52023 - Auberive

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Auberive
Blason d'Auberive
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 52 - Blason - Haute-Marne.png    Haute-Marne
Arrondissement 52269 - Blason - Langres.png    Langres (Ss-Préf.)
Métropole
Canton Blason d'Auberive   52-03   Auberive
Code INSEE 52023
Code postal 52160
Population 205 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 7064 hectares
Densité 3 hab./km²
Altitude 325 m / 504 m
Point culminant
Coordonnées
géographiques
5°03'43" E / 47°47'13" N
Localisation (avant 2015)
52023 - Carte administrative - Auberive.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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HHistoire.pngistoire de la commune

Fondation en 1135 d'une abbaye cistercienne très prospère jusqu'au XVe siècle, passée en commende au XVIe siècle, abandonnée à la Révolution, transformée en prison au XIXe siècle, réoccupée par des religieux au XXe siècle, actuellement colonie de vacances.

Le village et l'abbaye furent dévastés aux XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècle.

Patrimoine.png Patrimoine

Les forges

Forges actives jusqu'au XIXe siècle.

L'Abbaye

L’abbaye cistercienne d’Alba Ripa, fondée en 1135 par 12 moines venus de l’abbaye de Clairvaux est un témoin des grands mouvements de notre histoire. Son destin lui a fait croiser de grands noms, tous associés à leur siècle.

Issue du grand mouvement monacal du XIIème siècle, la présence de Saint Bernard est attestée en ses murs. Elle présente alors l’architecture typique du plan Bernardin : une abbatiale à chevet plat orienté à l’Est, une aile Est pour les moines de chœur, une aile Ouest pour les moines convers, une aile Nord pour les communs.

Son implantation géographique est également typique des recherches cisterciennes : une terre isolée où la maîtrise de l’eau est nécessaire pour l’installation et la vie de la communauté. En effet, la règle de St Benoît interdisant la consommation de viande les cisterciens développent la pisciculture. A Auberive, les moines vont canaliser l’Aube sur environ 1km, créer un système de canaux distribuant l’eau propre et évacuant les eaux usées, un bief pour le moulin leur permettant une autarcie complète. Chevet

L’abbaye, 24e fille de Clairvaux atteint son apogée en terme de possessions au XIIIe siècle avec 4 maisons de ville, 14 moulins, 13 étangs, 11 granges, une mine de fer et une autre de sel.

Le XIVe siècle et le XVe siècle sont mal documentés. On sait que l’abbaye a souffert de la guerre de 100 ans, le troupeau de 2540 moutons en 1386, se réduit à 600 têtes en 1418. L’abbaye est contrainte de mettre en fermage la plupart de ses possessions par manque de convers. Porte du réfectoire

Le XVIe siècle marque le début de la commende. François Ier obtient en 1516, lors du concordat de Bologne, le pouvoir d’exercer le droit de commende que détenait le pape depuis la fin du XIVe siècle. Le roi nomme les abbés commendataires, religieux ou laïcs, qui touchent une partie des bénéfices de l’abbaye.

Auberive n’y échappe pas et aura 14 abbés commendataires entre 1519 et 1791. Le premier, Louis de Rye, fit construire le palais abbatial en dehors de l’enclos monastique ; son architecture, avec fenêtres à meneaux est typique de la première moitié du XVIe siècle.

Ce siècle est aussi celui des guerres de religions. Auberive est pillée deux fois, en 1567 et 1587 et a bien du mal à collecter ses revenus.

Le XVIIIe siècle marque la reconstruction des bâtiments et la fin de l’abbaye cistercienne. Deux campagnes de constructions donnent à l’abbaye son apparence d’aujourd’hui : entre 1750 et 1770, les ailes Ouest et Nord sont reconstruites. L’abbatiale du XIIe siècle est démolie (sauf le chœur) et est reconstruite parallèlement aux ailes Est et Ouest dans une orientation Nord/Sud.

