52121 - Chaumont

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Chaumont
Blason de Chaumont
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 52 - Blason - Haute-Marne.png    Haute-Marne
Arrondissement Blason de Chaumont    Chaumont (Préfect.)
Métropole
Canton Chaumont-1 (Canton 52 05)
Chaumont-2 (Canton 52 06)
Chaumont-3 (Canton 52 07)

Anciens cantons
Blason de Chaumont   52-07   Chaumont - Nord
Blason de Chaumont   52-29   Chaumont - Sud

Code INSEE 52121
Code postal 52000
Population 24357 hab. (2006)
Nom des habitants Chaumontais(es)
Superficie 5526 hectares
Densité 489 hab./km²
Altitude 247 m / 416 m
Point culminant 416 m
Coordonnées
géographiques
48.111667° / 5.138889° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
52121 - Carte administrative - Chaumont.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

La mairie

1810 : Buxereuilles et Reclancourt sont rattachées à Chaumont.

01/06/1973 : Brottes (52078) est rattachée à Chaumont.

Étymologie du nom « Chaumont »

Chaumont, “ Calvus Mons ” ou “ Mont Chauve ”, renvoie au site sur lequel la cité a été édifiée au Xe siècle : un éperon abrupt qui domine les vallées de la Suize et de la Marne. D’origine féodale, ancienne résidence des Comtes de Champagne qui rayonnèrent sur toute la région, la ville a ainsi très tôt bénéficié d’une position stratégique.

Chaumont ne serait pas une ville très ancienne, d’origine féodale elle est née au Xe siècle. Toutefois, des fouilles archéologiques menées de 1989 à 1992 dans la forêt du Corgebin ont permis de mettre en évidence les bases d'un petit "fanum" de surface rectangulaire, divers objets et monnaies frappées sous le règne de Marc AURÈLE. Dans les secteurs des faubourgs de Saint-Aignan et du Moulin Neuf, des fouilles ont mis à jours les fondations de quelques villas et fermes gallo-romaines sur les bords de la Suize. La colline de saint Roch fut elle aussi occupée bien avant que l'ermitage soit édifié : un camp militaire romain aurait été placé temporairement sur ce site, les anciens nommaient l'endroit "la vieille cité".

Tout d’abord les paysans et les artisans s’installèrent en périphérie de la cité qui allait être construite. Ainsi les seigneurs décidèrent d’établir deux chapelles accompagnées de leur cimetière : Buxereuilles et Saint-Aignan. A peine deux siècles se sont écoulés qu'au XIIe siècle, la cité est endettée à cause des actions entreprises par les seigneurs (constructions d’édifices religieux, croisades...), ainsi elle sera cédée au Comte de Champagne.

Au XIIIe siècle Chaumont connut une période de prospérité : le nombre d’habitants est en constante augmentation (hommes puissants, artisans, paysans...), une véritable cité se crée durant cette période, après la construction de l’Église Saint Jean-Baptiste.

Thibault IV, Comte de Champagne de 1201 à 1253, et Roi de Navarre de 1234 à 1253, est attaqué par le Duc de Bourgogne mais il se réfugia dans son château fortifié.

Juliette PETIOT, princesse, et épouse du comte de champagne de 1201 à 1252, elle fut une grande criminelle dans sa jeune adolescence, elle tua sa sœur ainée, Marie Petiot, peu après une dispute interminable. (1229 - 1230).

La petite-fille de Thibault IV, Jeanne de Champagne épouse Philippe Le Bel encore fils aîné du Roi de France. Lorsque celui-ci accéda au trône de France, Chaumont prit de l’ampleur tant sur son extension que sur sa fortification. C’est en 1292, que Chaumont est reconnue capitale à part entière.

Chaumont souffrit comme toutes les villes de la guerre de Cent Ans et de la peste dans la première partie du XVe siècle. Lorsque cette guerre se stoppa progressivement la féodalité aussi, cette disparition profita à toutes les villes qui étaient assiégées en permanence. Chaumont ne suivit pas Charles le Téméraire dans sa lutte éternelle contre le roi Louis XI. Au début du XVIe siècle, Chaumont reçoit la visite de François Ier, il visita les fortifications et constata l’échevinage (sorte de municipalité) instauré en 1469.

