52102 - Champigny-lès-Langres

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Champigny-lès-Langres
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 52 - Blason - Haute-Marne.png    Haute-Marne
Arrondissement 52269 - Blason - Langres.png    Langres (Ss-Préf.)
Métropole
Canton Langres (Canton 52 10)

Blason de Langres   52-16   Langres (Ancien canton)

Code INSEE 52102
Code postal 52200
Population 443 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 635 hectares
Densité 70 hab./km²
Altitude Mini: 327 m
Point culminant 420 m
Coordonnées
géographiques
47.894167° / 5.346944° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
52102 - Carte administrative - Champigny-lès-Langres.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

L'histoire de Champigny-lès-Langres remonte à l'époque romaine. A cette époque la voie romaine de Lugdunum (Lyon) à Treverorum (Trèves) par Andematunum (Langres), bifurcation de la Via Agrippa, croisait la voie romaine de Langres à Nasium (Naix, département de la Meuse) au sud du village actuel. Des entrepôts importants étaient installés au nord de ce carrefour et du village actuel. Des fouilles ont permis d'en découvrir les vestiges au lieu dit "Les Granges" ainsi qu'une grande quantité de monnaies. Dans la contrée, la datation de la majorité des monnaies découvertes, s'échelonne du Ier au IVe siècle après J.C. Un autre vestige important de l'époque est la "Victoire", une statue monumentale acéphale (sans tête) datée du IIe siècle, qui fut découverte en 1961 aux abords de la voie Romaine menant à Trève, à proximité de l'actuel château d'eau. Une autre statue d'environ 70 cm, toujours de cette époque et qui d'après Alain Catherinet est une Minerve ayant terrassé la Gorgone, a été déposée à la mairie à la fin des années 90.

Après cette période prospère arrive la période trouble des invasions au bas Moyen âge dont il ne reste aucune trace si ce n'est le nom de Champigny. Il viendrait, selon Vignier (XVIe siècle) de la bataille de Peigney en 301 entre les Alamans et les troupes de Vandales de Constance Chlore dont un des champs de bataille, "campus pugnae", serait devenu Champigny. Mais ceci relève très probablement de la légende. Il est admis aujourd'hui une origine du nom de Champigny par le dérivé Campaniacum du latin CAMPANIA, la Champagne (plaine découverte). Quant à "lès", il signifie "près de".

A la fin du premier millénaire, la zone de peuplement s'est décalée vers le sud ouest de quelques kilomètres, à l'écart de la voie romaine, pour s'installer à l'emplacement du village actuel. Le chœur de l'église, le clocher et sans doute une partie de la nef, refaite depuis, datent du XIIIe siècle, époque de forte expansion démographique. Mais au milieu du XVe siècle, Champigny, ruiné par la Guerre de Cent Ans, est totalement abandonné (1439). Le village se repeuplera peu à peu. La nef de l'église est reconstruite aux XVe siècle et au XVIe siècle, peu avant les troubles de la Guerre de Trente ans qui verra encore l'incendie d'une partie du village par les Croates en 1642 (Clément MACHERET). C'est à cette époque que le clocher fut fortifié pour permettre aux habitants de s'y réfugier lors des passages de hordes de brigands ou d'invasions.

La croix du nouveau cimetière date de la fin du XVIIe siècle. Elle a été ramenée de l'ancienne entrée sud du village, située le long de la voie romaine Agrippa. Le calvaire le plus ancien situé aux abords de l'école, daterait du XVe siècle. A l'origine, il aurait été installé place Champeau, au cimetière des Trépassés, voir dans le cloître de la cathédrale de Langres avant d'être installé à cet endroit le 14 septembre 1749. La particularité de ce calvaire est que l'ensemble colonne plus croix est posé sur un chapiteau gallo-romain, d'ordre corinthien, retourné.

L'ancienne cure, qui était aussi appelée la maison forte car elle disposait de moyens de défense, a également été édifiée au XVIIe siècle.

De la même époque, date la maison de la dîme qui se trouve à l'entrée ouest du cimetière. C'est dans cette maison que les habitants venaient payer l'impôt de la dîme aux chanoines de Langres. A cette époque, la seigneurie de Champigny dépendait pour moitié de l'Évêque de Langres et pour l'autre du chapitre de la cathédrale à qui était due la Dîme.