L’aile Ouest devient l’aile des hôtes, on lui donne un aspect de château avec sa façade monumentale de style classique. On reconstruit également les ponts sur l’Aube, le bief du moulin, et le colombier. Entre 1781 et 1787, l’aile Est est refaite selon les plans de l’architecte Buron et est surélevée pour des raisons d’humidité. Cloître

En 1790 les ordres monastiques sont supprimés. Les 8 moines de l’abbaye partent au début de 1791, le domaine est vendu comme bien national. Caroillon de Vandeul, gendre de Diderot, achète les bâtiments et y installe une filature de coton dans l’aile Est entre 1797 et 1807. Mais l’activité périclite et les Vandeul transforment alors l’abbaye en résidence. Ils y font notamment venir la grille de l’entrée d’honneur dite « de Jean Lamour » qui provient de l’abbaye de Beaulieu.

Après la mort de ses parents, le fils Vandeul vend l’abbaye au maître de forges Bordet. Ce dernier démonte l’abbatiale du XVIIIe siècle pour en faire un haut fourneau à 6 km, au lieu-dit « La Tuillière ». Il élargit le moulin pour en faire une orangerie.

En 1856 s’ouvre une nouvelle période de lien avec l’ancienne abbaye de Clairvaux. Afin de désengorger la maison centrale de Clairvaux l’état fait l’acquisition de l’abbaye et y fait venir les femmes. La prisonnière le plus connue fut la communarde Louise Michel, détenue 20 mois entre décembre 1871 et août 1873 avant sa déportation en Nouvelle Calédonie.

L’abbaye est aménagée en deux campagnes : les murs d’enceinte sont renforcés, une chapelle polyvalente est construite ainsi que des cellules de punition dans l’aile est. Porte d’une cellule

Entre 1885 et 1891, l’abbaye devient une colonie industrielle pour délinquantes mineures, puis de 1894 à 1924 une colonie agricole pour jeunes garçons. L’emploi du temps de la journée se partage entre travaux agricoles et enseignements élémentaires.

Entre 1925 et 1960, l’abbaye renoue avec une présence religieuse. Monseigneur Ghika fonde la communauté St Jean afin de soulager toute détresse et soutenir les vocations, même tardives. Mais faute de moyens, les bâtiments sont cédés aux bénédictins de la Source de Paris.

Réquisitionnée pendant la seconde guerre mondiale, l’abbaye retrouve les bénédictins qui restaurent le chevet et le cloître.

En 1960, l’abbaye est vendue à l’entreprise Solvay pour être la colonie de vacances des enfants de son personnel jusqu’en 2004.

Sources : L'histoire de l'Abbaye sur son site.

Repère géographique.png Repères géographiques

  • Carte routière d'accès à Auberive, sur le site ViaMichelin.
  • Coordonnées et cartes géographiques de Auberive, sur le site de l'IGN.

Démographie.png Démographie

Année 1794 1800 1806 1820 1831 1841 1846 1851 1856 1861
Population 451 535 691 594 603 554 570 533 509 1 060
Année 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
Population 967 943 1 048 789 723 709 417 654 708 743
Année 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
Population 672 405 443 476 411 408 341 302 270 219
Année 1990 1999 - - - 2016 2021 - - -
Population 233 205 - - - 181 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

52023 - Démographie - Auberive.png



Sources :
INSEE et
Cassini

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

  • Louise MICHEL : "La vierge rouge" de la "Commune de Paris" a été incarcérée à l' abbaye d'Auberive, alors prison pour femmes, avant sa déportation en Nouvelle Calédonie.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Régis PIGUET -  
- -  


Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
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Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
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Mairie
Adresse : - 52160 AUBERIVE

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Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

  • Liste des patronymes de Auberive sur le site GeneaNet.

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

  • Auberive sur le site de la Communauté de Communes des 4 vallées.

Référence.png Notes et références


Blason de la Haute-Marne
Portail du département de la Haute-Marne
Blason de la région Champagne-Ardenne
Portail de la région Champagne-Ardenne