52249 - Isômes

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Retour

Isômes
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 52 - Blason - Haute-Marne.png    Haute-Marne
Arrondissement 52269 - Blason - Langres.png    Langres (Ss-Préf.)
Métropole
Canton Blason de Prauthoy   52-23   Prauthoy
Code INSEE 52249
Code postal 52190
Population 103 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 1063 hectares
Densité 10 hab./km²
Altitude 262 m
Point culminant
Coordonnées
géographiques
-° / -° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
52249 - Carte administrative - Isômes.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Étymologie

L'origine du toponyme est discutée tout en n'étant pas encore à ce jour véritablement sourcée : deux traditions orales (ou rumeurs ?) s'affrontent :

- du nom de la déesse Isis, quelque peu sorcière, puisque les gens d'Isômes passaient pour sorciers.
- du grec isos, égalité ... égalité des eaux.
- du seigneur de la place, Jean d'Isômes.

Toujours est-il qu'au XVIIIe siècle on trouve l'orthographe suivante : « Yiome ».

Époque romaine

L'implantation romaine est attestée dans la région, avec la voie romaine de Langres à Genève, mais aussi localement :

- une voie romaine traverse la plaine qui, ondulée du nord au sud, devait déjà être réputée assez facile à cultiver.
- des fouilles réalisées à la fin du XXe siècle à Bellefontaine.
- l'amulette fétiche d'un sorcier gallo-romain (trouvée avant 1960 en creusant dans la cour de Charles Bourrier, né au village, en 1890 et décédé en 1976).

Moyen-Âge et époque moderne

Une église abbatiale fut construite au centre du village vers 1100.

Un monastère, ou plutôt une dépendance, existait autrefois : maison Covelli.

Un seigneur se nomme Jean d'Isômes.

La dépendance d’un couvent de femmes est mentionnée sous la domination espagnole en 1500 : maison Apert.

Le château féodal, qui a été détruit par Henri IV en 1593 (comme tous les châteaux féodaux de la région), dans les épisodes de la bataille de Fontaine-Française, avait 4 tours, cela ne fait pas de doute puisqu'un villageois eut sous les yeux un parchemin (disparu aujourd'hui de la mairie) relatant le procès du sire Jean d’Isômes avec le sieur Pitollet, maître ouvrier, relatif au payement des réparations de l’escalier de la tour sud. Tout a été pillé convenablement, sans doute, puisque, aux dires des anciens du village ayant vécu avant la Seconde Guerre mondiale, rien ne fut trouvé dans les terres des alentours. Si l'ensemble des très vieilles maisons du village, couvertes en pierre, ont des bois de charpente brûlés prouvant qu'un incendie a ravagé le village autrefois, aucun souvenir ne subsiste. Au château même, il a été trouvé une arbalète et une cotte de mailles et à l’église, quelques pièces de monnaie or et argent.

Époque contemporaine

L’église avait deux cloches. La plus petite fut conduite en 1793 à Til-Châtel pour faire des canons. L’autre, cachée par les habitants dans un trou du Badin, a été fêlée dans ce transbordement et ne fut refondue que vers 1895. Refêlée encore une fois, elle a été refaite avant la Guerre de 39-45. C'est ainsi que tout une génération d'habitants du village, qui avait encore très bien vu, dans la cour du château en face l’église, la terre brûlée à l’emplacement où avaient été fondues les premières cloches, vit fondre la cloche 2 fois, sur place.

Le clocher de l'église, en pierre (stuc), a été refait en 1850 et raccourci. Il avait 35 m et il n’en a plus guère que 30. Les pierres en excédent ont servi à élever les murs du cimetière, dont l’enceinte autour de l’église allait très loin dans la rue et n’a été démontée que vers 1900.

Le cimetière, à l'origine donc autour de l’église, et jadis bordé par les énormes acacias abattus (dans la première moitié du XXe siècle après vente par Reverdot (charron) et Alexandre RENEZ, a été transféré route de Vaux en 1854 à cause d’une épidémie de choléra.

Un certificat de la construction dit qu’Isômes avait bien mérité de la patrie. 2 volontaires du pays, PITOLET et ODIOT (?) ne sont pas revenus. Pendant la révolution l’église était un magasin de paille.

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population - - - - - - - - - -
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population - - - - - - - - - -
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population - - - - - - - - - -
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population - - - 131 149 152 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : [Cassini], INSEE 2006, 2011 & 2013

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Charles BOURRIER, né en 1890 et décédé en 1976, a écrit un petit essai sur l'histoire d'Isômes.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -
- - -
Mme RAYMOND - -
Roger RENEVEY - -
James CLERC - -
Jean-Pierre HÉRARD 2001 - ... -
- - -

Les notaires

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Le jeudi : de 17h30 à 19h00.

Adresse : route d'Occey - 52190 Isômes - Tél : 03 25 88 33 98

Courriel : mairie.isomes@wanadoo.fr

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

  • Liste des patronymes de Isômes sur le site Généanet.

Lieux et monuments

  • Église de l'Assomption de la Vierge :
Cette église abbatiale romane (?) et gothique de style bourguignon, élevée au XIIe siècle et au XIIIe siècle siècle, au centre du village, paraît énorme pour l'actuel petit nombre d’habitants. L'édifice, d'aspect fortifié avec sa tour-clocher à arcades géminées et flèche octogonale de pierre (remarquée comme unique en Haute-Marne), s'ouvre par un portail avec chapiteaux à crochets sur colonnettes et possède un très beau vitrail en rosace représentant l’Assomption] de la Vierge. Les autres vitraux représentant la Sainte Famille sont de beaucoup plus tard et moins beaux. Une toile, avec le même motif que la rosace (don de M. de Tricornot, peintre de talent) est appliquée à un mur du chœur. Son authenticité est incertaine. Elle avait été décrochée en 1904 et raccrochée plus tard. Sur le mur de la nef de gauche, une inscription païenne ferait croire que l’église a été bâtie sur l’emplacement d’un temple. Parmi les statues du XVIIIe siècle, l'une (en bois et plâtre) représente un vieillard en extase et a peut-être quelque valeur historique. Des témoins ont connu à l’église un calice en or massif et un ostensoir en argent massif (avec coup de marteau de l'artisan visible à l’envers). Tout cela a disparu en 1904 (inventaire).
  • Vestiges du château féodal :
Tour, considérablement dégradée et "raccourcie" depuis le début du XXe siècle, mais encore visible à la sortie Est du village.

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Texte (sans doute encore en possession de la famille) rédigé en novembre 1960 par Charles BOURRIER (alors âgé de 70 ans, qui naquit et habita toute sa vie à Isômes), transcrit vers les années 1975 par Hervé BOURRIER (né en 1959 et petit-fils de celui-ci).

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

  • Isômes sur le site de la Communauté de Communes de Prauthoy en Montsaugeonnais.

Référence.png Notes et références