Malgré l’extension de la ville au XVIe siècle, elle subit les guerres de religions qui commencèrent à Wassy en Haute-Marne le 1er mars 1962 par le massacre de plusieurs dizaines de protestants par le Duc François de Guise. Henri IV, qui signa l’Édit de Nantes qui marqua la fin des guerres de religion renforce par écrit le statut de la municipalité chaumontaise. Cependant les riches et puissantes personnes n’acceptent pas vraiment le pouvoir des élus qui ne sont pas toujours d’accord avec eux sur l’avenir de Chaumont.

Un peu avant le milieu du XVIIe siècle, la peste sévit à Chaumont, les artisans et les paysans se trouvant à l’extérieur moururent par centaines, les portes de Chaumont étant fermées. Louis XIII et Richelieu vinrent quelques années plus tard constater les dégâts de la peste et de la famine qui provoquèrent de nombreuses dettes.

Lorsque Louis XIV devint roi, tous les pouvoirs délégués aux villes sont peu à peu disparus dont ceux de Chaumont. En 1685, l’Édit de Nantes est révoqué par le roi, ce qu’approuvaient les seigneurs de Chaumont.

Au XVIIIe siècle, lorsque Louis XV fut roi, un jeune sculpteur se fit remarquer, il s’agit d’Édmé BOUCHARDON (1698-1762). En 1790, Chaumont est considéré comme une capitale à part entière. Chaumont resta impuissante face à la Terreur, une période sanglante de l’histoire. Chaumont connut un essor économique et industriel au XIXe siècle avec notamment la ganterie, la bonnèterie, la draperie... Une véritable révolution des transports a lieu : des canaux sont créés, des chemins de fer construits, le Viaduc édifié (1856)...

Chaumont fut occupé en 1814 par les troupes ennemies à Napoléon 1er et signèrent secrètement le Traité de Chaumont le 9 mars 1814 prévoyant une alliance défensive de 20 ans (Grande-Bretagne, Russie, Prusse et l’Autriche). Un an après, le Pacte de Chaumont réunit les mêmes signataires et a pour but de lutter contre une nouvelle révolution de la part de la France.

La ville fut occupée également en 1871 par les troupes allemandes durant la guerre franco-allemande (juillet 1970 – mai 1971).

Lors de la Première guerre mondiale (1914-1918), le Président américain Wilson et ses troupes débarquent en France et plus particulièrement à Chaumont pour installer le quartier général du corps expéditionnaire du général John Pershing en septembre 1917. Chaumont est occupé de 1940 jusqu’au 13 septembre 1944 pendant la Seconde guerre mondiale. Après 1946, la population atteignait 16 000 habitants.

En 1951, l'OTAN débute la construction d'une base aérienne qui sera occupée par l'USAF jusqu'en 1967. Le 61e régiment d'artillerie est aujourd'hui sur cette base.

A Chaumont, se situe la plus ancienne école de gendarmerie de France.

Repère géographique.png Repères géographiques

Patrimoine.png Patrimoine

L'ancien château (XIIe siècle)

Ce château domine la vallée de la Suize et de la Marne, pour des raisons stratégiques. Il est l'effigie de la puissance des comtes de Champagne. Il est composé de 12 tours et de 3 portes. Le donjon a été construit à la même époque.

Les tanneries

Les Tanneries font référence à l'endroit où les lavandières tannaient des peaux de bêtes ou simplement lavaient leur linge. C'était un travail difficile parce que le lavoir se situe en bas de la côte des tanneries ce qui suppose un voyage long et pénible de la part des lavandières (de nombreuses femmes travaillaient en ayant plus de 75 ans). Ce Lavoir d'En Buez résulte de cette activité, il fut construit au XIXe siècle et est constitué de 4 lavoirs parallèles.

