52093 - Détails de la vie de la commune de 1829 à 1870 - Chalindrey

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

< Retour à l'histoire de Chalindrey

(Copie d’un texte écrit à la suite des actes civils de 1815 – Archives communales de Chalindrey)


Détails de la vie de la commune de 1829 à 1870

La commune avait demandé deux pompes à incendie. Le 5 mai 1829, la compagnie des sapeurs pompiers est créée, elle comprenait : M. HUIN capitaine, GORGEOT J. sergent major, BOURLIER sergent et comme sapeurs : FRANCOIS Laurent, RÉGNAULT J., BAUDOT J., DURAND F., GAUDIOT fils, ARNOULT F., BALLAND Cl., RÉGNIER F.(?), PAGE Cl., ARNOULT Edmé, METTRIER M., JEAN Claude, JOBART Claude et François, OUDOT J.B. et Toussaint, SÉARD Ph., JACQUINOT Cl., CHANGEY E., ÉCARLIER, SELLIER Amâtre et DESSEREY J.B.

Le 20 juin 1830, le conseil municipal décidât de faire construire une fontaine et un magasin de pompes à incendie à la place de la croix, près du quai, et rétablir l’abreuvoir si le lavoir de Ponterrette (Fontenotte ?) et d’amener à la Planche, la source de la rue du Haut pour y faire construire seulement un abreuvoir.

La révolution de 1830 ne semble pas avoir eu de contre coup au village.

En 1838, on reparle de la garde nationale et le 18 septembre, le conseil se réunit à l’effet de voter les dépenses nécessaires à l’établissement d’un râtelier d’armes et à l’entretien des fusils de cette garde. Le maire propose d’acheter une maison tenant à celle de la commune et qui est à vendre. On pourrait ainsi y établir le râtelier d’armes, un corps de garde et une salle pour le conseil. Les membres présents font appeler le sieur MARIGNAN, propriétaire de l’immeuble en question et, après différentes offres, font l’achat moyennant la somme de 1 500 francs sauf approbation du préfet.

L’année 1833 a été par le début du « service journalier es poste aux lettres pour les communes rurales ». Cette même année on construit le Mairie et on meuble la salle d’école.

Le cadastre de Chalindrey est établit en 1834.

Diverses subventions ont été votées : en 1821 : 100 francs pour l’achat du château de Chambord pour Mgr le Duc de Bordeaux ; 30 francs pour la fondation de l’hôpital Général de Saint-Dizier en 1827 et 50 francs pour la création de l’École Normale d’instituteurs de Chaumont en 1830.

Le clocher préoccupe la municipalité : en 1836 on délibère sur les plans et devis de rehaussement de la tour de l’église afin d’y pratiquer des ouvertures pour le passage du son et y faire quelques modifications. En 1844, le vieux cadran « tombant de vétusté » sera remplacé par un autre en plomb plaqué sur bois, de 2 m² et voté une somme de 220 francs plus ?? francs pour le transport. Mais en 1850, ce sera l’horloge qui refusera tout service. Il faudra en acheter une nouvelle pour 1 850 francs. Celle-ci sera du type horizontale à 3 corps de rouages, la première roue de chaque rouage ayant 44 cm de diamètre et de 26 à 28 mm d’épaisseur à la denture, le tout garanti 10 ans.

Les années 1838 à 1845 voient l’amélioration des chemins du village et les demandes de classement des routes vicinales : Bourbonne – Chalancey et Chaudenay – Dijon.

Le 10 avril 1847, la commune demande à continuer à être desservie par le bureau de poste de Langres de préférence à celui de Longeau, bien qu’étant du canton, car le chemin étant plus long, la taxe des lettres serait augmentée et elles arriveraient 24 heures plus tard. De plus Chalindrey à plus de relation commerciales et administratives avec Langres qu’avec Longeau.

L’annonce des premiers travaux de terrassement exigés par les voies ferrées a pour conséquence imprévue la nomination d’un garde champêtre adjoint. En effet le 23 mars 1853, le conseil en décide ainsi car le territoire « de Chalindrey est très étendu et devant être traversé par une ligne de chemin de fer dans une partie des Vignes, les ouvriers qui travailleront au terrassement pourront se livrer au vagabondage ».