Le XVIIIe siècle vit la mise en place du maître autel. La première réalisation date de 1763. Elle concernait probablement l'ange Gabriel et la Vierge Marie situés au-dessus du maître autel. En 1774 des factures de M. JAYET, sculpteur Langrois, font apparaître des modifications qui ont donné au maître autel son aspect actuel. La table en pierre de l'ancien maître autel a quant à elle, fait office d'auvent pour l'entrée extérieure de la cave de la cure.

Le XIXe siècle, époque de grande prospérité, a permis au village de s'équiper en fontaines. C'est en 1831 que fut construite la fontaine monumentale située place de la Fontaine. Elle était la tête d'un ensemble qui servait d'abreuvoir pour les bêtes et de lavoir pour les femmes du village.

Sur cette place se trouvait aussi un plan d'eau peu profond, appelé "le Gué". Il servait à baigner les chevaux et également de réserve d'incendie. De cet ensemble, seule la fontaine a survécu. Les auges, les lavoirs et le gué ont été démontés dans les années 1960-1970. Ils étaient devenus inutiles et ce patrimoine a été détruit par ignorance ou plutôt pour encourager les habitants à utiliser l'eau du réseau public nouvellement installé...

Au XIXe siècle, l'église aurait dû subir le même sort. Les crédits avaient été votés pour la démolir et la remplacer par une église "moderne" néogothique. Mais en toute chose, malheur est bon, dit-on, car les évènements liés à la guerre de 1870 ont sauvé l'église en interrompant le projet.

La rédaction de cette page a pu être réalisée grâce aux articles parus dans le "Bulletin Municipal" de Champigny, le "Rocher Lingon", les "Cahiers Haut-Marnais", l'ouvrage d'Émile JOLIBOIS "La Haute-Marne ancienne et moderne" ainsi qu'aux études de : Marcel GINDREY, Simone & Hubert GALLION JEAUGEY, Simone GALLION BOISSELIER, Pierre BABLON, Roland JOURDAIN, Jacques BOCHATON, Agnès PRODHON, Lucien GALLION BOISSELIER, Alain CATHERINET.

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... : ....
  • Arrondissement - 1801-.... : ....
  • Canton - 1801-.... : ....
  • Commune - 1801-.... : ....

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 204 201 230 166 221 211 202 230 238 243
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 258 259 259 257 287 332 324 341 327 380
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 375 382 424 390 400 427 439 407 420 398
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 445 418 443 435 407 426 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.


52102 - Démographie - Champigny-lès-Langres.png



Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2014.


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

  • Dominique TESTEVUIDE, né le 30 mars 1735 à Champigny-lès-Langres, décédé le 21 octobre 1798 au Caire : En 1770, il est directeur de l'exécution du plan terrier de la Corse. Sous le directoire, il est envoyé en Égypte avec le titre de directeur des géomètres de l'Armée d'Orient. Il faisait partie des 150 savants qui accompagnaient Napoléon lors de sa Campagne d'Égypte. Il meurt lors de l'insurrection du Caire.
  • Pierre JACOTIN, né le 11 avril 1765 à Champigny-lès-Langres. Il participe, sous la direction de Dominique TESTEVUIDE au levé de plan de la Corse. A la mort de Dominique TESTEVUIDE, il est nommé Directeur des Ingénieurs Géographes pour établir les plans de l'Égypte. De retour d'Égypte, il fut nommé colonel et continua à réaliser de nombreux travaux dans sa discipline. Il meurt le 4 avril 1827.
Pour en savoir plus sur l'histoire de Pierre JACOTIN
  • Jean Étienne FEYTOU, né en 1742 à Saint-Martin-lès-Langres et devenu prêtre à la mort de son épouse (1789), fit des recherches sur la musique et collabore à ce titre, à l'Encyclopédie Méthodique du phylosophe Langrois Denis DIDEROT. Il est devenu curé de Champigny-lès-Langres en 1815 et il y meurt en 1816. Il est enterré au cimetière de Champigny-lès-Langres.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
- -  
Robert BOILLETOT 1971 - 1983  
Simone GALLION 1983 - 2001  
Gérard JEANNEL 2001 - 2012  
Hervé FOURNIER Février 2012 - (2020)  
- -  

Cf. : Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 248 rue Pierre Durand - 52200 CHAMPIGNY-LÈS-LANGRES

Tél : 03 25 87 34 35 - Fax :

Courriel : Contact

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Associations d'histoire locale

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