à Nogent, sur le site ViaMichelin.
  • Coordonnées et cartes géographiques de Nogent, sur le site de l'IGN.

Démographie.png Démographie

Année 1794 1800 1806 1820 1831 1841 1846 1851 1856 1861
Population 1 821 1 949 1 989 2 076 2 602 2 979 3 007 3 098 3 255 3 640
Année 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
Population 3 550 3 576 3 655 3 365 3 422 3 400 3 428 3 364 3 486 3 577
Année 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
Population 3 405 3 568 3 682 3 315 3 335 3 697 4 208 4 723 5 265 5 318
Année 1990 1999 - - - - - - - -
Population 4 754 4 343 - - - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

52353 - Démographie - Nogent.png


Sources :
INSEE et
Cassini

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

  • Bernard DIMEY, poète et écrivain français (1931-1981). Il commence à faire de la radio, puis écrit dans la revue "Esprit". Il s'intéresse à la peinture (sous le nom de Zelter) et s'installe à 25 ans à Paris, sur la Butte Montmartre. Il ne la quittera plus. Il y fréquente les bistrots, il y en avait encore là-bas, pas trop envahis par les touristes. Il y rencontre les poivrots, les putes, les truands, les artistes. Et il commence à écrire ses poèmes, les déclamant dans ses repaires. Il propose ses chansons à droite à gauche. Ses clients seront Yves Montand, Charles Aznavour, Serge Reggiani, Henri Salvador, Patachou, Juliette Gréco, Les Frères Jacques... Tout le monde connaît "Mon truc en plume" que chantait Zizi Jeanmaire, "Syracuse" par Henri Salvador... Mais écoutez aussi les Frères Jacques chanter "Frédo", "Le quartier des Halles", Mouloudji chanter "Une soirée au Gerpil", Reggiani chanter "Si tu me payes un verre", "Les seigneurs"... Il a également écrit des scénarios et dialogues pour le cinéma : "Détournement de mineures" (1959) de Walter Kapps, "Le magot de Josepha" (1964) de Claude Autant-Lara, "Deux heures à tuer" (1965) de Ivan Govar, "Le dernier mélodrame" (1978) de Georges Franju...

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Michel BROCARD 03/2001 - 2008 Conseiller Général.  
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Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Place du Général de Gaulle - 52800 NOGENT

Tél : 03 25 31 85 77 - Fax : 03 25 31 80 13

Courriel : mairie@villedenogent52.com

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Remarques

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  Histoire de Nogent et la coutellerie dans la Haute-Marne

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^ Sommaire

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