L’année 1854 dut être une année de misère. On survit, grâce à une subvention d’état, un « atelier de charité » sur le chemin de Chalindrey à Bussières. Plusieurs habitants étaient dans un état voisin de l’indigence, n’ayant pas d’ouvrage et le conseil municipal vote une subvention de 1 000 francs.

A partir de 1854, on travaille aux voies ferrées. Les ouvriers étrangers ayant demandé leur portion d’affouage se voient opposer un refus : il faudra trois années de résidence dans la commune pour jouir de ce droit.

Entre 18?? et 1865 la commune se lance dans la réparation des édifices communaux. Après avoir constaté le 9 juin 1861 que la maison commune, les murs du cimetière et le presbytère sont dans un état complet de délabrement, le conseil émet le vœu que la somme provenant de la vente de 10 ha de bois soit utilisée pour leur réparation.

En 1863, une autre somme de 23 000 francs est votée pour reconstruire une salle de classe pour les garçons, un logement pour l’instituteur et un nouveau local pour la Mairie. En effet une partie de cet édifice menace de ruine, le logement de l’instituteur est trop petit et la salle d’école n’est plus en rapport avec la population.

L’année 1862 voit la naissance de la bibliothèque scolaire, par ordre ministériel. Le conseil « considérant que l’établissement d’une bibliothèque est un moyen assuré de faire pénétrer dans les campagnes les grands principes d’ordre et de moralité et de venir en aide aux enfants de pauvres, vote la somme de 100 francs pour acheter les premiers ouvrages (délibération du 19 août 1862).

Puis à nouveau voici la guerre. Si la révolution de 1848, le coup d’état de 1851 paraissent avoir laissé la population assez indifférente, celle du 4 septembre 1870, sans doute à cause des douloureuses circonstances qui l’amenèrent, cause plus d’enthousiasme et c’est avec plaisir qu’on vit jeter le buste de l’empereur par une des fenêtres de la mairie. Chacun espérait que le gouvernement de la défense nationale allait chasser l’ennemi. Mais l’in??rie de l’empire avait été trop grand et Chalindrey connut à nouveau l’invasion.

A part les passages de troupes régulières : gardes mobiles, francs tireurs, garibaldiens. Le village n’eut pas de trop fortes charges à supporter, le voisinage de la place de Langres obligeant les Allemands à se tenir à distance. La commission municipale, nommée après la proclamation de la république, sut être à la hauteur de sa tâche et pour passer dans la mesure de ses forces aux horreurs d’un siège auquel tout le monde s’attendait, elle voulut spontanément contribuer à l’approvisionnement de Langres. Après avoir convoqué les notables habitants ainsi les plus imposés et avoir obtenu leur adhésion, elle écrivit au général ARBILLOT, commandant supérieur de la place, la lettre suivante :

Chalindrey, le 19 novembre 1870
Général,


La commission municipale de la commune de Chalindrey, assistée des habitants les plus imposés et les plus notables, a décidé de s’adresser à vous pour vous exposer que, loin de vouloir imiter les communes voisines, elle croit de son devoir d’aider autant qu’il lui est possible, aux approvisionnements que fait la place de Langres pour résister à l’ennemi. Voulant se montrer à la hauteur de notre patriotisme ladite commune offre de fournir 50 têtes de bétail avec 5 000 kg moitié foin moitié paille. Nous ferions volontiers l’abandon de notre bétail sans aucune rémunération si nous n’avions fourni jusqu’à présent à des réquisitions s’élevant à plusieurs milliers de francs, dont nous n’avons exigé aucune rétribution et si, en outre, depuis le commencement de la guerre nous n’avions eu à loger et à nourrir plus de 10 000 soldats de passage.


Nous vous prions, Général, de vouloir bien accéder à notre demande.


A. MOUILLERON, Maire …
Blason de Chalindrey
Portail de la commune de Chalindrey
Blason de la Haute-Marne
Portail du département de la Haute-Marne