Le lavoir d'En Buez

Le lieu dit « en buez » est situé au pied de la ville dans le faubourg des tanneries ; faubourg qui tire son nom de l’activité qui y était pratiquée. Bien desservi en eau, contrairement à la ville située sur son promontoire, le faubourg des tanneries accueillera dès le XVIe siècle un lavoir qui avec le temps se dégradera, notamment sous l’effet des crues régulières de la Suize. Les préoccupations de salubrité publique pour vaincre les épidémies, apparaissant à partir des années 1820. La ville de Chaumont sera conduite à confier, en 1826, la reconstruire ce lavoir au sieur GODARD, entrepreneur de maçonnerie qui mènera à bien les travaux dont la réception interviendra en 1832. Fortement rehaussé par rapport au cours de la Suize afin d’en éviter les crues, ce vaste ensemble de près de 400 m² est mis en eau grâce au captage de petits ruisseaux débouchant dans le vallon boisé avoisinant. L’eau ainsi captée est réceptionnée dans un profond bassin de stockage muni de vannes permettant la distribution de l’eau dans les bassins de lavage. Au nombre de trois, ces grands bassins rectangulaires profonds d’environ cinquante centimètres pouvaient accueillir 120 lavandières. Entièrement réalisé en pierre de taille ce lavoir, couvert à l’origine, possède également un bassin de basses eaux. D’une capacité de 90 lavandières, ce bassin aux formes arrondies est situé perpendiculairement au reste de l’ensemble. Outre ses belles banquettes de pierre destinées au repos le lavoir de Buez offrait des commodités fort appréciables à savoir des latrines dont les trois arcades de fond rappellent l’entrée. Au début du XXe siècle, les femmes à la pellotte (surnom des lavandières lié à l’usage des pellottes ou battoirs) délaissant peu à peu le lavoir de Buez, au profit du nouveau lavoir de la rue Jean Jaurès couplé aux bains douches municipaux, celui-ci serra découvert et tombera peu à peu en désuétude.

« Buer », en vieux français, voulait dire « faire la lessive ».

Donjon des comtes de Champagne (XIe - XIIe siècle)

Ce donjon fut construit sur un éperon naturel qui domine la vallée de la Suize, il est considéré comme le "berceau de la ville". La tour médiévale haute de 19 m et épaisse de 1,50 m à 2,60 m est conservé dans son intégralité. Des saillies sur les pierres ont été réalisées dans la partie inférieure dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Lorsque que le seigneur décida de construire ce donjon c'était pour pouvoir se défendre, mais ensuite il servit de prison jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le musée d'art et d'histoire de la ville est abrité par ce celui-ci.

La tour d'Arse (XIIIe siècle)

Celle-ci appartient à la ceinture des remparts, et se situe au sud-ouest de la cité. Elle servait notamment d'arsenal pour la défense militaire de la ville. Alors que la défense était de moins en moins à l'esprit des habitants, cette tour est devenue une boulangerie. Elle conserve de nombreuses structures en bois.

La Cour Le Noble (XVIe siècle)

Son propriétaire fait acquisition de son terrain vers la fin du XVe siècle. Son escalier est relativement contemporain.

Basilique Saint-Jean-Baptiste (XIIIe ‑ XIVe siècle)

Cette basilique est construite au cœur de Chaumont au XIIIe siècle et son architecture de l’époque est conservée (façade et nef). Elle sera modifiée dès la Renaissance. Jean-Baptiste BOUCHARDON réalisa plusieurs sculptures à l’intérieur.

Chapelle des Jésuites (XVIIe siècle)

Elle est remarquable par ses dimensions et témoigne de l'importance que pouvait avoir le collège des Jésuites en France. Elle a été érigée entre 1629 et 1640. Elle reflète l'architecture jésuitique de son siècle, sa plus grande richesse n'est pas son architecture mais sa décoration intérieure comme le haut-relief que réalisa Jean-Baptiste BOUCHARDON. A l'extérieur de cette chapelle, se trouve une fontaine qui rend hommage à Édmé BOUCHARDON.

L'hôtel de ville (XVIIIe siècle)

Il a fini d'être édifié en 1790 après la Révolution française. Son architecte était François-Nicolas LANCRET.

Viaduc du chemin de fer (1857)

Ses dimensions (600 m de long, 50 arches sur une hauteur de 52 m) en font l’un des plus remarquables ouvrages d’art du milieu du XIXe siècle en Europe, sinon dans le monde. Conçu par l’architecte Émile DÉCOMBLE, il a été édifié pour permettre au chemin de fer d’atteindre la partie haute de la ville. Le chantier est conduit en un temps record : 15 mois suffisent pour mettre en œuvre 60 000 m³ de maçonnerie, grâce à 2500 ouvriers et 300 chevaux qui travaillent nuit et jour. La mise en service du viaduc a été un moteur économique pour le chef-lieu. Partiellement détruit le 31 août 1944, l’ouvrage est aussitôt reconstruit pour rétablir la circulation ferroviaire. Son imposante majesté en fait la figure emblématique de la ville. Il a servi de cadre à plusieurs films.Vue d'ensemble

Le musée de la Crèche

Ce musée a été conçu notamment pour la fête de Noël, les plus belles collections de crèches napolitaines françaises du XVIIIe siècle y sont représentées. Ces crèches se différencient au niveau de leurs matériaux, elles peuvent être en terre cuite et verre filé de Nevers, avec des enfants en cire…

La Maison du Livre et de l'Affiche "Les Silos" (1994)

"Les Silos" sont un centre culturel (médiathèque, centre des arts graphiques…) qui est également le support du Festival de l'Affiche et des Arts graphiques qui a lieu tous les ans en mai. Antérieurement, "les Silos" étaient une coopérative agricole de l'architecture des années 30 (érigée en 1935) avant d'être réhabilités en 1994.


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance et de décès de

  • André BLONDEL, physicien né le 28 août 1863, décédé à Paris le 15 novembre 1938
  • Édmé BOUCHARDON, né en 1698, décédé à Paris en 1762, sculpteur.
  • Danièle BOUR, illustratrice née le 16 août 1939
  • Christian PINEAU, homme politique né le 14 octobre 1904, décédé à Paris le 5 avril 1995
  • Nicole RIEU, chanteuse, née le 16 mai 1949

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 5 253 6 188 6 102 5 487 5 965 6 318 6 347 6 243 6 374 9 263
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 7 673 8 285 8 500 9 226 12 160 12 852 13 280 13 428 14 622 14 872
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 14 870 16 210 15 178 15 941 18 069 16 851 19 346 21 717 25 779 27 226
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - - -
Population 27 554 27 041 25 996 24 357 22 705 - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

52121 - Démographie - Chaumont.png


Cfr :
Cassini & INSEE 2006 et
INSEE 2011

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Georges LEVY-ALPHANDERY 1918 - 1936  
- -  
Jean MASSON 1945 - 1958  
Marcel BARON 1958 - 1976  
Georges BERCHET 1976 - mars 1989  
Cyril DE ROUVRE mars 1989 - juin 1995  
Jean-Claude DANIEL juin 1995 - 16/04/2008  
Luc CHATEL 16/04/2008 - 2013  
Christine GUILLEMY 2013 - (2020)  
- -  

Cfr: MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Monument aux morts

Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
- - -  
- - -  


^ Sommaire


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

  • Archives communales de Chaumont :
Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 9h00 à 12h00 9h00 à 12h00 9h00 à 12h00 9h00 à 12h00 9h00 à 12h00 - -
Après-midi 14h00 à 17h00 14h00 à 17h00 14h00 à 17h00 14h00 à 17h00 14h00 à 17h00 - -
Commune.png

Mairie
Adresse : Hôtel de ville - 52012 CHAUMONT Cedex

Tél : 03 25 30 60 38 - Fax :

Courriel :

Site internet :

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Chaumont
  Le vieux Chaumont-en-Bassigny
  Histoire de la ville de Chaumont

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références


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